Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

31 août 2005

Du Blog-Day

    Alors, voilà, il paraît qu'aujourd'hui est un jour spécial dans la vie de tous les blogueurs du monde entier...ai lu ca sur plusieurs sites, donc, j'imagine que ce n'est pas de l'intox. Je suis pas très fana des "fêtes du truc" et autres "jour du machin", mais aujourd'hui, soyons honnête, ca m'arrange. Parce que j'ai rieeeeeeen à raconter en ce moment. Et puis comme ça, j'ai l'occasion de parler de gens que j'aime bien lire, sans avoir à me plaindre, pour une fois. Elle est pas belle, la vie ?

    Le principe du Blog-Day, c'est "d'ouvrir sa maizzzon à d'autres horizzzons", tout ca tout ca, enfin vous voyez le genre. Bon, j'ai pas très envie de respecter toutes les consignes, parce que ca me gacherait tout mon plaisir. Quant à aller chercher des trucs "loin de ma culture", hein, bon faut pas pousser, d'autant qu'à partir du moment où je les aime, et ou je les cite et où j'en parle, ils intègrent ma culture, ces gens-là. La culture c'est pas un monument lourdingue et rococo qu'on va juste visiter de temps en temps. C'est con, mais il fallait y penser.

    Alors voilà, mes blogs du jour...

De Bric et de Blog, le blog de Veuve Tarquine. Qu'en dire, si ce n'est que ce qu'elle raconte me touche. J'ai quasiment jamais laissé de commentaires, parce que souvent, j'ai l'impression d'arriver dans quelque chose de trop grand et en même temps trop intime pour avoir le droit d'y laisser une empreinte. C'est très bête, mais c'est comme ça. Et pourtant rien d'ostentatoire, juste des morceaux de vie, avec des coups de gueule, des fous-rire, ses momes lumineux, son vieux chat, son écriture. Une madame que j'aime bien, vraiment.

L'oeil ouvert: Un blog d'artiste que j'ai mis récemment en lien, je sais pas si tout le monde a remarqué. Encore une madame qui fait des zoulies choses, des caligrammes à partir de photos. A chaque fois, la photo et le texte sont présentés ensemble. Je ne suis pas toujours perméable à la poésie, mais en revanche, j'aime bien quand on joue avec tout ce que les mots ont à donner, y compris leur iconicité (oouuuuuh le vilain mot, désolée). Et ce que fait Ossiane, je trouve que ca a énormément de grâce. Argh c'est trop dur de mettre des mots sur des impressions. Allez donc voir, moi je dis que des bêtises.

Paris-Emoi: Des instantanés drôles, émouvants, insolites. Un regard toujours curieux et incisif sur cette chose vivante qu'est une ville. Comment dire... ca me donne toujours l'impression de casser l'espèce de monolithisme qu'on a en tête quand on pense à "Paris" sans y avoir suffisamment vécu, ce qui est mon cas. Chuis là que depuis un an, et j'ai encore pas vu grand chose. "Paris", c'est encore largement un nom, et seulement parfois une somme de souvenirs et d'impressions (récents, qui plus est...).

Le blog du Festival BD-Blog, parce que c'est sympa, on peut découvrir plein de gens qui bloguent avec des bulles, et qu'en fait, j'aime bien l'association des deux media. Ce blog annonce et prépare un festival regroupant un certain nombre de tenants de cette formule, qui aura lieu le 11/09. D'ici là, des interviews des participants tous les jours. Et surtout, beaucoup de liens, avec des gens assez différents par leur style, leur trait, leur parcours aussi. J'irai bien y faire un tour, à ce festival. Ca va dépendre de comment j'avance (oui, je marche à l'auto-baton-carotte, c'est comme ça..) dans mon boulot, et aussi de si je trouve quelqu'un pour venir avec moi.


    Voilà, et parce que chuis une rebelle de la vie, j'en mets que quatre. Et toc.

Posté par Mlle Moi à 15:29 - Internautisme - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 août 2005

Ah tiens, bonjour vous...

    Ou plutôt, bonsoir... Ce n'est pas tant à vous, chers lecteurs, que je m'adresse qu'à l'ENOOOOOOOOORME sauterelle qui vient de jaillir de mon rideau vers mon lit quand j'ai tiré le premier avant d'aller me coucher. Bon quand je dis énorme, faut pas exagérer, elle mesure 4-5 centimètres quoi. Enfin y a déjà de quoi de tailler un bon steack de sauterelle, quand même. Surtout qu'il y a du muscle, hein, paske faut les sauter, les quatre étages. Evidemment, elle est sur le bord de mon matelas, et juste en dessous, sur la table de nuit, y a mon yaourt au pruneau (c'est super bon d'ailleurs, je vous le recommande).

    Si elle saute dans mon dernier yaourt au pruneau, je la ZIGOUILLE! Elle est prevenue. Habituellement, je suis plutôt diplomate avec les bestioles, surtout quand elles forcent le respect (quand je pense que moi je me traine les pieds dans l'escalier, et non, elle ,pouf, elle saute jusqu'en haut), mais quand même.

  1. Ce qu'elle vient de faire, là, ca s'appelle une effraction.
  2. Considérant que j'étais en train de me changer, on est à la limite du voyeurisme.
  3. Elle menace mon yaourt au pruneau, haut les coeurs, allons bouter l'ennemi par la fenêtre.

    Bon le temps que je finisse de mettre mon pyj, elle était reviendue sur le rideau, la ptite maligne. Elle pensait sans doute que j'oserai pas y toucher, que j'allais me mettre à jurer, à pleurer, à trépigner, et aller passer la nuit chez ma ptite maman?
  Et ben non. Comme je crois l'avoir précisé dans ma présentation, j'ai pas peur des bêtes. Quand on part en camping avec Amarante, c'est toujours moi qui chasse les bêtes un peu trop curieuses, pendant qu'Amarante se terre au fond de son sac de couchage (elle est pas là, j'en profite pour dauber, hein :D).

    Donc je tire suffisamment de rideau pour pouvoir rouvrir la fenêtre, je soulève le coin où la bestiole s'est posée, très délicatement (oui paske chuis une fille délicate moi...C'est pas pask'on n'a pas peur des bêtes qu'on est forcément une brute, hein, qu'est-ce que c'est que ces préjugés à la con?), et zou, le steak en puissance s'est envolé.

    Vais pouvoir savourer tranquillement mon yaourt au pruneau. Miam :)

 

  A part ça, je m'excuse auprès de toute la communauté Canalblog, je crois bien que c'est moi qui ai porté la poisse à tout le monde en parlant de Claude François l'autre jour. La chanson de l'aveugle de Saint-Lazare, c'était "Ca s'en va et ca revient", et c'est exactement ce qu'ont fait les statistiques, toute la journée ...

bon du coup, j'ai pas noté les koi-ke-google-do du jour, mais enfin y avait encore bcp de gens qui cherchaient des infos sur la banque qui vient de changer de nom et son nouveau logo, ca commence à devenir lassant. Z'etes tous des moutons, voilà.
Et la personne qui a tapé "tuyaux d'eau qui grincent" devrait faire une vidange, y a probablement des bulles d'air. Voilà, paske j'aime bien rendre service.

 

------------
Les mots sur la musique:
"You know the night time, darling
(night and day)
Is the right time
(night and day)
To be
(night and day)
With the one you love, now" The Right Time, Ray Charles

 

Et évidement, moi, quand le night time vient, j'ai le droit qu'à une grosse sauterelle. La vie est injuste.

Posté par Mlle Moi à 01:49 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 août 2005

Du train-train

    Bon, pas grand chose de palpitant dans la vie pourtant si aventureuse de Mademoiselle Moi, aujourd'hui.

   Elle fait un tour au marché en bas de chez elle (les poules n'étaient pas là ce matin, tant mieux), elle se promène, elle écoute, elle touche les tissus, elle regarde les grosses madames africaines en belles robes bariolées (elle voudrait les mêmes, sauf que sur elle ca ferait ridicule, le monde est mal fait), et pis elle remonte ses quatre étages, sans avoir RIEN acheté (oooh miracle.)

  Elle bosse assise par terre dans sa cuisine, dos à la fenêtre, histoire de bronzer un peu à travers l'appui en fer forgé (vous alllez voir les jolis dessins qu'elle aura dans le dos, après...). Elle farfouille dans ses centaines de pages photocopiées et manuscrites et ses dizaines de fichiers words pour retrouver la référence d'une citation mal notée. Et ce faisant, elle écoute Chopin, parce que c'est vachement bien pour travailler.

  Elle fait des sudokus en trépignant quand le manque de lecture se fait sentir. Tout ca parce qu'elle s'est interdit d'entrer dans une librairie avant d'avoir fini son p****** de mémoire, qui croît de façon exponentielle et dont elle ne voit toujours pas la fin (Mais la deuxième partie est presque presque finie (quoi elle était déjà presque finie y a deux mois? Oui, mais maintenant, elle est mieux presque finie..) Vous inquiétez pas, la troisième avance en parallèle). Elle a pris un coup de speed ce matin, quand elle s'est réveillée en sueurs (froides, les sueurs) après avoir rêvé d'un rendez-vous où son directeur de recherche lui annonçait comme date-limite de soutenance le 6 septembre (aaaaaaaaaaaaaargh).

    Elle reprend contact avec le monde. Oui paske ca fait dix jours qu'elle est rentrée d'Irlande, et à part ses parents au téléphone et les bonjours-au revoir d'usages aux bibliothécaires et caissières de supermarché, la seule conversation qu'elle ait eu de vive voix a duré 30 secondes, avec l'épicier marocain d'en bas. Mais la crise d'autisme est passée. Donc aujourd'hui, elle cause avec les deux-trois copines restées sur Paris (l'une part au Cambodge mardi et l'autre rentre en Hollande vendredi, elle va avoir une raison de faire l'associale, super ...). Et elle passe 1h30 au téléphone avec Amarante, pask'elles ont plein de trucs à se raconter, à échanger. Genre  "je t'échange le récit de mon voyage en Irlande contre le récit de ta découverte d'un pilier dans un chantier de fouilles." Les mots c'est comme les billes, et ce qu'il y a de mieux, c'est que quand on les gagne, l'autre les perds pas pour autant.

    Elle étudie les mérites comparés de la carotte et du kangourou avec ce pauvre Antoine qui revient d'Australie (et il est passé en Nouvelle-Calédonie, aussi.. c'est dingue, ca, tout le monde est en Nouvelle-Calédonie, cette année...Indri, Boulet, Antoine, tout le monde..) et qui comprend rien à ce qu'elle raconte (ben quoi, c'est vrai, si les carottes sautaient partout, ce serait plus difficile de les distinguer des kangourous.. non ?)

    Enfin voilà, elle vit sa ptite vie de Mademoiselle Moi, quoi...

Posté par Mlle Moi à 22:41 - En un mot comme en cent - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 août 2005

Du RSS

  Ok, alors pour faire plaisir à MarthinLothar, parce qu'il m'a dit qu'il m'aimait bien (en même temps, dans le même commentaire il dit qu'il est con, alors je me méfie :)), et aussi parce qu'aujourd'hui, j'ai pas grand chose à dire (ah si, l'aveugle de Saint Lazare n'aurait pas du changer son répertoire... Cloclo à la place de Brassens, personne n'y gagne au change: ca met tout le monde de mauvais poil, de bon matin, et ca m'étonnerait que le monsieur reçoive plus de soux), je vais vous causer du RSS. (Toutes les anciennes khagneuses de ma connaissance qui pronceraient ça [dyrs], au piquet !] (et celles qui connaissent pas l'alphabet phonétique international, et qui savent pas que [y] c'est le son que fait u, au piquet aussi).

    Parce que le RSS, c'est un grand incompris. Tout le monde le croise dans les rues d'internet, et y a pas grand monde qui lui dit bonjour, ni rien. Quant à essayer de comprendre ce qu'il fait dans la vie, personne n'en a rien à battre. Alors moi, avec mon profond sens de la sociabilité, et aussi pask'en ce moment, j'ai carrément autre chose a foutre dans la vie que de bidouiller des conneries, mais que mon sens de la contradiction est en lutte avec mon surmoi, je vais jouer les Super-Mademoiselles, et vous esspliquer.

    Du moins, ce que j'ai pigé... parce que je découvre ça seulement depuis hier, hein.. Mais si ça vous intéresse, on peut ouvrir une université de fin d'été pour étudier la question tous ensemble.

    Le RSS, ça sert, en gros, à signaler aux autres les mises à jour de votre blog (ou site, ou n'importe quoi qui se passe sur internet et qui se met à jour.) Me demandez pas comment ça marche, j'en sais rien. Est-ce que je vous demande comment marche votre oreille interne, hein? Vous seriez bien embêtés, et pourtant vous vous en servez tout le temps.
Pour se servir, il faut un lecteur RSS, un truc qui sache déchiffrer le code. Parce que vous, si vous allez voir tout seul cette page là: http://nanounours.canalblog.com/rss.xml, ben

  • ca vous fait pas gagner de temps
  • vous trouvez ça laid
  • ca vous gave au bout de la troisième ligne.

    Ouais, donc le lecteur-RSS, il vous décode tout ça, et il vous dit "Hey! Hey! Y a du nouveau chez Mademoiselle Moi !!!!" Et il vous communique son enthousiasme prodigieux (oui, parce qu'il est timide, alors on s'en rend pas compte, comme ça, quand on lui parle la première fois, mais le RSS est très enthousiaste, une vraie pile électrique.

    Bon, alors là, les néophytes se disent, ouais, mais attends, il suffit que je clique sur le lien pour voir si y a quelque chose de nouveau, je suis pas débile, hein...

    Certes. Mais l'avantage du lecteur RSS, c'est que vous rentrez dans sa petite mémoire toutes les adresses RSS des sites que vous lisez régulièrement (ou pas), et lui, il les vérifie pour vous, aussi régulièrement que vous le souhaitez. Donc, vous n'avez plus besoin de cliquer compulsivement sur les liens pour voir si y a du nouveau, vous n'êtes pas déçus quand il n'y a PAS de nouveau, et le GROS avantage qui tue tout, si vous avez bien églé votre truc et que vous dégainez la souris plus vite que votre ombre, vous pouvez être le premier à laisser des commentaires chez Angel, trop la classe !

    Hum. Bon bref, c'est intéressant pour les addicted comme moi qui passent beaucoup trop de temps chez eux, qui ont leur ordinateur greffé au bout des doigts (comment ça y a trois phalanges à un doigt ? et le gros truc blanc, au bout, là, c'est quoi? hein?), et qui en plus, ont besoin d'être connectés au net en permanence, histoire de se rappeller que le monde existe (bien qu'ils n'aient pas toujours très envie de le voir en vrai). Bon, le RSS c'est une invention de gros pathétiques, ok. J'assume :D

  Non mais sérieusement, si vous lisez beaucoup de blogs (ce qui n'est pas encore mon cas, mais je suis sure que ça va le devenir), et que vous n'avez qu'un seul créneau dans la journée pour le faire, et qu'il se trouve que c'est le même que le créneau où vous pourriez voir votre conjoint et vos enfants, ou passer l'aspirateur, ou regarder la télé, le RSS, ça vous fait gagner un peu de temps, vous êtes pas obligé d'aller vérifier chez toouuuuut le monde.

    Bon, alors, le côté technique, maintenant. Heu, moi j'ai essayé qu'un truc, et ma foi, ça marche, et comme en plus c'est le cousin de firefox, je vais faire de la pub, hein. Donc j'utilise Mozilla Thunderbird (qui permet aussi de lire les mails..). Vous téléchargez le piaf, vous créez un compte "blog et news", vous entrez toutes vos petites adresses après avoir cliqué sur "Gérer les abonnements".

    Et c'est là que les athéniens s'atteignirent et que les empoigniens s'empoignèrent. Les adresses, là, c'est pas les URL normales des blogs. Et non. Ca aurait été trop facile.

    Pour certains hébergeurs de blogs, aucun problème. Sur Canalblog, vous cliquez sur le lien "version xml", et vous copiez l'adresse dans Thunderbird, pas de probleme. Chez blogger, c'est pas affiché automatiquement. Empiriquement, sur ceux que je connais, rajouter "atom.xml" après l'adresse de base, ça fonctionne. Mais c'est ptet pas universel....Voila, enfin en général, y a quand même un truc qui dit "fil rss", "atom", "xml", syndiquez ce blog", enfin tout ça c'est bon. Les seuls fois où c'est problématique, c'est quand les gens ont fait eux-même leur blog, et qu'ils ont pas pensé au rss.

    Voilà voilà, alors maintenant que je vous ai bien embrouillés avec mes explications à la noix, je vous donne le lien ousque tout ça est esspliqué clairement, et ousque d'autres lecteurs-RSS (y compris certains directement sur le net) sont proposés ... c'est par

 

  *Heu note aux utilisateurs de Firefox sur Mac, le renard il fait un peu chier, desfois quand on clique sur le lien, au lieu d'ouvrir une page et de donner une gentille adresse, il préfère vous télécharger un sale fichier pourri. Utilisez Safari, sur ce coup-là.

 

les koi-ke-google-do du jour,

 

".site ou avec une photo de moi , je peu me mettre n importe qu' elle coupe de cheveux". Si jamais cette personne repasse par ici, ca m'intéresse aussi. J'aimerais bien savoir ce que je donne en blonde à bouclettes :)

 

"LCL crédit lyonnais": Soit ils ont officiellement dévoilé le nouveau logo aujourd'hui, soit quelqu'un a lancé un jeu de piste virtuel débile, soit une personne ayant une adresse dynamique n'a rien compris au systéme des favoris de son navigateur et pense que c'est la seule façon de retrouver mon blog. Dans les trois cas, j'en reste ébahie.

 

"Faire chier bnf": ouahaha :)

 

"Roxane Shakespeare" à ma connaissance, ces deux là ne se sont jamais rencontrés, mais je suis sûre qu'on pourrait écrire un bon succédané de l'Affaire Jane Eyre, avec une intrigue comme ça.

Posté par Mlle Moi à 17:47 - Internautisme - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 août 2005

De l'idole des jeunes (enfin, certains jeunes, ca dépend lesquels)

    Ok, j'ai enfin vu Charlie et la Chocolaterie. J'aime Tim Burton, j'adore Johnny Depp, et j'idolâtre Roald Dahl ..

  Mais quand même, ça m'a fait bizarre. Je veux dire, ca m'a plu, mais je sais pas si j'ai aimé. Bizarre, je vous dis. La cruauté de Roald Dahl multipliée par les obsessions particulières de Tim Burton, ca donne quand même un truc très très grincant. Chais pas si j'aurais emmené mes gosses le voir, personnellement. Enfin bon, je vous fais pas la critique, y a déjà beaucoup de choses qui ont été dites un peu partout (euh si je dis quand même un truc, Johnny Depp, c'est quand même quelqu'un :) )

    Bon, alors voilà, moi, je vais causer de Roald Dahl. Roald Dahl, c'est l'une de mes premières idoles (juste après Boumbo et Princesse Sarah, chronologiquement..). Depuis l'Enorme Crocodile (qui est resté chez mes parents, paske ca fait pas sérieux dans une bibliothèque de grande (bouuuuhouuu), au recueil de nouvelles Bizzarre, Bizzarre, il ne m'a jamais quittée. J'ai pas tout lu, loin de là, mais quand même. Le BGG, Matilda, Sacrées Sorcières, James et la grosse pêche, Charlie et la Chocolaterie, Charlie et le grand ascenseur de verre, Les deux gredins, Dani champion du monde, et surtout, l'un de mes préférés, La girafe, Pelly et Moi.

     Tout ca accompagné si possible des dessins mythiques de Quentin Blake, qui sont indissociables (en tout cas pour moi, et je crois pour beaucoup de gens) des textes de Dahl.
      Bon enfin tout ça pour dire que mon histoire d'amour avec Roald Dahl, c'est l'une des plus anciennes dans ma vie de lectrice, et c'est pas prêt de finir (y a des fois, j'aimerais avoir des enfants juste pour le plaisir de leur faire lire Roald Dahl.. desfois, seulement, hein :) ). Mais plus j'avance, plus je me rend compte d'une chose... Ce qu'il écrit, c'est super drôle, mais nom d'un chien, c'est terrible (au sens premier) ! C'est d'ailleurs pour ca que c'est génial et que ca passe aussi bien: il prend pas les gamins pour des crétins, aucune guimauve, et pas d'apitoiement non plus, sans que les mômes soient posés en super-héros, non plus. Ce qui n'est pas évident...

    Parce que je sais pas si vous voyez ce qui leur arrive, à ses gamins.. TOUS ces gamins... ils sont orphelins, maltraités, bouffés par des crocodiles ou des méchants géants (ou des petits vieux ubuesques), transformés en souris, et je cause même pas de la Chocolaterie, qui est un vrai festival sadique... Ok, ok, y a de l'espoir, un bon gros géant qui souffle des rêves avec une trompette dorée, une gentille et jolie institutrice compréhensive (ex enfant-martyre, elle aussi), des grands parents futés et bienveillants... Et le méchant crocodile s'en prend plein la gueule. Mais ca, c'est parce que quand même, il écrit des bouquins pour enfants. Si vous regardez les nouvelles pour adultes, il a un humour absolument cynique et glaçant, ce gars. J'ai pas lu les autobiographies, mais j'aimerais bien le faire. Je suis pas vraiment adepte de la lecture d'un texte à travers la biographie de son auteur. Mais là, quand même, je m'interroge...

    Parce que le clown triste, là, Willy Wonka, j'ai beau savoir que Tim Burton l'a chargé de tout plein de trucs à lui, et Depp sans doute aussi, il m'interpelle quand même sacrément... faudrait que je relise la Chocolaterie, parce que ca date, et du coup, j'ai du mal à faire la différence entre la partie roaldienne et le reste...

    Je suis troublée, troublée...

edit:
rhaaaaaaa mais c pas vrai,c a fait trois fois que je le corrige ce truc, je tape vraiment comme un veau. Désolée, les gens...

huhu à part ca je viens de découvrir les joies du rss, comment c'est beau la technologie...

Posté par Mlle Moi à 21:33 - Culture - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    Ouuuuuuuh les zamis, c'est officiel: même après vingt minutes d'étirage forcené (le cuir sera pas cher cette année), un copieux ptit déj et une douche, j'ai la tête profondément enfouie dans le seau (ou le seau méchamment enfoncé sur la tête.); Et en plus j'ai un vilain bouton sur le front, je suis en train de me transformer en licorne. D'où l'intéret du seau, pour l'instant, ca cache encore :)

    Pour être honnête, j'irai bien me recoucher, là. Mais non, sous vos zyeux ébahis (quand on y réfléchit bien, c'est pas évident du tout d'ébahir ses yeux, bravo, vous êtes trop forts..), je vais sortir et aller affronter le monde moderne, dans son plus terrible avatar: le métro. Heureusement que Les chroniques de San Fransisco sont là pour me soutenir dans cette dure épreuve.

    Si je suis pas revenue d'ici 24h, vous êtes autorisés à appeller les pompiers et la police.

Posté par Mlle Moi à 09:19 - En un mot comme en cent - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 août 2005

De l'architecture contemporaine.

    Mon vénéré père a coutume de dire qu'on devrait forcer les architectes à vivre quelques temps dans chacun des bâtiments qu'ils ont conçus. Vivre, je sais pas, mais utiliser, certainement.

    Régulièrement dans les pages de ce blog, j'évoque la BNF. La Bibliothèque Nationale de France. Plus précisément, le site François Mitterand (parce qu'il y en a d'autres...). Mais si vous savez, ce truc dont on a fait tout un tintouin il y a quelques années. Ce gigantesque complexe, avec ses quatre tours, avec une pseudo-forme de bouquins ouverts... Cette merveille du monde moderne et de la culture réunis... (si vous voulez une présentation plus précise, allez voir )

    Côté culture, c'est assez réussi, on peut pas dire. J'ai bien un certain nombre d'objections sur leur politique de rétention de la connaissance, mais enfin bon, j'ai pas à me plaindre, je fais partie des zheureux privilégiés à avoir accès au magasin.

    Bon, mais alors côté "monde moderne", je m'excuse, y a un os. Parce que c'est très zouli, très concept, et tout et tout... Mais c'est pas toujours très FONCTIONNEL.

    Prenez par exemple, leur zoulie esplanade, là. 60 000 m2 de zouli bois, et tout. Très class'. Mais quand il pleut, TRES glissante. Il y a bien des bandes anti-dérapantes, MAIS pas sur toutes les planches. Elles forment bien un chemin, MAIS ca rallonge le trajet de moitié (et quand il pleut, généralement, on a pas très envie de suivre le zouli labyrinthe pour arriver à bon port...).

    D'autant que bon, l'ensemble du complexe est prévu de telle façon que le trajet réel pour parvenir à l'une des entrées est facilement 4 fois plus long que celui à vol d'oiseau, vu que (et c'est pas de chance), l'entrée est nichée dans l'angle de la tour. (Toi aussi, ami lecteur, suis la parcours de la courageuse Mademoiselle Moi, en pointillé rouge sur le dessin...désolée, c'est un plan du haut de jardin, pas trouvé de plan de l'esplanade...).

planbnf

    Donc, déjà, entre arriver trempé comme une soupe et arriver avec une cheville cassée, faut choisir.

    Ensuite, une fois l'entrée atteinte, deuxième épreuve: le TRAVELATOR (en vert sur le dessin). Le cousin de TERMINATOR, vui vui vui, vous l'avez bien reconnu. C'est juste une rampe d'accès en pente. Parce que vous le savez peut-être (ou pas), la partie "bibliothèque" de la BNF est enterrée. La lumière se fait grace à un genre de grand Patio, d'une quinzaine de mètre de profondeur environ.
    Donc, le premier étage, le "Haut-de-Jardin", par lequel on accède à tout le reste, est en contrebas par rapport à l'esplanade. Vous suivez ?

    Donc notre petit étudiant, qui veut aller se culturer un coup, il doit emprunter le TRAVELATOR, qu'ils auraient mieux fait de nommer le TRAVEL-T'AS TORT (et en l'occurrence, il n'est pas du tout exclu que le tort tue bel et bien.) Déjà en temps normal, c'est assez casse-gueule, parce que l'angle est assez fort, donc à chaque pas vous avez l'impression d'être un éléphant. Et en plus, selon la nature de vos semelles, vous pouvez être un éléphant qui fait "squinch squinch", vu que le sol est recouvert d'un immonde truc caoutchouteux. Ils auraient pu mettre un tapis roulant, comme à la montée, mais non. Enfin bon, c'est pas grave, c'est désagréable, mais pas dangereux. SAUF...

    Sauf quand il pleut. Eeeeh oui, quand vous arrivez à cette étape du parcours, normalement vous avez déjà failli vous péter la margoulette au moins trois fois, et vous ressemblez à une serpillière mal essorée. Et là, on vous indique gentiment "Attention, par temps de pluie, le Travelator est TRES glissant. On vous conjure de faire gaffe". Les braves petits. Non, mais c'est vrai, c'est sympa de prévenir. Si j'étais vicieuse, je me casserai la gueule exeuhprès pour leur intenter un procès, non mais..

    Bon, donc, avec un peu de chance, vous arrivez en bas. Si vous méritez l'étiquette "chercheur" (ou si votre directeur de recherche a grogné suffisamment fort pour vous en faire bénéficier à tort, comme c'est mon cas), vous avez accès au Rez-de Jardin. Le lieu des délices, celui où on a (enfin) accès aux bouquins pour de vrai. S'ensuit une descente digne d'un silo nucléaire (qui serait enterré..). Douze mille bornes où on passe sa carte, quinze kilomètres d'escalators, et vingt minutes de marche à pied plus tard, vous vous installez à votre table. Là c'est vraiment pas mal, les architectes d'intérieur, eux, ils connaissent leur boulot. Si on est en hiver, pas de problème.

    Mais il arrive, parfois, dans une vie, que ce soit l'été. Et là, c'est la plaie. Pourquoi? Parce que.

    La BNF, c'est un grand rectangle, et la lumière, à l'intérieur, provient des grandes baies vitrées donnant sur le jardin (inaccessible au public, évidemment). Les salles de lecture sont disposées le long de chacune des deux grands allées qui longent les baies vitrées.

    De deux choses l'une, l'autre c'est le soleil. Prevert ne croyait pas si bien dire. Soit vous êtes du côté à l'ombre, soit du côté au soleil. Dans le premier cas, vous vous pelez le cul, paske la clim' est réglé de façon uniforme, et visiblement étalonnée sur le côté au soleil. Je vous raconte pas comment j'avais l'air con à me balader avec un pull autour de la taille, en juillet, quand il faisait 55°C, dans le métro.

    Dans l'autre cas, vous n'avez pas trop chaud, non, ça, ça va. En revanche, il vous est impossible d'utiliser votre ordinateur, et même lire un livre, ça relève du challenge, quand il fait vraiment beau, surtout s'il est assez neuf et que les pages sont bien blanches (mais là, je suis de mauvaise foi, parce que moi, je ne travaille que sur des bouquins jaunis ayant réchappé de l'incendie de la grande bibliothèque d'Alexandrie*.). Parce que ca brille. Remarquez, à pianoter sans rien y voir, hein, je perfectionne mon imitation de Ray Charles. Il me manque que le sourire béat.

    Là, je vous entends déjà, chers lecteurs. "Ouhlala, mais elle est jamais contente, celle-là, elle veut pas de pluie, elle veut pas de soleil,  gnagnanga"

    Et ben non, elle est jamais contente. Surtout qu'aujourd'hui, on a eu droit aux deux, because les giboulées (comme dans "j'i-les-boules") d'août (logique), et que, par chance, j'étais placée du côté soleil (c'est pas moi qui choisis, hein, c'est l'ordinateur).

    Ahah. La bonne blague.





* Je tiens à préciser (c'est juste au cas où un manque de second degré se ferait sentir quelque part dans l'assistance) que je suis au courant qu'à l'époque d'Alexandrie, les bouquins en tant que tels n'existaient pas. Merci de votre attention.

-----------------------
Les mots sur la musique:

"Be it downtown or way up in the air,
When your heart's pounding,
You know that I'm aware.

You make it easy to watch the world with love,
You make it easy to let the past be done,
You make it easy."

You make it easy, Air

Posté par Mlle Moi à 22:55 - Culture - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 août 2005

De la décoration

    Hihi, j'ai fait joujou avec totoshop et les options de présentation de mon blog... Merci à Perhaps pour les scans d'écritures. Si vous aimez, allez donc voir ses tableaux, ils en sont pleins :)

 

    J'ai d'autres idées, mais j'ose carrément pas aller triturer le css et le chteuhmeuhleuh. A chaque fois que je m'aventure dans un truc comme ça, c'est la catastrophe. Et quand je vois les emmerdes dont la pauvre Angel a écopé en essayant de changer ses templates, ca m'encourage pas tellement ...

----------
et du nouveau sur 3p: une zolie petite critique toute neuve de Crook, qui potasse son programme d'agreg :D Le Ravissement de Lol V.Stein, c'est par ici.
A propos, y a pas des gens qui seraient intéressés? Parce qu'on avance pas vite, côté critiques :) Bon enfin, c'est pas grave, ca fait un petit côté amateur un peu ridicule mais sympathique, comme ca :D

Posté par Mlle Moi à 23:46 - En un mot comme en cent - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

De mes troubles du comportement alimentaire

    Dans mon post précédent, j'ai fait une allusion à mon amour pour les brocolis. Et ce qui est immédiatement venu à l'esprit de quelqu'une, (Crookshank, pour ne pas la citer :D), c'est la Rubrique-à-Brac. Et bien je l'avoue, je n'y songeais pas du tout DU TOUT. Ma déviance est telle que, quand on prononce "brocolis" devant moi, je pense à "MIAM" avant même que la coccinelle de Gotlib ne s'impose à mon esprit... C'est grave, docteur ?

coc18

    J'ai une passion inextinguible pour la purée de brocolis, je voue un culte au concombre, je frémis à la vue d'une courgette, et je défaille à l'idée que peut-être un jour, les poivrons soient menacées d'extinction sur terre (mais on en est pas encore là, heureusement). Je pourrais vivre en ne me nourrissant que de tomates. J'aime les choux de Bruxelles (eh oui, eh oui, je suis un phénomène de foire, je sais ...). Et avant que certaines langues de vipères qui se prétendent mes amies ne la ramènent, OUI, je l'avoue, il m'arrive de manger des morceaux de pomme de terre crue. Même que c'est vachement bon. Ca a quelque chose d'assez madeleinesque, puisque ma grand-mère m'en donnait quand elle préparait la soupe.

    De toute façon, tout ça, c'est psychologique. Apprenez que mon papa me surnommait, il fut un temps, "ma poulette", quand mon grand-père, à la même période, me gratifiait de "mon poulet". Que ma moman m'appelait (et m'appelle encore, par moments) son grand lapin ou sa lapine. Et je ne m'attarderai même pas sur la dénomination "mon petit concombre de mer"...
Y a quand même de quoi provoquer un complexe identitaire. Et on s'étonne que je passe ma vie à bouffer du maïs et des carottes ?
Heureusement que personne m'a jamais appelée "mon ptit cochon", paske j'en serais ptet à bouffer les épluchures, maintenant.

  C'est une malédiction comme une autre, et si vous voulez mon avis, c'est pas pire que de coller de la mayonnaise partout ou que de se commander une énorme glace straciatella avec de la chantilly. Erk.

  L'avantage, c'est que je suis tout a fait capable de rester plusieurs mois sans ressentir le besoin pressant de manger un steak. Ce qui m'arrange, paske je mange souvent assez tard, et en hiver, aérer son appart à minuit paske ça sent la bidoche grillée et que l'odeur menace d'imprégner les fringues, les rideaux, le tapis, merci bien.  Je suis pas du tout végétarienne, c'est juste que mon comportement alimentaire quand je suis toute seule chez moi s'en rapproche naturellement. Heureusement, Mère Nature a inventé le poisson et le fromage.

    En fait, j'ai du mal à trouver un légume que je n'aimerais pas. Ah si, j'ai un peu du mal avec les endives et le fenouil quand ils sont cuits. Attention, hein, crus, j'adore. A une époque, j'essayai d'arrêter de bouffer compulsivement du chocolat. Je m'étais mise à manger une endive à chaque fois que j'avais envie d'aller farfouiller dans les tablettes de choco. Au bout d'un certain temps, j'avais directement envie d'une endive, ça marchait super bien. Pendant cette période, je descendais à peu près 5 kilos d'endives par semaine. La tronche des gens quand ma maman faisait les courses, ça devait être marrant :D.
   
    Je me suis calmée depuis, mais quand même. De temps en temps, comme ça, ça me reprend. Je me précipite sur le bac à légumes de mon frigo, et je fais sa fête à un paquet d'endives. Ou à trois bottes de radis. Ou à un demi chou-rouge. Miam Chompf Slurp. Parfois je prend la peine de faire cuire l'objet de ma convoitise (genre les haricots verts, paske crus, même moi, j'ai du mal), mais autant être honnête jusqu'au bout, c'est rare...

------------------------
Les mots sur la musique: 

"J'ouvre le frigo horreur c'est d'la folie!
Y'a plein de légumes!
Ah! Y'a même des fruits!

Y'a des détails qui trompent pas
j'crois qu'ya une fille qu'habite chez moi!" Y a une fille qu'habite chez moi, Bénabar.

Posté par Mlle Moi à 13:53 - En un mot comme en cent - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 août 2005

    Bon, là, j'aimerais bien vous dire quelque chose. Non, sérieusement, j'en ai vachement envie. Pondre un long billet bien con sur un sujet passionnant, comme j'en ai pris l'habitude ces quelques dernières semaines.

    Mais, allez savoir pourquoi, ça vient pas. Je vais pas dire que ça me surprend. C'est une situation que je connais bien. Je m'y retrouve régulièrement confrontée quand je me pose devant mon mémoire. Et à chaque fois que j'ai tenté d'écrire quoi que ce soit, dans ma ptite vie, ça a été pareil.

    Mis à part le mémoire, qui est un cas particulier, ça se passe toujours de la même façon. J'éprouve soudain un besoin urgent d'écrire. Je me précipite sur  un crayon, ou sur un clavier, enfin n'importe quel objet susceptible de laisser une trace de cette envie-là. Et paf, blocage. C'est pas l'angoisse de la page blanche, hein, non non. J'aime bien regarder les pages blanches, je trouve ça reposant pour les yeux, même. Quand j'arrive pas à m'endormir le soir, souvent j'imagine des pages blanches qui se contractent sur elles-mêmes. (Ca, c'était un truc inintéressant, certes, mais absolument inédit, inécrit, et non-lu, alors faites gaffe, sivouplé.)

    Nan, c'est pas l'angoisse de la page blanche. Plutôt celle de ma propre blancheur. Mon propre vide. J'ai rien à dire. Je ne suis pas du toute une adepte de la religion dont le dogme fait de tout créateur un être malheureux, je ne crois pas qu'il y ait besoin d'être un génie (compris ou incompris) pour arriver à sortir quelque chose de plaisant. Mais il me semble, quand même que parfois, ça doit pouvoir venir des tripes. Et dans tout ce que je suis capable de faire (c'est-à-dire pas grand chose, finalement, quand on y pense, mais, enfin quelques trucs quand même...), y a pas grand chose  de cette nature. Ah si, j'ai une passion régulièrement assouvie pour la purée de brocolis. Mais à part ça...

    La plupart des trucs naissent dans la tête, ou transitent par la tête. (ça fait complètement demeuré, dit comme ça..). Ca en fait pas mal. Et ça a ses avantages, ça permet de gérer sans trop de problèmes un tas de trucs pourriteurs-de-vie-en-puissance.

    Le truc, c'est que les gens qui n'écrivent, ou qui ne peignent, ou qui ne créent qu'avec la tête, ça me gave. Remarquez, je devrais déjà m'estimer chanceuse de pouvoir lire, écouter, et regarder sans que l'intellect envahisse cette zone-là. Mais bon, on est jamais content, je suis pas une exception à cette règle, j'en suis ptet même l'incarnation. Et quand je me dis que j'ai à peine dépassé 20 ans, j'ai un peu peur de m'imaginer à 60 ou 80 ans.

    Mais bon. Je suis certainement en train de me faire des films catastrophes à l'avance. C'est rarement une bonne idée. Alors en attendant que quelque chose vienne, je continue à faire ce que je sais faire, éventuellement à apprendre d'autres trucs, on sait jamais, ça pourra ptet se recycler un jour, quand j'aurai vraiment quelque chose d'important à en faire. Et pis bon, je vais continuer à osciller entre l'écriture de mes conneries (ici même) et  celle de mes sérieusetés universitaire  (d' à a obtenir des gratifications intellectuelles, j'imagine), histoire de pas oublier comment on se sert d'un clavier :D


    Et là, je vais donc poster cette vilaine chose lourdingue et peu subtilement exhibitionniste (mais bon, je ne peux pas l'être que dans les bons moments, hein), cette chose décousue que je viens d'écrire avec ma ptite déprime (ce qui n'augure pas très bien du moment où je parviendrai à écrire avec mes tripes, vous en conviendrez), cette chose que j'aurai très certainement envie de retirer dès demain. Ca non plus, c'est ptet pas une très bonne idée, mais faut bien que j'en fasse quelque chose, sinon ça peut me faire chier pendant un bon moment.


---------------------------
Les mots sur la musique: Attends/ Que la vie t'ait prise/ Dans sa main/ Que ton poing se brise/ Contre le sien./ L'habitude est prise./ On sait d'où tu viens/ Mais le fer ou la grille,/ C'est la porte qui s'ouvre enfin,/ L'ombre d'une fille/ Qui court le long d'un train.
Attends que le temps te vide, Gérard Manset.

Posté par Mlle Moi à 20:38 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3   Page suivante »