04 décembre 2007
Des derniers temps.
Souvent, je me plains d'être vide. De me sentir vide. De tourner à vide, dans la tête.
Mais en ce moment, ça mouline, ça remue, ça brasse à tout va, à
touts vents, à tout berzingue, tous azimuths. Au point que je me sens
un peu débordée, et crains de ne pas pouvoir faire face sur tous les
fronts. Je me heurte, avec des conséquences plus ou moins heureuses, au
sentiment d'être grande et à celui d'être petite, à l'impression de
pouvoir et à celle de ne pas pouvoir. A l'amitié, à l'amour, à la
famille, au deuil, aux projets, au travail, à l'écriture, à mon propre
corps qui ronchonne. Je me heurte à moi, toutes les quinze secondes,
d'une façon nouvelle et déstabilisante.
Je me prends les pieds dans le tapis tous les trois pas. Chaque rétablissement in extremis
me demande beaucoup d'énergie. Ca ne m'empêche pas d'avancer, j'ai
l'impression d'avoir bougé plus que toutes ces dernières années, en peu
de temps. J'arrive même à me dire que c'est normal que ca me fatigue.
En bonne grosse feignasse que je suis, me mettre à crapahuter comme ça,
ca ne pouvait déboucher que sur des courbatures.



