Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

10 avril 2006

D'une lettre ouverte (ou rouge, d'énervement)

    Monsieur qui gratte dans mon grenier,

  J'ai conscience que je n'ai pas à me plaindre du bruit que toi et tes petits camarades avez fait pendant toute la journée, en tapant, raclant, grattant, shootant dans des morceaux de chez pas quoi qui rebondissent sur le sol (qui se trouve être mon plafond, je vois que tout le monde suit.). De la même façon que je n'ai pas ronchonné à haute voix quand mes voisins sud ont passé tout le week-end dans leur salle de bain (me demandez pas ce qu'ils faisaient, j'en sais rien, mais en tout cas, c'était une activité nécéssitant une quantité de flotte suffisante pour abreuver un troupeau d'éléphants.) De toute facon, j'aurais pas dû être chez moi, mais en train de bosser dans une bibliothèque quelconque, et donc, c'est bien fait pour moi, et tout et tout.

    Mais là, maintenant, il est dix heures et quart, et tu es encore en train de tapoter, et de racler chais pas quoi en faisant d'horribles bruits, du même genre que celui d'une craie crissant sur un tableau, que ca m'en fout de frissons tout le long du dos, et que ca me fait grincer des dents (à moins que ce soit les éléctions en Italie??). Je suis en train de me filer un torticolis à vérifier toutes les quinze secondes que tu n'as pas fini par percer le plafond juste au dessus ma gueule et que tes gravas ne vont pas tomber en plein sur mon petit clavier-chou-que-j'aime

    Si tu continues, ca risque d'entamer sérieusement nos bonnes relations, et je risque de mettre de la musique très fort, pour couvrir. Et je suis tentée de ressortir de derrière les fagots le fantastique morceau de techno que je mettais il y a quelques années pour faire fuire les dindes gloussantes stationnant sous mes fenêtres à une heure indue le vendredi soir. Le dormeur, ca s'appelle.

    Et c'est exactement ca que tu devrais faire, à cette heure-là. DODO, j'ai dit. (moi pas, par contre, vu que je me suis pas beaucoup fatiguée de la journée, je pète la forme, comme tous les soirs, depuis trois jours).
    Veuille, Monsieur qui gratte dans mon grenier, recevoir l'expression de ma respectueuse et néanmoins agacée, considération.

                                                                        Mademoiselle Soi-même.

Posté par Mlle Moi à 22:29 - Une demoiselle à Paris - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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