Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

30 juin 2005

De l'inutilité comme mode de vie

    Il y a quelques minutes, je répondais à un commentaire sarcastique (et pertinent, faut l'admettre) ) de mon dernier billet (juste ). Et, au détour d'une phrase, je me suis fait, comme souvent, la réflexion suivante: ma vie entière est régie par l'inutilité. C'est ce qui me meut dans certaines des décisions importantes de mon existence.
    Oui parce qu'il y a un truc qu'il faut comprendre, à mon sujet, c'est mon incapacité chronique et croissante, au fil des ans, à choisir. Le mot "option" est un vrai cauchemar. Je suis la réincarnation de l'âne de Buridan (ce qui expliquerait mon goût pour les carottes, mais passons). Imaginez le désopilant de la situation, quand je rencontre d'autres âmes indécises..
    D'aucuns, dont mon vénéré pôpa et le brave Buridan lui-même (dixit Wikipédia) assurent que reporter le choix peut être bénéfique, si c'est pour prendre le temps de peser le pour et le contre de chaque option (argh, cauchemar). Mon vénéré pôpa, que je mentionais à l'instant, m'a très tôt encouragée à faire des listes d'avantage et d'inconvénient. Ca, je le fait très bien. Le problème, c'est que je trouve toujours que les items des deux listes sont incomparables, et que je suis foncièrement incapable, une fois les colonnes édifiées, de déterminer laquelle est la plus susceptible de soutenir l'édifice de ma décision.

    C'est là qu'intervient l'inutilité. Critère décisionnel primordial. S'il n'y a pas de (bonnes) raisons de choisir tel truc plutôt que tel ou tel autre, le principe, c'est de choisir le plus inutile. Et je dois dire que jusque là, ca m'a pas si mal réussi.
    Déjà en mon jeune temps, en seconde pour être précise, j'appliquais ce principe. Le jour où deux grandes filles (entendez, des élèves de première) sont venues nous présenter l'option "occitan" au lycée, j'ai écouté d'une oreille relativement morose et inintéressée, jusqu'à ce qu'un futur élève d'HEC bien pensant et empressé lève la main pour poser la sacro-sainte question: "Ouais, mais à quoi ça sert, l'occitan?". (Je concède la vilénie de l'allusion aux élèves d'HEC, mais 1) je suis pas un ange, et 2) c'est pas pour rien que les futurs-élèves en questions, on les appelle, en prépa, les "épiciers").
    La réponse épiphanique ne se fit pas attendre: "Euh, à rien". Bon l'autre nenette a failli gâcher l'effet illuminatif en rajoutant "Ah si ca peut rapporter des points faciles au bac", mais l'idée avait déjà germé dans le pavillon de l'oreille de Mademoiselle Moi, et sur ce coup-là, j'ai protégé mon jardin des vandales. Ne laissons pas les chacals brouter nos idéals, comme dirait l'autre.
    Tout ca pour dire qu'avec cette option inutile, j'ai découvert l'une des plus belles poésies qui soit (et qui me parle, ce qui est très rare, je suis assez hermetique à la poésie, la plupart du temps), des écritures à la fois intellectuelles et profondément incarnées. Et une occasion de plus de briller en société, ce que Mademoiselle Moi n'est pas demoiselle à dédaigner.

    Bon je vous passe les étapes intérmédiaires, la choix de la Khâgne, etc ... Veuillez juste noter que si j'avais fait le choix inutilitaire du grec, et non pas celui (logique étant donné mes notes) de l'Allemand, j'aurais ptet mieux réussi mon concours.

    Nous en arrivons à ma formation actuelle. Je fais d'avance toutes mes excuses aux coupines ayant déjà assisté à cette partie de la représentation, mais c'est important dans mon propos, tout décousu qu'il soit.
    Dialogue type découlant de la question fréquento-banale: "Et toi, tu fais quoi dans la vie?"

Mademoiselle Moi: Je fais de la linguistique austronésienne
L'autre: de la linguistique quoi ?
Mademoiselle Moi: au-stro-né-sienne
L'autre: C'est quoi, ça ?
Mademoiselle Moi (se gardant l'étymologie pour plus tard, faut pas bruler toutes ses cartouches du premier coup): c'est une famille de langues, tu sais, les langues d'oceanie, d'indonésie, taiwan, madagascar, tout ça...
L'autre: ah ouais ouais ouais. Et ca sert à quoi ?

    C'est là que je me retrouve devant un choix (et oui, encore un), qui s'opère en fonction de mon humeur du moment.

1)la solution cassante, méprisante, et pour tout dire, pas tout à fait honnête: "oui c'est vrai ce ne sont jamais que des sauvages qui se promène en pirogue et qui n'ont pas l'éléctricité" (désolée, mais y a desfois, l'ethnocentrisme, ca fait mal). "B****, certaines de ses langues vont mourir avant même qu'on les étudie, et c'est tout un pan de culture qui va s'effondrer pour certaines populations, avec la disparition de leur bilinguisme." (Bon c'est de la mauvaise foi pure, mon choix des langues austronésiennes est TOUT sauf militant.)
2) la solution moyennement honnête (y a du vrai et du faux). "Bah tu sais, c'est un domaine où beaucoup de langues restent à étudier, y a pas tellement de chercheurs dans cette discipline, donc sur le plan carrière, pas trop de concurrence; et puis ca fait des zoulies destinations de vac.... de voyage de recherche..."
3) la solution idéologique: "Mais on s'en fiche de connaître l'utilité de la chose. Si on devait faire que des choses utiles dans la vie, je te demande un peu ce qu'il resterait comme boulots, et surtout comme boulot intéressants...Enlève toutes les disciplines historiques et littéraires, l'art, les divertissements, la vie est moins vivable, d'un coup, non ?"


    Cela dit, je m'enflamme pour l'inutilité, mais je dois bien admettre que, de temps en temps, je me demande ce que je fous là et à quoi ca sert, tout ça.



PS rien à voir, et peut-être inutile, mais quand-même: Mise à jour sur Nanounours3p, avec une critique des Trachiniennes de Sophocle, par Crookshank, et un essai intitulé "Un Aristophane sous l'oreiller de Platon", par Mesmento.
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Les mots sur la musique:
" Car j'ai dans mon placard un gros pactole
d'histoires qu'il est temps de débroussailler
avant qu'ils ne m'affublent en camisole
dans cette bouillabaisse faisandée
on s'est mis dans une foutue purée
le nez pas dans le vent mais dans la colle
alors on s'invita dans l'au-delà
on rêvera même s'il ne faut pas
mais on ne loupera pas la farandole

Ne laissons pas les chacals brouter nos idéals"

Guignol, Les Têtes Raides

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29 juin 2005

Du lapsus scribendi

    Mouarf, plus personne ne peut dire que je ne souffre pas d'une addiction internaute... Ci-dessous un extrait de mon mémoire, avant correction ....

laspsus_scribendi
 
    Bon, là je relis le paragraphe, c'est trop mal écrit, toutes mes excuses, mais vous êtes pas obligés de tout lire... juste le passage sur la différenciation interne à l'île :) Pis de toute façon, je m'en fiche, j'ai découvert cette année que la condition de linguiste (ou de scientifique en général, d'ailleurs) ne nécessitait par particulièrement de savoir écrire. Et toc :op

PS: d'un coup, là, j'ai un doute ... est ce que je devrais mettre "lapsus" à l'ablatif, comme en latin ? un truc genre "De lapsu scribendi" ? Que la première latiniste en mal de thème qui passera par ici me réponde sur ce sujet d'actualité brûlante, sivouplé, sinon j'arriverai pas à dormir cette nuit....
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Les mots sur la musique: "Quand je menai les chevaux boire/ j'entendis le coucou chanter", "Quand je menai les chevaux boire", in Chansons et romances de la France d'autrefois, Le poème Harmonique.

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Du redémarrage

 

    Et voilà, ce matin, la demoiselle Moi guillerette et heureuse de vivre (mouarf ca sent à peine l'exagération :D ) est de retour. D'abord il fait beau mais FRAIS pour l'instant, et puis j'ai entamé le pot de fantastique confiture d'orange-maison que m'a apporté Amandine (j'en profite pour faire un énorme smack à sa maman, que laquelle elle est trop forte en confitures!), après avoir torché en quelques jours le pot de confiture de cerise.
    En plus j'ai bien dormi ( contrairement à la nuit dernière, où l'insomnie au visage verdatre m'avait enquiquinée jusqu'à cinq heurres du mat'. Entre parenthèse, Saint-Ouen à 5h, c'est très calme, très agréable; ). Et je vois mes popa-maman à midi, paske c'est l'anniversaire de ma môman (Allez ! Tous en choeur: "Bon anniversaire, môman de Mlle Moi !"). Pour l'occasion j'ai même décidé d'avoir l'air présentable. Donc zouli jean acheté la semaine dernière, zouli débardeur (avec zouli décolleté :D ), zoulie sandales, zoulies boucles d'oreilles et bracelet offert par coupines pour anniversaire-de-moi. De là à dire que Mademoielle Moi se sentira zoulie aujourd'hui, ptet pas, mais quand même, notez qu'elle fait des efforts.

    Allez, zou, I'm gonna dress for success, et pis faut pas que j'oublie d'empaqueter le cado de ma môman.

    [édit: raaaaaaaaaah il est tout pas beau mon paquet, et j'ai plus de papier-cadoooooo. Je savais bien qu'il fallait qu'un truc aille mal... ]

    PS: mise à jour sur mon site, j'ai rajouté trois poèmes de Gwenola dans l'Hélicon.
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Les mots sur la musique: "Djazou Lawaam", Djazou Lawaam, Souad Massi (peux pas vous mettre le reste des paroles, c'est en arabe, je chope à peine un mot toutes les trentes secondes...). Mais, si ca vous intéresse, il existe une version francaise sur l'album qui s'appelle "Passe le temps".

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28 juin 2005

Beuh, je suis pas d'humeur littéraire

    Journée pas mal merdique et franchement molle....(ouh le bel hypallage!). Ces derniers jours, dans les moments où j'aurais pu venir blatérer ici (paske y avait pleins de moments où je ne pouvais de toute façon pas le faire), je me suis sentie à peu près aussi inmontrable intérieurement que je le suis ce soir extérieurement (résultat de la journée merdique et molle, faut suivre).

    Mais bon, demain, promis, je me reprends. Vous aurez peut-être le droit à une diatribe contre la climatisation forcénée de la BNF ou bien à un éloge dithyrambique de la bouffe chinoise. Peut-être.

    En attendant, bisous et merci aux quelques personnes qui sont venues voir si j'émergeais de ma crasse morositude (ouh le bo mot-valise loriesque) :D

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Les mots sur la musique: "Hello emptyness/ I think I'm gonna cry" Bye Bye Love, Ray Charles.

26 juin 2005

D'Elle

    Parce que je ne la connaissais pas très bien, et que je suis triste quand même, parce que je n'ai pas les mots qu'il faudrait pour en parler, et que j'ai quand même besoin d'en dire quelque chose, ce sont ses mots à elle que vous lirez aujourd'hui:

L’océan des traboules

Tes yeux céruléens  ruissellent sur Saint-Jean
La gaie, fuligineuse, infatuation passe
Ses pièces mordorées et infiniment grasses
Les pavés poivre et sel et sales ruisselant.

Tes yeux céruléens cernant la lie des mondes
Quintessence de l’Art et de l’esprit, cernés,
La douceur laconique a longtemps hiverné,
Qui frappe la douleur, caresse la seconde.

Tes yeux céruléens qui ont souvent bercé
L’insipide musique inspirée par les larmes,
Du goudron opiacé savouraient tant le charme

Qu’ils éblouissent las, le pavé dispersé
Son pollen goudronné, le grisâtre parfum…
Je respire toujours, tes yeux céruléens.


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Les mots sur la musique:
"Sur un long voilier noir,
La mort pour équipage
Demain c'est l'au revoir
Je quitte vos rivages"

Barbara, A mourir pour mourir

23 juin 2005

De la colère des éléments

    Ben finalement, Mademoiselle Moi a quand même quelque chose à dire.

    Ca y est, l'orage qu'on attend depuis hier soir à enfin éclaté. C'est beau. Je suis pas particulièrement sensible aux paysages urbains, habituellement, mais là, Saint-Ouen noyé sous la pluie, la grêle, pris dans les éclairs et le tonnerre, c'est terriblement beau (et pourtant j'aime pas la pluie, c'est dire que c'est beau, pour que je m'asseye la-dessus :) ).

    La pluie arrive comme en vague, avec les rafales de vents.. et la lumière des phares souligne les mouvements, on a l'impression que les voitures poussent la marée devant elles...c'est dans ces moments-là que je regrette vraiment de ne pas être photographe. De ne pas pouvoir capter ce truc un peu fantômatique qui se passe sous mes yeux. Du coup, je regarde par la fenêtre, dans le noir...je suis pas la seule d'ailleurs, ma voisine d'en face à aussi les mains collées contre sa vitre et les yeux perdus dans le vague...

    Bon évidemment, mes émotions esthétiques sont un peu gachées par la constatation que l'un de mes fenêtres fuit, et que j'ai les pieds humides, merde de merde, serpillère, serpillèreS, et retour devant la fenêtre. La pauvre Amandine qui est dehors.... j'espère qu'elle va avoir la bonne idée de se réfugier dans un café en attendant la fin de l'orage.

    Mais quand même, c'est beau.

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Les mots sur la musique:
" Il va pleuvoir chez nous, des nuages gorgés d'eau
Quittent l'Angleterre pour le continent
D'ici je vois en vrai la météo
Sans une femme souriante qui gigote devant
Sortez les parapluies et rappelez les gosses
Remontez vos cols, courez sous l'abribus
Est-ce que j'ai fermé chez moi le vasistas
Si c'est pas le cas, ma moquette elle y passe"

Bénabar, La station Mir.

Du mutisme temporaire

    Coucou les gens !


    Non, non , n'allez pas croire que l'extinction de voix de Mademoiselle Moi s'est étendue et est devenue une extinction de doigts. Pas du tout. Mais un certain nombre de facteurs externes et plus moins dépendants de ma volonté se sont conjugués pour me faire taire ces derniers jours. D'abord il fait chaud, et ca a tendance à me transformer en moule. Je m'accroche à mon rocher et zou, je passe en mode automatique, qui exclut toute réflexion et toute possibilité, donc, de faire profiter autrui des fruits de ladite non-reflexion.
    En plus j'ai eu un gros partiel (au moins trois heures, pfiou... ok je suis devenue une chochotte, mais c'est que eh, oh, j'ai plus vingt ans, moi :D ), et surtout, SURTOUT, toute mon aprèm de ce jour là à été cassée par l'intervention dans ma zone territoriale personnelle d'une gloussante personne que je pensais avoir laissée derrière moi quand j'ai quitté Lyon. Vous imaginez le traumatisme...
     J'étais là, à me demander comment pouvait bien marcher cette saleté-de-structure-grammaticale-que-j'y-comprend-rien-phoque-faiche-merde. Et d'un coup, un horrible glouglgoglgouglggouglgoug strident se fait entendre. Avec une incrédulité horrifiée, je lève la tête, et par la fenêtre, qui vois-je? La dinde en question (je suis rarement méchante, mais elle, elle m'horripile vraiment), en train d'agresser un de mes camarades de classes déjà sorti de la salle pour qu'il lui indique je ne sais quelle autre salle. Eh oui, pask'évidemment, les admissibles de l'agreg de lettres classiques avait leur réunion dans MA fac.

    Quand je vous disais que c'était une violation de territoire caractérisée. Pendant la guerre froide, y a des missiles air-sol qui sont partis pour moins que ça. J'aurais été Khrouchtchev, là, j'aurais enlevé ma sandale et j'aurais tapé un bon coup sur la table.

    Mais évidemment, je ne suis pas Khrouchtchev (heureusement, didonc...), et je me suis donc contentée de dire, à voix passablement haute "nom d'un chien de b*** de m***, mais c'est pas vrai!" (sic). Et j'ai repiqué du nez sur ma copie, paske la seule chose pire aurait été qu'en plus elle me remarque et attende que je sorte de la salle. Enfin bref, elle m'a cassé mon aprèm. Du coup, pour me remonter le moral, j'ai été OBLIGEE d'aller me promener avec les coupines à la fête de la musique. Et comme on a découvert un cool traiteur libanais juste à côté de la fac, ca m'a un peu remonté le moral.

    Et puis depuis ben, ma coupine Amandine est arrivée chez moi (elle, elle passe l'oral du CAPES, c'est la saison), et donc je passe pas des masses de temps sur internet, cqfd (ou QED, ce qui est encore plus cool, paske c'est du latin...). Paske ma coupine Amandine, je l'aime beaucoup et je la vois pas souvent.

    Comme la situation risque de durer encore un peu, je vous conseille, si vous avez du temps à perdre, d'aller faire un petit tour sur le site de Marie, et de faire le test diabolique qu'elle à mis en ligne hier. A se taper la tête contre les murs. Nous, ils nous en manque encore 4, et on y a passé bien plus de 45 minutes. Cette fille, je savais, à la lecture, que je l'aimais bien. Mais là, en plus, elle se révèle supérieurement intelligente. Je l'admire. (ca m'agaaaaaaaaaaaaaace de pas y arriver, à faire ce truc, ca remet toute MA supériorité en question, je suis au bord de l'effondrement ...)

    Enfin voilà, les gens, tout ca pour dire que chuis désolée d'être un peu molle ces jours ci :D

    But Miss Moi will be back .... soon.

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Pas de mots sur la musique aujourd'hui, c'est du Chopin.

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20 juin 2005

De la positivation

   

    A ne pas confondre avec le positivisme, (à ce propos je me suis rendue compte que la statue sur la place de la Sorbonne, c'est celle d'Auguste Comte, je trouve ca un peu triste, enfin bref). En fait, la positivation, c'est plus ou moins ce dont les Carrefour, Lorie, et autre Raffarin nous rabâchent les oreilles: la positive attitude. Sauf que moi, je sais utiliser la dérivation nominale à l'aide de suffixe, et je n'ai pas besoin de passer par un anglicisme (ne vous méprenez pas, je ne méprise pas la chose, je fais des anglicismes à looooongueur de journée, je suis une snob de l'américanisme et tout et tout :) )

    Dans le métro, tout à l'heure, y avait un monsieur qui lisait un bouquin intitulé "Living above the level of mediocrity". Alors je sais pas, c'était ptet un roman avec un titre très second degré, mais comme ça, évidemment, ça m'a fait penser à ces bouquins qui vous apprennent la positive attitude. Celui-là aurait défini un seuil de médiocrité de la vie, tout comme il existe un seuil de pauvreté, ou un seuil de tolérance à la connerie humaine.
    Du coup, je me suis dit que je me plaignais toujours de ma pauvre misérable vie, mais qu'en fait, il suffirait ptet que j'essaye d'adopter la "positive attitude" pour que ca aille mieux. Grosso modo, un raisonnement du genre de celui de Susanita (dans je ne sais plus quel album de Mafalda...): "La vie est plus belle vue d'en haut que vue d'en bas, ma petite."

   
    Alors voilà, la positive attitude collée sur ma journée d'aujourd'hui, ca donnerait: (extraits...)

    Bon d'accord, comme le soleil tape directement sur mes vitres de 15 à 19h, et du coup il fait une chaleur à crever. MAIS AU MOINS j'ai la possibilité de bronzer sans sortir de chez moi. Résultat, bien que j'aie le comportement social d'une endive (C'est-à dire quasi-inexistant...une endive, au cas où vous ne le sauriez pas, ça reste enfermé dans sa cave en attendant que quelqu'un vienne la déterrer), pour une fois, je n'en aurais pas le teint (à la place, je passerai à l'étape "tomate", attendant sur son plant qu'on vienne la cueillir :D)

    Bon d'accord, j'ai passé toute la journée à réviser mes cours de nêlêmwa (langue de nouvelle-Calédonie) et de badaga (langue du sud de l'Inde), MAIS AU MOINS, j'ai fini par comprendre la morphologie verbale du badaga et je ne me planterai ptet pas totalement au partiel (et puis j'ai vu les copines, et on s'est fait un resto japonais, miam miam).

    Bon d'accord, y a des c***** qui ne se lèvent pas de leurs strapontins aux heures d'affluence du métro et ca fait chier, MAIS AU MOINS j'ai pu appprocher de (très) près un jeune homme charmant, specimen fort intéressant à étudier (dans un interêt pu-re-ment scientifique, vous pensez bien).

    Le seul truc où j'arrive pas à positiver, c'est que je me suis sentie collante et dégoulinante pendant toute la journée, et que j'ai les pieds tellements gonflés que je me demande si je vais arriver à enlever mon jean ce soir. Et là, j'entends le petit Lémurien ricaner dans son coin ("hinhin, tu vas voir quand tu seras en océanie, côté température et hygrométrie, tu vas être servie.")

    Et ben, voilà, AU MOINS ca aura fait rire quelqu'un :)


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Les mots sur la musique: " If you're happy and you know it, shout "Hurray!" (hoo-ray!)
If you're happy and you know it, shout "Hurray!" (hoo-ray!)
If you're happy and you know it, then your face will surely show it
If you're happy and you know it, shout "Hurray!" (hoo-ray!)"

"If you're Happy", Negro Spirituals que j'ai appris quand j'étais en primaire, et dont je garde un souvenir ému (imaginez toute une classe en train de taper du pied, hihi ct marrant :).. si vous voulez avoir une idée de la mélodie, juste , il y a les paroles et la musique de fond est la bonne. Oh tiens non, allez plutôt , y a deux versions (dont une avec "Amen" à la place de "Hourray",) et un arrangement moins clownesque... Ah ben voui c'est un site de scouts :D

Et après, pour le plaisir, vous pouvez imaginer Lorie et Raffarin chanter la chanson :D

Posté par Mlle Moi à 18:36 - En un mot comme en cent - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 juin 2005

De la connerie humaine, et de la mienne en particulier

        AAAAaaaaaaaarghhhg !

    Je viens de passer ma carte bancaire à la machine à laver. J'ai cherché sur internet s'il existait des témoignages de gens qui avaient déjà vécu ce drame (ben quoi, y a des témoignages bien plus zarb que ça, sur internet..)... et évidemment y en a pas.

    Suis-je la seule débile à ne pas faire les poches de TOUS mes pantalons avant de les passer à la machine, mmh ? (en fait, j'ai aussi oublié un mouchoir, dans l'autre poche du même pantalon, ce qui fait, qu'en plus, je vais devoir brosser toutes mes fringues, pask'il y a plein de petits confettis blancs dessus..). Ou la seule à le raconter à tout le monde au lieu de coller à son tour ma tête dans le tambour de la machine? Je devrais, ptet ...

    Il reste vraiment que l'euthanasie, là.. que quelqu'un vienne m'achever, sivouplé! Je n'en peux plus de toute cette souffrance. Morale et physique, paske j'ai du mal à passer à côté d'un mur sans que ma tête aille irrésistiblement s'écraser contre à plusieurs reprises. Bong Bong Bong (c'est des murs porteurs partout chez moi en plus, je vous assure que ce qui sonne creux, dans le contact, c'est pas le mur. Comme dirait l'autre, ça fait du bien quand ca s'arrête.)

    En plus on est dimanche, et évidemment, y a pas de commerçants ouverts pour tester ma carte (et j'ose pas la mettre dans un distributeur, j'ai peur qu'il me l'avale, ce qui rallongerait encore les démarches pour la faire changer...)


    Beuheuh.. bon allez, je retourne travailler. Je suis certaine que le Nêlêmwa (langue du nord de la Nouvelle Calédonie, comme chacun sait) va me remonter le moral.

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Les mots sur la musique: "De déceptions en déception my best of my spécialité /C'est que tout ce que j'entreprends fini par rater / Je suis monsieur désillusion le roi de l'annulation / Un collectionneur d'évènements qui n'arrivent jamais/ J'ai toujours le sourire tout est sans surprises/ Je vois mon avenir et ça va mal finir" Swing du Nul, Sanseverino

(en plus Sanseverino, ca me rappelle une de mes autres grandes déceptions (je veux dire à part me rendre compte que je suis profondément incapable de faire quoi que ce soit correctement..): il passe à Saint-Ouen (cad chez moi, quoi) le 2 juillet, et mon frangin fête ses vingt ans de mariage à Poitiers le même jour... bouhouhouououu (et puis je vais aussi rater Thomas Dutronc et plein de gens qui ont l'air super intéressants.... re-bouhouhouhou)

18 juin 2005

De la musique adoucissant les moeurs

 

    Hihi y a un petit ensemble (trompette, trombone, cor et sax + grosse caisse) qui vient de passer sous ma fenêtre, ca me met de bonne humeur tiens. En plus c'était super joli, le soleil sur les cuivres...

    Voilà je voulais vous faire profiter de ce moment de joie, au cas où ca durerait pas :D

    PS: Mise à jour sur mon site, j'ai ajouté une rubrique pour les zoeuvres de Max sur l'Hélicon. Allez, paske je suis de bonne humeur, un petit aperçu:

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Pas de mots sur la musique, les mecs, ils peuvent pas chanter et souffler en même temps, (sauf évidemment celui à la grosse caisse, mais c'est un détail :D )




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