31 janvier 2006
Bon, ben finalement, pas de note saignante ce soir, paske j'ai pas rencontré de sujet adéquat today. Juste, je voudrais attribuer quelques mentions, comme ca, en passant.
Mention Tres Bien à ma gynéco qui m'a annoncé que j'avais perdu 6 kilos en 5 mois. Je fais pas confiance à ma balance, pask'elle est du genre à me faire prendre/perdre 12 kilos en 8h, et je suis pas tout à fait convaincue que la sienne ne soit pas aussi un peu fantasque, mais on s'en fout. Ca fait super plaisir quand même.
Mention Bien au temps, un peu de soleil, ca fait pas de mal, et comme je me suis un peu baladée à pied aujourd'hui, c'était bien agréable.
Mention Assez Bien à mon élève du mardi soir, qui s'est enfin décidé à apprendre son vocabulaire. C'est pas encore parfait, mais on finira ptet par se rappeller que "Abend", ca veut dire le soir (un mois et demi de persévérance, là, messieurs-dames, j'espère que vous admirez)
Mention Pas Terrible aux dames qui s'inondent de parfum avant d'aller chez la gynéco, surtout quand c'est la mienne. Pask'après je suis obligée de respirer par la bouche dans la salle d'attente, et ca me donne l'air d'une carpe échouée, j'aime pas ca. (Mais ptet qu'elle allait voir le dentiste qui est dans le même cabinet, en fait. Ptet que c'est une facon, pour elle, d'etre sure qu'elle va pas refermer la bouche sur la main du monsieur..)
Mention Vraiment Bof aux trois mecs (Martin, me dis pas que c'était toi...) qui m'ont consciencieusement et tour à tour écrabouillé les pieds (plusieurs fois chacun) dans le métro ce soir, sans même se sentir le droit de me jeter un regard contrit. Sur un trajet de six stations, statistiquement c'est beaucoup. J'ai fini par me demander si ca faisait partie de ce nouveau genre de happening, vous savez, vous donnez rendez-vous à des milliers de personne à un endroit tenu secret jusqu'au dernier moment. Comme ca ca fait bien chier les riverains, et le temps que les flics soient au courant et se bougent, pouf c'est déja fini. Pour le fun comme ca. "Eh les mecs, rdv sur les pieds de Mademoiselle Moi à 19h15 pétantes! Uéééééééééééé!"
Ou alors c'est un rite de passage ésotérique pour entrer dans une secte quelconque. Je devrais ptet me sentir flattée que ce soient mes pieds qui aient été choisis, sans doute que c'est un grand honneur qui m'est fait la. Enfin j'aurais aimé qu'ils me préviennent, j'aurais mis des godasses qui craignent moins, et plus dures.
Et enfin, Mention Spéciale pour la gamine, visiblement un peu amortie, qui se cachait à la laverie, entre la dernière machine à laver de la rangée, et la vitrine. Ca m'a réconciliée avec les gens :D
30 janvier 2006
De mon frère
**Mode déclaration d'amour-meringue ON**
Souvent, en rigolant, je
dis que c'est l'homme de ma vie. Sauf que je
rigole qu'à moitié. Même que parfois, ca m'inquiète un peu de dire des
trucs comme ca. Genre, Freud, au secours. (Déjà qu'à cinq ans -lui en
avait deux-, j'ai essayé de faire son éducation, le pauvre. Enfin
chacun gère son œdipe comme il peut, hein. Il ne m'en a pas trop tenu
rigueur, je crois, et il a du mérite :oS)
En même temps, je crois pas que ca veuille dire qu'il n'y a de
la place
pour personne d'autre. Ou que je me cherche un autre lui, comme mec.
Juste, il est
là depuis 20 ans, et ca, ca suffit à marquer la place. Du moins je
l'espère. J'ai pas envie que cette relation-là se distende jusqu'à ne
devenir que cette chose où on s'appelle trois fois par an, aux
anniversaires et à Noel, paske "la famille, ca compte".
Sans même parler de "supporter", je peux
envisager d'avoir à vivre sans mes parents (et je suis très
proche des mes parents). Mon frère, je peux pas. C'est pas compliqué,
rien que de l'écrire, j'en ai les larmes aux yeux, et je suis partie à
chialer pendant 10 bonnes minutes.
Non qu'on soit
tout le temps pendus aux basques l'un de l'autre, pas du tout. On peut
très bien ne pas se parler pendant assez longtemps, et ne pas se voir
pendant des mois. Et ensuite passer des heures à ricaner comme des
crétins au téléphone sur une période assez restreinte.
On se ressemble pas tellement, on n'a pas les mêmes défauts, pas
les mêmes manies. Des fois, il m'énerve, et régulièrement, il m'envoie
chier quand je joue trop les soeurs juives (mais je me soigne, hein,
Coco, j'te jure :) ), ou les mouches du coche.
Mon frère, c'est un planqué. Quelqu'un d'extremement fin et
intuitif, observateur, diplomate, marrant, caché derrière beaucoup de
discrètion, un peu de timidité, et une grosse barbe. (nan, ceci n'est
pas une annonce immobilière, et je ne cherche pas à louer mon frère. Si
vous en voulez un pareil, démerdez-vous, je le garde)
Mon frère, il m'éclate la tronche aux échecs, et il me dit quand même "tu t'es bien défendue"
Mon frère, c'est sans conteste mes meilleurs et mes pires fous-rires. Et pour égaler ca, faudra se lever tôt.
Mon frère, c'est l'assurance, que j'ai toujours eue, que les mecs bien ca existait, et pas que dans les livres.
Mon frère c'est la preuve qu'on peut se bouffer le nez, se
hurler dessus et se claquer les portes au nez sans avoir à taper là où
ca fait mal.
Mon frère, c'est l'évidence que, si
jamais je dois être mère, je ne m'arrêterai pas à un seul enfant, parce
que priver volontairement mon gamin de la possibilité de cette
relation-là, je pourrais pas.
**Mode déclaration d'amour-meringue OFF**
29 janvier 2006
D'un i-cul
Le dimanche matin, réveil tardif des filles
Rideaux, fenêtres, soleil qui brille
Elles cillent.
---
Nouveau post sur Le Salon de Mme Verdurin: La trilogie de Lloyd Hopkins, de James Ellroy (l'auteur du Dahlia Noir, de LA Confidential, American Tabloid, etc...)
28 janvier 2006
Des rapports du corps et de l'esprit
Soyons clairs, je n'ai
pas l'intention de reprendre la suite de Descartes, et de vous parler
des rapports entre le corps et l'âme. Point de glande pinéale ici (je
signale à nos amis grands enfants et facétieux googeulisateurs que
"pinéal", c'est pas un gros mot.), vous êtes prévenus.
Ouais donc. Je disais.Ce matin, je devais aller en cours (celui
où traîne le boulet, vous savez). L'esprit voulait y aller, paske c'est
un chouette cours, avec un monsieur intéressant, et puis c'est le
dernier. Mais le corps lui a répondu, "Ca va pas la tête, la tête?
Dehors, on se caille les miches, et toi, tu veux utiliser les
précieuses calories que je dépense pour réchauffer la carcasse à
assimiler des conneries de concepts qui ont jamais fait avancer
personne (au sens propre)? Pas question, je reste chez moi, et si tu
veux bosser au chaud, c'est d'accord." L'esprit,il a boudé un peu, il
s'est mis en veille (ca, ca veut dire que je me suis recouchée) pendant
un petit moment, et puis il a fait contre fortune bonne humeur, et il a
bossé un peu son mémoire.
Deuxième épisode:il est
bientôt midi, et le corps commence à écouter son estomac qui gromelle
que le chauffage central interne, c'est bien, mais qu'il faudarit voir
à lui filer des trucs à mouliner, si on veut emmagasiner du comubstible
(là, vous voyez comment je me souviens bien de mes cours de bio du
collège). Or, le corps, il sait bien, par expérience,
que le frigo est à peu près vide. Et qu'à force de manger les divers
trucs comestibles des réserves, ben, on approche dangeureusement, mais
néanmoins sûrement, de la disette. La semaine dernière, il a obtenu
gain de cause parce que d'une part, l'esprit avait -pour une fois- de
quoi lire, et était donc distrait, et que de plus, il n'y avait plus de
tisanes, plus de thé vert au citron, et presque plus de darjeeling. Or
l'esprit, il a besoin que le corps boive du thé continuellement pour
pouvoir travailler comme il faut (ouais allez comprendre, ca doit être
une histoire de chimie, ou d'alchimie. Je transforme le thé en
réfléxion moi). Donc il a accepté que le corps aille faire les courses,
paske sinon, y allait pas avoir moyen.
Mais cette
semaine, y a du thé, y a de la tisane, et y a toujours des bouquins
(quoique le stock diminue très rapidement :( ). Alors quand le corps
émet l'idée d'aller faire les courses au Monop' du coin, l'esprit, il
prend sa revanche, et reprend son refrain. "Qu'est-ce que tu racontes,
toi? Manger? Pour quoi faire? T'as qu'à boire et faire le ménage, t'y
penseras plus, à ton estomac. Ca te ferait pas de mal de mincir un peu,
en plus. Et puis j'aime pas les gens. Nan mais oh. Et arrête de
m'interrompre quand je fais des trucs intéressants".
Y
des fois, je me dis que l'esprit, ce n'est qu'un parasite greffé sur
mon corps, hein. Il en profite, mais finalement, il a pas des masses de
pouvoir dessus. Paske le corps, lui, il écoute pas l'esprit récriminer,
il s'habille pour sortir (avec des collants en dessous de son jean), il
met des chaussettes, et des chaussures, il prépare les sacs recyclables
monoprix, les fourre dans un sac à dos, et va faire les courses. La
seule satisfaction de l'esprit, c'est que sur le chemin, le corps va se
cailler les plumes, ce qu'il voulait tant éviter un peu plus tôt dans
la matinée. Bien fait pour lui, tiens.
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Les mots sur la musique:
" Get yourself together
Get yourself together
Shake shake shake shake
Shake shake shake shake
Get yourself together
Take it all on CHAIR
Get yourself together
Mother's in a lawn chair
Electric come to get ya
Verbal litigation
Out of the races and on to the tracks
Punishment in higher places
Punishment in higher places"
Out of the races and on to the tracks, The Rapture
27 janvier 2006
D'Efate
Paske ma copine
Crooke, elle a des bonnes idées, ben moi, je copite dessus. Et toc.
Sauf que moi, ma maison, je tiens pas particulièrement à la voir de
haut.
Alors à la place, j'ai regardé ce que ca
donnait, Vanuatu. Enfin plus précisément l'île d'Efate. Celle où je
devrais -normalement-partir en début d'année (scolaire) prochaine, pour
une mission de trois mois. Hop, devant vos yeux éblouis (moins que chez
Crooke, ok, mais en même temps, au Vanuatu, y a pas d'installations
militaires majeures, donc pas de raison de mettre des images en haute
résolution.)
Donc, l'île d'Efate, elle ressemble à ca.
Après, je me suis dit, soyons folle, et regardons voir si on trouve pas le village et la petite île ousqu'on parle la langue que je vais -normalement- étudier. Et ben on les voit plutôt pas mal aussi, figurez-vous (enfin si je me plante pas, hein, je connais pas encore totalement par coeur la topologie vanuatuane. Hop.
Quand on sait que l'ensemble du tour du golfe ne fait que quelques dizaines de kilomètres, vous imaginez à peu près l'échelle.
Plus ca va, plus je me rapproche de là-bas. Dans le temps et dans la tête, à défaut de l'espace, pour l'instant.
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Les Mots sur la musique:
"you are the original template
you are the original exemplary
how seen were you actually?
how revered were you [honestly] at the time?
why pleased with your low maintenance?
you loved us more than we could've loved you back
where was your ally your partner in feminine crime?
oh mother who's your buddy?"
Heart of the House, Alanis Morissette
26 janvier 2006
Du "Quoi-que-google-do" du jour
"où sont les mecs paris 2006"
Ben ma vieille (ou mon vieux, en fait, j'en sais rien, l'outil de stats de Canalblog ne donne pas encore d'indication sur le sexe du visiteur -vaut ptet mieux, d'ailleurs-), c'est bien la question que je me pose depuis un moment.
J'avais du faire un post là-dessus, dans le temps.. attendez que je retrouve...ah voilà, c'était là.
Bon depuis, on a réussi à kidnapper deux mecs pour les intégrer de force à notre groupe de nenettes à la Sorbonne, et ils jouent donc le glorieux rôle de souffres-douleurs... avec beaucoup de panache, il faut le souligner.
Mais à part ca, pas grand chose de neuf, hein...
Ma réponse à moi est la suivante. Des mecs, on en croise sur internet. Mais pas dans la vraie vie. Alors, conclusion logique: ils vivent dans les serveurs internets. Ou peut-être même DANS internet lui-même. Dans la Toile. Comme des araignées. C'est leur maison, ils se baladent dedans, de temps en temps, ils vont rendre visite à une nenette qui s'est prise dedans (par l'intérmediaire d'un blog, d'un forum, ou de Meetic, ca dépend de quelle espèce est la fille). Mais ils sortent jamais de leur Toile. Et même qu'ils tirent tout leur prestige et leur puissance (hum) de nos connexions quotidiennes, névrosées, et addictives à nous, les filles. Comme les IA du technocentre (comprenne qui pourra, et ceux qui comprennent, ils font partie du club des trop forts. Les autres, faudra négocier.).
La vraie question, c'est donc "comment débusquer les mecs de la Toile 2006". Faut trouver un truc. Un peu comme les techniques d'enfumage des renards dans leur terrier, voyez.
En réponse à cette question existentielle (dont la vraie réponse inutile est 42, mais comme ca sert à rien, on en cherche une autre), Google propose (en première page uniquement, j'ai pas osé aller au-delà):
Je résume: la pissotière, la démonstration de la bêtise, un pervers narcissique et manipulateur, des amis de la chasse et de la pêche, Serge Lama. des platitudes kitch
Bon, finalement, c'est ptet pas une si bonne idée que ca, de chercher à débusquer les mecs de leur Toile. (enfin y en quand même un qui se propose d'enseigner comment faire jouir une femme douze fois d'affilée, mais ca, y a des chances que ca le classe dans la catégorie des Araignées Marseillaise ET mégalos).
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Pour ceux qui se poseraient la question, voui, j'ai un petit peu bu ce soir. Mais c'est pas moi que je conduisais le métro, en même temps, alors on s'en fiche.
24 janvier 2006
Juste un petit post du soir- espoir-, pour dire que j'ai -enfin- updaté le Salon de Mme Verdurin, sur 3p. Vous y trouverez donc, mes -courtes- notes de lecture sur La Mémoire dans la Peau, de Ludlum, et surtout, un long article de Crooke (antérieur, mais j'ai traîné pour le mettre en ligne, et du coup, je l'ai mis bien en évidence, pour me faire pardonner, après le mien ;) ) sur le synopsis de la série des Harry Potter.
Bonne lecture :D
PS: pour ceux qui m'ont envoyé depuis des lustres des choses pour l'Hélicon, je vais finir par arriver à les mettre en ligne aussi, ne désespérez pas. Toutes mes excuses, hein, pour le retard et la gêne occasionnée, comme dit Madame Sncf...
22 janvier 2006
Des trucs qui me débectent
Evidemment, quand on passe un bon dimanche après-midi, faut toujours qu'il y ait quelque chose qui vienne pourrir l'ambiance. Aujourd'hui, j'ai retrouvé Maoya pour manger à midi, et puis ensuite, on s'est promenées, puis on est s'est posées dans un bar pour prendre un thé... C'était sympa, on s'est plaintes de concert de nos facs respectives, on a fait les fillasses, j'étais super contente de la voir et tout.
Et puis juste avant de ressortir pour qu'elle aille prendre son train, on a vu débarquer plein de voitures de flics, roulant au pas. Et derrière, une manif. Les rangs n'étaient pas très serrés, mais elle était apparemment assez étendue. Au bout de quelques secondes, on a réussi à déchiffrer les pancartes. "Sauvez les bébés à naitre" (avec le "à naître" écrit en petit, desfois qu'on arriverait à rallier des gens myopes qui trouvent que tuer les bébés, c'est maaaaaaaaaal)). Ou bien "trente ans, ca suffit", ou bien "vous voulez la paix, défendez la vie."
Je ne suis pas une féministe très réactive. Et en général, j'évite les remarques de politique et les débats de societé sur ce blog. Mais là, je dois vous avouer un truc. Ca m'a écoeurée. Genre on a quitté le bar pour ne pas être à portée de voix et ne pas avoir à entendre distinctement les slogans. Par contre, moi, j'ai bien remarqué que plusieurs gamins faisaient partie des gens qui portaient les bannières.
Oh, pour que ce soit clair, si jamais quelqu'un arrive ici en
cherchant ce type de slogan sur Google.. c'est pas la peine de venir
faire de la propagande, dans les commentaires, hein.
Pendant que j'en suis aux trucs qui me débectent, j'en profite pour m'associer au mouvement général de protestation concernant la révocation abusive de Garfieldd. Vous savez, ce proviseur qui a commis l'affreux crime d'être homosexuel, d'en parler sur son blog (où il parlait par ailleurs également de son boulot de proviseur, sans jamais mentionner le nom de son lycée) ET de citer (pour les dénoncer) les cochoncetés ayant permis à des internautes googeulisateurs d'arriver sur ledit blog . Beaucoup de choses ont déjà été dites, et beaucoup mieux que je ne saurais le faire, vous pouvez donc allez lire
- les archives du blog incriminé
- la lettre ouverte de Maître Eolas a Gilles de Robien
- et signer la pétition mise en place à ce sujet
Voilà, à part ca, pour finir sur une note plus marrante, aujourd'hui, j'ai failli prendre un fou-rire dans le métro, y avait un petit clébard qui se prenait pour un kangourou. Visiblement, il était pas tranquille, paske le métro, ca vibre, et y a beaucoup de monde. Du coup, il voulait que son maître le prenne dans les bras, et il sautait comme un cabri. Mais super haut, hein, il était comme monté sur ressort.
Alors moi, le coup du chien kangourou, j'ai pris ca pour un signe, un genre de message subliminal: "Va en Australie, Mademoiselle Toi. Tu reviendras avec un sale accent tout zarbi, mais c'est ton des-waf-tin".
21 janvier 2006
Des gens qu'on croise sur les bancs de la Sorbonne, et que même, des fois, on s'en passerait volontiers, de les croiser.
L'avantage d'étudier à
Paris, et notamment dans une grande fac avec un zouli nom très célèbre,
et située de surcroît dans un quartier plein de hautes institutions
intellectuelles, c'est qu'on a l'occasion d'écouter et de rencontrer
des grands. On a des linguistes connus en cours, on en voit d'autres à
des conférences (et certaines coupines rajouteraient "et en plus y a
mon groupe de rock favori qui passe à Bercy, c'est tout près, c'est
génial." Enfin ca c'est moins mon genre, déjà).
L'inconvénient, c'est que ces gens-là, ces pontes, ces grands, tout
brillants et agréables à écouter qu'ils soient, ben souvent, ils sont
accompagnés d'un fan club. Par exemple, ce matin, il y avait dans la
salle, la femme de l'orateur (octogénaire, mais bon pied bon oeil,
l'orateur), et toute une bande de fans de 40 à 70 balais environs. Plus
quelques étudiants un peu paumés, qui viennent assister au séminaire
paske bon, c'est leur activité principale, aller en cours, vu qu'ils
sont inscrits à la fac.
Alors déjà, on note que ceux
qui foutent la merdre, c'est pas les djeuns. C'est les vieux. Ils
chahutent, ils se crient des trucs d'un bout à l'autre de la salle, ils
private-jokent à qui mieux-mieux. On sent que certains suivent le
maître à la trace (je les ai croisés derrière lui à d'autres
conférence), depuis des années. Mais bon, la plupart du temps, c'est
rigolo, et quand ils interrompent l'orateur, c'est pour dire des trucs
intéressants, donc on leur pardonne.
Sauf que
parmi les gens intelligents, se cachent quelques boulets. Enfin je dis
"se cachent"... le terme n'est pas approprié. Paske c'est plutôt le
genre à se cacher en criant "ouh ouh, je suis lààààààà!" et en agitant
la main avant même que celui qui cherche n'aie fini de compter. Bref,
des boulets. Le genre qui vient en cours comme à une réunion cultuelle
(sans r, hein..). Si j'étais méchante, j'aurais tendance à dire que
c'est pour faire de la lèche. Mais en fait, nan, pask'ils sont vraiment
en adoration, et a priori, ca ne relève pas d'un interêt quelconque.
Ca me fait toujours penser à ces scènes à l'église dans Ally McBeal,
où toutes les dames de l'assemblée font échos au pasteur pendant son
prêche à grands renforts de "Yeah!", "That's right", et "Amen". Bon,
ben mes groupies (ca se dit pour les hommes, aussi?), ils sont un peu
comme ca, tous. (la femme de l'orateur, par exemple, elle trouve que
les exemples de son maris sont les seuls qui valent d'être étudiés, et
elle finit en écho toutes ses phrases avec lui. On a l'impression
d'avoir le cours en stéréo-décalé, c'est un peu pénible. Mais bon, elle
dit quand même des trucs pertinents, donc bon... Non, non, vraiment,
parmi tous ces adorateurs, les boulets sont définitivement les pires.
Le prof qui dit "Le phénomène des X, c'est très intéressant,
aussi, parce que....". Et le boulet de répliquer à voix haute "Mais
Tout est Intéressant, Tout, est intéressant!" (avec des majuscules à
tous les mots, paske le boulet est un grand enthousiaste. Et de se
retourner vers sa voisine (moi) en quête d'un signe de connivence.
Inutile de vous dire que la voisine reste coite, le visage inexpressif,
le regard fixé sur le prof, et si possible, rabat sa tignasse du côté
droit pour faire écran entre elle et l'indésirable. Et pendant toute la
séance, il balance des platitudes, des trucs qui tombent
systématiquement à côté de ce que raconte l'idole, essaye de faire
l'humour, mais c'est raté. Nan, sérieux, la voisine aurait presque
pitié, si elle n'était PAS sa voisine.
Faut dire que
le boulet, il avait déjà pris un mauvais départ avec sa voisine. Ca
fait plusieurs semaines qu'elle le voit coller ses petites camarades de
classes moins fortunées (toujours les étudiantes d'une vingtaine
d'années, hein, ni les mecs, ni les groupies de 50 ans..). Et ce matin,
elle attendait ses petits camarades donc elle s'était mise au deuxième
rang, tout vide, afin qu'ils puissent tous se mettre ensemble à leur
arrivée. Et le boulet est arrivé. La salle est gigantesque, il y a
plein de place disponible partout, et il vient se coller à côté d'elle.
A la table sur laquelle elle a étalé ses affaires, sa chemise en
carton, et tout. Elle fait genre qu'elle l'ignore, mais bon, au bout de
15 secondes, elle craque, elle pousse ses affaires, vu qu'il s'est déjà
assis. Et là, elle sait que les trois heures du séminaires vont être
looooooooooooongues. Le challenge ultime étant de l'empêcher de lire
par dessus son épaule. Ce qui n'est en fait qu'une expression
idiomatique, pasqu'il avait presque le nez collé sur ma feuille (pas
celle où je prenais mes notes de cours, hein.. l'autre. Il est rare que
je me contente d'une activité pendant les cours. Là, j'écrivais une
critique, et ca l'intéressait beaucoup trop à mon goût.)
Heureusement, après, une
coupine arrive, alors elle a un prétexte pour se tourner de l'autre
côté et le décourager un peu. Visiblement, elle s'en sort pas trop mal,
paske la coupine, elle est assez admirative, elle connaît l'hurluberlu,
tiens. Mme Porte-de-Prison, that's me.
20 janvier 2006
De mes nouveaux amis
Ok, aujourd'hui, il fait tout triste tout gris et je suis restée 10 minutes à poirauter sous la bruine
Ok, le numéro auquel je suis censée appeller le papa de ma
nouvelle élève reste obstinément "non attribué" depuis tout à l'heure
Ok, j'ai fait le voyage pour rien jusqu'au service de la
recherche et des doctorats cet aprèm, vu que c'est fermé le vendredi,
mais ca, je le savais pas, paske j'avais oublié de re-vérifier les
jours d'ouverture (eh, j'avais pensé aux horaires, déjà...)
Mais en fait, je m'en fous, paske ce soir, chez moi, j'ai tout un tas de chouettes copains.
- Deux Anne Perry
- Ilium de Dan Simmons,
- La trilogie de Lloyd Hopkins de James Ellroy
- Le pendule de Foucault d'Eco
- La mémoire dans la peau, de Ludlum
- Bye Bye Barbary Lane d'Armistead Maupin (je vais finir par avoir toutes les chroniques de San Fransisco, je vous le dis, moi)
+deux
Asimov en réserve, mais qui normalement doivent attendre que j'ai
trouvé les tomes qui se situent juste avant, et que je trouve
paaaaaaaaaaaas (du moins pas d'occas, ni en biblio). Si quelqu'un veut
me rendre heureuse, il peut m'envoyer "Seconde Fondation", il aura
droit à un gros bisou et à ma reconnaissance éternelle (et ptet un
deuxième bisou).
Et sinon depuis hier, j'ai lu le K comme Killer de Sue Grafton, et Quand j'avais cinq ans, je m'est tué, de Buten, et les deux ils sont bien, d'abord. Et toc.








