15 février 2008
D'un écho.
Il y a un tout petit peu moins d'un an, la veille de mon départ pour presque-les-antipodes, c'est lui que j'ai eu au téléphone en dernier. J'étais super enrhumée, nez qui coule, pauses-mouchoirs intempestives toutes les quinze secondes, j'avais une voix de corbeau, et comme une chanson de Perret dans la tête. Il s'est grave foutu de ma gueule tout le long. Je crois bien que c'était une des premières fois, si ce n'est la première, qu'on s'appellait.
"Prenez ma nouvelle adresse, je vis dans le vent sucré des îles nacrées..."
Ce soir, à la veille de son départ pour les antipodes, je l'ai eu au bout du fil, juste avant qu'il aille se coucher. On était tous les deux enrhumés. Et, moi, en tout cas, j'avais les yeux et le nez qui piquaient un peu, et comme une chanson de Manset dans la tête. Aucun des deux ne s'est vraiment foutu de la gueule de l'autre. Même si on a admis qu'on avait l'air un peu ridicules, à s'écouter respirer en silence :)
"Il voyage en solitaire..."
Je suis vraiment contente pour lui, et
je ne crois pas que son départ soit vraiment une raison de m'attrister
outre-mesure.
Mais quand même, il va me manquer, mon atypique.



