Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

14 septembre 2007

    J'en ai parlé à quelques autres, et, bizarrement, pas tellement avec moi-même. Entre deux conversations, entre deux crises de larmes, j'oublie. Je ris, je travaille, je chante, je fais des projets.

   En fait non, j'oublie pas. Je compartimente. De temps en temps, un éclair passe de l'une des cases aux autres. Peut-être que mardi, je ne pourrai pas, parce que. Mais peut-être que ce sera ce week-end. Ou la semaine prochaine.

    C'est pas comme si on m'avait eue par surprise. Ca fait longtemps que je le sais, que je le vois venir. Seulement je ne m'étais pas représenté le peu de chemin à parcourir entre "ca vient" et "c'est là". J'ai pas écrit, j'ai pas téléphoné. J'y arrive pas. C'est maintenant qu'il faudrait, idéalement Dire Des Choses. Mais dire quoi? Que je veux pas, qu'il me manquera, qu'est ce que je vais faire sans toi, après, quand cette page-là sera tournée?

    Cette dernière question, je peux presque déjà y répondre, elle ne m'angoisse pas. Après, ce sera presque pareil, avec un ptit bout de ma vie passé enfin du côté de mon histoire. Toutes ses histoires, à lui, passées dans l'histoire.
    Ca m'angoisse pas, mais quand même. Je pleure. Forcément.


    Mon grand-père, mon vieux grand-père, mon dernier grand-père, mon seul grand-père, au fond, est en train de mourir.

Posté par Mlle Moi à 23:46 - Morose - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Et moi je t'embrasse. Emue. Je ne sais pas te dire mieux... Je pense fort à toi.

Posté par Tippie, 15 septembre 2007 à 11:09

Ainsi va la vie... même si ça n'aide pas beaucoup de le savoir.

Posté par STV., 15 septembre 2007 à 14:14

C'est très douloureux . Et il n'y a rien à faire, qu'à compartimenter, comme tu dis ... Nous pensons très fort à toi .

Posté par Gothic Inside, 15 septembre 2007 à 17:58

Non, il ne meurt pas : Il termine sa vie ; il épuise son corps. Et dans cette affaire, le plus angoissé ç'est bien lui.
Grosses bises

Posté par Martin Lothar, 15 septembre 2007 à 19:56

Tu sais bien à quel point je te comprends, à quel point je sais combien c'est difficile. Malheureusement rien de ce qu'on dira ne pourra vraiment aider. Mais, on te soutient et on pense à toi, ici, même à 22 000 km, tu le sais.

J'attendrai des nouvelles, du moins, ce que tu seras en mesure de donner.

Posté par Indri, 17 septembre 2007 à 13:00

Merci Mlle Moi...

T'es coté de moi, mais je peux pas te le dire alors je passe par la... Je pense et ressent la même chose...

Merci papy aussi... Merci papy surtout...

Posté par Coco, 17 septembre 2007 à 17:02

"et bizarrement pas avec moi-même..."
je peux jusrte te dire que je crois que je comprends.

Posté par Abs, 17 septembre 2007 à 20:18

Dur. Des bises...

Posté par You des Alpages, 18 septembre 2007 à 15:50

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