30 septembre 2007
De ma rentrée culturelle
Bon, je me dégourdirais bien les neurones et les yeux, moi..
Par exemple, en allant voir l'une ou plusieurs de ces expos. Y at-il des gens que ca intéresserait de m'accompagner pour voir:
Siècle d'or, siècle des Lumières au Louvre,(j'ai un peu honte, je viens de me rendre compte de son existence, celle là, alors que j'aurais eu plein de temps pour aller la voir cet été.) Bref, il s'agit d'une "sélection de soixante oeuvres de l’école espagnole des XVIIe et XVIIIe siècles, notamment des dessins exceptionnels de Murillo, Ribera, Alonso Cano et Goya."
Fragonard, Les Plaisirs d'un siècle - au Musée Jacquemart-André, (à partir du 3 octobre)
Tat-Tow d'Océanie: un atelier proposé par le Quai Branly, sur la symbolique et la technique du tatouage traditionnel en Polynésie.
28 septembre 2007
De ma rentrée
J'aime bien l'ambiance de
la fac en été. Les couloirs déserts, les talons qui résonnent, les
glissades sur le marbre sans risque de se prendre un groupe d'étudiants
venus en sens inverse. La joie de parcourir trois étages avant de trouver des chiottes en service. J'éprouverais presque une satisfaction de propriétaire faisant le tour de son domaine.
J'aime bien m'y promener en juillet et en septembre (non, pas en
aout, faut pas charrier non plus :) ), l'atmosphère très particulière
me ferait presque oublier que j'y vais en général pour assiéger tel ou
tel service administratif, et pour me faire remballer par l'une ou
l'autre des aimables secrétaires qui y sévissent.
Du coup, évidemment, j'ai bien senti que le vent avait changé de
direction hier en y retournant. 15 jours seulement depuis mon dernier
rendez-vous, mais..
"Misère, les
étudiants sont de retour". Se bousculant dans les couloirs, assis dans
les escaliers. Agglutinés devant les salles d'inscriptions,les notes
des rattrapages ou les panneaux annonçant les cours obligatoires dans
les différentes sections (sur lesquels, d'ailleurs, j'ai chopé, au
passage, mon nom. Ai frôlé la crise cardiaque, et pourtant, j'étais au
courant :D)
Je ronchonne, mais en fait, cette
ambiance de rentrée, là, je l'aime bien aussi. Tout le monde est un peu
paumé, on lie facilement connaissance. En meme temps que moi, sont
entrés dans la fac trois djeuns, deux p'tits beurs et un grand black,
les deux premiers apparemment venus accompagner le troisième. Derrière
moi, j'en entends un demander "Tu crois que tu vas te sentir bien?
ptain je me sens pas chez moi, ici".
Je me suis
retournée le sourire aux lèvres et j'ai failli leur dire que moi non
plus, pas tellement, depuis trois ans que je suis là.
Avant de réaliser que ce n'était plus aussi simple, malgré ce que je dis toujours.
Je reste agacée, évidemment, par beaucoup de choses que
représente et symbolise cette fac, par le marbre et les ors; les
minettes en jupe plissées et les mecs en chemise et pull lacoste
contrabalancés par une coupe savamment en bataille; les profs imbus de
leurs CV (pas tous attention, j'en ai aussi rencontrés à qui je fais
des bisous sur leurs répondeurs) et les étudiants, de leurs certitudes;
l'ambiance péteuse et bien pensante de certaines sections, les
structures confites dans leur fonctionnement féodal, la pachydermique
administration.
Je continuerai à me débrouiller pour
ne pas y passer plus que le temps strictement nécéssaire à mes
obligations, pour les quelques années qu'il me reste là-bas.
Mais je me suis fait avoir. A certains moments, comme ça, l'été,
la rentrée, ou les matins d'hivers, à 8h, avant que toutes les lumières
ne soient allumées, je me surprend en pleine crise de tendresse, pour
les lieux et les gens.
22 septembre 2007
D'un grand bavard
Dans la cuisine. Il
voudrait que je lui parle, que je réponde à cette question laissée en
suspens, tout à l'heure. Je n'y arrive pas, je bute, je biaise, je
contourne, en sachant bien, au fond, qu'il faudra y venir. Et pas
seulement parce qu'il le demande. Je le voudrais bien, je ne sais juste
pas trop par quel côté m'y prendre.
Je laisse
retomber le silence, et il ne le ramasse pas. Un coup d'oeil en coin.
Il attend toujours. Mon regard part se promener, et tombe sur les
étiquettes aimantées éparpillées sur son frigo. Il y a moyen de
composer des trucs marrants avec, mais de mon point de vue, le lexique
est un peu limité. Je n'ai pas le temps de rattraper mon idée, elle a
déjà fusé.
"Il faut vraiment que je t'offre des mots en plus!"
Mon inconscient a une grande gueule.
----------------
Les mots sur la musique:
Démolissons les mots, Sansévérino.
20 septembre 2007
Y a des jours, comme ca, où ce qu'on est en train de faire de ce pays me fait franchir des seuils dans la débectation..
14 septembre 2007
J'en ai parlé à quelques autres, et, bizarrement, pas tellement avec moi-même. Entre deux conversations, entre deux crises de larmes, j'oublie. Je ris, je travaille, je chante, je fais des projets.
En fait non, j'oublie pas. Je compartimente. De temps en temps, un éclair passe de l'une des cases aux autres. Peut-être que mardi, je ne pourrai pas, parce que. Mais peut-être que ce sera ce week-end. Ou la semaine prochaine.
C'est pas comme si on m'avait eue par surprise. Ca fait longtemps que je le sais, que je le vois venir. Seulement je ne m'étais pas représenté le peu de chemin à parcourir entre "ca vient" et "c'est là". J'ai pas écrit, j'ai pas téléphoné. J'y arrive pas. C'est maintenant qu'il faudrait, idéalement Dire Des Choses. Mais dire quoi? Que je veux pas, qu'il me manquera, qu'est ce que je vais faire sans toi, après, quand cette page-là sera tournée?
Cette dernière question, je peux presque déjà y répondre, elle ne m'angoisse pas. Après, ce sera presque pareil, avec un ptit bout de ma vie passé enfin du côté de mon histoire. Toutes ses histoires, à lui, passées dans l'histoire.
Ca m'angoisse pas, mais quand même. Je pleure. Forcément.
Mon grand-père, mon vieux grand-père, mon dernier grand-père, mon seul grand-père, au fond, est en train de mourir.
13 septembre 2007
D'un réveil en douceur
Les matins où le marteau-piqueur municipal se substitue à mon surmoi défaillant, c'est vraiment dur.
Et vu la longueur du trottoir que ces braves gens ont décidé de
refaire, quelque chose me dit que je vais etre debout tôt pendant au
moins une semaine :-/
A moins qu'avec boules-quiès
performantes dans les zoreilles et un oreiller ou deux sur la tête,
j'arrive à faire abstraction... Hmm, y a de l'idée..
------------------
Les mots sur la musique:
"Tous les jours c'est monotone, dans nos oreilles atones
les sanglots longs des marteaux piqueurs résonnent.
Pas une rue, pas une venelle sans travaux, sans tracto-pelle.
Comme dans un bout d'Emmental, les trous foisonnent. "
Faut que ca creuse, Les Goristes
11 septembre 2007
Non, rien.
10 septembre 2007
Ca faisait longtemps que j'avais pas causé de thé
J'ai un certain nombre d'idées de note, et une capacité très limitée à en rédiger une actuellement. Elles viendront, et seront au moins pour certaines, moyennement drôles, mais en attendant:
Suis-je la seule à
trouver que ce truc en bas à gauche de la ptite image pittoresque
ornant ce sachet de tisane (ici incognito grâce à un subtil déguisement
photoshopesque), ressemble furieusement à un cul de dromadaire?
(A ma décharge, je dois dire qu'il m'a fallu environ 7 ans pour
que cette interprétation me saute aux yeux, un soir où j'étais d'humeur
particulièrement primesautière)
(En fait, quand on
regarde la boîte dont est tiré ledit sachet, ca y ressemble beaucoup
moins, parce que le dessin n'est pas coupé par un cercle jaune censé
représenter un soleil (ou une rondelle de citron?). Mais c'est moins
rigolu.)
02 septembre 2007
Des réactions en chaîne...
Hier après-midi, je me suis remise à bosser sur mes enregistrements...
Hier soir, j'ai arpenté mon chez-moi en sautillant au son du Stringband de N****
Ce matin, je me suis levée avec une envie de kava. C'est la
première fois que ca m'arrive. Non seulement d'avoir envie de boire du
kava le matin (quelle idée..), mais même d'avoir envie de kava tout
court. Après tout, bien que les effets soient agréables, ca pue et ca a
un goût terreux.
J'attends avec impatience que
des mots de bislama ou de sungwa dia viennent se glisser dans ma bouche
et brouiller un peu plus mon élocution déjà légèrement laborieuse.
J'attends avec inquiétude que me prenne l'envie d'aller me balader pieds nus et en robe mission dans le métro.
Je crois bien que j'irai m'acheter une noix de coco en passant dans le quartier chinois mardi, tiens...
(Argh,
ca y est, je viens de me rappeller ce que j'ai perdu d'important quand
mon disque dur externe s'est écrasé au sol il y a une semaine. Toutes
les vidéos que j'avais faites là-bas. Je suis une triple buse doublée
d'une sombre idiote.)
01 septembre 2007
Des motos
Mais pourquoi donc,
pourquoi diable, pourquoi NOM D'UN CHIEN, le connard-à-moto (sisi,
souvenez-vous, c'était au 6° paragraphe, deux premières lignes
non-comprises, de cette note-ci)
choisit-il toujours de revenir faire chier le monde en général et moi
en particulier, les jours où je ne suis pas en état de supporter les
pétarades répétées et les acclamations des djeuns d'en face? Hein?
Je veux dire.. y a tellement de jours dans l'année où je suis
bien disposée à l'égard de mes congénères humains, fussent-ils bruyants
(J'en vois kekzuns qui rigolent au fond de la salle, bienbienbienbien,
je prends note... ), tellement de jours où je pourrais sans (trop)
d'efforts m'exiler de chez moi et aller voir ailleurs si j'y suis (ou
en tout cas, si j'y suis mieux).
Etait-il vraiment
nécéssaire de choisir LE jour où je me suis trainé une sale migraine
toute l'après-midi, mmh? Je vous le demande.
A
lui, je lui demande pas, de toute façon, il fait tellement de bruit
qu'il m'entendra pas crier depuis la fenêtre.
Et
en plus, à faire le con sans casque, en levant la roue avant et en
slalomant entre les bagnoles, il va finir par me faire prendre une
crise cardiaque. Ptit con.
Quoi, je suis aigrie et ronchon et de mauvaise foi? Pas. Du. Tout.
Pour la peine, je vais aller me mettre du ukulélé à fond dans les oreilles et tortiller un peu mon popotin.
-----------------------------
Les mots sur la musique:
"Lilililililililili le aloa, lilililililililili le usa, le langi, i gamgambaloa (x2)
Lili laksae radu ete sugo, saqe langolango ririki,
Sugo, surira, ganira"
Gamgambaloa, Agosi Stringband




