Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

15 février 2006

Des joies des études longues

    Rhhhaaaaaaa.
  Je suis en train de me débattre avec mon projet scientifique, le truc qu'il faut rédiger pour la demande d'allocation de recherche de thèse, en plus du CV ("une page pas plus !!!" Pffff. Comme si j'avais de quoi en remplir deux...) et de la lettre de motivation. Déjà que moi, quand on me demande une lettre de motivation, ça a tendance à me démotiver grave.

    "Qu'est ce qui vous motive pour demander une allocation de recherche de 1400 euros, hein, mademoiselle?"

  Voyons voir... j'aime la paperasse. J'aime me frotter aux administrations. J'aime raconter des conneries convenues au lieu de bosser. J'aime priver les autres gens d'avoir une opportunité, je le fais que pour emmerder les autres, qui en ont besoin.

    ....

  Ils sont cons ou quoi? Sur ce coup-là, on a tous la même motivation, on préfèrerait passer trois ans à étudier un sujet qui nous passionne (qui nous intéresse, du moins) sans nous préoccuper des conditions matérielles, au lieu d'être maitres d'internat ou vendeuse de pompes pourries pour financer nos thèses.
    Donc la lettre de motivation, déjà, bon, hein, phoque.

  Mais le projet scientifique, alors là... C'est tout un exercice de rhétorique. Déjà, on me demande de présenter mon projet cinq mois avant la fin de mon DEA, qui risque justement de m'apporter des éléments importants sur la question. Sympa. De toute facon, les mecs qui vont juger des dossiers, ils ne seront, pour la plupart, pas linguistes, alors faut rester générale. Remarquez, je peux toujours expliquer ce que sont les langues austronésiennes, pourquoi un outlier polynésien, pourquoi le Vanuatu, pourquoi cette langue-là en particulier.
    Ouais.
    Sauf que la langue, voyez-vous, je l'ai justement choisie pask'elle a PAS été étudiée. Alors je peux difficilement vous détailler l'interêt syntaxique et les particularités morphologiques. De toute facon, ils auraient pas compris, vous me direz, ils sont pas comparatistes, les membres du jury (sauf mon directeur, quoi). Donc ca, ca me fait une page et demie. Encore le double à tirer.

    Bon, et alors, après, je dis quoi? Je brasse de l'air autour de touuuuuuus les chercheurs ééééééminents (français, australiens et norvégiens) que je suis en train de contacter? Comment EUX, ils sont compétents, et forcément, ca va déteindre sur moi, et donc il faut me les donner, les sous? Tu parles...

    Paraît que dans les disciplines scientifiques, c'est souvent le directeur de thèse qui rédige le projet de thèse. Je me suis fait entuber, là. Et en plus, une fois que j'aurai réussi à pondre ce truc, va encore falloir que je le traduise en anglais (pour les chercheurs ééééééééminents cités ci-dessus).

    Grrrrmmmbbbbllll.

  (Bouh, que je suis malheureuse.
            Nan, juste agacée, en fait.)

Edité à 21h10: Bon en me relisant, là, je suis en train de me dire que je suis une chieuse, et que quand même, faut bien les mériter les sous, donc se triturer un peu les méninges sur un truc chiant, c'est la moindre des choses.

Je suis juste une mauvaise coucheuse, faites pas gaffe, ca va passer :D

Posté par Mlle Moi à 19:14 - D'ici à là-bas... - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    Ces derniers temps, j'ai des envies de bouger (ca m'arrive assez rarement pour mériter d'être signalé ;) ). Je voudrais vraiment aller voir les expos Rembrandt en Hollande, ptet en deux fois, vu qu'elles sont étalées sur l'année, et que j'ai une copine qui veut absolument voir des tulipes, mais qu'elle va pas pouvoir y aller avant un bon moment.
    J'ai aussi promis à une amie nouvellement toulousaine, que je n'ai pas vue quasiment depuis mon départ de Lyon, d'aller la voir au printemps. Idem pour celle de Frejus, avec qui on arrive pas à se trouver depuis plus de deux ans. Mais je voudrais aussi retourner en Bretagne à Pâques (sauf si je suis au Pays-Bas), et je me demande bien quand est-ce que je vais avoir le temps (et les sous) d'aller à Lyon voir les coupines. Et je parle même pas de Grenoble. Et comme je n'ai aucune idée de la façon dont va se passer mon été (est-ce que je risque de partir en Océanie en juillet, en aout, en septembre, plus tard??), j'ai même pas vraiment la ressource de repousser à ce moment là.

    Parfois, les fils de la vie, ils partent dans tous les sens, et pour les tenir tous et les tresser ensemble, bonjour.

Posté par Mlle Moi à 09:25 - En un mot comme en cent - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1