Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

28 février 2008

D'un sondage.

    Hypothétiquement, si jamais je postais une petite (au début au moins) série de textes (écrits de façon croisée avec quelqu'un d'autre) sur la lecture, l'objet-livre, etc..., y aurait des gens que ca intéresserait de rebondir dessus, et qui viendraient croiser leurs mots à eux?

Posté par Mlle Moi à 23:56 - Brèves - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 février 2008

    "Vous allez voir, on a très peu de temps, ca passe très vite".

    Je suis pas certaine que ca puisse passer assez vite, en ce qui me concerne. La vache. Tout le semestre à faire classer des f*rm*s v*rb*l*s en fonction de leur v*l**r s*m*nt*q** (toi aussi, apprends en t'amusant, et retrouve les voyelles que j'ai fait sauter parce que Google n'est pas mon ami!), ça va décoiffer. Déjà, j'étais pas enchantée par ce que je pensais devoir faire dans ce TD de *************. Mais maintenant que j'ai eu l'occasion d'en discuter clairement avec les autorités compétentes, je serais contente de faire ce que je pensais devoir faire pendant tout le semestre, au lieu de devoir faire ce à quoi je ne pensais consacrer que le temps qu'on devrait lui consacrer quand on fait les choses qu'on devrait - dans l'absolu-  faire, pas celles que je vais devoir faire. Vous me suivez? ("Bien sûr. Où voulez-vous que j'aille?" (wink à Gamacé :) ))
   
    Je me suis retenue de demander quand est-ce qu'on leur faisait faire des trucs intéressants, à ces pauvres étudiants qui n'ont rien fait de mal. Faut croire qu'ils l'ont pas mérité, encore; on verra ça quand ils seront grands. (Ptet que moi aussi, j'aurais droit de faire que des trucs intéressants en cours, quand je serai grande?).

    Non mais en fait, c'était juste histoire de me plaindre, paske je l'avais pas beaucoup fait (du moins pas ici..), ces jours-ci. En vrai, dans l'ensemble, je ne suis pas mécontente de la façon dont ça se passe, des groupes ou des cours dont j'ai hérité. Et puis bon, j'ai pas grand chose d'autres à raconter en ce moment. Ca va toujours plutôt bien. Je suis un peu redescendue de mon nuage, mais c'est surtout que je suis un peu fatiguée, ça m'empêche de sautiller partout :)

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Les mots sur la musique:

"You've got to accentuate the positive
Eliminate the negative
And latch on to the affirmative
Don't mess with Mister In-Between"

Andrews Sisters, "Ac-cent-tchu-ate the positive"

19 février 2008

De mes cours.

    Epenthèse et Métathèse sont dans un bateau, et comme par hasard, c'est Bosse-ta-thèse qui tombe à l'eau.

    Je passe beaucoup de temps à préparer mes cours, depuis deux semaines. Ou plus exactement, j'y passe pas un temps énorme, mais en pourcentage de boulot que j'arrive à fournir, c'est proche de la totalité :)
    A part ca, je m'éclate sur au moins un des trois cours... C'est dommage, c'est celui que je ne vais donner que pendant la moitié du semestre. Je réserve mon jugement sur les deux autres, on verra bien comment ça évolue.
    J'ai pas mal l'impression de faire le clown, mais enfin, dans l'ensemble, mes étudiants se plaignent pas trop (fort). J'en ai repéré une qui dormait l'autre jour, mais bon, un lundi à matin à 9h, je peux pas lui en vouloir, j'aurais probablement fait pareil si j'avais pas été là pour animer le centre aéré.

    Du coup, ces derniers temps, je me pose plein de questions pratiques. Comment aménager mon cours pour une étudiante aveugle? Comment ne pas me foutre de la craie partout? Comment rattraper les conneries que je dis en réponse à des questions chiantes, parce que je n'ai pas pris le temps de tourner 7 fois ma langue dans ma bouche? Et comment ne pas rougir comme une tomate, dans ces cas-là? Comment switcher en mode prof, ne pas tutoyer les étudiants, ne pas dire de gros mots, ne pas vilipender la fac, ne pas faire d'allusions graveleuses (sérieux, mes étudiants, soit ils sont vraiment innocents, soit ils sont supers polis, parce que le schéma des cordes vocales vues de haut, qui ressemble à, bon, voilà*, je l'aurais pas raté, je crois..), etc..?

    Pfft, c'est pas gagné.


* Nan, je vous dis pas. Vous aviez qu'à faire de la fonetik aRtikylatwaR (y a pas moyen de faire un R a l'envers, là-dedans?). Niark.

Posté par Mlle Moi à 23:27 - Culture - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 février 2008

D'une chaîne (ca faisait longtemps...)

Taggée par Still. Faut que je raconte "six trucs pas indispensables" sur moi (je crois que la formulation est d'Anita, mais elle me plait bien, je la reprends à mon compte). Je ne pensais pas arriver à en trouver autant, mais en fait, si :)

1- Je m'endors souvent en me frottant les pieds l'un contre l'autre. En tout cas quand je m'endors seule.

2- Depuis ma chambre, j'entends ma voisine de gauche chanter dans sa douche le matin, et depuis ma salle de bain, j'entends mon voisin de droite ronfler la nuit. J'en déduis que ma voisine m'entend ronfler la nuit, et que mon voisin m'entend chanter dans ma douche.

3- Il y a quelques jours (je crois que c'était justement le jour où j'ai parlé de bisounours), je me suis effectivement dessiné au stabilo orange un soleil autour du nombril.

4- Souvent, avec la plupart des gens, je ne suis pas entièrement, pas complètement là. Mais parfois, si.

5- J'évalue beaucoup de choses en termes de lumière, de luminosité. L'appréciation esthétique d'un tableau, d'une photo ou d'un paysage passe souvent premièrement et principalement par celle de la qualité de la lumière. D'où le souvenir ébloui (aux sens propre et figuré du terme) que je garde de mon voyage en Islande. D'où mon amour des paysages de mer: même par temps pourri, y a toujours de quoi s'en mettre plein les yeux sur le plan de la lumière. D'où mon sourire parfaitement crétin quand je remonte ces derniers jours, des trottoirs bondés, aveuglée par le soleil d'hiver, alors même que je me heurte à 10 personnes d'affilée en 5 mètres.
D'où aussi ce qu'il faut entendre du mot "lumineux" quand je m'en sers pour décrire la personnalité de quelqu'un. Je ne l'emploie pas, je crois, à tort et à travers, et c'est l'un des plus élogieux que je puisse utiliser.

6- J'ai fait le compte, récemment. Moi, la chialeuse-en-chef, je n'ai pas pleuré pour un chagrin d'amour entre le mois de mai 1999 et le mois d'octobre 2007. Et je trouve ça triste.
Comme quoi on peut avoir les yeux humides et le coeur un peu désséché à certaines périodes, c'est pas incompatible.

Et les heureux taggés qui prendront (ou pas) le relais, seront Crooke, Martin Lothar, Gamacé, Tippie, Amarante et Pierre. Hop.

Posté par Mlle Moi à 22:21 - Chaînes, questionnaires et patates chaudes - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 février 2008

D'un écho.

    Il y a un tout petit peu moins d'un an, la veille de mon départ pour presque-les-antipodes, c'est lui que j'ai eu au téléphone en dernier. J'étais super enrhumée, nez qui coule, pauses-mouchoirs intempestives toutes les quinze secondes, j'avais une voix de corbeau, et comme une chanson de Perret dans la tête. Il s'est grave foutu de ma gueule tout le long. Je crois bien que c'était une des premières fois, si ce n'est la première, qu'on s'appellait.

"Prenez ma nouvelle adresse, je vis dans le vent sucré des îles nacrées..."

    Ce soir, à la veille de son départ pour les antipodes, je l'ai eu au bout du fil, juste avant qu'il aille se coucher. On était tous les deux enrhumés. Et, moi, en tout cas, j'avais les yeux et le nez qui piquaient un peu, et comme une chanson de Manset dans la tête. Aucun des deux ne s'est vraiment foutu de la gueule de l'autre. Même si on a admis qu'on avait l'air un peu ridicules, à s'écouter respirer en silence :)

"Il voyage en solitaire..."

    Je suis vraiment contente pour lui, et je ne crois pas que son départ soit vraiment une raison de m'attrister outre-mesure.

    Mais quand même, il va me manquer, mon atypique.

Posté par Mlle Moi à 02:26 - D'ici à là-bas... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 février 2008

D'une grosse bêtise.

    La vache.

 

    Je savais qu'il fallait que je me méfie. Déjà, ca faisait plusieurs jours que j'avais des vélléités répétitives de faire la fin des soldes. Mauvais signe. Très mauvais signe.

 

    J'ai craqué. J'ai acheté une jupe. Courte. Au dessus du genou. Le genre de jupe avec laquelle on ne peut pas s'asseoir comme un bûcheron. Une de celles qui portées avec des escarpins (ouf, j'en n'ai pas, j'ai pas été jusque là) montrent tes jambes. Et qui portées avec tes bottes, montrent tes bottes (on peut pas gagner à tous les coups.)

 

    Sur le coup, j'ai essayé de me rassurer. Bah, tu l'achètes, mais tu ne la porteras pas. C'est juste pour te faire une petite frayeur.

 

    Tu parles. J'envisage de la mettre.

 

    Ok, j'ai menti.

 

    Je la porte déjà.

 

    Mais j'envisage de sortir avec. Dehors. Au milieu des vrais gens.

 

    Et y a personne à côté de moi pour me dire d'enfiler illico un jean et d'arrêter mes conneries.

 

    Je suis perdue.

Posté par Mlle Moi à 13:09 - Fillasseries - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 février 2008

    J'ai l'impression d'être shootée à l'extrait d'huile de bisounours (deuxième pression à froid.), depuis deux semaines. Pour tout un tas de raisons fort valables, certainement, mais n'empêche, ça me fait une impression étrange. Je m'étais un peu déshabituée (doux euphémisme!), certainement.

    Mais là où je trouve que, vraiment, je déconne, c'est que.. j'attends la chute :)

  Faudrait que j'arrête de me regarder faire les choses, parfois. Que je me concentre au premier degré sur elles, et pas juste en abyme sur les miroirs que je me tends à moi-même.

    Mmmh.


    Bon. "Jusqu'ici, tout va bien" :D

03 février 2008

De ma balance interne

    Je suis toujours -et, au vu des derniers développements, de plus en plus - étonnée des efforts produits par une partie de moi pour me foutre (en totalité) dans la merde. Ces derniers temps, j'ai pas fait dans la dentelle. Ca me chagrine un peu d'ailleurs, sur la forme (en plus du fond, qui me chagrine beaucoup). J'aimerais bien être un peu plus subtile. Je me trimballe d'énormes sabots partout où je vais, ça m'agace.

Je suis toujours - et, au vu des derniers développements, de plus en plus - stupéfaite des ressources mises en oeuvre par l'autre partie de moi pour sauver les meubles menacés par la susmentionnée première partie. Je sais pas s'il faut appeller ça un instinct de survie, ou un besoin de se faire peur tout en restant dans des marges acceptables de sécurité, mais en tout cas, la balance entre les deux moi est intéressante.

    Tout ça pour dire qu'après deux jours d'angoisse, une nuit blanche, et 55 minutes d'exposé baclé et débité trop rapidement, certes, mais prouvant néanmoins à qui de droit que j'étais capable de fournir un certain type de travail, je me suis sentie nettement mieux. J'irai pas jusqu'à dire contente de moi, faudrait pas exagérer. Mais soulagée.

    Du coup, j'ai passé un putain de bon week-end. Ciné, resto, maman, hammam, copines, crèpes, glande. Et la semaine s'annonce fort sympathique aussi. Je ne stresse même pas pour mes cours qui commencent lundi prochain à 9h.

   
    "Ca va, Mlle Toi?"
    "Ben... je suis la première surprise, mais... étonnamment... oui. Ca va pas mal, merci."

   

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