Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

27 novembre 2007

De mes dents

    Parmi les cauchemars que j'ai fait plusieurs fois, l'un des plus traumatisants (juste après mes cauchemars de grosse parano où je cherche à empêcher des poursuivants enragés d'entrer chez moi - go figure -) est celui où je sens mes dents se casser sous la pression de ma langue. C'est le genre de trucs qui me poursuit bien après mon réveil, à chaque fois.
    Je me souviens que lorsque j'ai dû me faire couronner une première dent il y a quelques années, j'avais été très déprimée par cette idée. Je crois bien que ça avait à voir avec l'idée d'entamer mon corps. De ne plus être complète. Bizarre, c'est jamais qu'une dent, et on en perd plein pendant l'enfance sans que ce soit si terrible... Mais sur le coup, j'avais rangé ça dans la même catégorie qu'une prothèse. Un truc exterieur venant remplacer un bout de moi, si petit soit-il.

    J'ai toujours eu des "dents à caries". Enfin une salive à caries, en fait, puisqu'il paraît que l'acidité de celle-ci joue beaucoup*. Mais là, je ne sais pas si c'est un hasard, où si quelque chose s'est modifié, j'ai l'impression d'avoir d'un coup la bouche qui se décompose. En 9 mois (depuis ma dernière visite chez le dentiste), sont apparues 4 caries, dont - pour l'instant- deux nécessitant dévitalisation . Donc deux couronnes supplémentaires. Et j'ai même pas 25 ans!

    Donc ça me déprime un peu. Et puis, surtout, depuis une semaine, je douille. Je crois pas que j'avais déjà eu mal à en être nauséeuse. C'est intéressant, comme expérience.

    Bouhou, je suis toute pourrite de l'intérieur...


* oui, oui, je sais, faut que j'arrête de boire du vinaigre.

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25 novembre 2007

Du nez des lapones

    -Et Dieu inventa les bisous, pour faire taire les femmes. Et Dieu vit que c'était bon..*quinze secondes de refléxion* Sauf pour les lapones qui sont assez taciturnes, et du coup, on peut se contenter de les embrasser avec le nez.

    -Rien à voir! En Laponie, il fait froid. Si on embrasse les lapones avec le nez, c'est tout simplement parce qu'elles sont enrhumées et qu'elles parlent du nez.

Posté par Mlle Moi à 00:16 - Brèves - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 novembre 2007

De l'inertie.

    Une marmotte. Une limace. Une moule. Une éponge. Molle, très molle.

    J'utilise tout un tas de vocables de ce genre, pour me décrire. Tout un tas de vocables désignant des entités plus ou moins vivantes, plus ou moins animales, plus ou moins actives, plus ou moins rapides, plus ou moins vertébrées. Plutôt moins que plus, dans ma façon de l'entendre.

    Je fonctionne beaucoup à l'inertie. J'angoisse à l'idée de me précipiter sur un choix ou une décision sans connaitre tous les tenants et aboutissants. Ne pas choisir en connaissance de cause me terrifie. Je voudrais pas perdre un truc important sans m'en rendre compte (l'idée selon laquelle, si je ne m'en rends pas compte, c'est que ca ne doit pas être si important, j'ai du mal à percuter). Faut décomposer tout ça, mais je peux pas décomposer dans l'angoisse. Je peux pas morceler, avec un trou qui s'effondre sur lui même dans le bide, les morceaux vont tomber dedans. Je laisse toujours tout échapper, je me connais.  Alors j'attends. Je laisse couler. Je m'immerge dans de la fiction. Je dors. Je m'oublie un peu. Les choses, les mouvements passionnels, les accrocs s'écrèteront bien pendant que je ne les regarde pas. Au pire, la théorie du feu au derrière me sauvera toujours. Evidemment, la moitié du temps ca se retourne contre moi, parce que j'ai laissé en plan des choses qui ne pouvaient pas attendre. Des démarches administratives, ce genre de trucs. C'est chiant, c'est sûr. Mais bon an, mal an, pour les questions importantes je m'en suis plutôt bien trouvée. L'hibernation, ça a du bon. Sauf que.

    Je fonctionne beaucoup à l'inertie. Je couche la tête et je laisse passer les coups de griffes. J'encaisse, j'absorbe, souvent sans renvoyer grand chose à l'autre, en face, qui cherche la réaction. J'évacuerai plus tard, en privé, dans ma coquille, pas un problème. Ne pas réagir à chaud si la réaction est potentiellement dangereuse pour l'autre. Se donner le temps, recycler la colère, la déception, l'envie, la jalousie. Colmater les petites fissures dans l'instant, pour l'instant. Rester stable, rester solide. Rester aimable.

  Et puis ces derniers temps, l'inertie entre en conflit avec tout un tas de trucs. Tout un tas de gens. Celui qui trouve que je ne la pousse pas assez loin, et que je me laisse encore trop blesser par les choses. Celui qui trouve qu'attendre et rester flottant, c'est pire que tout. Les choses qui me mettent en colère, et que je continue à ravaler, en admettant que ca me coûte de plus en plus, et que ça ne sera bientôt plus tenable. Et toutes ces putain de fissures qui se mettent à suinter en même temps, avec lesquelles je sais pas trop quoi faire. Il me faudrait une éponge, tiens.

Je viens de me rendre compte que je parle alternativement de limace et de coquille.
En toute logique, je dois plutôt être un escargot.
Ca tombe bien, je préfère.

20 novembre 2007

Pov', Pov' Nanou...

    J'ai la lèvre inférieure tuméfiée. Tout le côté droit enflé comme un petit boudin, parsemé de petites taches rouges. Non, non, je n'ai pas été tabassée, je ne me suis pas pris de porte de placard.
    Je me suis juste mordue jusqu'au sang plusieurs fois hier après-midi et hier soir.
  Je n'étais pas furieuse, ni douloureuse (enfin si, j'étais un peu énervée à un moment, et j'avais mal à d'autres, mais ça n'a rien à voir).

    Non, non. J'ai juste eu une triple dose d'anesthésiant chez le dentiste, qui m'a endormi une partie de la bouche pendant onze heures. Je ne me suis pas rendu compte que je me mordais aussi fort, sauf une fois où j'étais devant le miroir, et où je me suis incidemment vue faire. Et maintenant, non seulement, j'ai de nouveau mal aux dents, mais j'ai l'air de m'être pris un poing dans la gueule.

    Irritant.

16 novembre 2007

De la loi de Murphy (2)

Une petite conversation msn vaut mieux qu'un long discours...
Il s'agit en l'occurrence d'une conversation avec un individu dont nous ne révèlerons pas le nom, et dont nous allons changer le nickname, pour lui éviter de tomber dans l'opprobre du ruisseau.
On va l'appeller "Le Frèrefide", ne me demandez pas pourquoi, ca m'est venu comme ça.

Le Frèrefide dit :
tu vas jamais me croire
Nanou dit :
ben dis tjs
Le Frèrefide dit :
je suis arrivé a trimballer mon linge sale de ma salle de bain à ma cuisine sans perdre une seule chaussette!
Nanou dit :
quel con

[...]

Nanou dit :
ahah
Nanou dit :
je viens de renverser la boite de cacao
Nanou dit :
par terre
Nanou dit : 
enfin je l'ai fait tomber et murphy s'en est mélé
Nanou dit :
l'enfoiré
Nanou dit :
ca pue le chocolat, en plus
Le Frèrefide dit:
looool :)
Nanou dit :
putain, Murphy!
Nanou dit :
et les pays du tiers monde qui ont pas de chocolat, merde!

(Note de la blogueuse: pas de panique, le gaspillage a été relativement minime: la boîte était quasiment vide, j'ai fait une crise de chocolatite aigüe l'autre jour. Murphy est super pote avec mon surmoi, mais avec les grèves, ce con est arrivé trop tard ahah)

le Frèrefide :
ouaaaaais :D
Nanou dit :
tu penses à eux, un peu?
le Frèrefide dit :
tu veux que je voie si j'arrive à trimballer ma boite de cacao de ma cuisine à ma salle de bain sans la faire tomber?

Je passe sur les basses insultes sorties à ce moment de ma bouche et de mon clavier (ca devait être un truc du genre "mais quel c*****d).
Et ca continue..


Nanou dit :
bon je vais aller ramasser mon cacao
Nanou dit :
que j'ai fait tomber bien dans le chemin, en plus
Nanou dit :
qu'est ce que tu paries que je nique le tancarville en chopant l'aspirateur?
le Frèrefide dit :
pourquoi, ca aurait pas été dans le chemin, tu l'aurais pas ramassé?
Nanou dit :
si, mais moins vite :)
le Frèrefide dit :
bah tu ranges ton tancarville avant :D
le Frèrefide dit :
mieux... tu prend ton pot à eau rempli dans les mains...
le Frèrefide dit :
rempli de lait bien sur...
le Frèrefide dit :
comme ca, avec de la chance, murphy s'en mele encore et l'anse de ton pot à eau lache
le Frèrefide dit :
et pouf, ca fait des chocapics
Nanou dit :
mais quel c*****d!
le Frèrefide dit :
euh non, du chocolat :)
Nanou dit :
bon, tancarville niqué, check
Nanou dit :
linge propre par terre, check
le Frèrefide dit :
:D
Nanou dit :
linge propre dans le chocolat.. ah non tiens..
le Frèrefide dit :
pas grave, ca fait que tu vas pouvoir te rattraper pour le coup de la chaussette :D
Nanou dit :
genre les chaussettes propres rejoignent la chaussette sale que j'avais laissée par terre, c'est ca?
le Frèrefide dit :
oui :) et tu retrimballes tout sans faire tomber de chaussettes cette fois :)



Et pourquoi personne ne m'aime, hein?

Posté par Mlle Moi à 00:18 - Tralala - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 novembre 2007

De la loi de Murphy

    Mais pourquoi y a toujours une chaussette pour se casser la gueule du tas de linge sale que je transporte de ma chambre à la salle de bain? Pourquoi que je la voie jamais avant d'avoir lancé la machine, alors que je me suis retournée trois fois sur le trajet pour m'assurer que rien n'était tombé?

   

Posté par Mlle Moi à 12:59 - Brèves - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 novembre 2007

De l'insatisfaction en ligne de fond.

    Y a des jours où je me donne l'impression d'être ontologiquement incapable d'être satisfaite. Où tout m'irrite. Où tout un tas de trucs ont l'air d'être de bonnes idées. Sauf que pour une moitié, je ne les fais pas, et que pour l'autre, c'est pire, je les fais. Et évidemment, dans ces jours là, les bonnes idées s'effondrent sur elles-mêmes comme des gros soufflés ratés, et deviennent des échecs. Et moi, d'autodéception, je m'affaisse un peu de l'intérieur aussi, à chaque fois.
    Et je parle même pas des idées qui étaient mauvaises dès le départ.

  Y a des jours où j'ai envie de parler à machin ou truc ou à bidule, où je fais feu de tout bois, et où personne ne réagit comme je voudrais, ni n'est dans l'état ou l'humeur qu'il faudrait pour me faire du bien. Ni ceux à qui je peux dire que ca ne va pas, ni ceux devant qui je ne peux pas le laisser transparaître. Ni ceux que j'ai envie de caliner, ni ceux que j'ai envie de mordre.
    J'en suis à me dire que je ferais mieux de jeter mes téléphones par la fenêtre, et ma freebox avec. Ca fait longtemps que j'avais pas eu envie de me rouler en boule dans mon lit pour disparaître une semaine ou deux sans avoir de contacts avec personne. Mais c'est en train de me rattraper à toute vitesse.

09 novembre 2007

Les cas sages ou pas sages (ça passe ou ça casse). Ma' sage, ta sage, mets sages.
Très sage.

Et puis le bras sage.
Et puis le verre sage, les pairs sages.
Et puis l'heureux (pas sage), le chaud sage, le corps sage, le lit sage, le vit sage, les reins sages..

Et puis le glas sage, le froid sage,

La question de savoir si je suis sage ou pas reste posée.


Posté par Mlle Moi à 19:31 - En un mot comme en cent - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 novembre 2007

    Je vais reviendre, hein. Je ne suis pas morte d'une indigestion d'endives, pour ceux qui s'inquièteraient à ce sujet.

    J'ai juste eu pas mal de trucs à gérer dans la tête ces derniers jours, du boulot en retard et des gens à voir. Et pas beaucoup d'inspiration. (Ah oui, et je suis tombée sur un ptit bouquin d'Amado à la librairie l'autre jour, aussi, ca n'aide pas.)

    Mais, sinon, ça va. :)

Posté par Mlle Moi à 10:25 - Brèves - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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