18 septembre 2005
De la bouffe chinoise
Ce matin, courses au Paris Store (supermarché asiatique) avec Jian.... avec comme résultat mon menu de midi: rouleau de printemps (miam), brioche à la vapeur fourrée à la viande (chompf), et perle de coco en dessert (rhaaaaa). Ouais c'est un peu zarb comme combinaison, mais on s'en fiche. Et Jian, elle a acheté de quoi faire des sushis pour fêter nos soutenances. Que de réjouissances à venir...
Bonheur intense, là, les amis. J'ai jamais mangé chinois aussi régulièrement que depuis que je suis à Paris (excepté, bien sûr, quand j'allais passer une semaine chez Jim, qui est taiwanais d'origine, et que même, sa maman, elle faisait des trucs trop bons), et CA, c'est un des GROS avantages de mon installation ici. Quand ma moman vient me rendre visite, on va régulièrement au resto chinois à trois minutes de chez moi, qui, bien qu'atteignant des sommets de kitch, est vraiment excellent. (Le soir où j'ai été manger une fondue chinoise chez eux avec un copain de mon frère, j'en ai rêvé, après. De la fondue chinoise, pas du copain, hein :P)
Ma première vraie
rencontre avec la bouffe chinoise a concordé avec ma première rencontre
avec les parents de Jim. Enfin, avant ça, j'avais mangé une fois (à
13-14 ans) dans un resto chinois en Allemagne, mais y avait une nette
influence germanique (remarquez, en France, y a surement une influence
francaise, hein).
Bon, bref, donc, Jim et moi, on
était ensemble depuis quelque chose comme deux mois, sauf que comme il
habite à Bruxelles et que moi j'étais à Valence, à l'époque, on se
voyait pas très souvent :). On avait décidé de faire chacun une partie
du chemin, et on s'était retrouvés à Paris. Et y avait ses parents.
Evidemment, on va manger dans le treizième arrondissement, et comme j'y
connaissais rien en cuisine chinoise, c'est le papa de Jim qui commande
pour moizaussi.
Aujourd'hui encore, je me demande si
j'ai pas été "testée". Jim, si tu passes par là, à l'occas', demandes à
ta Moman, y a prescription maintenant, et j'aimerais bien en avoir le
coeur net :D
Parce que ce que j'ai vu arriver, c'était
une soupe, avec dedans: des nouilles chinoises, d'énormes boulettes de
viandes très lisses, et des petits pois (enfin c'est les trucs qui
m'ont le plus marquée, à l'époque). Je rappelle que je ne m'étais
JAMAIS servi de baguettes, à l'époque. Ce fut épique.
- Les petits pois: Quand on apprend à manger avec des baguettes, tout ce qui est rond et lisse, déjà, c'est l'horreur, parce que ca roule, ca glisse, ca échappe.
- Les boulettes de viande: Pareil que pour les petits pois. C'est
rond, ca glisse, ca échappe. Et en plus, là, les boulettes, elles
étaient super grosses, et quand on maîtrise pas la technique pour
pincer quelque chose avec des baguettes, les écarter au maximum en
gardant suffisament de pression, c'est super dur. En trois secondes,
les boulettes étaient devenues les pires ennemies rencontrées dans mes
17 premières années. Parce que, quand enfin, vous avez réussi à en
choper une, après, faut la manger, la boulette. C'est comme le
steeple-chase, une fois que vous avez réussi à franchir la haie sans
vous viander la gueule, faut encore aller sauter la rivière, et pas se
noyer en tombant dedans. Dans le cas de la boulette: deux options.
Planter les dents dans la boulette, et essayer d'arracher un morceau à
l'ensemble. Généralement dans ce cas là, l'autre moitié se casse la
gueule de l'autre côté. N'oublions pas le cadre général, sivouplé,on
parle de SOUPE, là. Vous imaginez le spectacle quand les trois quarts
d'énorme boulette (un peu moins énorme, à présent) retombe dans la
soupe, depuis une hauteur approximative de 35 cm. Ou plutôt n'imaginez
pas.
L'autre option, c'était de manger toute la boulette d'un coup, et là, les parents de Jim ont sérieusement du se demander si leur fils ne leur avait pas ramené une métisse franco-hamster. "Vous voulez qu'on leur demande une fourchette?". "Non non, je vais m'en sortir, je vais y arriver gnnrrrngnnnr. S**** de boulette à la c*****." Héroique. Non seulement courageuse, mais téméraire en plus. - And last but not least, les nouilles chinoises. Ca glisse itou, ca dégouline, ca dégoutte, slurp. Mmmh, le ridicule ne tue pas.
J'ai du manger des trucs après la soupe, mais je ne m'en souviens plus. Sans doute que je devais me consummer de honte sous la table, enfin chais pas, toujours est-il que j'ai un genre d'amnésie séléctive concernant la fin de ce repas. Pour apprécier les charmles de la cuisine chinoise, faut le MERITER. J'avais passé le test, ptet pas victorieuse, mais enfin, vivante. Après, la maman de Jim m'a fait gouter plein de choses excellentes, et je suis devenue accro à la cuisine chinoise. Même que je la remercie pour ca, et que je lui fais des bisous, pendant que j'y suis. J'adore les germes de soja, le tofu, les champignons noirs (que lesquels Jian dit que ce sont pas des champignons, en fait), les pousses de bambous. Et les raviolis à la vapeur. Entre autres.
J'aimerais bien que Jian m'apprenne deux-trois trucs, ptet que ca me désinhiberait un peu côté cuisine (vous aurez peut-être compris que je ne suis pas une parfaite maîtresse de maison, et que dire que je suis une cuisinère désastreuse, c'est encore un doux euphémisme.)
Bon, là, j'ai de quoi manger asiatique pendant deux ou trois jours, ca va être la grosse orgie. Le régime? euh... je commence juste après... ou en octobre, plutôt, tiens. De toute façon, la bouffe asiatique, ca fait pas grossir. Et toc.
Commentaires
Décidemment !
Tout le monde parle de bouffe ce soir... Moi, j'adore aussi le porc sucré avec du riz et du nuoc-mam. C'est vrai que du chinois, on va en bouffer !
Je viens de découvrir ta note sur le nuoc-mâm. Et ta petite tambouille, ca me dit carrément bien.
ben ouais tu dois te douter que je passe de tps en tps.. 'fin bon c sympa de lire tes ptis morceaux de vie (tu me diras que c le but d'un blog mais bon ;)
et pr info, les nouilles que t'as bouffées ds le 13ème, c pas chinois, c viet-na-mien ! et tjs pr ta culture, ces fous de vietnamiens (et nous aussi d'ailleurs, adaptation aux coutumes locales obligent) se tapent ca tous les matins !
on appelle ca : pho bo (prononcé phoo eu bôô)
et au passage, la bouffe chinoise est quand même (objectivement) bien plus raffinée.
sur ce, bonsoir :)
niark, évidemment, je sais que tu passes, j'apostrophe pas dans le vide :). Même que ca me fait plaisir, que tu viendes de temps en temps.
quant aux nouilles, je jure qu'en me remémorant (que dis-je, en revivant)la scène tout à l'heure, j'avais l'impression que c'était des nouilles chinoises. Mémoire sélective et recomposant la réalité au gré de ce qu'elle a besoin de raconter, EN PLUS. La gredine.
Tes parents m'auraient donc testés aux nouilles vietnamiennes, pour être certains que je méritai les délices chinois? C'est encore plus tordu que ce que je pensais :)
MIAM
t'as réussi à me donner envie de raviolis vapeur et de nems à 9h du mat' ...
Seul hic : aucun resto chinois sur le campus!
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=50705&pid=816293
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :



