19 octobre 2007
Des endives
Il y a quelques années,
j'ai eu dans ma vie une périodes "endives". Je trouvais que je mangeais
trop de chocolat, et il me semblait évident que, malgré le caractère
anti-dépresseur de celui-ci, prendre dix kilos n'était pas
la meilleure façon de me remonter le moral
J'ai donc amorcé
un intéressant régime: toute envie pressante de chocolat me menait
directement, et sans tentative de résistance aucune, non pas au
placard-à-chocolat, mais au bac à légumes du frigo. Je ne sais pas
pourquoi, c'est les endives que j'avais choisies comme substitut.
Evidemment, très rapidement, je n'ai plus du tout eu envie de
chocolat; j'avais directement et pavloviennement besoin d'endives. Ma
consommation s'est stabilisée aux alentours de 5 kilos d'endives par
semaine, pendant quelques semaines (je ne sais plus exactement combien
de temps ça a duré.). 5 kilos d'endives crues, telles quelles, pas en
salade, rien du tout. Juste nettoyées et, éventuellement, privées du
petit cône amer à la base. Mais pas toujours. Ca dépendait de l'humeur.
Il y a une semaine, j'ai acheté des endives, dans l'idée de les
faire en salade, à une occasion ou une autre. Et puis la semaine a
passé, et j'ai vidé le frigo autour des endives, en les évitant. J'ai
réussi à les oublier (alors que bon, dans un frigo presque vide et
relativement petit, 830 grammes de grosses endives dodues, ca se
remarque..).
Me suis souvenue de leur existence
hier soir, et j'ai commencé la descente. Exit l'idée de la salade. Je
les ai mangées une par une, sans rien pour faire passer. Je viens de
finir la dernière.
Ces périodes endivesques reviennent de temps en temps. Un goût cyclique pour l'amertume, je pense.
Damnit. Il va falloir que je retourne faire des courses demain.



