Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

26 juin 2006

Juste un petit post pour vous dire que

  • je suis pas mourue
  • les morues non plus, malgré les aléas de la vie chez les bonnes soeurs
  • j'ai toujours mal aux pieds (mais merci de tous vos conseils)
  • j'ai fait les fetes de la musique et du cinema
  • je me suis tapé toute la première saison d'Alias en trois jours
  • je rentre bientot chez mes parents, et ca c'est super cool
  • je m'apprête à entamer une énorme brique de 900 pages que m'a apportée ma maman mercredi

je referai certainement surface d'ici quelques jours, et je continue à vous lire en attendant, de toute facon..

Bisous à tous..

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21 juin 2006

De mes pieds (2)

    "Bouger c'est important". C'est le titre du mail crétin que j'ai recu de la RATP. Dans le contexte actuel, ca ne me fait pas rire.

    Le contexte actuel, c'est que pour la première fois de la saison (et ca devrait normalement durer jusqu'en septembre), mes talons ont éclaté comme des melons trop murs. Les deux. Tout ca parce que j'ai marché en cumulé 1h dans l'aprèm.
    "Change de pompes", ils me disent, les gens. Les pauvres, elles ont rien fait. Ce sont même la seule paire ne m'ayant jamais fait de coup fourré, ni d'ampoule, depuis un an que je les ai.
    Non, non, le problème, c'est ma peau. Encore et toujours elle. Celle qui est, sous mes pieds, aussi sèche que la terre d'un pays d'Afrique n'ayant pas vu la pluie depuis dix ans. Celle qui, comme cette dernière, se fissure, sous la chaleur dessechante. Celle qui m'avait déjà fait écrire ce billet sur le sujet, il y a moins d'un an.

    Et puis évidemment, deux jours avant la fête de la musique. Sinon, c'est pas drôle. Ce serait con que, pour une fois que j'ai fini toutes mes échéances, rendu mon mémoire et fini mes partiels, je puisse en profiter et me promener toute la soirée pour écouter des trucs sympas. Ah oui, ce serait con. A la place, je vais m'amuser à clopiner sur l'avant et les côtés de mes pieds dans le 6° arrondissement, en espérant que je me ferai pas trop bousculer...

    Et puis bon, j'avais prévu d'aller m'acheter une jupe ou deux, mais vu que les sandales (et en particulier celle à talons qu'il faudrait porter avec le type de jupe qui m'intéresse) semblent proscrites, je vais laisser tomber, on verra plus tard.


    Les ptits malins, ils me demandent comment je vais faire au Vanuatu.  Ben à vrai dire, je compte sur le climat tropical pour ne PAS me déssécher les pieds. Enfin je vais quand meme aller voir un podologue. Je sais, les soldats marchent sur leur estomac (ca, ca va, j'ai pas de problème, merci :D), mais les pieds, ca peut être utile aussi...

19 juin 2006

D'une bonne nouvelle

    Mon budget de mission a été voté au CNRS, et ils m'ont alloué l'ensemble de la somme que j'avais demandé (sous condition que je m'inscrive en thèse). Je suis donc maintenant tranquille sur mes possibilités de voyage au Vanuatu cet hiver.
    Reste à organiser le truc, faut que je me bouge le cul :)

    Et que je me remette à apprendre le bislama. C'est le pidjin anglo-mélanésien du Vanuatu. A la différence d'un créole, un pidjin n'est pas intégré comme une langue maternelle, c'est simplement une langue de communication entre deux communautés. Avec pour résultat un syntaxe et un vocabulaire très flexible. En bislama, le lexique est surtout anglais (un peu de francais au milieu), et la syntaxe mélanésienne... je m'estime heureuse, ca aurait pu être l'inverse :D

    C'est une langue très récente, évidemment. Je crois que les premières mentions "officielles" date de 130 ans, à peu près (faudrait que je vérifie). Le nom vient, dit-on, de la "biche de mer", qui a été ensuite transformé en "beach-la mar", puis en bichelamar, et enfin bislama. Ce qui est marrant, c'est que le pidjin du Vanuatu (le bislama donc), celui de Papouasie Nouvelle Guinée (Tok Pisin "talk pidjin"), et celui des Salomons, le "Pijin", sont à peu-près intercompréhensible. Je dis que c'est marrant, paske la Mélanésie est une zone de très grande diversité linguistique (plus de 100 langues au Vanuatu), mais si les pidjins sont intercompréhensibles, ca unifie quand meme vachement les choses, idéalement. Suis pas sure que ca fonctionne vraiment aussi facilement que ca en a l'air sur les comptes-rendus de linguistes et de touristes, mais quand meme...

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16 juin 2006

Des nouvelles du bord

Les périodes de fin d'année et d'examen révèlent bien souvent les vautours et les chacals. A certains moments, je me dis qu'heureusement, j'en ai presque fini avec eux. A d'autres, je me souviens que je les retrouverai dans d'autres cadres, d'autres structures, d'autres institutions, toute ma vie.

Manger des graines de tournesol non décortiquées toute la journée pendant une semaine, c'est un truc à se ruiner la langue.

Le thé, c'est bon, mais c'est encore meilleur quand on oublie pas de le boire.

Je suis pathologiquement incapable de faire court, et je le regrette. Déjà quand j'avais trois ans, ma grand-mère me traitait de moulin à paroles, j'ai peur que l'experience lui donne tout à fait raison. Y a deux semaines j'espérais avoir un mémoire de 90 pages, j'en suis à l'heure qu'il est à 134.

Rhooo je viens de découvrir que les démonstratifs du rennell en position prédicative ont un comportement fascinant, et si je faisais une sous-partie dessus? (Non, c'est une blague, c'était juste pour faire peur à mon papa, en fait, les démonstratifs, ca fait un moment qu'il m'embêtent et j'ai déjà écrit plein de trucs dessus ahah que je suis drôle)

J'ai décidé de ne pas profiter de l'intégralité du délai que m'a accordé (sans que j'ai rien demandé) mon directeur. Pas pour des motifs raisonnables, du genre "faut apprendre à finir et à lacher prise" (non, non, ca serait mal me connaitre) mais pour une raison vitale. Je n'irai pas faire les courses tant que je n'aurai pas fini, et là, j'en ai vraiment ras-le-bol des pâtes et du riz (et des graines de tournesol). Il faut donc que le mémoire soit fini, photocopié et relié demain soir, pour que je puisse enfin me sustenter correctement. CQFD.

Et en plus quand ce sera fini, je vais voir plein de gens, blogueurs et non blogueurs, ca me donnera l'impression d'avoir une vie sociale ouééééééééééééééé

(argh, et je viens de réaliser que j'ai une homonyme: L'autre Mademoiselle Elle)

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14 juin 2006

3 days to go

Les mots sur la musique (pas le temps de faire autre chose qu'un copier-coller)

Well they're building a gallows outside my cell I've got 25 minutes to go
And the whole town's waitin' just to hear me yell I've got 24 minutes to go
Well they gave me some beans for my last meal I've got 23 minutes to go
But nobody asked me how I feel I've got 22 minutes to go
Well I sent for the governor and the whole dern bunch with 21 minutes to go
And I sent for the mayor but he's out to lunch I've got 20 more minutes to go
Then the sheriff said boy I gonna watch you die got 19 minutes to go
So I laughed in his face and I spit in his eye got 18 minutes to go
Now hear comes the preacher for to save my soul with 13 minutes to go
And he's talking bout' burnin' but I'm so cold I've 12 more minutes to go
Now they're testin' the trap and it chills my spine 11 more minutes to go
And the trap and the rope aw they work just fine got 10 more minutes to go
Well I'm waitin' on the pardon that'll set me free with 9 more minutes to go
But this is for real so forget about me got 8 more minutes to go
With my feet on the trap and my head on the noose got 5 more minutes to go
Won't somebody come and cut me loose with 4 more minutes to go
I can see the mountains I can see the skies with 3 more minutes to go
And it's to dern pretty for a man that don't wanna die 2 more minutes to go
I can see the buzzards I can hear the crows 1 more minute to go
And now I'm swingin' and here I go-o-o-o-o-o-o-o-o-o!

25 minutes to go, Johnny Cash

13 juin 2006

D'une collision entre mon pied gauche et le meuble de SDB.

    Y a des situations, comme ca, où je peux devenir très vulgaire et bruyante. Par exemple quand, le matin, je m'encastre les deux derniers orteils du pied gauche dans le petit meuble de la salle de bain. Celui qui a les angles incroyablement pointus. J'ose à peine imaginer ce que mon voisin doit penser de moi, maintenant (sa chambre doit être contigue à ma salle de bain, vu que la nuit, je l'entends ronfler...).

    Et là, j'entends mon papa (pas le vrai, celui que j'ai intégré dans mon petit surmoi à moi que j'aime) qui me dit: "si tu portais des pantoufles, ma fille, ca ne t'arriverait pas". Ahah. Ouais. Mon papa, c'est un croisé de la pantoufle. Il a essayé successivement de convertir ses deux filles (faut croire que mes frères étaient plus coopératifs..) sur une période totale de trente ans environ, et il est pas arrivé à grand chose, le pauvre (en ce qui concerne les pantoufles, hein, paske pour le reste, mon papa, c'est le plus fort. D'abord. (Et je dis pas ca parce qu'il me lit quotidiennement.(Coucou Papa!) ) ).

    Bref, où en étais-je. Ah oui, les pantoufles. Y a quelques petites objections au port de pantoufles dans ma situation de ce matin.
    -d'abord, avant d'entrer dans ma douche, je suis bien obligée d'enlever mes pantoufles. (Ouais, c'est comme ca, chez moi. Les desperados, les foies jaunes, et les porteurs de pantoufles sont interdits de douche). Et là précisement, je me suis me cognée en me retournant pour poser mes fringues hors de portée de la flotte que je ne manque pas de projeter autour de moi en sortant de la douche.
     -ensuite, de toute façon,mes pantoufles, elles sont mourues, elles ont toutes les deux un trou au niveau du petit orteil. Pourquoi précisément à cet endroit, je sais pas, je dois avoir des petits orteils particulièrement indépendants. Toujours est-il que des pantoufles avec le petit orteil qui pointe systématiquement son nez à l'extérieur, ca ne m'empêcherait certainement pas de me cogner dans les coins.
    -Ensuite, ces trous ils sont là depuis des mois, et, comme d'hab, j'ai traîné au lieu d'aller en acheter d'autres.
    -Et maintenant, il fait trop chaud, je porte déjà pas grand chose quand je suis chez moi, alors des pantoufles, hein, faut pas déconner. Donc pas la peine d'aller en racheter avant quelques mois (observez la logique imparable :D)

    Bon, le temps de prendre ma douche et de venir écrire ce post, ca y est, j'ai plus mal. N'empêche, Vincent me disait l'autre jour qu'il s'était pété (deux fois?) le petit doigt de pied en se cognant. Je m'émerveille que ca ne me soit encore jamais arrivé, vu que le deuxième prénom de mes petits orteils à moi, c'est "Crash dummies". C'est ptet pour ca qu'ils font des trous dans les pantoufles, d'ailleurs. Ils essayent de s'évader, loin de l'affreuse qui les maltraite comme ca (Notez que, perso, je préfererais les traiter bien. Juste, j'y arrive pas :D).

    Bon, assez bavassé, BNF, me voilà.

10 juin 2006

De Lambert Wilson

    Lambert Wilson, à force de dire avec son ptit accent anglais choqué "pas sur la bouche", "ca m'effarouche", "je veux pas qu'on m'touche", etc.., il finit par me donner des idées (ouais, j'ai acheté le dvd du film quand je suis passée à la fnuc tout à l'heure.)

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Les mots sur la musique:

(Pour ceux qui n'ont pas vu le film, le choeur est constitué de quatre jeunes femmes entreprenantes.)


Choeur:     Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ?
L.W.          Pas sur la bouche
Choeur:      Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ?
L.W.          Ca m'effarouche,
Choeur:     Pas sur la bouche,
                 Ca l'effarouche

L.W.          La bouche c'est fait pour causer,
                 Pas pour baiser
Choeur:      Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ?
L.W.          Pas sur la bouche
Choeur:    Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ?
L.W.          J' veux pas qu'on touche !
Choeur:     Pas sur la bouche
L.W.          J' veux bien ailleurs :
Choeur:      Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ?
L.W.           Et ça de tout mon coeur.

Pas sur la bouche, BO de "Pas sur la bouche", de Resnais.


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09 juin 2006

D'une journée fantastique

    Hop, c'est l'anniv de mon blog.. enfin ca l'était ce matin à 2h. Mais j'étais dans mon dodo en train d'essayer d'oublier qu'il faisait 50 ° dans mon appart, et de dormir, donc, pas de note à ce moment là
    Et puis, là, je pourrais vous raconter combien de notes j'ai écrit en un an, et combien j'ai recu de commentaires (j'en sais fichtre rien, mais plein! :D), et tout et tout. Mais en fait, vous vous en fichez probablement pas mal, et vous avez raison.

    Donc, pour faire original, je vais raconter ma journée à la place. Non exhaustivement, mais dans l'ordre chronologique, autant que faire se peut.
   
  Bon, déjà, vu qu'à trois heures je dormais toujours pas, et que j'avais mis le réveil à 8h, vous imaginez ma tronche (ceux qui ne l'imaginent pas, ne vous plaignez pas, vous n'avez rien raté.). Ma journée de femme super-active a vraiment commencé à 9h05, quand je me suis précipitée à la pharmacie telle une junkie en manque pour avoir ma dose d'antihystaminiques. "Et pendant que vous y etes, je vais vous prendre une grande boite de vitamine C, aussi. De quoi finir le mois, quoi". La pharmacienne a du avoir peur de mes yeux injectés de sang et de mon attitude menacante (ou alors elle a eu pitié, c'est possible aussi), pask'elle même pas engueulée quand je lui ai dit que j'avais pas réussi à mettre la main sur ma carte Vitale ce matin, mais qu'il me fallait quand même ma dose. Et même, elle a envoyé elle-même la feuille de soin. Elle a compris que c'était pas le moment de m'emmerder.
   Ouais pask'entre les allergies, la fatigue, et le soleil qui a enfin décidé de pointer son nez (mais ca,je m'en plains pas), je suis aveugle les neuf dizièmes du temps. J'ai les yeux tout petits, tout plissés, tout gonflés, et très très humides. L'horreur. Et je vous parle pas du nez. Heureusement que j'avais profité d'une promo sur les grandes barres de paquets de mouchoir Lotus tout doux cet hiver, dis donc.

    Bon, donc, à 9h et des brouettes, j'étais quasiment prête à faire feu. Je suis partie à la bourre de chez moi (logique), mais ne suis arrivée qu'avec dix minutes de retard à la BNF. Heureusement, paske sinon c'était cuit. Déjà, dix minutes après l'ouverture des salles, c'était archiplein, et j'ai du montrer les dents pour garder la place que j'avais vue la première  (l'une des dernières de la salle, si ce n'est la dernière.. vous imaginez pas le prix de la chaise, dans ces cas-là. Même à Wall Street ils ont pas l'habitude de voir une valeur remonter comme ca en flèche)
  Donc en arrivant, je pose mon sac sur la chaise, et je repars chercher dans les rayons les bouquins dont j'ai besoin. Quinze secondes plus tard, je reviens, je vois mon sac par terre et un autre sac à dos posé sur la table. Je m'approche l'air interrogateur, mais ferme, et un djeuns se pointe en me disant "C'est à vous, ca?" (mon sac, par terre.. j'espère qu'il l'a pas balancé, avec mon ordi dedans..).
  J'ai même pas essayé d'être polie. "Ben ouais", j'ai fait. Il a hésité, puis il a fini par dire "Bon, ben c'est pas grave". En vainqueuse magnanime, j'ai laché un "Désolée, hein", et j'ai sorti en vitesse mes affaires, des fois qu'un autre chacal se précipite pour poser son cul avant moi.On a beau se penser fille d'une civilisation dégénérée qui a vaincu tout ses bas instincts culturellement étiquetés comme "pas beau" ("la jalousie, c'est pas beau", "la pingrerie, c'est pas beau", "la mesquinerie, c'est pas beau"), on est toujours surpris de voir à quelle vitesse ils reviennent quand on en a besoin, les instincts.
    MON territoire. J'ai pas fait pipi aux quatre coins de la table, mais quand même, j'ai étalé mes 7 bouquins et mes 40 cm de polys (en épaisseur) pour bien faire passer le message.

    Ptain, la bibliothèque, c'est un vrai struggle for life.

  A dix heures et quart, donc, j'étais enfin assise, devant mon ordi allumé et mes bouquins ouverts, prête à faire feu.
   
  Ce que j'ai fait jusqu'à 19h. Tous azimuts. Avec 35 minutes de pause physique, dont seulement un quart d'heure de repos intellectuel. Un quart d'heure à lire l'emballage de mon sandwich à midi, ca m'a convaincue d'embarquer un bouquin (grammaire du rennel-bellona, yeepee) pour la pause quatre-heure.

    Le problème, avec le mois de juin (à part les allergies, les partiels, le mémoire à rendre, j'entends), c'est que la BNF est infestée de lycéens préparant leur bac. Par exemple, la salle de Littérature et linguistique (plus de 300 places) était ce jour d'hui remplie aux trois quarts d'ados qui faisaient des maths, de la chimie, de la physique et de la bio. Je veux bien admettre qu'ils essaiment dans des salles rien à voir avec leur boulot, ou même qu'ils viennent bosser tout court à la bibliothèque alors qu'ils n'ont aucun besoin des bouquins qui s'y trouvent. Des fois, il faut ca pour se motiver, je comprends;

    MAIS BORDEL, ils pourraient au moins faire semblant de bosser, au lieu de téléphoner, s'envoyer des messages en morses d'un bout à l'autre de la table, ricaner, glousser, roter (et je vous passe les autres bruits agacants ET inconvenants auxquels on a eu droit), emmerder leurs potes, draguer, mater, recenser toutes les techniques pour frauder l'entrée et réserver des places à leurs potes qui ne viendront pas.
  Je vous passe le récit de mes fantasmes d'éviscération, vous n'avez pas besoin de ca, ni avant de vous endormir, ni en vous réveillant, ni jamais, en fait. En tout cas, y a un truc de sur, il faut que je travaille mon regard courroucé. Parce qu'en l'état, il est vraiment, vraiment inefficace. Ca doit être le côté larmoyant qui a brouillé le message (les antihystaminiques, ca met un moment à agir, quand même). Je sais, j'aurais mieux fait de leur dire de fermer leur gueule, je sais, je sais.
     Pourtant, aujourd'hui, je portais un débardeur rouge. De la même couleur que l'ammanite tue-mouches (mais sans les points blancs, je suis pas très pois-pois, c'est plutôt Sissyneck, ca..) ou que certains serpents hypervenimeux. Le rouge qui dit "Toi me cherches pas, paske tu vas me trouver". Notez bien, vu les deux trois remarques auxquelles j'ai eu droit en rentrant chez moi, je pense qu'il faut aussi que je revoie la portée du "rouge" comme message d'avertissement :D
    Toujours est-il qu'à la fin de la journée, j'avais la tête comme une pastèque. Mais alors le genre pastèque transgénique, vous voyez.

    Du coup, j'ai été voir Volver, ca m'a réconciliée avec l'humanité pour un petit moment (enfin jusqu'à ce que je me ré-énerve toute seule en racontant l'épisode des lycéens à ma moman au téléphone, quoi :D)

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08 juin 2006

De mes tifs

   (Etant toujours le nez dans mon mémoire, et comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, je continue avec mes questinnements existentiels de fillasse. D'aillleurs, je vais même créer une catégorie spéciale, tiens, ca commence à bien faire.)

     Il y a longtemps, j'ai pigé que mes cheveux avaient une vie propre. Rien ne sert de chercher à les domestiquer, ils n'en feront qu'à leur tête (bien que leur tête, en l'occurence, ce soit la mienne.. La vie est injuste). Ils ne sont pas tout à fait lisses, mais ils ne sont pas bouclés non plus. Trop lisses pour les faire juste tenir avec un crayon (enfin, si, maintenant, j'y arrive, pask'ils sont vraiment longs et qu'en faisant des noeuds, on se démerde..). Trop ondulés pour être vraiment nets dans une coiffure un peu classe. Par exemple, les cheveux sur mes tempes ont tendance à rebiquer. "Mais c'est mignoooooooooon", m'assurent certains.
    Non. Ce n'est pas mignon. C'est irritant. Je me fais un joli chignon tout tiré, et zou, dix minutes plus tard, j'ai des rebiquettes devant les oreilles. Je devais m'y être faite, pourtant, depuis le temps. Mais non. Ca m'agace. Ca heurte mon sens du centralisme démocratique (l'intérieur de la tête décide, l'extérieur obéit..).
    Ca pourrait ptet s'arranger, si j'allais voir un coiffeur. Mais y un gros hic.

    J'ai horreur d'aller chez le coiffeur. Un sombre traumatisme d'enfance. Un trait génétique. Je ne sais pas. Toujours est-il qu'à quelques rares exceptions près, c'est ma maman qui m'a coupé les cheveux, jusqu'à il y a quelques années. Il est arrivé qu'il y ait des ratés, mais au moins, j'avais la paix. (D'ailleurs, les rares fois où j'ai surmonté mon dégout du coiffeur, je l'ai regretté aussi..). Et ma couleur, c'est du henné, je me débrouille très bien toute seule pour la faire (ca fait les muscles des bras).
    Le problème, c'est que maintenant, non seulement j'habite plus chez mes parents, mais en plus, je me rends de moins en moins souvent chez eux. Je les vois souvent, mais c'est généralement dans un resto ou dans une gare. Pas la meilleure situation pour jouer à la coiffeuse...
    Bon, pour couper et effiler ma frange ou raccourcir les pointes because les chourfes, ca va, je me démerde toute seule, avec le rasoir que ma môman m'a donné. Mais là, j'aimerais bien couper un peu franchement (genre une vingtaine de centimètres). Et j'ai peur de me rater. Je pourrais demander à une copine, mais faudrait que je m'assure que l'une d'elles en soit capable (vous me direz, même si elles se plantent, y a pas de soucis, il en restera encore assez pour se rattraper). Et puis je sais pas si je me contente juste de raccourcir, ou si j'essaye d'avoir une "vraie" coupe, un truc qui nécéssite un plan d'attaque et un objectif, voyez le genre. Un challenge, quoi. Si oui, j'ai quand même interêt à prendre rendez-vous chez un coiffeur. Pourrai ptet même lui demander comment on fait ces putains de chignons-bananes quand on a des cheveux vraiment longs, et pas juste aux épaules (et je promets solennellement aux dizaines de personnes arrivées chez moi en cherchant "chignon banane" sur google qu'une fois que je saurai, je mettrai une vidéo en ligne.)

    Mmmmh, je vais y réfléchir. Ca demande une sacrée préparation psychologique.


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Les mots sur la musique:

"J'étais dans un dilemne
Est-ce que j'le fais ou non?
Et ça faisait des semaines
Qu'j'me posais la question"

Cassette vidéo, de Lynda Lemay

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07 juin 2006

Des vacances qui arrivent (si, si, elles vont finir par arriver..)

    Ok, alors vu que j'ai pas grand chose à raconter today, à part que je suis complètement nase, et que j'emmerdre la RATP (et c'est même pas à cause de la greve de demain, hein), je vais faire un petit rappel sur les événements de fin juin-début juillet

    Bon, alors déjà, à partir du 23 juin, je suis libre. Comptez deux-trois jours de dodo intensif pour rattraper le retard de sommeil accumulé, et après, je suis libre de faire plein de trucs et de voir plein de gens. Ce qui tombe vachement bien, pasque c'est approximativement la période où les morues débarquent en force à Paris. Donc je récapitule les réservations hôtelières en ce qui concerne mon appart: je loge ma nièce du 3 au 7 (au matin), Amarante et Sissyneck du 7 au 9. Normalement Crooke (ainsi qu'Aspasy?) est dans le coin pour passer le capes du 3 au 5 juillet, et Amarante et Sissyneck à partir du 19 juin.

A part ca...

  • le 1 juillet: y a le festival Jazz-Musette à Saint-Ouen, que j'avais raté l'an dernier à mon grand désespoir (y avait pourtant Sanséverino, bouhou)
  • le 4 juillet: y a toute une journée consacrée à la récolte de fonds au profit des rescapés du récent tremblement de terre à Java, avec plein de danses indonésiennes, et ma coupine Indri qui danse le soir youpiii. Ca se passe à la mairie du 8° arrondissement de Paris. Je cite:

C'est une occasion pas trop mal, car il n'y aura pas que des danses javanaises (il n'y en a qu'une seule d'ailleurs LOL) : des danses balinaises, sundanaise (ouest de Java), J'aime beaucoup le Jaipongan, danse de Jakarta (c'est une chose à voir). Le Yapong est une création nouvelle de Monsieur Bakong (chorégraphe connu à Java que j'ai eu la chance de voir en personne quand j'étais petite...), une sorte de danse contemporaine javanaise, quoi... et un défilé de mode pour ceux qui sont férus de cela (je pense notamment à N..., à moi-même, aux plus fillasses d'entre nous, et à toutes les filles en général, car nous auront trois mannequins masculins... en espérant qu'ils seront extras... chai pas, les testerai d'abord en coulisses, et je vous dirai tout ça, les filles :p). Mais quand on y regarde bien, ce sont messieurs qui sont les mieux servis, entre l'art martial traditionnel indonésien, le Pencak Silat , les troupes entières de charmantes danseuses, et les mannequins féminins...

 

Bref, en clair, voici le programme et les tarifs :
Apparemment, faut réserver assez tôt, dans ce cas-là, faites moi signe, je ferai suivre à Indri.

    Et après je rentre chez moi. Avec un peu de chance. Pfiiou ca me paraît loiiiiiiiiiin.

Posté par Mlle Moi à 21:10 - Culture - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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