29 janvier 2008
De ma (non-)judéité
-"Attends, je suis pas juive, moi."
Ma frangine s'est figée, puis elle a éclaté de rire.
-"Pas juive? N'importe quoi.."
Ben non. J'ai beau
avoir des bouts d'ashkénaze du côté de mon papa (et la tronche qui va
avec), et des bouts de séfarade du côté de ma maman (et certains goûts
culinaires qui vont avec), je ne suis pas juive. Parce que ma maman ne
l'est pas. Parce que sa maman ne l'est pas. Etc..
Ou alors, je suis juive par les hommes. Par mon père, par mon grand-père, et d'une toute autre façon, par mon petit frère.
J'ai les blagues, j'ai les références, j'ai les légendes familiales, les déracinés, les diamantaires et les marchands de tapis, les débrouillards, les changements de prénoms, les Isaac, Eliah et Sarah. J'ai les Cohen, les Segura, les Judkind, les Fainberg. L'Espagne du quinzième siècle, la Russie du dix-huitième et l'empire Ottoman. J'ai l'adaptabilité, le rebond -relativement- facile, et un tas de brimborions que je peux raccrocher à ça, ou à tout autre chose, parce qu'au fond, ce serait un peu facile.
Mais je n'ai pas le dieu, la foi, les fêtes, les coutumes, la communauté, l'appartenance. Je n'ai pas l'histoire tragique. Je n'ai pas Israel. Je n'ai pas la bougeotte.
Je suis juive en diachronie, mais pas en synchronie.
Du vide
L'avide - valide - la vie de (qui?)
Le vide - l'évidée - déviée
Livide- lie vide - lit, vide.
L'Ovide (L'art d'aimer) - Love hid (what?)
Faut que j'arrête de jouer à des Chiffres et des Lettres dans le métro. Ca me fatigue.
24 janvier 2008
P comme...
(récupéré chez Enn)
P comme palimpseste: Ecris, réécris, il en restera toujours quelque chose.
P comme pragmatique: Ok, mais on fixe des règles.
P comme particule: La partie cul et la part qu'il tue (la part qui le tue?)
P comme coiffeur: On n'est pas sorti de l'auberge, mais déjà on y est entré...
20 janvier 2008
Des ptites vagues.
C'est étrange comment les petites ondes nées d'une grosse vague continuent encore d'arriver sur la rive pendant quelques temps. Des réminiscences, des choses que tu réalises d'un coup, à la lumière d'un truc fortuit n'ayant rien à voir avec l'histoire. Un truc qu'on te dit, ou que tu te trouves après coup, caché dans un coin où t'avais pas envie de farfouiller immédiatement. Une chanson. Ou juste un sourire, ou un sanglot qui remontent sans que tu aies le
temps de les voir arriver. Sans même qu'ils atteignent vraiment la
surface. Tu les as juste sentis près d'affleurer, et puis ils sont
passés.
Je suis très sensible aux petites vagues en moi, aux répercussions décalées des évenements, ces dernières semaines. Mine de rien, et peut-être plus que les grosses tempêtes dont elles se font l'écho, elles me renseignent sur la façon dont les choses se déplacent, à la surface et en dessous.
Certains entendent la mer, moi j'écoute les vagues...
De ptits riens
Bon. Une journée à
chialer pour une chose, une à angoisser pour une autre (chuis en train
de devenir une grosse hystérique), une à pioncer (et chuis toujours une
marmotte, pour compléter le tableau) pour se reposer de toutes ces
émotions, on va dire que ça suffit pour cette fois. Je me remets en
selle.
Merci à ceux qui m'ont écoutée pleurer, angoisser, dormir, ronchonner, ces derniers jours.
Merci au gars qui a ruiné tous mes efforts pour garder les yeux
secs vendredi: "Faut sourire, mademoiselle, faites pas la tête!
Bonne année!". Merci au vigile de la Sorbonne qui m'a demandé comment
j'allais quand je lui ai présenté ma carte, alors qu'on se connait pas
(enfin je crois ...). Merci aux comédiens de la Comédie Française qui
m'ont fait rigoler comme une baleine et glousser comme une oie pendant
trois heures (mention spéciale à Petruchio, yummmmmy :) ). Merci
(encore) à Grognon pour son mail d'hier soir. Merci à ma libraire pour
la discussion sur Penser/ Classer. Et merci à Nim pour son récit mémorable de concert de death metal (black metal?), je ne m'en suis pas encore remise.
Bon sinon, petit moment de nostalgie en rentrant et en regardant
mes stats. Un khagneux du Parc (enfin je vois pas qui ça pourrait être
d'autre..) est arrivé chez moi (sur cette note-ci
précisément) en cherchant ""21 janvier" Lénine louis XVI khâgne".
J'arrive même avant le site de la khagna Lugdunensis, grâce à un
commentaire de Crookinette. Uhuh :)
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Les mots sur la musique
I live in this country now
I’m called by this name
I speak this language
It’s not quite the same
For no other reason
Than this it’s my home
And the places i used to be
far from are gone
You’ve travelled this long
You just have to go on
Don’t even look back to see
How far you’ve come
Though your body is bending
Under the load
There is nowhere to stop
Anywhere on this road
My heart is breaking
I cannot sleep
I love a man
Who’s afraid of me
He believes if he doesn’t
Stand guard with a knife
I’ll make him my slave
For the rest of his life
I love this hour
When the tide is just turning
There will be an end
To the longing and yearning
If i can stand up
To angels and men
I’ll never get swallowed
In darkness again
Lhasa de Sela, Anywhere on this road.
17 janvier 2008
Narcisse, Eros et Psyché viennent de se manger une série de pains dans la gueule. Ils sont actuellement en train de recompter leur dents et ne sont pas disponibles pour grand chose d'autre. Morphée prend le relai pour quelques jours.
15 janvier 2008
L'avantage des jours de grands vents dans la brousse, par rapport à ceux de Paris, c'est que là bas, les fenêtres vibrent pas. Ca fait moins de bruit.
A part ça, quelqu'un est intéressé par les deux premiers tomes d'Angélique?
D'une réminiscence
NOUIRTABLES
SURETONBILA
NBRISELAUTO
URLETNABOIS
SONAREBUTIL
LUSOIREBANT
RIBALOUSENT
ETALOSBRUNI
TRIBUNEALOS
TENSOIRAUBL
EUBOLTRANSI
N'ouïr ta blessure, ton bilan brisé,
l'autour, l'Etna, boisson à rebut
illusoire, ban tribal où s'entêta
l'os bruni, tribune à l'ostensoir,
au bleu bol transi
Georges Perec,in Alphabets. 1975
14 janvier 2008
D'une décision importante
Ca fait longtemps, des
années en fait, que je sais qu'il faudra y venir. Il y a des
traumatismes d'enfance qu'il faut bien affronter, à un moment ou à un
autre. J'ai beaucoup nié, tergiversé, temporisé, hésité.
Et puis maintenant, je crois que je suis mûre pour franchir le pas.
Depuis quelques mois, y a déjà des choses qui ont bougé... Mais
je ne peux plus, maintenant, seulement demander à ma maman ou à mes
amies de m'aider. Je ne peux plus seulement demander ce qu'ils en
pensent à mon père ou à mon frère. Va falloir s'adresser à quelqu'un de
compétent.
Je suis pas bien sûre de savoir où je vais
ni ce que je veux, mais j'aimerais bien changer de tête. Comme ça, tel
quel, tout ça ne me va plus.
J'en connais dans mon entourage que ça va soulager. Des qui m'y encouragent depuis un bon moment.
Demain matin, je décroche mon téléphone, et je prends rendez-vous.
Avec un coiffeur.
Uhuhuh :)
13 janvier 2008
D'une journée à la fête foraine.
Aujourd'hui, journée
grand huit. En bas, fioup, en haut, zou, en bas, hop, en haut, paf, on
redescend, jtong, on remonte... Le coeur au bord des lèvres, l'estomac
dans les talons, les tripes retournées, le moral dans les chaussettes,
la gorge déployée... Faites votre choix, y en a pour tous les goûts.
Faut juste bien calculer son créneau, ca bascule vite.
J'ai un peu mal au coeur. Dans tous les sens du terme.
Mon surmoi me glisse à l'oreille (interne, l'oreille, j'ai même
pas besoin de parler toute seule à voix haute, dans ces moments-là,
c'est vachement économique...D'ailleurs c'est ptet parce que j'ai des
ptites voix qui me soufflent des méchancetés dans l'oreille interne,
que mon équilibre était un peu instable, tout à l'heure... ) que tout
ce que j'ai ingurgité ce soir de liquide et de solide n'y est peut-être
pas pour rien non plus.
Pfft. Rien à voir.
(Oops, I did it again. Statue de la désolation, quinzième prise. Plates excuses. )



