06 mai 2008
Comment dire ? Ca me
désorganise. Une espèce de grand blanc, dans lequel je perds mes idées.
Je tends la main pour rattraper mes morceaux, et ils m’échappent.Je
veux me regarder, comme dans un miroir à quinze mille facettes. Et je
me retrouve à fixer le mur, à la place.
C’est
idiot de fixer le mur. Fixe, il l’est déjà bien assez comme ça. Je
ferais mieux d’accrocher des trucs dessus. Ou de mettre des étagères
devant, tiens. Avec des livres dessus. Pour détourner l’attention.
03 mai 2008
Chuis née avec quelques décennies de retard...
J'ai une tendance
marquée, depuis l'adolescence, à craquer pour des acteurs ayant joué
dans des films datés d'au moins 30 ans.
Comme lui:
et lui:
et lui:
Le dernier en date, c'est Rex Harrison, dans: "The Ghost and Mrs. Muir", de Mankievicz ("L'aventure de Mme Muir, en français"). Il y joue le fantôme d'un marin canaille et jaloux. Parfaitement yummy :) (Et le film est très chouette, je viens de le regarder, et je me demande si je vais pas remettre ça..)
D'un dé-ménage-ment.
Pour tout un tas de
raisons dans le détail desquelles je ne rentrerai pas ici, j'ai eu le
week-end dernier, le besoin intense et urgent de tout chambarder dans
mon appart. J'ai commencé vendredi soir, et ca m'a pris jusqu'à
mercredi midi pour résorber l'immense bordel qui en a résulté.
Au passage, j'ai retrouvé:
- un chargeur de batterie d'ipod perdu par Sissyneck il y a environ un an et demi
- deux bouquins, ayant glissé derrière mon lit (notez le titre du bouquin de fantasy que j'ai mis sur le dessus, le hasard fait bien les choses.)
- trois chaussettes sales de trois paires différentes (chic, trois orphelines de moins dans mon carton à chaussettes)
- quatre kleenex usagés ayant également glissé derrière mon lit (et qui n'apparaissent pas sur la photo, je les ai jetés avant d'avoir l'idée de la faire)
- cinq sticks de baume pour lèvres gercées (de trois marques différentes)
- au moins six pièces de monnaie, dont le total doit bien monter à 50 centimes d'euros (idem que pour les mouchoirs, sauf qu'au lieu d'aller dans la poubelle, ils sont partis dans une poche de jean quelconque, comme le reste de ma mitraille.)
- sept préservatifs (dans leurs emballages intacts), répartis en une boite de six que j'avais paumée deux jours après l'avoir achetée à cause du zouli dessin sur la boite, et d'un tout seul, appartenant au chéri de Mademoiselle Sissyneck, perdu à la même époque et approximativement dans le même nid à bordel que l'ipod précédemment cité (j'en avais déjà retrouvé un autre il y a un an, mais il s'était enterré moins loin. Le préservatif, au naturel, vit dans un terrier, parfaitement. Oh, faut pas que j'oublie de refermer cette parenthèse, sinon y encore un geek qui va bugger.) Je me suis demandé, d'ailleurs, si c'était un signe, toutes ces capotes qui me sautent presque littéralement au visage..
J'ai également secoué beaucoup de poussières, et pour une fois, pas trop de nostalgie. Je me retrouve avec plein de trucs à donner/ à virer, c'est la fête. Si j'arrive pas à écouler par les voies de copinage traditionnel, je ferai ptet une annonce ici. D'autant que j'ai des idées de trucs que je cherche, aussi, et on sait jamais, la blogosphère peut se révéler utile.
30 avril 2008
Des animaux de compagnie qu'on aimerait avoir dans son chez-soi
Le problème, quand on vit
dans 25 mètres carrés au 4° étage, c'est qu'il faut toujours adapter
ses ambitions et ses aspirations à la mesure de cet environnement un
peu limité.
Genre.
Pour ceux qui se posent la question, l'ours bonzai s'obtient en coupant régulièrement les oreilles d'un ourson en pot. Il faut en prendre grand soin.
(Bon, à part ça, j'aime bien les crapauds, les escargots, les vaches et euh... les chats. Ben oui, desfois, je fais comme tout le monde)
29 avril 2008
J'ai un peu de mal à écrire ici, en ce moment..
J'ai le sentiment de tourner toujours autour des mêmes choses, la thèse, les cours, la fac qui m'agace, comment et pourquoi et quand je vais bien ou mal. Tout ça. C'est lassant, un peu, à la fin.
Bref.
Mouais.
Bof.
(Par contre, je m'améliore en conclusions, je trouve)
24 avril 2008
D'une féministerie
Vraiment, je ne suis pas une féministe fanatique, ni rien, hein.
Mais desfois, je lis des trucs qui m'agacent un tout petit peu sur les bords. Genre cette interview de Jean-Louis Murat:
Un peu plus tôt, il disait aussi:
Ouais ouais ouais.
OK, je suis pas agacée que sur les bords.
10 avril 2008
Des thèmes qui semblent récurrents, parfois...
En début d'après-midi, face à face:
-J'ai pas rappelé tout de suite. Et pourtant j'avais pris la décision. Moi qui suis la réincarnation de l'âne de Buridan... cette décision là, elle est passée toute seule. Mais j'ai pas rappelé tout de suite, c'est bizarre.
- Est-ce qu'il y a urgence?
- Non. (silence) Non, non, il n'y a pas urgence. Je préfèrerais juste ne pas attendre d'être acculée. Trop fatigant. Mais il n'y avait pas d'urgence, c'est pour ça, j'ai pris le temps, ça ne m'a pas angoissée. Puisque j'avais pris la décision.
En milieu d'après-midi, sur Gtalk.
Moi: pfft
j'ai vraiment pas envie de ressortir pour aller faire les courses
Elle: ben...
c urgent?
Moi: ben
tout est relatif
Elle: cad?
Moi: ca dépend quand se situe la prochaine fois que je compte manger :D
Elle: t'as plus rien du tout du tout?
Moi dans mon frigo, trois tomates et un tout ptit bout de concombre.
Et sinon, euh.
Si, des pâtes :)
Elle: mh...
ben t'as encore un peu de tps pr te motiver
Moi :D
ouais
Ce soir, dans le film:
Lui: -Je peux vous parler?
Elle: -Me parler? Ah non, j'ai pas le temps..
Lui: -C'est urgent.
Elle:-Ah bon, qu'est ce qui se passe?
Lui: -Venez, on va s'asseoir au fond de la salle. (Au serveur) 'Pouvez nous donner deux cafés s'il vous plait?
Elle:- Avec les cacahouètes...
(Et puis une déclaration.)

Et des bulles, paske merdre, à la fin.
06 avril 2008
Haha, la putain de journée de fillasse!
Grasse mat', rdv avec coupine n°1, resto végétarien à midi, café, re-café, achat d'un chapal, magasins de chaussures, achat d'une paire de pompes de filles (avec des talons inmarchables quand on s'appelle Mademoiselle Moi, mais on s'en fiche, je les aime quand même), achats de bijoux à deux balles, thé, potins et papotages. Coupine n°2, re-café, re-potins, re-papotages. Ricanements divers, conseils variés. Squattage chez copine n°2, touillage de gateau en devenir (tourniquette et bricolette font la cuisine), gaffage, rigolage. En retard pour retrouver coupine n°1, qui finalement était encore plus en retard que moi au théatre. "Une femme sans importance" d'Oscar WIlde. Aurais préféré que l'infâme séducteur dandy amoral triomphe, mais Wilde est moins cynique que ce que je pensais. Tant pis, il me reste Richard III.
"The remains of the day" pour boucler la journée dans mon dodo, ça aurait difficilement pu mieux tomber :)
04 avril 2008
De ma fin de soirée.
Je suis toujours reconnaissante aux
gens qui, spontanément, d'une façon ou d'une autre, sans que j'aie
réclamé ou sollicité quiconque ou quoi que ce soit, apportent des
conclusions paisibles et lumineuses à ma journée.
Des fois, j'ai du mal à finir la journée.
Et des fois, y a des gens qui m'aident.
Je me demande bien pourquoi je suis en train de pleurer, alors que je ne suis pas triste.
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"Les mots sur la musique"
You are my cottonflower
You are the one forever
Your smile is like a little wrinkle,
don't suffer babe, just let it trickle
This my lucky hour
let us spend it together
You keep me warm each time I travel
You give me shelter frome the drizzle
Sing this song for you to sing when I'm gone
I'm bleeding, bleeding hard.
"Cottonflower", Moriarty
01 avril 2008
D'une désillusion
T’es partie à l’autre bout du monde, t’en es revenue avec l’idée, renforcée par l’expérience, que tu es quelqu’un d’adaptable. En ayant profité de chaque jour passé dans ces villages avec des maisons en bambous et presque rien dedans, en ayant aimé des gens de cette culture différente, en ayant mangé, dansé, rigolé, pleuré, flirté avec eux. En ayant eu le sentiment que les choses n’étaient pas compliquées à appréhender, à comprendre. Que tu n’avais pas de mal à passer d’un monde à l’autre.
Quelques mois plus tard, tu as fait une autre traversée. D’un côté à l’autre du bureau, d’un côté à l’autre du vouvoiement, d’un côté à l’autre de la transmission. Sans pour autant changer de monde, vraiment. Enfin c’est ce que tu croyais.
Tu avais un peu craint, beaucoup projeté, t’étais posé plein de question sur la qualité de ce que tu allais raconter.
C’était pas la peine, vraiment.
A la place, t’aurais mieux fait de commencer à te rentrer dans la tête qu’un étudiant ne mérite pas que tu passes des heures à préparer un cours intéressant pour lui. Ni qu’on se repose, une fois tous les 50 ans, la question du contenu des vénérables cours qu’on leur fournit si gracieusement. T'aurais mieux fait d'apprendre à prendre les gens, les jeunes, en particulier, pour des cons.
T’en serais pas à te désespérer dans ton coin, en regrettant, à chaque déconvenue, à chaque descente vers la médiocrité, l’objet de ta précédente déception, qui se trouve comme par magie un peu redoré, devant la nouvelle catastrophe.
Ma vieille, t’es apparemment pas si adaptable que ça. Et franchement, c’est aussi bien.
Bienvenue dans la culture de la Sor-pas-bonne. Reviens quand t’auras 15 ans d’expérience d’ethnologue de terrain dans tes bagages, t’es qu’une amatrice.












