Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

08 novembre 2009

Du système D et de la pensée sauvage

    Or donc, le convecteur électrique s'est arraché du mur. C'était il y a quelques mois, et non pas, mauvaises langues que vous êtes, parce que j'aurais voulu tester mes propositions politiques de l'autre jour. Y a pas d'ado délinquescent à la maison de toute façon. Nan le truc, il est tombé, parce que mon proprio choupinou mais pas bricolo, il l'avait mal posé, avec des vis trop courtes par rapport à l'épaisseur des cales de bois qu'il avait insérées contre le mur. Et puis le mur, c'est du placo, donc évidemment, les bêtes chevilles qu'il avait mises, elles se sont gentiment arrachées en même temps que le radiateur. Enfin deux sur les quatre, quoi.

   Bon, et donc, le radiateur était tombé, et évidemment, moi je l'ai laissé posé par terre sans m'en occuper. Eteint, of course, je tenais pas à ce qu'il chauffe en contact avec le plancher.  Il arriva donc ce qui devait arriver: La cigale n'ayant pas bricolé de tout l'été, se trouva fort refroidie lorsque l'hiver pointa son nez.

    Ces jours-ci, en chauffant dans ma chambre et avec un petit chauffage d'appoint déplaçable, je m'en sortais très bien. J'avais regardé comment c'est que c'était fait, ce bouzou, et quand je suis allée, dimanche dernier, acheter des étagères (oui parce que quand il s'agit de mes nivres, je laisse pas autant traîner que quand le radiateur se casse la margoulette), j'en ai profité pour acheter des zoulies chevilles à expansion, pour être certaines qu'elles allaient rester DANS le mur, là où est leur juste place, voyez?
   Le truc, c'est que moi, je pensais que les ptits tasseaux de bois, ils étaient là juste pour pas niquer la peinture en fixant un truc métallique dessus. Naive que j'étais. En fait, pas du tout. Pour des raisons que je ne vais pas développer ici parce que c'est chiant, difficile à décrire sans petits dessins, et de toute façon, en fait, vous en avez pas grand chose à secouer, il FAUT vraiment surélever le support du radiateur avec des tasseaux de bois. Mais du coup, c'est pas du tout ce que j'avais prévu de faire, et, les mêmes causes produisant les mêmes effets, faut trouver une autre solution que celle de mon proprio. Ce que mon papa, qui est fantastique comme vous le savez, a fait.

   Ouais mais bon, ladite solution miracle prend un peu de temps à mettre en œuvre, et moi j'avais pas prévu de passer tout l'aprèm à bidouiller ce machin, j'ai des cours à préparer pour demain. Et j'ai froid. Du coup j'étais un peu on the verge of a nervous breakdown (al borde de un ataque de nervios).

   Et c'est là que mon papa, qui a 26 ans d'expérience en gestion de Mlle Moi trépignante, et qui, par ailleurs, aurait bien voulu allez bouffer son repas pendant qu'il était chaud, a eu une deuxième idée géniale!

- Ben pose le sur quelque chose, allume le, et tu le mettras au mur dans la semaine.
-Oui mais sur quoi! (tu sens la tension dans le ton, là?).
- Ben sur un truc qui risque pas de prendre feu, donc pas du bois, pas du carton, ...
- pas du plastique... J'ai bien un tabouret en métal, mais ca va pas être très en équilibre et puis ça va pas chauffer près du sol..
- T'as pas des plats qui vont au four?

  Les amis, mon radiateur est donc actuellement posé sur deux plats à four en fonte, et CHAUFFE tranquillement. Et moi j'ai récupéré ma sérénité et des sensations dans mes orteils en phase de décongélation.

   Après, parce qu'il ne laisse jamais passer une occasion de me culturer un peu, il en a profité pour me faire un petit topo sur la pensée sauvage selon Levi-Strauss, et comment la situation présente en était une bonne application. Tout ça au risque de bouffer froid.

   C'est pas pour exhiber mon Oedipe mal réglé, mais mon papa, c'est le meilleur de tous les papas.

05 novembre 2009

Une fois n'est pas coutume, un compte-rendu.

   Y avait les coupains habituels, et puis des qu'on voit pas beaucoup, pour diverses raisons, mais qui reviendront, ils ont promis. Y avais des idoles (qu'on a regardé rougir un peu, c'est chouette les gens modestes :) ) et des idolâtres. Y avait des couvre-chefs. Y avait du fromage qui arrache la gueule. Y avait pas mal de bière, et quelques margaritas. Y avait du piano et une voix rauque. Des rires, des confidences, des calins.
    Y avait des gens drôles, et des gens moins drôles, des gens gais et des gens tristes, un peu. Beaucoup de gens fatigués, aussi.
    J'ai dit quelques vacheries, quelques gentillesses, ça s'équilibrait pas trop mal, je crois.
    Un bisou sur chaque épaule, une caresse sur le genou, un clin d'œil, et des tirages photo de mes mains et du désert de Libye. Non, vraiment, je peux pas me plaindre du bilan de ma soirée :)

    Il était bien, ce Paris-Carnet.

04 novembre 2009

D'une solution

A propos de la dernière trouvaille de Brice Hortefeux, le couvre-feu pour les délinquants de moins de 13 ans..

   A la radio, les représentants des syndicats de police disent que oui, bon, c'est gentil, mais y a pas assez de flics pour aller vérifier chez tous les délinquants de moins de 13 ans qu'il sont bien à la maison, et de toute façon, comment on fait pour différencier, dans la rue, un ado délinquant d'un ado pas délinquant (hors contexte où l'ado est pris en train de délinquer)?

   Moi je dis, on fait passer une loi ordonnant d'attacher les délinquants de moins de 13 ans au radiateur de leur chambre. Résultat, soit ils sortent pas (ni avant, ni après la tombée de la nuit, problème réglé au delà-des espérances), soit ils arrivent à sortir quand même, mais dans ce cas-là, ils se trainent un radiateur derrière eux, ce qui les rend:

  1. facilement repérables (tout radiateur pris dehors après la tombée de la nuit, paf, au trou, avec le môme qui pend au bout)
  2. peu véloces et aisément chopables (vas courir avec un radiateur qui te brinquebale dans les jambes, toi..), avantage que n'a pas le bracelet électronique, par exemple.. 

   Et voilà.

Posté par Mlle Moi à 13:22 - En un mot comme en cent - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

20 octobre 2009

D'une étudiante

      18h. Fin de la journée, fin de mon dernier cours. Je suis un peu en rogne contre moi-même en rangeant mes affaires, tandis que les étudiants sortent peu à peu de la salle. J'ai mal calibré mon cours, et je me suis retrouvée au bout de ce que j'avais préparé une bonne demie-heure avant la fin. Obligée d'improviser. Je m'en suis pas trop mal sortie, au demeurant, mais, bon, ça m'agace.

       Une étudiante s'approche de moi, et commence à m'expliquer qu'elle vient de recevoir les papiers de son inscription pédagogique, et que pour de sombres raisons administratives, il y a des cours qu'elle n'est plus obligée de suivre. Dont le mien.

       A l'intérieur dedans, je maugrée "Et merde, une étudiante de moins à partir de la semaine prochaine". Tout en me préparant à lui assurer que non, non, évidemment, pas de souci, et c'est gentil de m'avoir prévenue, toussa.

"... et donc je voulais vous demander: Je peux venir quand même? J'ai que ce cours là dans la journée, mais j'habite en ville, je peux venir exprès."

       Léger blanc. J'infléchis le cours de ma pensée, de ma réponse, évidemment, pas de souci, bien sûr que vous pouvez venir, il faudra juste me le redire au moment de l'examen, toussa.
Et à l'intérieur "Oui! Oui! Viens quand même! Amène tes copains, tes voisins, ta grand-mère, qui tu veux!"

      Une espère de gratitude insensée, pendant quelques secondes, pour la fille qui vient de te faire un petit calin à l'égo, au moment où tu te trouvais un peu médiocre.

Posté par Mlle Moi à 00:14 - Mademoiselle Moi à l'école. - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

15 octobre 2009

D'une bouteille à la mer

Message perso pour la personne qui est arrivée sur ce blog en cherchant un truc sur les regards croisés dans le métro: si par une coïncidence phénoménale tu es le monsieur fort agréable à regarder qui est monté dans le métro en même temps que moi ce mercredi un peu avant 18h, m'a prise en flagrant délit de matage éhonté de ta personne, et  est descendu à Saint-Lazare avec la mauvaise idée de partir dans une autre direction que la mienne, contacte moi :p

Posté par Mlle Moi à 00:25 - Une demoiselle à Paris - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

11 octobre 2009

Pas de chance..

     Parfois, souvent même, les gens dans le métro me mettent de bonne humeur. C'est à la portée de nombre de personnes bien différentes. Les gamins mignons ou marrants, les jolies filles, les beaux mecs. Les futurs couples en phase d'approche. Les gens qui lisent des livres que j'ai aimés. Ceux qui rigolent pour dissiper la gêne de se trouver, entre parfaits inconnus, impudiquement serrés les uns contre les autres aux heures de pointes. Le gars ou la dame dont la façon de faire la manche présente une dose d'humour, de talent ou d'inventivité. Etc, etc...
   
    Bon, et puis, d'autres jours, j'ai pas de chance. Aujourd'hui, j'ai enchaîné une demoiselle à un stade préoccupant d'anorexie dans la ligne 14, et un mec bourré et/ou semi-délirant dans la ligne 13. Juste ce qu'il faut pour te plomber une journée qui avait plutôt bien commencé...


(Heureusement, deux-trois ptits trucs m'ont permis de la récupérer avant qu'elle aille se perdre dans la déprime. La journée, je veux dire :) )

Posté par Mlle Moi à 22:48 - Une demoiselle à Paris - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

03 octobre 2009

Le questionnaire-à-la-mords-moi-l’noeud “made in Tippieland”

Mdame Tippie nous ressort de derrière les fagots un ptit questionnaire-à-la-con que, je crois, je n'avais pas fait. Hop. Maintenant si.

(Les premières questions, c’est pour se mettre en bras jambe…)
1/Quelle heure est-il ?
22h09

2/Où es-tu ?
Dans mon lit

3/Que faisais-tu avant de te mettre à répondre à ce questionnaire con et inutile ?
Je chialais devant la fin d'un épisode d'Everwood.

4/Pourquoi y réponds-tu puisqu’il est con et inutile ? (Et interdit de dire : “Pour te faire plaisir")
Parce que j'ai dit que je le ferais. Et parce que j'ai rigolé en lisant le tien. Et parce que, de toute façon, c'est pas comme si les notes passionnantes se bousculaient au portillon sur mon blog en ce moment. Autant profiter de l'opportunité.

5/L’injure/insulte/mot grossier que tu dis le plus souvent ?
Depuis mon retour du V....... il y a un an, je dis "Fuck". Ou plutôt, la version locale, qui est "Fak". Je l'ai même dit en cours une ou deux fois. Ca te pose un prof, jte jure.

6/Un titre de chanson ? (Le premier qui te vient à l’esprit)
Are you ready for the country

7/Etire ton bras gauche en pointant ton index. Regarde dans la direction vers laquelle pointe ton doigt, que désigne t-il ?
Han t'as grave de la chance, parce que mon bras droit, lui, il est bloqué contre le mur, j'aurais pas pu l'étendre sans bouger, et comme j'ai pas envie de bouger, ca aurait fait capoter tout le questionnaire. La vie est bien faite, des fois. Alors c'était quoi la qu..ah oui, le bras gauche. Il pointe vers ma bibliothèque de poésie/ théatre. Je vois pas bien le bouquin exact. Claudel ptet bien. Mon bras gauche et moi n'avons décidément pas les mêmes goûts littéraires.

8/Garde ton bras tendu et maintenant regarde tes pieds… Tu sais que t’as l’air complètement con comme ça ?

bof pas tellement plus que tout à l'heure, vu que mes pieds sont enfouis sous ma couette, et cachés par l'écran. J'ai juste l'air d'une nerd qui bidouille son ordi dans son lit avec le bras gauche tendu. En fait, j'ai même pas re-tendu le bras. Haan c'est mal.

9/Le premier mot anglais qui te passe par la tête ?
Riiiiiiiight.

10/Es-tu marié(e) ?
Nan.

10bis/Pourquoi (pas) ?

Parce qu'il ne me paraissait pas très raisonnable d'accepter l'unique proposition (sérieuse) qu'on m'ait faite jusque là :)

11/Question pour les hommes : t’es plutôt slips, strings, boxers, caleçons ou adepte du “go commando” ? 

Ca dépend des fesses à mettre en valeur :)

11bis/Version femmes : t’es plutôt slips, strings, boxers/shorties ou adepte du “go commando” ?

Idem :p Les miennes? Je préfère ne pas y penser. Sérieusement. On passe à autre chose?

12/Un titre de livre ? (Le premier qui te vient à l’esprit)
Le Cadavre dans la Rolls.

13/C’est la danse des canards… ?
Pouvez répéter la quessstion?

14/Un prénom de fille ?
Maddison

15/Un prénom de garçon ?
Edwin

15bis/Encore un prénom de garçon ?
Marc-Antoine

15ter/Encore un prénom de garçon ?
Guilhem

16/Enco… Euh oui, non, pardon, je déconnais…question suivante : Fruits rouges, fruits verts ou fruits jaunes ?
Mmh... rouges. Et verts. Selon mes besoins du moment en acidité :D

17/Le premier mot allemand qui te passe par la tête ?
Nix.

18/Connais-tu l’histoire de chac-tchac tchic-tchic la girafe (© Ardalia) ?
Moi je connaissais flip-flap, j'imagine que c'est une cousine..

19/Un titre de film ? (Le premier qui te vient à l’esprit)
Se souvenir des belles choses.

20/Tippie… ?
Belle Dame.

21/Les légumes : bouillis, au wok, au beurre ou cuits à la vapeur ?
Cruuuuus

22/Chien ou chat ?
Chat. Enfin, en ce moment c'est plutôt lapin-cactus. Mais bon, dans l'absolu, cat-person, definitely.

23/Le premier mot espagnol qui te passe par la tête ?
demasiado

24/Du tac-au-tac, à quoi penses-tu si je te dis :
a-bleu : je pense que ça s'accorde sauf si y a un deuxième adjectif derrière, dans ce cas là, c'est invariable.
b-mou : ouais, moi aussi, un peu.
c-sucré : che-chuoi 
d-pur : un truc conflictuel avec mon prénom
e-poilu : ah tiens, j'avais pas dit que je m'épilais les jambes, ce soir?
f-vénus : Ben du coup, ça me fait penser au nom de mon rasoir, mais je peux trouver un truc plus glamour. Certainement. Genre la visite que préparait Incompréhensions l'autre jour.

25/Quand as-tu allumé la TV pour la dernière fois ?
Sans doute dans la dernière semaine pendant laquelle j'étais chez mes parents, fin août. Ou celle d'avant.

25bis/Pour voir quoi ?
Nooo idea.

26/Tes pieds : égyptiens, grecs ou carrés ?
Français.

27/Un des mots français que tu aimes le plus ?
Tintinnabuler

28/Chantal Goya, Annie Cordy ou Dorothée ?
euh... Comment dire...

28bis/Henri Des, les Musclés ou Carlos ?
Henri Dès.

29/Tu trouves une mouche dans ta bière au café. Que fais-tu ?
Han la pauvre. La bière au café, c'est vraiment pas un destin enviable pour se noyer. En fait, la bière au café, je pense que c'est pas bon, tout court.

30/Approximativement et à vue de nez, combien font 54-26+49 le tout divisé par 11??
7? flemme de vérifier.

31/A quel département correspond le numéro 23 ?
chais pas. Deux départements avant le Doubs. J'ai déjà eu du mal à retenir les départements de la région Rhone-Alpes quand j'étais petite, suis jamais vraiment allée au-delà. (En fait, j'ai même du régresser, depuis :)).

32/Missionnaire, rider ou doggy-style ?
Ben j'imagine que tout le monde répond la même chose: les trois (et le reste), et de préférence pas toujours dans le même ordre :p

33/La confiture… ?
ça dégouline/ Ça coule coule sur les mains/ Ça passe par les trous d'la tartine/ Pourquoi y a-t-il des trous dans l'pain?

34/Bon ça suffit là, non ?

Boah, non, si t'en as encore une cinquantaine, je suis dans le mood, là :)

35/Quoi, t’as un truc à ajouter ? Ben vas-y…

Maintenant que tu le dis, je crois que j'ai sauté une ou deux questions,... vais aller boucher les trous (Bien sûr on peut avec du beurre/ Les trous on peut bien les boucher /Ça ne sert à rien c'est un leurre/ Car ça coule par les côtés)

01 octobre 2009

D'un énervement passager.

    Allez, ça fait longtemps que j'ai pas râlé contre la fac. Oui, je sais ça fait longtemps que j'ai pas posté de note, tout court.

    Quand je dis "fac", je parle de celle où je suis étudiante, pas de celle où je suis prof. Celle-ci, c'est presque le paradis sur terre, je vous en parlerai ptet une autre fois. Pas aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est le jour du râlage.
    Suis passée au secrétariat pour retirer mon dossier d'inscription, cet aprem. Les deux années précédentes, on me l'avait envoyé en avril avec une lettre rappelant qu'après la troisième inscription, il fallait faire plein de trucs galère etc. Cette année, j'ai pas reçu de lettre d'avertissement, et pas de dossier non plus. Donc, hop, retrait sur place. Finalement, faut juste faire écrire une ptite bafouille au directeur de recherche, pas un gros souci.
    J'ai commencé à remplir le truc en rentrant, vu que la date limite pour le rendre c'est le 9 octobre, et que je me connais, si je le fais pas toussuite, le dossier, il va aller creuser dans mon bordel pour s'enterrer (oui, tout seul), et après je vais encore être dans la merdre, toussa.
   La première case, c'est pour l'Etat Civil. On me demande tout d'abord de choisir entre "Mme" et "M." Pas de choix "Mlle". C'est con, y avait la place. Enfin, je coche "Mme" (après tout, c'est ce que mes étudiants bêlent pour attirer mon attention "madaaaaaaaaaaaaame", donc c'est acceptable). Je note mon nom, mon prénom, mes dates et lieux de naissance). Ligne suivante, on me demande si je suis de sexe a) féminin  b) masculin.
   Je suis sûre que je pourrais faire bugger tout le système informatique de la fac en répondant "Mme" d'un côté et "sexe masculin" de l'autre.
  Mais ce serait un peu chiant, vu qu'après, y aurait probablement des répercussions administratives jusqu'à la fin de ma vie. Je remplis donc sagement, sans souligner les répétitions.

  Au bout de quelques minutes, j'arrive à l'encart "Situation professionnelle". Je réponds fièrement que j'ai une activité professionnelle, d'une durée supérieure à 6 mois (leur formulation à eux étant "Emploi supérieur à 6 mois", passons.), dans l'enseignement, et que je suis ATER, dans une fac assez côtée, et qui contrairement à d'autres, suivez mon regard, mérite sa réputation (ouais non, je l'ai pas écrit, ça). Suis contente de moi, un peu, quand même. Et puis en arrivant à la fin de l'encart, je tombe sur un os, à savoir la question:

"Profession du chef de famille"

    Ahah. Je précise que le formulaire a visiblement été reformulé depuis l'an dernier, certaines questions n'existaient pas les années précédentes. L'explication selon laquelle la Sor-pas-bonne écoule encore des dossiers d'inscriptions datant de Mathusalem n'est pas valable.
    C'est quand même dingue qu'une notion supprimée il y a 39 ans apparaisse encore dans des documents administratifs... A leur décharge, la question est suivie quand même, entre parenthèses un peu honteuses, de la mention "(père ou mère de l'étudiant)". Histoire de ne pas passer pour des arriérés machistes. (Je rappelle pour ceux qui ne suivent pas que le chef de famille c'est celui qui détient "la puissance paternelle".) Mais bon, du coup, ça sous-tend qu'il faudrait choisir lequel de ses parents on mentionne, ce qui est toujours un peu gênant.
    Bon et puis, un autre truc qui m'énerve.. même si la notion de "chef de famille" n'était pas complètement dépassée... Les mineurs s'inscrivant en doctorat sont relativement peu nombreux. Il n'y a aucune justification légale au fait de demander la profession de leurs parents à des étudiants majeurs. Si chef de famille il y avait, ce serait moi. (oui, même si j'ai coché les cases "Mme" et "sexe féminin" plus haut, parfaitement, les filles n'ont plus à demander l'autorisation de leur papa ou de leur mari pour ce genre de questions depuis 1965).

   J'ai donc hésité un petit moment à répondre "Le chef de famille c'est moi, banane". Et j'ai finalement opté pour un plus sobre "Notion rendue obsolète par la loi du 4 juin 1970".

  Oui, je sais, c'est pour leurs stats. Renàfout. Z'ont qu'à faire un peu des efforts pour se renseigner sur le monde qui les entoure. Merdalafin.

Posté par Mlle Moi à 21:47 - Une demoiselle à Paris - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

10 septembre 2009

D'un nouveau lien.

    Juste une ptite note pour vous signaler les premiers pas de Mademoiselle Bluemoon dans le monde de la photo-blogosphère. Encore une que laquelle, si les ptits cochons la mangent pas...  Elle est déjà en lien dans ma colonne de droite ("Up to You"), mais vous pouvez cliquer sur l'image pour arriver chez elle.


bluemoon_large
Jaws.

Posté par Mlle Moi à 19:01 - Internautisme - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

06 septembre 2009

D'un dvd acheté hier à la Fnuc parce que quand même, oh, je vais pas dépenser des sous que pour le cravail.

    "Tall, blue eyes, slim, quite good-looking.... in a brutal, mean way [...], a terrible man!".

Ahlalalalalalala... How to steal a million, ça me fait toujours le même effet. Audrey Hepburn y est pour beaucoup, évidemment.

Et je parle même pas de Peeter O'Toole, que j'aime d'amour. (Oui, je sais qu'il a 77 ans, je sais.)

Posté par Mlle Moi à 18:37 - Culture - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :
Page suivante »