Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

30 avril 2006

Des petites satisfactions d'un dimanche gris

    Les dimanches pluvieux, j'aime pas ca. Ca m'incite (encore plus que les autres jours, je veux dire :D) à rester sous la couette et à pioncer toute la journée..

    Mais y a quand même quelques petites choses qui compensent la grisaille, comme

  • Les réminiscences d'une bonne soirée passée chez ma jumelle, dont c'était l'anniversaire hier
  • les polars d'Elisabeth Georges (en l'occurence les quatre premiers)
  • le roquefort
  • un coup de fil de mon frère
  • les clémentines super acides
  • le thé
  • le dgling-dgling des boucles d'oreilles ramenées de Chine par ma coupine Jian
  • regarder Orgueil et Préjugés (version de 1995, pas d'hérésie svp) et Mr Darcy
  • un discret rayon de soleil percant les nuages en fin d'après-midi
  • Johnny Cash
  • les iris de Still

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27 avril 2006

    Pas trop le temps de bloguer: le retour de la vengeance du fameux exposé en plan depuis deux mois et demi... J'ai vu Ennairam et sa tribu, en fin d'aprem, c'était fort sympathique, et du coup, finir la soirée en bossant, j'en ai autant envie que d'aller me pendre.

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Les mots sur la musique (merci sissyneck!)

"Now they're testin' the trap and it chills my spine 11 more minutes to go
And the trap and the rope aw they work just fine got 10 more minutes to go
Well I'm waitin' on the pardon that'll set me free with 9 more minutes to go
But this is for real so forget about me got 8 more minutes to go
With my feet on the trap and my head on the noose got 5 more minutes to go
Won't somebody come and cut me loose with 4 more minutes to go "

25 minutes to go, Johnny Cash

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25 avril 2006

De la vie des voyelles

    Ptain, on y pense jamais, mais les voyelles ont une vie passionnante. Elles se croisent, se reproduisent, s'hybrident, changent de boulot, se refilent leurs fringues entre elles, et parfois, meurent. C'est bô. Je me sens un peu l'âme d'un entomologiste, là. J'épingle des petites bêtes, je me pose plein de questions sur leur vie, l'histoire de leur évolution, leur cadre de vie (les syllabes, tout un biotope). Je vais ptet finir avec des voyelles épinglées, dans des petits sous-verres accrochés au-dessus de mon lit.

    Ca résume assez bien ma vie, d'ailleurs, en ce moment, l'entomologie.
    Lente- Ô mots!- Logis.

(avec un peu de bibliothèque, mais ca rentrait pas dans le jeu de mot. Loi de l'emmerdement maximal.)

    Pour ceux qui se poseraient la question, oui, oui, mon chapître de phonologie avance pas trop mal sur ses petites pattes (ô mon dieu, it's aliiive).
   

    Allez une petite devinette (les gens à qui j'ai donné la réponse dans ma frénésie frimeuse de phonologue avertie n'ont évidemment pas le droit de participer :p ): Y a combien de voyelles (je parle des sons, pas des lettres, entendons-nous bien) en français, hein, hein, hein?

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24 avril 2006

D'un léger agacement

    Vous avez peut-être entendu, ce matin, les journalistes de France Info annoncer avec tambours et trompettes que la Sorbonne avait rouvert, et que les étudiants étaient rentrés tranquillement en cours, malgré l'occupation de la fac début mars. Comme si les étudiants de Paris IV étaient les pires des rebelles. Mouarf.

    Y a quand même un truc que je voudrais souligner. L'occupation, elle a duré trois jours. Et la fac avait été fermée par le rectorat AVANT qu'il ne se passe quoi que ce soit. La veille de la fermeture de la fac, personnellement, je n'ai entendu aucun discours pro-blocage, aucun mot d'ordre de grève d'envergure, rien. Et le lendemain, pouf, fac fermée.

  Il n'y a quand même pas besoin d'être grand psychologue pour savoir que la meilleure facon de donner envie à des gens (et a fortiori quand il s'agit d'étudiants) de prendre d'assaut un lieu, c'est d'en faire une forteresse et d'en interdire l'accès. Vous excuserez la métaphore phonétique (on a les références qu'on peut), mais les consonnes qui font le plus de bruit, c'est les occlusives (celles qui impliquent un blocage complet du passage de l'air dans l'appareil phonatoire, et un relâchement violent ensuite, genre p/t/k/b/d/g en francais.), pas les fricatives (celles qui maintiennent un passage de l'air, quoique réduit, comme f, v, s, ch). Empêche un truc de passer, si vraiment il le veut, il y arrivera, et ca fera beaucoup plus de bordel que ce que ca aurait fait si tu n'avais pas collé des obstacles.

  Admettons même qu'il ait été nécessaire de fermer la Sorbonne après l'occupation, je ne vois pas pourquoi il était obligatoire de la maintenir fermée alors que les manifestations ont très vite quitté le 5° arrondissement (dès que la population du quartier a été doublée par l'afflux de CRS, et que la place de la Sorbonne a été utilisée comme garage des cars, et des voitures de police).
    Je suis déjà contre les blocages de facs quand ils sont menés par des étudiants, (pask'il faut voir le type de démocratie qui se pratique dans les AG étudiantes), mais quand c'est le Rectorat et la Préfecture de police qui décident de faire mousser le truc, en grossissant les dégats à l'intérieur de la Sorbonne (entre 500 000 et 1 millions d'euros de dégats, mais bien sûr...), ca me reste un peu en travers de la gorge. Parce qu'eux, ils n'ont rien à perdre dans l'histoire.
  Genre "La Sorbonne est un symbole de mai 68, il faut empêcher à tout prix que ca recommence, et si on peut s'en servir pour se faire mousser un peu, n'hésitons pas." (Comme si les enjeux de 68 avait quoi que ce soit à voir avec les histoires actuelles...)

  Bref. Donc ce matin (en fait non, deux jours après le début des vacances), la Sorbonne a rouvert ses portes. Pas de problème pour y entrer à 15h.

    Par contre, on a bien cru qu'on n'allait pas pouvoir sortir. Après la fin de notre cours, on a pris un café. La sortie la plus proche étant fermée (ca arrive parfois), nous nous sommes dirigés vers la cour d'honneur, où nous avons trouvé les portes closes itou. Et en fait, toutes les sorties étaient fermées. Ils voulaient pas nous laisser sortir!
    J'ai proposé qu'on balance un ou deux ordinateurs par la fenêtre, pour que des CRS soient envoyés pour nous faire sortir (eh, on demandait pas mieux nous :D)
  Enfin ils ont fini par rouvrir un battant de la porte principale, et on est passés au compte goutte, sans trop comprendre pourquoi on avait été retiendus. En sortant, on a croisé une trentaine de CRS, dont certains harnachés comme des mulets (ils devaient crever de chaud, les pôvres) sur la place de la Sorbonne. Quand je suis arrivée chez moi, madame la radio (heureusement qu'elle est là, celle là, elle est mieux renseignée que nous, qui étions à l'intérieur) a dit que les étudiants pro-blocages étaient dans la cour, et les CRS étaient en train de les mettre dehors. Donc visiblement, y a eu un échange, les gens qui voulaient sortir l'ont fait, et ceux qui voulaient rentrer (et bloquer), l'ont fait aussi. C'était bien la peine de nous faire chier. (Enfin les étudiants qui viennent jeter de l'huile sur le feu font chier aussi, je dis pas)

Posté par Mlle Moi à 22:20 - Mademoiselle Moi à l'école. - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 avril 2006

De mon surmoi.

    Les mots sur la musique:


"Je me sens coupable
Parce que j’ai l’habitude
C’est la seule chose
Que je peux faire
Avec une certaine
Certitude
C’est rassurant
De penser
Que je suis sûre
De ne pas me tromper
Quand il s’agit
De la question
De ma grande culpabilité

Je n’ai pas peur
De dire que j’ai triché
J’ai mis le plus pur
De mes pensées
Sur le marché
J’ai envie de laisser tomber
Toute cette idée
De « vérité »
Je garderais
Pour me guider
Plaisir et culpabilité"



La confession, Lhasa de Sela


Posté par Mlle Moi à 20:32 - Morose - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 avril 2006

De la tafigation

    Vous savez quoi? Je suis fatiguée. Et ca m'agace. D'habitude, la fatigue, c'est parce que je me tue au travail (ce qui est fort rare, je l'admets), ou paske je déprime et que je dors toute la journée (ouais, ca fatigue, ca), ou pask'il fait moche et que ca provoque chez moi une tendance à l'hibernation. Mais là, ca va pas trop mal, j'arrive à bosser sans que ca dépasse un nombre d'heures relativement restreint par jour, des rayons de soleil parviennent jusqu'à moi, je dors la nuit et pas trop le reste du temps, j'absorbe du thé, du café et de la vitamine C.
    Et pourtant, je baille en permanence, j'ai un putain de genou qui se barre en cacahuète alors que je lui ai rien demandé, ma peau est ignoble, j'ai les cheveux tout plats, les cernes sous mes yeux c'est plus des valises, c'est carrément des soutes à bagages. En plus, avec le retour des allergies, j'ai les larmes aux yeux en permanence, quand je baille, quand j'éternue, quand je rigole (ouais quand je pleure aussi, mais je peux pas tout mettre sur le dos du pollen, quand même :D).
    J'aime pas ca.

   




   

20 avril 2006

    Quand je serai grande, je veux être Angel. Pask'elle, non seulement elle écrit des lettres incendiaires aux administrations pourrisseuses de vie, mais en plus, elle les envoie. ( et )
  Moi je les rumine toute la nuit, je prends un fou-rire à imaginer la tronche de la personne qui va la lire. Déjà quand j'étais petite et que mon popa-adoré-que j'aime se fendait d'une missive de ce genre (quoique dans un style légèrement différent, c'était parfois aussi hilarant), je prenais systématiquement des fous-rires projectifs. Bref. Je grogne, j'écris et après je rigole. Ca me fait une bonne grosse catharsis, et après je me dis "non, quand même, t'énerve pas, reste calme, et surtout, ne fais pas de connerie. N'envoie pas de lettre incendiaire à la CAF de Seine-Saint-Denis avant d'avoir sur ton compte les 1700 euros d'arriérés que tu essayes de récupérer (eh, y en a là-dedans)."
    Ce qui est foutrement con, parce que je sais très bien que quand j'aurai récupéré les souX (à ceux qui demandent pourquoi je mets un X à "sou", je répondrai que c'est paske j'espère bêtement qu'il y en aura plusieurs, des souX), je serai tellement béate que j'aimerai tout le monde, y compris toutes les Caisses d'Allocations Familiales du monde. Si si. Je suis comme ca, moi. Je vois d'ici la lettre de remerciements que je leur adresserai sûrement, avec encadrement de petites fleurs dessinées à la main, et des coeurs à la place des points sur les i.

    Donc voilà, je voulais juste remercier Angel, paske quand je la lis, j'ai l'impression d'être un peu vengée. Ouais, je sais, je suis un mouton et régler mes comptes avec les emmerdeurs du monde entier par procuration, c'est pitoyable. J'assume.

Posté par Mlle Moi à 00:20 - Internautisme - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 avril 2006

D'un Héros

    Hier, lundi de Pâques, Sissyneck et moi, toujours ravies de nous coltiner des bandes de touristes déchainés, nous avons été nous promener au Louvre. Après avoir vu l'expo sur le Paradis de Tintoret (on s'était fait celle sur Ingres et celle intitulée  De Cordoue à Samarcande vendredi soir), on a décidé de déserter les départements surpeuplés du musée pour aller nous réfugier dans des salles moins peuplées: celles de la peinture française du XIV° au XVIII° siècle.

 

    Vers la fin, alors que nos estomacs criaient famine et nos genoux pitié, nous sommes tombées sur un truc qui nous a regonflées à bloc. Une acquisition récente du Louvre, apparemment:



poule_au_pot

     Ce tableau, là, c'est Hercule terrassant l'Hydre de Lerne. Et Hercule est incarné par Henri IV, qu'on reconnait très très bien, je trouve. Le tableau est issu des ateliers de Toussaint Dubreuil, qui fait partie de la deuxième Ecole de Fontainebleau.

Bon, plusieurs remarques:

        Les pompes, on dirait les chaussettes à orteils de Sissyneck, et le vert émeraude, c'est super sex, mais ca fait pas très guerrier. A moins que ce soit pour être assortie à la bestiole, peut-être?
      Le corps a plutôt une position de demi-mondaine minaudeuse que celle d'un demi-dieu, même avec les cuisses luisantes d'huile, qu'on dirait que le brave Henri est passé à la friteuse. Rha puis c'est quoi cette peau de bête qu'il s'est jetée sur le dos? Le tapis sur lequel il jouait avec ses gamins, tapis qu'il essaye de faire passer pour le Lion de Némée? La serpillère avec laquelle il a nettoyé les écuries d'Augias.
       Enfin, c'est moi, où on dirait que le peintre a fait un collage (genre je découpe les magazines people et les fanzines de science-fiction, et je colle la tête des uns sur les corps des autres)? Nan, paske la tronche du bon roi Henri, là, elle a plutôt l'air de se marrer un bon coup de la grosse arnaque que représente le tableau. "Ahah les cons, ils croient vraiment que j'ai que ca a foutre, de jouer à chat avec un gros lézard croisé avec une étoile de mer?".

    Genre "Allez, l'Hydrrrre de Lerrrrrne, c'est fait, envoyez la Poule-au-Pot, je vais me la fairrrre avant souperrr. Piece of cake. Fingerrrrs in the nose" (prononciation d'époque, garantie par des enregistrements d'époque).

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Les mots sur la musique:

"Move 'em on, head 'em up
Head 'em up, move 'em on
Move 'em on, head 'em up
Rawhide
Count 'em out, ride 'em in,
Ride 'em in, count 'em out,
Count 'em out, ride 'em in
Rawhide! "

Posté par Mlle Moi à 20:59 - Culture - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 avril 2006

De la grue à la morue

    Vous n'y avez pas cru une seconde, gens de peu de foi et de male créance?

    Ok, voilà une autre version de la journée des morues à Paris.

  Hier matin, donc, réveillée par aux aurores par les cris du marchand de tapis sous les fenêtres (10h30, c'est vraiment pas une heure décente!), je me lève et piétine Sissyneck qui déborde de son matelas posé au sol, en essayant de sortir de la chambre. Je tiens à préciser que si Sissyneck dort par terre, c'est parce qu'en fait, dormir sur mon lit est beaucoup plus dangereux. D'abord il menace ruine depuis le jour où il a passé la porte de chez moi (et a supporté deux déménagements depuis), et ensuite, le mur s'écaille au-dessus, et le risque de bouffer de la peinture et du plâtre pendant la nuit quand on dort la bouche ouverte est très grand.
    Donc, je marche sur Sissyneck. En me grattant la tête et me frottant les yeux, encore bouffis de sommeil, je vais saluer le T-rex sommeillant dans mes chiottes, non sans avoir allumé la bouilloire au passage.
  Quelques secondes plus tard, Sissyneck émerge de la tanière à son tour, se gratte la fesse droite. Je gromelle "tu veux quoi comme thé?", et je parviens à décrypter dans le baillement de ma coupine "mmmmhhhthpphéé au citrgroumpon". Les yeux mi-clos et la lèvre pendante, nous petit-déjeunons, puis procédons à nos ablutions, chacune assouvissant son addiction internaute pendant que l'autre est sous la douche. Après ca, il est midi passé, nous descendons faire le marché. Nous en profitons pour descendre une valise (bousillée, la valise) pleine de Nouvel Obs pour qu'elle soit enlevée après le marché par les services municipaux (mais en fait, ils n'en n'auront pas l'occasion, paske dans les 10 minutes, quelqu'un l'a récupérée...).

  Au marché, nous traînons devant les bijoux à 1 euro, nous hésitons devant un choix cornélien: courgettes ou aubergines?. Puis, guillerettes, nous remontons en traînant la patte les quatre étages. Sissyneck se met à la popote et nous prépare sa super-bolo-de-la-mort-qui-tue-que-laquelle-, même l'abbé Gouy se damnerait pour en manger. Pendant ce temps, Johnny Cash nous régale de sa musique et nous nous trémoussons, en remuant le popotin et secouant les bras dans tous les sens. Pauvres voisins.  Nous baffrons ensuite en poussant des soupirs de contentement.
    Epuisées par une telle activité masticatoire, nous nous affalons sur nos lits respectifs, et sombrons dans une sympathique sieste post-prandiale, après nous être livrée pendant quelques secondes à une bataille de tigrou (cherchez pas...).
    Notre sieste est interrompue par Monsieur-je-fais-pétarader-ma-moto-cross qui a décidé que le meilleur moyen pour épater les nenettes du HLM en face était de rouler à tout-berzingue dans la même rue, tout l'après-midi. Nous mettons néanmoins une demi-heure à émerger de notre coma, ouvrir la fenêtre et lui cracher des insultes qu'il n'entend de toute facon pas.

  Toujours à moitié abruties de sommeil, nous décidons d'aller faire un tour au marché aux puces de Saint-Ouen (c'est chez ouam), où nous feuilletons des bouquins poussiéreux (on a failli craquer et acheter Exercices Spirituels et L'histoire Ecclésiastique en 24 tomes) et admirons des fripes militaires.  Comme mon genou mériterait de faire partie des éventaires des antiquaires et que Sissyneck en a marre de m'entendre gémir, nous rentrons à la maison, nous affalons devant l'ordi avec des litres de thé, des châles autour des épaules (ca c'est pour le folklore, paske malgré le temps pourri, il fait plutôt chaud), et des gatals au chocolat. Miam Slurp Scrounch. Un perroquet échappé d'on ne sait où vient taper à la fenêtre, mais le temps que je me saisisse de mon appareil photo, et que je réalise que les piles sont mortes, il est reparti vers d'autres cieux. On glandouille comme ca jusqu'au soir (blog, forum, mails, blogs, MSN), et quand vient l'heure, on re-baffre. On évoque vaguement nos projets pour la journée du lendemain (Louvre? Schoppinge?Librairies? Promenades sous la pluie?)
    Ensuite, on enfile nos pyjamas, le mien étant composé de deux morceaux de pyjamas différents, et arborant fièrement une série de croissants de lune et d'étoiles, et celui de Sissyneck étant le fameux pyjama en pilou régulièrement évoqué dans les pages de son blog. Elle enfile ses chaussettes à orteils, et moi une paire de grosses chaussettes de sport trop grandes pour moi (je crois bien que c'est mon frère qui les a oubliées chez moi). Puis nous nous serrons comme deux mémés sous la couette dans mon lit (une place, le lit. Sous les écailles de peinture, tout à fait, paske nous, on craint rien ni personne, faut pas nous en raconter). Nous plaçons mon ordinateur portable (12 pouces) sur un oreiller en équilibre précaire entre nous deux, et nous commencons dès les dix premières secondes de DVD à baver, gémir de dépit et grogner de frustration en regardant Ally McBeal draguer puis se faire Larry (Robert Downey Junior, saison 4). Rhhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaa j'en veux un tout pareil euuuuuuuhh ahem oui bon.
    A deux heures du matin, nous arrêtons le massacre et repassons sur internet, histoire de nous rendre compte que nous sommes les deux seules perdues encore éveillées. Nous éteignons enfin la lumière, et continuons à refaire le monde jusqu'à l'aube (nan je déconne).

Posté par Mlle Moi à 14:45 - Une demoiselle à Paris - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 avril 2006

                        Une journée des Girls in Paris, version Sissyneck, right there.

Posté par Mlle Moi à 19:05 - Une demoiselle à Paris - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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