21 février 2007
Dans le désordre
Trois mois sans fromage
Trois mois sans viande rouge
Trois mois sans métro
Trois mois sans parisiens
Trois mois sans grisaille
Trois mois sans bouquins
Trois mois sans talons hauts, sans maquillage, sans boucles d'oreilles
Trois mois sans ordinateur
Trois mois sans internet
Trois mois sans téléphone
Trois mois sans eux, sans elles, sans vous (mais pas sans moi,
je n'ai malheureusement pas réussi à me défaire de ce ptit bout là ...)
Avec un peu de chance, toutes ces soustractions finiront bien par donner quelque chose de positif...
A bientôt, les gens!
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Les mots sur la musique:
Où bat le cœur des banlieusards plein de sanglots et de baisers
N'aura jamais su me griser
Ce hall de gare pavoisé de solitudes plein tarif
Et de marques d'apéritifs et de bonheurs synthétisés
Je m'en suis désapprivoisé
{Refrain:}
Prenez ma nouvelle adresse
Je vis dans le vent sucré des îles nacrées
Et à ma nouvelle adresse
Une fille s'amuse à rire de mes souvenirs
Et ce boulot qui m'usait tant, qui me laissait tant épuisé
Devant ma machine à fraiser que j'en suait l'eau et le sang
N'aura jamais su me griser
Et de ce patron si charmant et du banquet de fin d'année
Et de médailles arrosées, et de mes copains militants
Je m'en suis désapprivoisé
{au Refrain}
Les fins de mois les repas bâclés devant le match à la télé
Les infos chloroformisées et les pubs de mousse à raser
N'auront jamais su me griser
De cet air de robot content, de cette course avec le temps
De ces amours en pointillés qui mourraient avant d'être nées
Je m'en suis désapprivoisé
{au Refrain}
Oui mes amis j'ai largué tout pour l'archipel des Tuamotu
Où quel que soit le cours du franc on offre son poisson vivant
Pour une poignée de riz blanc
Mon copain Jacques a mis les bouts toutes voiles dehors et vent debout
Il chante dans les Alizés quelques chansons dont le succès
N'aura jamais su le griser
Prenez sa nouvelle adresse
Il vit dans le vent sucré des îles nacrées
Et à sa nouvelle adresse
Une fille s'amuse à rire de ses souvenirs"
Pierre Perret, Ma nouvelle adresse
17 février 2007
Des news
Suis toujours vivante, à trois jours du départ.
Le Vieux Campeur est en passe de devenir ma deuxième maison et les pharmaciens de ma rue mes meilleurs amis.
J'ai mal à mon chéquier.
Je suis plutôt moins angoissée que ce que je pensais être à cette date, je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose, je pèse encore les deux options.
J'arrête pas de voir des gens et de baffrer avec eux pour leur dire au revoir.
J'ai juste un tout petit peu larmoyé en disant au revoir à mon papa et ma maman mercredi, et eu les yeux humides après avoir quitté ma soeur ce matin, vous pouvez saluer l'exploit.
J'emmerdre l'ingénieur qui a conçu le fonctionnement de l'utérus, il aurait mieux fait de rester couché ce jour là.
Si si, ca va.
Je vous aime tous, pour de vrai de vrai (encore un coup des hormones, désolée)
05 février 2007
D'une braderie
Ca fait un moment que je vois cette patate-là circuler de blog en blog, sous des formes d'aillleurs légèrement différentes selon les gens, et je me demandais quand elle allait s'échouer chez moi, et par où elle m'arriverait. C'est chose faite, et c'est finalement une patate des alpages!
Me suis creusé la tête toute la nuit (c'est évidemment une hyperbole,
vu que la nuit, je dors, et quand je dors pas, en ce moment, je
flippe.) pour arriver à trouver 5 choses ininteréssantes qu'aucun de
mes lecteurs ne sache déjà. Etant donné que
- je raconte ici exclusivement ma vie, avec une prédilection pour les trucs inintéressants qui la jalonnent,
- la moitié de ma famille passe ici régulièrement
- presque toutes mes amies de longue date qui me connaissent comme leur poche, aussi,
j'en suis arrivée à la conclusion que répondre à ce challenge improbable était impossible. J'ai donc approximé, et on va dire que dans le tas de trucs en vrac ci-dessous, vous n'avez qu'à choisir les cinq éléments inconnus de vous que vous trouvez les moins intéressants :D
Alooooors
Sachez donc que:
- J'adore les sandwichs dinde-concombre
- A une période honnie de mon enfance, j'avais une passion malsaine pour les fringues roses (ca doit être de famille uhuhuh). J'ai eu ensuite des périodes noir-et-rouge, bleu, et tout noir.
- Dans mon quartier, je salue immanquablement les deux épiciers marocains et la ribambelle de gens qui sont toujours avec eux à faire la causette, le monsieur de la laverie, et le gars qui vend Sans-abri devant le monop, mais pas l'antiquaire du coin de la rue, spécialisée dans les trucs hideux des années 30 et 70. Je pense que je fais un blocage sur son paravent disco à facettes, et que ca coupe le circuit de la politesse. J'ai honte.
- Depuis la fin du mois d'octobre dernier, une canette de bière (que je suppute vide, mais en fait j'en sais rien) est posée sur l'un des échelons de l'échelle de secours, dans la cage d'escalier de mon immeuble. J'ai fait le pari qu'elle serait encore là à mon retour, en juin.
- A 7 ans, j'étais une affreuse peste qui corrigeait les fautes d'orthographes dans les cartes postales envoyées par ses copines (mais je ne leur montrais pas après, faut pas exagérer non plus)
- Je n'ai pas lu tout Sommerset Maugham (en fait, je n'ai quasiment rien lu de Sommerset Maugham)
- Dans mon chez-moi on trouve un nombre toujours croissant de bibelots, bricolages persos, et décorations exotico-grouik disséminés dans tous les coins, parmi lesquels ceux-là:
(il manque notamment quelques décorations chinoises pendues à mon abat-jour de cuisine, et un gigantesque éventail indonésien)
- Une grande partie de ma vaisselle a été faite par ma cousine et son mari qui sont potiers, et je l'exhibe fièrement (la vaisselle, comprenons-nous bien) à chaque occasion possible.
- J'ai coupé mes cheveux
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Les mots sur la musique:
" Les capitaines beaux, lâchez-moi
Les femmes sont sensibles à tout ça
Laissez-nous tranquilles baskets
Chocolat noisette
Sur notre canapé
Allez, Somerset, ailleurs
Casser les autres cœurs
Des autres fiancés
Comme dans ces nouvelles pour dames
De Somerset Maugham"
Somerset Maugham, Alain Souchon



