Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

15 janvier 2006

De ma groumpf-attitude

    Cette semaine est pour beaucoup d'étudiants, et en particulier, moi, une semaine de partiels. Jusqu'à il y a quelques jours, je ricanais quand des confrères faqueux se plaignaient des examens terrifiants qui les menacaient: Boah, nous tu sais, on a juste un petit truc en bulgare, et un puis une heure et demie d'exam en semantique le lundi suivant, et le reste du temps (deux semaines officielles de partiels à la Sorbonne, pendant lesquelles on n'a pas cours, + une semaine de vacances. Mouarf), ca va etre boulot intensif sur le mémoire.
    Résultat, j'ai effectivement eu un ptit truc ridicule en bulgare. Mais je me suis ensuite rappellée que pour le partiel de sémantique, fallait réviser mes notes (ca, ca va, tant que j'arrive à me relire...) et surtout relire le texte sur lequel est basé le séminaire. Là tout de suite on rigole nettement moins; je peux même pas vous donner un exemple rigolo, paske les plus marrants, ils sont bourrés de signes logiques que ce pauvre canalblog serait bien incapable de reproduire. Bon enfin ca fait plusieurs jours que je m'énerve sur cette connerie, et CA ME GAVE.
    Et en plus j'ai appris vendredi dernier que jeudi prochain (ca va vous suivez?), j'ai une espece de partiel bouche-trou dans une autre matière (celle de mon directeur, en fait) pour faire plaisir à l'administration qui veut absolument que nos notes soient semestrialisées (oui, c'est un vrai mot qui existe, ca, parfaitement.) Le prof qui a été prévenu au dernier moment, fera donc passer 60 personnes à l'oral dans une journée. Ce qui nous fait des oraux d'approximativement 10 minutes. Mais bon, chuis consciencieuse, et donc je vais quand meme le bosser toute la journée de mercredi et une bonne partie de jeudi (jusqu'à l'heure où je passe, quoi). D'autant que ce truc insignifiant aura un assez gros coefficient.

    Bref, ma semaine de boulot sur le mémoire, je peux gentiment m'asseoir dessus. De toute facon, je sais pas pourquoi je m'énerve, vu que j'ai aussi appris (Vendredi dernier fut une journée de grandes révélations) que le mémoire en question, il va compter pour des cacahuètes dans le décompte final.  Bien la peine qu'on se fasse chier à produire quelque chose de correct, tiens. Je me demande bien pourquoi tout le monde nous rebat les oreilles avec ce qu'ils ont baptisé le "master recherche", si les futurs chercheurs sont évalués sur leurs capacités à retenir trois exemples par coeur et à les recracher poliment au jour dit (et évidemment, à les oublier tout de suite après, paske les applicatifs en kinyarwanda, c'est fun, mais ca n'aidera pas la majorité des gens à trouver un boulot après, surtout sorti du contexte comme ca). Enfin pour ce que j'en dis, moi...

    J'aime pas la fac, voilà.

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Les mots sur la musique:

"You've got to accentuate the positive
Eliminate the negative
Latch on to the affirmative
Don't mess with Mister In-Between"

Ac-cent-tchu-ate the positive, Andrews Sisters

Commentaires

Le kinyarwanda... Ouah! Plutôt dans le grognardwanda non? Allez comme le dit cette fière devise familiale, "ce n'est qu'un long et horrible moment à passer..." Tiens bon!

Posté par Still, 15 janvier 2006 à 19:47

Ou alors le niarkniarkniarkwanda. Au fait, yzont pas des livres de magie dans toutes ces langues là…avec des bons trucs pour envoyer des sorts à ceux qui font des misères aux étudiants? du genre: les changer en ministres de l'intérieur? leur faire pousser des bonnets d'âne inamovibles sur la tête? leur faire piquer des fous rires pendant les conseils d'UFR? ou simplement les changer pendant huit jours en étudiants?

Posté par Diogène, 15 janvier 2006 à 20:02

Répète après moi :

"La fac c'est cool... La fac c'est bien!" (et quand les exams seront finis, tu pourras te remettre à râler).

Mais c'est vrai que je vais finir par me demander ce que seront capables de faire les chercheurs, dans cinquante ans. Pt'êt que pour faire une thèse, il suffira de pondre dix pages sur un truc...

Posté par Crooke, 15 janvier 2006 à 20:20

Au final ce serait peut-être pas plus mal. Ils nous gonfle les chercheurs avec leur textes imbuvables qui n'ont même pas la richesse d'une page de Pascal, de Nietzsche ou de Kant distillée 40 fois...

Posté par Monsieur Camille, 15 janvier 2006 à 20:27

hum... désolé. Je vais me fouetter

Posté par Monsieur Camille, 15 janvier 2006 à 20:28

euh

je voulais t'écrire quelque chose à propos de ton mémoire, mais j'ai oublié... Bon, oublions le mémoire et je te souhaite bon courage et surtout "m...." pour la suite !

Posté par Martin Lothar, 15 janvier 2006 à 21:28

Bah !

Nous, on nous répète que l'agrégation se prépare régulièrement tout au long de l'année, mais ce n'est pas grave, ils sont tellement habitués à leur système de partiels en janvier, qu'ils nous collent toutes les dissertations en même temps. Avec naturellement les conférences spéciales et les rattrapages de cours. Finalement, la semaine de concours, en avril, ce sera reposant !

Comment ça, ton mémoire de master compte des cacahuètes ? En lettres classiques, le mien a compté la moitié de la note l'an dernier...

Posté par Amarante, 15 janvier 2006 à 21:42

Réponses

Still: même pas si long ni horrible. Juste chiant comme la pluie.

Diogène: ouéé, je vais apprendre l'équivalent local du vaudou et je me vengerai (hinhinhin)

Crooke: en meme temps, les chercheurs d'il n'y pas longtemps ne faisaient pas forcément des trucs énormes...mais au moins on les jugeait sur l'intérêt de ce qu'ils racontaient

Monsieur Camille: t'as raison, je vais me recycler dans le test de matelas, c'est moins chiant pour les autres comme boulot.

Martin: tu l'avais pas déjà faite, celle là? :)

Amarante: ben voui, mais comme c'est pas national, et que la Sorbonne n'est pas connue pour être une fac trèèèèèès progressiste, à force de discussions oiseuses, ils en sont venus à valoriser le reste (alors que le point de départ c'était "Tout sur le mémoire". Va comprendre...

Posté par Mlle Moi, 15 janvier 2006 à 22:30

Bon résumé de la situation... Moi non plus, je comprends pas, On va se crever le BIIIIIIPPP pour un mémoire qui vaut rien... Bon, la seule consolation qu'on a, toi et moi, c'est que dans le milieu austronésien, comme les peuplades ont besoin de valoriser leur culture, ils voient nos travaux comme une avancée... Ca, en fait, à bien y réfléchir, c'est pas rien... Enfin, en espérant que quelqu'un voudra bien lire l'ouvrage poussiéreux d'une langue austronésienne, sous prétexte d'avoir un élan altruiste...

Posté par indri, 16 janvier 2006 à 09:59

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