28 octobre 2007
Back to endiveland.
25 octobre 2007
Et l'eau, coupée sans crier gare, juste avant que je me douche (et juste après que je me suis épilée. A la cire.Ahah.)
Et l'odeur de la première clémentine de la saison, quand on l'épluche....
22 octobre 2007
Et s'il n'en reste qu'un...
Y a un drame, que tout le
monde vit à un moment donné, et dont personne ne parle jamais. Et moi,
vu que je suis moi, et que j'ai peur de rien, et que j'aime bien faire
un peu dans le misérabilisme de temps en temps, j'ai décidé de briser
le tabou. Aujourd'hui, mes amis, on va parler du dernier yaourt aux
fruits dans le frigo.
D'abord, je
prends mes précautions. Oui, j'ai dit dans mon accroche que c'est une
tragédie à laquelle tout le monde se trouve confronté un jour. Je parle
évidemment des gens qui comptent, c'est-à-dire, de ceux qui ont un
apport normal en produits laitiers et qui mangent des yaourts. Les
autres, ... ben c'est pas bien, vous devriez manger des yaourts. Si
vous savez pas pourquoi, c'est pas grave, les yaourts le savent, eux.
Bon cela dit, si vous consommez n'importe quel produit
conditionné sous forme d'assortiments de goûts, y a des chances pour
que le drame du dernier yaourt aux fruits vous parle quand même. Tout
n'est pas perdu.
J'ai comme l'impression que ma captatio benevolentiae m'a permis de semer tout le monde en route. C'était exactement le but. Continuons.
Vous vous souvenez peut-être que dans ma note précedente,
j'évoquais un frigo quasi-vide? Ben il est arrivé un moment où,
fatalement, ce frigo s'est avéré vide-à-part-un-yaourt-aux-fruits.
Fatalement. On n'y échappe pas. Surtout moi qui ne fais mes courses
qu'une fois tous les 37 du mois, (sauf les années non-bissextiles, dans
ce cas là, c'est tous les 43), et qui n'achète presque que des yaourts
aux fruits dans ces cas-là. (Ooook, le misérabilisme, c'est fait *bruit
de rature sur une liste*)
Ca tombait bien qu'il
reste encore un yaourt dans le frigo, parce que justement, j'avais
envie d'un yaourt, après mon endive. L'amertume me restait dans la
bouche, et j'avais envie d'un petit goût sucré. "Qu'à cela ne tienne,
vidons le frigo dans une monumentale crise de boulimie", me suis-je dit
à moi-même dans mon for intérieur. Ouverture du frigo, attrapage du
yaourt, fermage du frigo, attrapage de cuillère, ouverture du yaourt,
trempage de cuillère, élévation de cuillère à la bouche...
Et là, je me suis dit: "c'est con qu'on puisse pas refermer les yaourts comme on referme les frigos."
Le dernier yaourt, le yaourt providentiel d'après l'endive,
c'était, tenez-vous bien, un yaourt à l'ananas. Et voilà, c'est
toujours comme ça. En commençant, je me dis qu'il faudra penser à
laisser un de mes goûts préférés comme dernier-yaourt-de-la-providence.
Pruneau, cerise, pêche, abricot, même poire, à la limite, n'importe
quoi plutôt qu'ananas..Inconsciemment, je finis toujours par tourner
autour du goût que j'aime pas, quitte à démember complètement le pack
de yaourts s'il se trouve au milieu.
Et au moment
où j'ai besoin de consolation (c'est à dire typiquement, quand mon
frigo est vide et que je viens de faire les fonds de placard pour
manger un truc pas terrible (Ca c'est le cas général, en l'occurence,
l'endive participait de la consolation plutôt que de la cause de la
tristesse): PAF. Un yaourt à l'ananas dans ta face.
Je vous le dis, un jour, je m'en remettrai pas.
19 octobre 2007
Des endives
Il y a quelques années,
j'ai eu dans ma vie une périodes "endives". Je trouvais que je mangeais
trop de chocolat, et il me semblait évident que, malgré le caractère
anti-dépresseur de celui-ci, prendre dix kilos n'était pas
la meilleure façon de me remonter le moral
J'ai donc amorcé
un intéressant régime: toute envie pressante de chocolat me menait
directement, et sans tentative de résistance aucune, non pas au
placard-à-chocolat, mais au bac à légumes du frigo. Je ne sais pas
pourquoi, c'est les endives que j'avais choisies comme substitut.
Evidemment, très rapidement, je n'ai plus du tout eu envie de
chocolat; j'avais directement et pavloviennement besoin d'endives. Ma
consommation s'est stabilisée aux alentours de 5 kilos d'endives par
semaine, pendant quelques semaines (je ne sais plus exactement combien
de temps ça a duré.). 5 kilos d'endives crues, telles quelles, pas en
salade, rien du tout. Juste nettoyées et, éventuellement, privées du
petit cône amer à la base. Mais pas toujours. Ca dépendait de l'humeur.
Il y a une semaine, j'ai acheté des endives, dans l'idée de les
faire en salade, à une occasion ou une autre. Et puis la semaine a
passé, et j'ai vidé le frigo autour des endives, en les évitant. J'ai
réussi à les oublier (alors que bon, dans un frigo presque vide et
relativement petit, 830 grammes de grosses endives dodues, ca se
remarque..).
Me suis souvenue de leur existence
hier soir, et j'ai commencé la descente. Exit l'idée de la salade. Je
les ai mangées une par une, sans rien pour faire passer. Je viens de
finir la dernière.
Ces périodes endivesques reviennent de temps en temps. Un goût cyclique pour l'amertume, je pense.
Damnit. Il va falloir que je retourne faire des courses demain.
18 octobre 2007
Pleurer, consoler, sangloter, éviter, embrasser, parler, un peu, beaucoup, expliquer, déplier, pas assez, pleurer, re-pleurer, remâcher, terminé.
J'ai réussi à ne pas poser ces questions-là.
Trois mois tout juste, pas un jour de moins, ni un jour de plus. Calculé au quart de poil près.
Les trois mots ont failli échapper à mes lèvres plusieurs fois. Je crois les avoir tracés sur son dos endormi. Les paroles s'envolent, et certains écrits, aussi.
09 octobre 2007
Des lieux de mon sommeil
J'aime à dire que je suis capable de dormir à peu près n'importe quand et n'importe où. Si la première partie de l'assertion s'approche beaucoup de la réalité, la seconde doit probablement plus à la symétrie de la formule qu'à la franchise
Il y a les lieux où j'ai effectivement dormi, des lits, des canapés,
des lits de camp traitres, des fauteuils, des chaises longues, un ou
deux hamacs. Sur des sols herbus, sableux, cimentés, recouverts de
tapis ou de nattes, d'une couette ou d'un matelas pneumatique dégonflé.
Dans une soirée pourtant fort bruyante. Dans mon bain. En voiture (ailleurs qu'au
volant, s'entend), dans des dizaines de trains, dans quelques avions,
par terre entre deux rangées de sièges en pente dans un ferry, dans le
jardin de mes parents, sur une table de bibliothèque, par terre adossée
à un bureau dans la salle des thésards de Paris 7 (mon endormissement
atypique le plus récent). Rien de très très bizarre, finalement, quand j'y repense.
Il y a les lieux de la limite. Ceux où j'ai expérimenté l'endormissement sans le sommeil. Ceux où j'ai lutté, pour une raison ou une autre, contre la torpeur. Ceux où je me suis pincée, griffée sauvagement, sans tellement d'effets. Ceux où je ne pouvais plus sortir, ni du sommeil, ni de l'éveil. Une succession de blancs de quelques secondes, se prolongeant, encore et encore, comme indéfiniment. A la bibliothèque, souvent. Au théatre parfois. En cours, dans le métro ou le bus, que je sois assise ou debout, dans les couloirs du collège ou sur les bancs de la cour du Parc. Je me demande s'il n'y a pas eu une fois au volant, aussi (c'est flou dans mon esprit, et cela me pousse à penser qu'effectivement, c'est arrivé :-/ ).
Et puis il y a les endroits, en grand nombre, dans lesquelles je ne me
suis jamais endormie... Dans la rue, dans une cave ou un grenier (sauf si on compte les chambres mansardées..), au resto, aux
chiottes, perchée dans le cerisier de mes parents, pendue par les pieds à un trapèze ou debout sur une balançoire (assise non plus, je pense), devant mon ordinateur le nez sur le clavier, à cheval, au
cinéma (en tout cas, je crois ..), sur une plage de corail, dans la boue ou dans une rivière.
Tellement d'endroits où je ne me
suis jamais endormie que je me demande bien à quoi j'ai pu passer mon
temps, ces 24 dernières années...
04 octobre 2007
De la peste ou du choléra
J'aurais pu vous parler de l'expo sur les dessins espagnols du XVII-XVIII, que j'ai vue hier avec Aurèle, ou bien de ses goûts (très) discutables en matière de décoration d'intérieur, mais on refilé une patate chaude, je ne peux pas me dérober (et surtout, je suis sûre que ca intéresse plus de monde que mon avis sur les appartements de Napoléon III).
- Copie les trois questions qui te sont posées ainsi que les règles ici présentes sur ton blog et réponds-y (aux questions, pas aux règles)
- Trouve ensuite TROIS questions ayant la même forme, à savoir "Tu préfèrerais Truc Gerbant A ou Truc Gerbant B?"
- Tu choisis TROIS victimes et leur fais savoir - par blogs interposés ou mail ou MSN, tu es grand, tu te démerdes - qu'ils/elles ont été sollicités pour le jeu de plus délicat de l'année.
- Pis si t'es cool, envoie un emai à mdamejo at hotmail dot com parce que ça me ferait marrer de pouvoir suivre tout ça.
Et les questions posées par Karaz sont donc:
1. Tu
préfères embrasser le cul d'un chien qui a la diarrhée ou voter pour
Blocher (ou Le Pen) en sachant que c'est ton vote qui risque de faire
la différence ?
2. Tu préfères te brûler la langue avec le fer à repasser ou te taper le pied avec un marteau ?
3. Tu
préfères coucher avec une personne du sexe opposé pas du tout du tout à
ton goût ou avec une personne du même sexe que toi vraiment très
attractive ? (Et merde, ça marche pas si les gens ont des tendances bi... c'est d'un compliqué).
Hum.
Bon bon bon.
Alooors.
1- La seule des trois questions qui m'a posé problème. Mais bon. Il
est plus facile de se laver la bouche que la conscience, donc, le clebs.
2-
Le marteau. J'ai beau savoir que la langue est l'une des parties du
corps (sinon la partie du corps) guérissant le plus vite, y a pas moyen.
Puis je peux envisager de me passer de mon pied le temps qu'il se
répare, alors que me passer de langue pour manger, parler, et le
reste... Non vraiment, y a pas photo :D
3- Alors là, je vois même
pas le dilemme. Je ne pense pas avoir des "tendances bi" (et la
formulation m'irrite vaguement, même). Mais si on trouve une personne
vraiment très attractive, forcément, l'idée de coucher avec n'est pas
répulsive, si?
Donc, entre un mec détestable et une fille qui me plairait beaucoup: la fille, évidemment.
Bien. A mon tour, maintenant. Mes questions à Coco,Tippie, et évidemment (et pas seulement parce qu'il s'est réjoui ouvertement que je reçoive cette patate), à STV. (Tu peux répondre ici, si Sven se défile. Oui, oui, je sais, on te l'a déjà refilé, mais je m'en fiche, moi, c'est pas pareil).
1) Tu préfererais avoir, greffé sur les oreilles, des écouteurs diffusant en boucle l'intégralité de la comédie musicale Roméo et Juliette, ou être suivi partout, en toutes circonstances par 40 canards (les 40 canards c'est un truc qui circulait sur le net à une époque un peu reculée, et qui m'avait beaucoup, beaucoup marquée. Je pompe donc l'idée sans vergogne).
2) Tu préfèrerais avoir le QI de Paris Hilton (mais juste son QI, j'ai pas parlé de sa tronche, de son fric ou de ses quinze milles conquêtes.), ou te réveiller, un matin, transformé (de façon irrémédiable, ca va de soi) en cafard géant comme Gregor Samsa?
3)Tu préfèrerais que personne ne te parle plus jamais, ou que personne ne te regarde plus jamais?
Ouala.



