Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

27 décembre 2005

    Coucou les gens!

  Juste un petit mot pour vous rassurer: je blogue pas, mais chuis toujours en vie, bien qu'en état de décomposition intellectuelle fort avancé. Je suis pas sure que ce soit récupérable...

  Bon à part ca, passez tous une bonne fin d'année (ca c'est au cas où je ne reviendrais pas poster d'ici 4 jours..), et tout plein de bisous à tous (stock inépuisable).

    Message perso pour Jian: je t'appelle demain, ma belle!

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Edit: AHAHAHA il neige à Paris et je n'y suis pas! J'ai quand même une p***** de chance, moi, cette année :D (bon je ferai ptet moins la maligne demain, il paraît que ca va nous tomber sur la goule, mais bon... carpe diem, hein )

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22 décembre 2005

D'une maxime appréciable

    "Ne frappe jamais ta mère avec une pelle, ca risquerait de lui faire de la peine"

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Tut.

    Premier jour typique à Valence:

  Levée tôt, because la femme de ménage vient à 8h30, et qu'il vaut mieux être réveillée avant qu'elle arrive, histoire d'éviter le réveil brutal qui vous met de mauvais poil toute la journée...
    Commatage devant Babar (eh oui ..) et autres conneries, puis rendormissage (rendormissionnement?) blottie dans le fauteuil collé au radiateur (pas un radiateur éléctrique, pas de risques, je maîtrise) avec La tentation d'Angélique (commencé à mon dernier séjour, j'ai de la suite dans les idées...).
  Arrivée de Coco (frère de moi), repas, une quiche cramée (saloperie de four à chaleur tournante, j'ai encore foiré les réglages. Un jour j'apprendrai à lire, et j'arriverai à cuire un truc dedans, je me le jure solennellement).
    Conciliabule avec Coco pour savoir comment on organise les prochains jours en sortant le moins possible de la maison, vu que dehors, il pèle-la-vie-de-sa-mère.
    Grosse sieste. Emergeage vers 18h, ravitaillement à la superette du coin, après un aperçu de Casper à la télévision. Puis affalage devant la fin de  Mary Poppins (Juste le morceau de sucre qui aide la médecine à couleeeeeeeeeeer)
    Blog.

A viendre dans les prochains épisodes.

    Manger.
    Conneries avec Coco.
    Affalage devant au choix: Les triplettes de Belleville ou Little Big Man (suivi de Butch Cassidy et le Kid, rhaaaaa, lovely)

    Dodo à une heure certainement assez tardive.



    Oui, vous avez bien lu. Babar, Angélique, Casper, et Mary Poppins dans la même journée. Journée-Liquéfaction-complète-des-neurones, aujourd'hui.

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21 décembre 2005

Tralala

    Yesssss!
    Je rentre chez moi ce soir. Il va y avoir du monde dans le métro et je vais galérer avec ma valise lourde comme un âne mort, mais c'est pas grave. Y aura surement plein de gamins braillards dans le train, mais c'est pas grave. Je vais arriver vers 10h et des brouettes, il fera froid, et je devrai rentrer à pied, mais c'est pas grave. La maison sera vide, vu que mon frère finit les cours ce soir à Chambéry et fait la fête à Grenoble, et que mes parents folâtrent en Inde pour encore deux semaines, mais c'est pas grave. Je vais me faire engueuler par le chat de mon frère, qui attend probablement dehors depuis deux jours (dernier passage de quelqu'un à la maison), et qui doit se geler passablement les fesses, même si elles sont couvertes de fourrure, mais c'est pas grave (on fera un gros calin pour le réchauffer, et toc).

  Et là, j'ai l'air de me plaindre, mais en fait, vraiment, c'est pas grave :D Je suis vachement contente de rentrer à Valence.

Posté par Mlle Moi à 16:43 - Brèves - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 décembre 2005

D'un scandale inommable

    Et voilà, ca recommence. Non content de transformer leurs balcons en Las Vegas miniatures, certains de mes voisins viennent à nouveau de commettre le crime ultime. Le père Noël se retrouve à nouveau, cette année, pendu aux balcons et fenêtres de certains de mes voisins. Certains sont quand même charitablement dotés d'une échelle, d'autres tiennent une corde à bout de bras, leurs pieds se balancant désespérement dans le vide. D'autres enfin sont purement et simplement pendus par le cou.

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    C'est un truc que j'ai vu pour la première fois, dans l'est, où d'ailleurs le taux de pollution lumineuse par guirlandes clignotantes et inscriptions kitsch au néon est certainement le plus élevé de France. Et depuis quelques années, le supplice pèrenoelesque se répand comme la peste. J'en ai vu à Valence, et à Paris également. C'est un peu comme les Illuminations de Lyon. Au départ, c'est un truc très ciblé, avec une signification (religieuse) très particulière, et une extension très réstreinte dans le temps. Le 8 décembre, on colle des petits lumignons sur ses fenêtres. Depuis quelques années, ce ne sont plus des lumignons mais une débauche d'effets pyrotechniques auquel on a droit. Ce n'est plus seulement le 8 décembre, c'est toute la semaine du 8 décembre, avec des restes jusqu'en janvier (remarquez, je sais pas pourquoi je me plains, une de mes voisins d'en face a gardé son bonhomme de neige en plastique et les guirlandes clignotantes de son balcon jusqu'en mars, l'an dernier). Et ce n'est plus seulement à Lyon, mais dans toute la région Rhône Alpes.

       Mais revenons en à nos pères Noel. Je voudrais ici pousser un cri de désespoir ainsi qu'un rugissement de protestation.

  NON A LA PENDAISON RITUELLE DU PERE NOEL !!!! REFUSONS CET ACTE DE BARBARIE INTOLÉRABLE, ENROBÉ DE MERINGUE SIRUPEUSE!

    Et qu'on ne vienne pas me dire que le père Noël, n'existant pas, ne ressent rien, et que donc, il s'en tape d'être suspendu au dessus-du vide. D'abord, c'est un argument spécieux, qui ressemble fort à un discours raciste (genre le père noel n'a pas d'âme, il ne peut donc avoir le vertige). Ensuite, très honnêtement, c'est quand même esthétiquement douteux. Nan, rayez-ca. C'est laid. Et c'est sinistre. Si vraiment vous tenez à fêter la fin de l'année par des actes monstrueux, je suis certaine qu'on doit pouvoir trouver des trucs paiens pour le solstice, qui soient plus class'.

  Je suis donc assez tentée d'organiser des opérations commandos groupées, simultanées dans toute la france, pour aller décrocher ces pauvres Pères Noël et leur rendre la liberté (oui, en plus, y a déjà un précédent avec le Front de Libération des Nains de Jardin, on devrait donc pouvoir trouver des soutiens de ce côté-là.). (Pendant qu'on y est, on pourrait aussi en profiter pour modifier un peu les décorations de Noel de Saint Ouen, celles de l'an dernier étaient nettement plus zoulies et sobres)

    Qui est avec moi?

Posté par Mlle Moi à 20:27 - En un mot comme en cent - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 décembre 2005

De Rembrandt

    Dans mon Nouvel Obs de la semaine dernière, il y avait un article sur la célébration du quatrième centenaire de Rembrandt en Hollande. Ca me fait trop envie. Y a pleins d'expos, avec différents thèmes, en particulier à Amsterdam (mais pas seulement). Et le Rijksmuseum va exposer, au cours de l'année, l'ensemble des oeuvres du peintre, par séquences. Le programme me fait déja baver.

26 January - 19 February 2006 : All the paintings from the Rijksmuseum collection
24 February - 18 June 2006 : Rembrandt – Caravaggio
9 March – 24 May 2006 : Really Rembrandt?
2 June - 6 August 2006 : Nightwatching by Peter Greenaway
11 August - 11 October 2006 : All the Drawings, part I: the Storyteller
14 October t/m 31 December 2006 : All the Drawings, part II: the Observer.

  Faut vraiment que j'aille faire un tour en Hollande cette année. Le problème (mis à part que j'ai pas de sous, paske si je commence à m'arrêter à ce genre de détails..), c'est que je ne sais pas quelle période choisir. Ils se sont bien démerdés pour répartir les trucs intéréssants toute l'année. En fait, faut que j'aille y passer une dizaine de mois, pour être sure de tout voir ;D

  Bon, la collection du Rijksmuseum (la première séquence), je l'ai déjà vue, mais j'avais quinze ans, et j'en ai des souvenirs assez flous (à part quelques autoportraits qui m'ont laissé un souvenir ébloui.). Et puis, en dehors du Rijksmuseum, et même d'Amsterdam, y a encore d'autres expos, à Leiden et la Hague. Pour ceux que ca intéresse, l'ensemble du programme est disponible sur ce site.


  En attendant, et en tenant compte de mes finances défaillantes, je vais quand même me faire deux plaisirs ce week-end. je vais avec Indri et Jian voir Tartuffe à la Comédie Francaise samedi aprèm. Et ensuite, dimanche soir, avec Amarante, on va voir l'expo Klimt, Schiele, Moser, Kokoschka: Vienne 1900. Uhuh, autant vous dire que j'attends tout ca avec impatience :D

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12 décembre 2005

De l'écriture

    Je voudrais écrire. Ou savoir écrire. Je sais pas trop. Ca revient au même, le fait est que, de toute facon, je n'écris pas. Pourtant, il y a des moments, l'écriture revient comme un besoin. Qui enfle. Et puis qui retombe, après s'être heurté au mur de mes inhibitions.
    C'est marrant comme tout le monde écrit. Je ne parle même pas de bien écrire, hein. Juste écrire. Y a plein de gens à qui ca ne pose pas le moindre problème de s'imaginer écrire. De se dire "Je prends mon stylo ou mon clavier, et je couche par écrit ce que j'ai à dire. J'écris une histoire, un roman, un poème, que sais-je encore". Rien que dans mon entourage, j'en ai déjà plusieurs, des comme ca. Même ma nièce de 12 ans écrit, et pas mal, même. Et puis bon, internet, c'est une mine de gens qui écrivent. Il n'y a qu'à voir le nombre de journaux intimes qui se résument à de la poésie. Notamment chez les ados. Ou alors, prenez les fanfictions (pour ceux qui connaissent pas, ce sont des histoires écrites par des fans d'un film, d'un bouquin, d'une série télé, d'un jeu, etc..., qui reprennent l'univers en question). Ca fourmille. Y en a des bonnes et des moins bonnes, évidemment, mais l'important, c'est qu'il y a une part non-négligeable de la population (en particulier chez les moins de 30 ans) qui est assez désinihibée pour se lancer dans la rédaction d'histoires qui comptent parfois jusqu'à des dizaines ou des centaines de chapitres. Du coup d'ailleurs, la capacité à écrire est complètement désolidarisée de la maîtrise formelle de l'orhographe (par exemple). Ce qui est assez rassurant. Le grand méchant ogre de l'orthographe française n'est pas suffisant pour effrayer les agneaux et les empêcher de bêler.
    Paske non seulement ils écrivent, ces gens, mais en plus, parfois, ils écrivent très très bien, avec un fond et une forme originaux, des développements amples, et des trouvailles de style.
    C'est un peu ça, mon premier problème. Envie, voire besoin, d'écrire. Ouais, mais quoi?

    Ce qui est débile, d'ailleurs. Je raconte bien mes petites counneries sur ce blog, et je ne fais même pas partie, en tant que lectrice, de ceux qui pensent que la littérature nécéssite un sujet sortant de l'ordinaire. Non non, rien de tout ca. C'est juste que quand je me dis "Je vais écrire, dans le seul but d'écrire" (ouais paske par exemple, le blog, c'est 1/3 pour l'écriture, 1/3 pour communiquer, 1/3 (un gros) de narcissisme), je bloque. Je crois bien que ces moments-là font partie de ceux où je me sens le plus vide. Les quelques tentatives qui vont jusqu'à la pose effective de quelques lignes sur le papier me décoivent encore plus que celles qui avortent dans l'oeuf. Ne serait-ce que parce que je reconnais mes lectures en transparence derrière mes phrases. J'ai beau savoir qu'un style, ca se forme en écrivant, et qu'il ne préexiste pas à l'écrit, je me décourage en découvrant celui des autres prendre la place du mien.
    Cela dit, je suis à peu près capable d'écrire quand il s'agit de déconner gentiment (genre ici), ou au contraire, quand il faut fournir un travail académique, type universitaire. Mais même pour en arriver là, dites donc, quel boulot. Au lycée, à l'age où on vous demande de commencer à écrire des dissertations, j'avais une écriture étouffée dans un corset. "Germanique", disait ma mère. Enserrée dans des structures lourdes, quadrillée par les formules d'argumentation. Il se trouve que mes parents sont tous les deux des gens qui font écrire les autres (ils les font penser, aussi, mais là n'est pas la question :) ). J'ai donc eu le droit à deux ou trois trucs marrants, pour réussir à ouvrir mon écriture, ou pour me "débloquer" quand la page blanche ,me narguait. Pour déscolariser tout ca, libérer, alleger. Ca a un mis un moment (c'est ptet d'ailleurs pas tout à fait fini :D ). Bon, le problème, c'est que j'ai basculé dans l'extrême inverse. J'ai allegé, mais en même temps j'ai dilué. Avant c'était trop dense, et maintenant, souvent, c'est trop impressionniste, trop délayé.
    N'empêche, je me rappelle la fois où, alors que je buttai sur une introduction récalcitrante, ma mère mavait conseillé de piocher un mot au pif dans le dictionnaire, et de m'imposer comme contrainte de l'inclure dans le texte. De tisser l'introduction autour de ce noyau arbitraire.

    J'ai pioché "machine à coudre"... Bon, finalement, le mot n'apparaissait pas, mais les errances provoquées par la contrainte m'avaient entre-temps permis de décoincer la beste, et c'est ensuite allé comme sur des roulettes.
    De la même façon, je suis du coup assez attirée par les écritures à contraintes. Eh, c'est pas pour rien que j'ai axé mon mémoire de maîtrise sur Perec sur les oeuvres à contrainte :D. Mais bon, ca m'agace un peu d'être obligée de tromper ma propre attention par la brillance de la contrainte, dans l'espoir que "l'inspiration" en profitera pour se profiler derrière :D

       Et puis même ca, ca reste ponctuel, et isolé.

    Bon, c'est pas désespéré, remarquez, chuis pas encore complètement décatie, ca finira ptet par venir. En attendant, je continue à écrire mes bêtises ici, c'est toujours ca de pris, et ca évite au clavier de rouiller :)

Posté par Mlle Moi à 21:14 - En un mot comme en cent - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

D'une rectification

    Je me suis fait une remarque ce matin en relisant ma note d'hier, et la personne concernée à rencheri quand on s'est croisés dans les couloirs de la fac ce matin. Donc...
    Soyons honnêtes:

    Certes, c'est Vincent qui est passé à travers la vitre samedi soir, mais il faut dire qu'on s'y était mises à plusieurs pour la malmener avant ca. Ok, il y avait une part d'égo masculin dans son action, mais en même temps, faut le comprendre, il est entouré de filles en permanence, dont certaines (qui, moi?) ne sont pas toujours très faciles à vivre, et donc, il faut bien qu'il tienne son rang (autrement qu'en nous amenant des trucs chocolatés à bouffer tous les deux jours, ce qui est déjà fort sympatique de sa part :D ). En plus de ca, il voulait surtout nous aider, vu qu'on arrivait à rien, nous, les filles.
    D'ailleurs, il était super contrit après coup, alors que bon, c'est pas dramatique quand même, et ca peut arriver à tout le monde. Moi par exemple, la dernière fois que je suis allé chez Sissyneck, j'ai pété une assiette (super zoulie avec des petites décorations toutes mignonnes, en plus), et je me suis sentie très con aussi.
   
    Le fond de l'histoire, c'est que d'habitude, les boulets, c'est Indri et moi. Pour une fois, on était contentes, quoi :D

Posté par Mlle Moi à 12:05 - Brèves - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 décembre 2005

De certaines soirées.

    Y a des soirées, comme ca.

  Des soirées où on fait la cuisine tous ensemble, avec les mains qui collent, les épluchures qui volent et les couleurs qui se mélangent.
  Des soirées où on shoote dans la bouilloire qui était par terre, et où on laisse la moquette absorber une partie de la flotte, paske c'était écrit.
    Des soirées où on passe une demi-heure à se demander à quoi nous fait penser le goùt de ce fruit exotique dont j'ai déjà oublié le nom, et à déguster tous les autres, ceux qui sont tout poilus, ceux avec qui il faut se battre pour avoir le droit d'y gouter, ceux qui ressemble à des petit-poti-ronds, sauf qu'ils sont blancs (et la petite peau, là, faut la manger?)
    Des soirées où on parle au téléphone avec la maman d'une coupine, qui tenait absolument à discuter un peu avec chacune des personnes présentes, et où essaye d'avoir l'air de mériter les choses qu'elle vous dit, paske quand même, ca fait plaisir, hein.
    Des soirées où on se met à deux (filles) pour ouvrir un battant de fenêtre gonflé par l'humidité, et où le premier mec qui passe, croyant être le seul capable de refermer ladite fenêtre, finit par péter un carreau.
  Des soirées où votre serviteuse prend les choses en main, et fabrique un super système D pour protéger sa coupine du froid, paske quand même, faire venir un vitrier le dimanche, ca va couter bonbon, et ce serait mieux si on pouvait attendre lundi matin.
    Des soirées avec du poulet un peu trop salé, mais super bon quand même, et une salade de fruits toute blanche, et aussi plein de gousses d'ail très-tresses traîtresses déguisées en bout de pommes de terres. Des soirées où on charrie le mâle sus-cité, paske théoriquement, on va le sentir venir à quelques kilomètres à la ronde pendant quelques jours :D
  Des soirées où la bouteille de vin rouge ne fait pas partie du tout du tout des causes du fou-rire général. Juste, ce sont des soirées sympas, avec des gens sympas. (mais le vin était bon, quand même).

Posté par Mlle Moi à 21:54 - En un mot comme en cent - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 décembre 2005

De mon portrait objectif

    Crooke m'a demandé de faire mon "portrait objectif"...C'est pas un oxymore, ca ? Bon, enfin, on va essayer, hein.

    On va commencer par le portrait physique, c'est le plus simple, et comme ca on est débarrassés. Mademoiselle Elle, sachez le donc, est de taille moyenne, pas très bien proportionnée (jambes de basset et dos trop long). Le genre plutôt ronde. Pas obèse, mais trop ronde. Disons, selon les périodes, entre 7 et 10 kilos de trop. Mais bon, comme je ne fais pas de sport, et que je ne fais pas non plus de régime, y a peu de chances que ca change de sitôt.
    Je ressemble paraît-il à ma grand mère paternelle, d'origine moldave. J'ai la peau très claire (le genre pénible), les yeux oscillant entre le bleu, le gris et le vert selon la lumière. Ils sont petits mes yeux, et ils font des demies-lunes quand je rigole (c'est-à-dire souvent). Mon nez est lègèrement retroussé, et ma bouche, qui me mangeait le visage quand j'étais petite, est encore aujourd'hui de dimensions assez respectables, avec des lèvres plutôt pleines. Et même si vous voulez tout savoir, ma lèvre supérieure avance un peu plus que l'autre, ce qui me donne un profil assez zarbi, je trouve.
    J'ai pas vu la vraie couleur de mes cheveux depuis plus de 8 ans, mais pour autant que je me souvienne, naturellement, je suis châtain. Et artificiellement, j'ai les cheveux acajou, ce qui finalement, va assez bien avec la couleur de ma peau. Ils ne sont ni bouclés ni vraiment raides, et en ce moment, ils sont longs (pas tout à fait jusqu'à la taille).
    Grosso modo, donc, je me situe quelque part entre ces deux extrêmes:

  doll1           nanousouthpark1

(puisque ca a l'air d'être la mode aux portraits southparkiens..mais Crooke l'avait déjà fait il y a quelques mois, hein). Ahah vous êtes bien avancés, hein? :D
    Je trouve ma voix difficilement supportable (en tout cas sur enregistrement). Je peux descendre assez loin dans les graves quand je suis fatiguée ou que j'ai une conversation vraiment sérieuse, mais si je suis énervée, ca dérape facilement dans les aigus. En plus j'ai un cheveu sur la langue. Franchement, je me demande comment les gens se retiennent de chercher à me bailloner chaque fois que j'ouvre la bouche :D
    A part ça, je ne suis pas très girlie, quoique de temps en temps, j'aie des poussées de fillasserie (Y a deux ans, par exemple, je me suis fait repercer les oreilles, et j'ai acheté des bottes en cuir genre dominatrice, que je ne met jamais que sous un pantalon :D). En fait, c'est souvent un peu bizzarre: je me maquille et je porte des talons, mais tout ce qu'il y a entre les deux fait sac-à-patates :D En hiver: jean, sous-pull, gros pull (long et à col roulé de préférence), en été: jean et débardeur. J'ai horreur du shopping (demandez aux coupines la plaie que je suis :)).

    Pour le reste, ce sera en vrac, messieurs-dames.

    Je suis de caractère plutôt paisible, et dans l'ensemble, j'essaye de faire gaffe à ne pas piétiner les gens qui m'entourent. Je ne me mets pas souvent dans des colères noires, mais quand ca arrive, c'est sans crier gare, et ca surprend. Et là, en revanche, il peut m'arriver d'être violente. Et en général, j'en suis super mal (physiquement même) dans l'après coup.
  Je suis assez sociable, j'engage facilement la conversation, je suis plutôt souriante, et pas trop timide. J'aime bien aider les gens dans la mesure où ca m'est possible. Je suis très prompte au fou-rire, ce qui me semble être un trait de caractère plutôt apppréciable.
  Mais je suis assez autiste aussi. De temps à autres, quand j'ai vu trop de gens, j'ai besoin de prendre plusieurs jours pour moi, en tête à tête avec moi-même. J'ai beaucoup de mal à admettre les intrusions non-programmées dans mon espace personnel. J'aime bien recevoir, mais vaut mieux prévenir avant, sinon je me sens très agressée :) J'ai horreur d'être tyrannisée/vampirisée, et par conséquent, je lutte pas mal contre mes propres tendances à coller les gens. On m'a reproché une fois de ne pas prendre d'interêt à la personne devant moi. Je pars surtout du principe, quand je ne connais pas les gens, qu'ils sont les mieux placés pour savoir ce qu'ils ont envie de me raconter
    Bien qu'étant foncièrement égocentrée et très bavarde, je crois être capable d'écouter les gens. Y compris les gens qui vont mal. Je ne suis pas certaine de pouvoir aider activement quelqu'un en parlant avec lui, mais au moins, je suis capable de l'écouter sans m'effondrer sous le poids de ce qu'il me raconte.
    En revanche, et c'est certainement l'un de mes grands défauts, à part certains membres de ma famille proche, je ne fais confiance à à peu près personne pour l'inverse. Soit que les gens aient leurs propres problèmes, soit que je ne les sente pas capables de gérer ce que j'ai à dire, soit qu'ils risquent de le retourner contre moi dans des moments de colères, le fait est que je garde mes vrais moments de dépression hors de portée. Résultats, ce sont mes pauvres parents qui écopent :) Remarquez que depuis quelques années, j'ai quand même appris à dire "là ca va pas, ne vous inquiétez pas, je reviens dans quelques temps", au lieu de disparaitre sans prévenir. Bon à part ca, pour les choses pas importantes, je me plains tout le temps :D. Je  suis très forte pour geindre, et pour me plaindre de moi-même, en particulier (cf. infra)

    Je suis née dans une famille d'intellectuels, et par dessus le marché, j'ai fait trois ans de khâgne... j'ai donc des prétentions à la culture... des prétentions seulement, paske finalement, plus j'apprend, moins je sais. Je m'intéresse à énormément de choses, mais je n'ai pas vraiment de passions...sauf peut-être la lecture (en tant qu'activité physique :D), mais là, ca relève plutôt de la pathologie que de la passion (même racine, un cran au dessus). Si le petit moulin dans ma tête est privé de grain à moudre, très vite, je déprime. Mais à part ca, je suis une flemasse de première. La vérité, c'est que j'ai une grosse capacité de travail, mais que je me démerde pour ne pas avoir à la mobiliser trop souvent.
    Ce qui explique d'ailleurs sans doute l'insatisfaction chronique que je ressens face à ce que ma petite tête produit (en particulier dans le domaine universitaire, donc). J'ai tendance à ne me juger que d'après mes propres critères, et évidemment, je réussis assez rarement à égaler de fait ce que j'imagine pouvoir faire. Cela dit, je suis assez douée pour sentir le vent, et me conformer à ce qu'on attend de moi. Je fais assez bien illusion quand je ne suis pas à la hauteur (cf la formule citée par Crooke: "savoir parler de tout, y compris  surtout de ce que l'on ne connait pas". Je n'en suis pas particulièrement fière. Dans ces cas-là, je suis la seule mécontente de moi, d'ailleurs. C'est pas de la fausse modestie. De la mégalomanie, ptet. D'ailleurs je veux toujours avoir raison. Et je dispose par conséquent d'une bonne réserve de mauvaise foi. Et je n'aime pas qu'on me le fasse remarquer :D

   Je suis une femme moderne, ce qui signifie que je ne sais pas faire la cuisine, que le ménage m'emmerde et que je déteste le repassage. A vrai dire, tout ce qui touche à l'intelligence pratique, chez moi, est un peu atrophié...je suis assez maladroite, j'ai du mal à me souvenir de toutes les données du problème dès qu'il s'agit d'organiser un truc, j'ai un sens de l'orientation pourri, j'arrive jamais à prendre une décision, je suis étourdie, bordélique. J'ai déjà dit que j'étais bavarde. Cela a comme corollaire que je radote (n'arrive pas à me souvenir à qui j'ai raconté quoi..), et que les gens qui veulent pas m'entendre parler de moi feraient mieux de ne pas m'adresser la parole. D'où l'ouverture du blog, au moins, c'est fait pour.
   
    Souvent, je suis toute petite, et desfois, je suis vieille et fripée. "Grande" ou "adulte", c'est rare :) Au final, je peux pas dire, comme l'a fait Tippie, que je me déteste autant que je m'aime. Au fond, je ne suis pas sûre de m'aimer beaucoup, mais je me supporte. Simplement, des fois, je m'agace un peu.
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La régie parentale m'informe qu'elle n'est pas d'accord. Comme quoi, l'objectivité c'est relatif.

Posté par Mlle Moi à 17:05 - Chaînes, questionnaires et patates chaudes - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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