Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

03 juillet 2009

Du retour de l'été

   Bon, je croyais avoir atteint le summum de l'emmerdement aujourd'hui entre le marteau-piqueur aux aurores, et la perceuse de la voisine qui avait pris le relai à midi.

   Mais non, on peut toujours aller plus loin, faut jamais sous-estimer Murphy. Ni les djeuns de ma rue.

   Ce soir, c'est le grand retour de la radio-auto, version 2009. Je suis pas couchée, là...

Posté par Mlle Moi à 00:03 - Mademoiselle Moi en son chez-soi. - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

01 juillet 2009

D'un parfum

  Le jour de ma fête d'anniversaire. J'ai trois ans. Je suis dans l'entrée de la maison, un petit garçon noir me tend mon cadeau tout de suite en arrivant. Un parfum, dont le nom est Maëlle.
  Ca m'a fait quelque chose, ce parfum, apparemment. Je me revois plus tard, peut-être le soir même, peut-être un autre jour, dans ma chambre. Un adulte m'aide à en mettre.

29 juin 2009

D'une robe bleue.

   Dans la cour, près de la voiture. Mon frère est peut-être dedans, mon père est debout derrière moi, je crois. Nous attendons ma mère. Elle sort de la maison, descend l'escalier.
   Plus tard, dans une salle remplie de gens. Je suis assise quelque part sur la droite, à côté d'une dame en robe bleue, A., peut-être? Je suis excitée comme une puce, "c'est ma maman, c'est ma maman."

 

   A vrai dire, c'est ma maman ET mon papa. Faut être deux, pour se marier.

28 juin 2009

D'un ptit chien.

   J'ai un jouet, un petit chien en peluche, avec une armature rigide et un mécanisme à l'intérieur. Quand on le remonte, il aboie, et, je crois, il avance. Je me vois jouer avec sur le carrelage de la cuisine.
   Et puis un autre jour, dans la cour, en haut de l'allée qui descend vers le portail. Je tourne le dos à la maison, et devant moi s'étend toute une zone recouverte de lierre et peut-être de mauvaises herbes. Au fond, il y a un mur, et derrière, en contrebas, la route. Je jette le jouet loin devant moi, il disparait dans le lierre.
   On le retrouvera longtemps après, il me semble, au moment de desherber, peut-être. Il me semble me souvenir que ma mère m'a demandé pourquoi je l'avais jeté là.

   Aucune idée.

25 juin 2009

D'un cerisier.

   Printemps 87. Je n'ai pas encore 4 ans. Je rejoins les adultes dans le jardin. Mes parents doivent être quelque part sur la gauche, mais je ne les visualise pas vraiment. Mon futur beau-frère C. est devant moi, ma soeur perchée dans le cerisier. Je lui demande comment elle est montée. Elle me répond "En volant, comme les avions". Je répond que c'est pas vrai, qu'elle n'a pas de petites roulettes comme les avions ("train d'atterissage" ne doit pas faire partie de mon vocabulaire, encore, à cette époque :) ). Elle me répond que si, qu'elle fait comme les avions, les roulettes sont rangées quand elle s'en sert pas au sol.

   Je me souviens avoir été vexée comme un pou, ce qui explique peut-être que ce souvenir soit un des plus clairs que je possède de cette période, et que ma soeur y soit si nette, alors que les gens sont souvent flous dans les autres. Mon premier souvenir d'avoir été en colère.

  J'ai fini par comprendre comment elle était montée dans l'arbre, en voyant C. l'aider à descendre.

  C'est aussi mon unique souvenir de lui.

24 juin 2009

D'un escargot

    Je ferais bien une ptite série de notes sur mes plus anciens souvenirs. C'est un truc qui me travaille un peu en ce moment, j'essaye de remonter le plus loin possible. J'en ai quelques uns que je peux dater assez précisément autour de mes quatre ans, un peu avant ou un peu après.

 

   Et d'autres, parfaitement indatables.

 

   Par exemple, ma maman me chantant chantonnant L'escargot Léo, dans la partie basse du salon de la maison de la rue de M.. Avant mes 5 ans, donc. Mais quand? Je viens de réécouter la chanson (), je me souvenais parfaitement du tout début, et absolument pas de tout le reste.Est-ce qu'elle chantait l'ensemble?

   A vrai dire, je ne visualise pas clairement ma mère, tout en l'entendant très bien. J'ai très peu de souvenirs anciens de mes parents.

12 juin 2009

De ma propre bêtise

    Un jour, il y a déjà pas mal de temps, l'imprimante venant de s'arrêter brusquement, je m'apprêtais à gueuler "Rha merde y a plus de papier!" quand je me suis rendue compte qu'entendue par quelqu'un qui ne disposait pas du contexte, cette phrase pouvait être interprêtée d'au moins une autre façon ("Maaaaamaaaaaaaaaaaan y a plus de papiéééééééééé!"). Ce qui m'a fait rigoler, parce qu'en fait, je suis comme ça, c'est pas parce que je chiale tout le temps que je rigole pas aussi pour des conneries.
   Du coup maintenant, je ricane intérieurement à chaque fois qu'il y a plus de papier dans l'imprimante.

   Et donc, quand Gilda a twitté tout à l'heure qu'il lui manquait le traditionnel "Le papier qui manque", mon sang et mon esprit n'ont fait qu'un tour (et en fait, pour le sang et l'esprit c'est comme pour la langue, faudrait toujours les faire tourner 7 fois avant de causer), et j'ai demandé "PQ ou papier pour l'imprimante?".

   Avant de me rendre compte qu'elle causait probablement d'une quelconque pièce justificative réclamée par une administration pénible, et dont elle ne disposait pas là-toussuite.

   J'ai mal aux côtes tellement j'ai rigolé de ma propre connerie.

Posté par Mlle Moi à 11:24 - Tralala - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

02 juin 2009

D'une panne.

    Faudrait que je blogue.
   Mais entre les trucs trop chiants pour être racontés, ceux trop rebattus pour valoir la peine, ceux trop personnels pour être partagés, et ceux qui concernent des gens qui me lisent, bon..

   Chais pas, j'y arrive pas, là, ces jours-ci.

   Bon, mais ça va reviendre, hein. Pas de panique.

Posté par Mlle Moi à 22:17 - Internautisme - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

19 mai 2009

D"un dilemme

C'est compliqué, ce truc là.

Soit je planque que ça ne va pas. Et alors je ne dis plus rien du tout. Ou bien on me reproche de ne pas m'ouvrir assez aux autres. Ou bien j'ai le sentiment d'être dans une dualité presque complètement cloisonnée, y compris avec les gens que j'aime.

Soit je dis. Et je cours le risque de trouver, en face, l'incompréhension. ("Mais je pige pas bien, tu es en bonne santé, tu fais des chouettes études, tu as une chouette famille... comment ça peut ne pas aller?") Ou de l'énervement. ("T'as tellement de chance d'avoir la vie que tu as, tu peux pas t'en contenter, par décence envers ceux qui ont moins que toi?"). Ou alors, c'est tellement inquiétant, angoissant, pour l'autre, que ce n'est pas soutenable.

Bon. Ce soir, c'était la version "arrête de plaindre, y a plus malheureux que toi". Enfin je crois que le message était celui-là. J'en sais trop rien, j'ai coupé court avant. Je me suis mise en colère, parce que ça tapait pile à l'endroit où ça fait mal.

Je le sais bien, qu'il y a plus malheureux que moi. Que j'ai de la chance de ne pas être handicapée, ou à trimer au fond d'une mine depuis que j'ai 4 ans. Que je suis privilégiée pour tout un tas de choses.
Et, va savoir pourquoi, ça ne me console pas trop, de savoir que c'est pire pour les autres. J'ai pas le sentiment de faire un concours, où seul le plus malheureux aurait le droit de dire qu'il l'est.
Et en même temps, c'est un argument que je m'oppose souvent à moi-même. Peut-être bien qu'ils ont raison, les gens qui disent qu'au fond, aller mal, c'est une décision, qu'on prend. Et je suis la première à penser qu'il y a au moins une part de fétichisation de la souffrance.

Mais dans l'ensemble, vraiment, j'aimerais bien ne plus me sentir vide, avoir l'impression d'être animée, de temps en temps par quelque chose qui vient de mes tripes. Arriver à faire vraiment confiance aux gens. Ne pas me sentir aussi souvent en inadéquation avec ce qui m'entoure. Avoir le sentiment que ce que je fais est intéressant, et que je l'ai fait comme il faut. Me sentir séduisante ET aimable ET aimée ET capable d'aimer, au même moment.

Il faudrait moins réfléchir, ne pas angoisser, ne pas déprimer, arrêter de s'écouter, et de se complaire dans la fange. Vivre juste et profiter des zoulies ptites choses de la vie.
Il faudrait décider d'être heureuse.

Ben moi, y a plein de jolies petites choses dans la vie que j'aime, qui me font rire, qui me font plaisir, qui suffisent à me mettre de bonne humeur.
Mais ça n'empêche pas que sur le fond, je ne suis pas très heureuse.
J'essaye de faire des trucs pour résoudre les problèmes, ce que je peux, en tentant de prendre les choses dans l'ordre.
Mais pour l'instant, je continue à n'être pas très heureuse.

La question, c'est de savoir si je peux le dire ou pas.
Et si je peux pas, est-ce que je dois laisser croire aux gens qu'ils aiment ce que je suis?

----

Les mots sur la musique

I wish I knew how
It would feel to be free
I wish I could break
All the chains holdin' me
I wish I could say all the things
That I should say
Say 'em loud
Say 'em clear
For the whole wide world to hear

I wish I knew how it would feel to be free, Billy Taylor

17 mai 2009

D'une sournoiserie

    "Bon pique-nique", qu'il m'a dit. "Amuse toi bien, tâche de reprendre un peu de poids".
     Evidemment, la semaine dernière, j'ai rebattu les oreilles de plein de gens, parce que le poids indiqué par ma balance baissait de façon très régulière. (Et pourtant, en ce moment, je baffre.)
    C'est ces trucs cons, tu sais. Objectivement tu devrais te réjouir, sauf que c'est super louche que ton poids descende comme ça sans raison, nettement en dessous de la limite basse que tu atteins normalement. Donc au lieu d'être contente, tu te demandes ce qui va pas :)
    Bref.
    J'avais fait chier tout un tas de gens avec ça.

    Par contre, quand j'ai pigé le pourquoi du comment du phénomène, j'ai pas trop refait le tour des gens pour leur expliquer.

     En fait, ma balance est une grosse fourbasse.
     Qui me mettait à l'épreuve.
     En diminuant ptit à ptit tous les jours le poids qu'elle me donnait. Un tout petit peu à chaque fois, hein. (oui je sais, faut pas se peser tous les jours, faites pas chier, c'est pas la question).
     Et j'y ai cru.
     Je te jure que pendant une semaine, dix jours, je me suis demandé ce qui se passait.

     Jusqu'à ce qu'elle se trahisse, la félonne.
     Un moment d'inattention je suppose.
     Un matin, cette conne m'a donné trois kilos de moins que la veille au soir. (6 de moins que la semaine d'avant).

     La supercherie était révélée. J'ai menacé, à haute et intelligible voix, en sa présence (au téléphone avec ma mère, mais elle écoutait, cette roublarde) de la passer par la fenêtre. Me donner comme ça, en vrac, de faux espoirs et de vraies inquiétudes !!
     Du coup, elle s'est mise à faire remonter en douce mon poids, j'ai repris deux kilos, en trois pesées dans la journée :)

     Elle est maligne, en plus. Si tu te re-pèses à quinze secondes d'intervalle, elle te donne le même poids... mais deux heures plus tard, hop, ça a sauté d'un échelon.

     Bref, elle a essayé de rattraper le coup, en douce, en essayant de me faire passer pour dingue.

     La perfidie des objets, quand on y pense, c'est quelque chose.

   

Page suivante »