27 mai 2007
Non, rien.
Alors, c'était bien?
Ben... oui.
T'es contente d'être rentrée?
Ben... oui. Mais je serais bien restée, aussi.
Raconte!
Ben... oui, mais par où je commence ?
21 février 2007
Dans le désordre
Trois mois sans fromage
Trois mois sans viande rouge
Trois mois sans métro
Trois mois sans parisiens
Trois mois sans grisaille
Trois mois sans bouquins
Trois mois sans talons hauts, sans maquillage, sans boucles d'oreilles
Trois mois sans ordinateur
Trois mois sans internet
Trois mois sans téléphone
Trois mois sans eux, sans elles, sans vous (mais pas sans moi,
je n'ai malheureusement pas réussi à me défaire de ce ptit bout là ...)
Avec un peu de chance, toutes ces soustractions finiront bien par donner quelque chose de positif...
A bientôt, les gens!
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Les mots sur la musique:
Où bat le cœur des banlieusards plein de sanglots et de baisers
N'aura jamais su me griser
Ce hall de gare pavoisé de solitudes plein tarif
Et de marques d'apéritifs et de bonheurs synthétisés
Je m'en suis désapprivoisé
{Refrain:}
Prenez ma nouvelle adresse
Je vis dans le vent sucré des îles nacrées
Et à ma nouvelle adresse
Une fille s'amuse à rire de mes souvenirs
Et ce boulot qui m'usait tant, qui me laissait tant épuisé
Devant ma machine à fraiser que j'en suait l'eau et le sang
N'aura jamais su me griser
Et de ce patron si charmant et du banquet de fin d'année
Et de médailles arrosées, et de mes copains militants
Je m'en suis désapprivoisé
{au Refrain}
Les fins de mois les repas bâclés devant le match à la télé
Les infos chloroformisées et les pubs de mousse à raser
N'auront jamais su me griser
De cet air de robot content, de cette course avec le temps
De ces amours en pointillés qui mourraient avant d'être nées
Je m'en suis désapprivoisé
{au Refrain}
Oui mes amis j'ai largué tout pour l'archipel des Tuamotu
Où quel que soit le cours du franc on offre son poisson vivant
Pour une poignée de riz blanc
Mon copain Jacques a mis les bouts toutes voiles dehors et vent debout
Il chante dans les Alizés quelques chansons dont le succès
N'aura jamais su le griser
Prenez sa nouvelle adresse
Il vit dans le vent sucré des îles nacrées
Et à sa nouvelle adresse
Une fille s'amuse à rire de ses souvenirs"
Pierre Perret, Ma nouvelle adresse
17 février 2007
Des news
Suis toujours vivante, à trois jours du départ.
Le Vieux Campeur est en passe de devenir ma deuxième maison et les pharmaciens de ma rue mes meilleurs amis.
J'ai mal à mon chéquier.
Je suis plutôt moins angoissée que ce que je pensais être à cette date, je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose, je pèse encore les deux options.
J'arrête pas de voir des gens et de baffrer avec eux pour leur dire au revoir.
J'ai juste un tout petit peu larmoyé en disant au revoir à mon papa et ma maman mercredi, et eu les yeux humides après avoir quitté ma soeur ce matin, vous pouvez saluer l'exploit.
J'emmerdre l'ingénieur qui a conçu le fonctionnement de l'utérus, il aurait mieux fait de rester couché ce jour là.
Si si, ca va.
Je vous aime tous, pour de vrai de vrai (encore un coup des hormones, désolée)
25 janvier 2007
Sur le départ, deuxième prise.
Bon voilà, on remet ca.
Donc normalement-si-tout-va-bien-sauf-coup-de-trafalgar, je
prend l'avion pour l'Océanie le 21 fevrier en début d'après-midi.
Retour prévu en France pour le 25 mai. J'irai probablement directement
me réconcilier avec l'Europe chez mes parents, puis faire la fête au
mariage de ma Coupine , avec plein de zami(e)s, tout ca tout ca. Retour à Paris pas avant le 4 juin, donc, a priori...
Pour le reste des informations, je les ai données au coup par
coup à qui m'interrogeait, quand j'avais les réponses, mais pour faire
simple:
- Je passe quelques jours en ville au début et à la fin de mon séjour. Le reste du temps, environ deux mois et demi, je le passerai sur une île plus au Nord.
- Oui, je peux envoyer des cartes postales dans la première et la derniere semaine, ceux qui veulent des zoulies images avec du sable, des palmiers (j'envoie pas de vahinés, vous êtes prévenus :D), la mer, les noix de coco, et dont je n'aurais pas l'adresse, envoyez-là moi par mail :)
- Non, je n'emporte pas mon ordinateur (et oui, je pense pouvoir survivre, merci à ceux qui s'inquiètent de la santé de mes petites manies :) ). Donc pas de mail, pas de blogage, rien du tout.
- Non, y aura probablement pas d'éléctricité et d'accès au téléphone là où je serai (et non, y a pas de réseau portable (on m'a posé la question) ).
- Les signaux de fumées et autres communications télépathiques, vous pouvez essayer, mais je ne promets pas de regarder ou de penser dans la bonne direction au bon moment ;-)
Donc. L'idée, c'est que si jamais, par miracle, je passe dans un village où ils ont une radio, un téléphone, un télégraphe, n'importe quoi en état de marche et à visée de communication avec le lointain, je privilégie mon pôpa et ma môman. Mais, si y en a que ca intéresse, je peux leur donner une liste d'adresses mails où faire suivre de mes nouvelles. Etant entendu que si vous n'en recevez pas, c'est qu'eux non plus :D.
Ah oui, et à part ca, je passe 22h à Sydney au retour, je vais aller faire du shoppinge, je pense. Si y en a qui veulent un koala, faut me le dire avant le départ :D
14 octobre 2006
D'une tentative de communiquer :)
Gud naet!
Igut? Sori we mi no
bin raet long-we finis, be mi mas mekem tumas tingting naoia. Olsem we
yufala ridim, me stap lanem bislama (be mi no save tok gud pijin yet).
Mo mi bin wok long thesis blong mi, mo director blong mi givim long mi
wok blong hem.
Mi jenjem projek blong mi finis. Sipos yufala wanem save wea bae mi ko, lukim map blong Vanuatu ananit ia:
Ale!
09 octobre 2006
Du bon côté des choses
Phase de positivation...
Je ne pars pas tout de suite et c'est cool parce que:
- Je vais profiter de mes copines jusqu'à leur départ, et pas seulement jusqu'au mien
- Je vais passer les fêtes en France et pas sous la pluie dans la brousse
- Je vais pouvoir garder les cheveux longs encore quelques mois
- J'ai appris en deux semaines plein de trucs essentiels à la carrière de chercheur de terrain, qui me seront utiles pendant les 40 prochaines années
- Je vais avoir le temps de me préparer correctement, apprendre à causer pidgin couramment, me mettre à niveau dans les nombreux domaines de la linguistique où je ne suis pas au point
- Je vais avoir le temps d'écrire un article, faire des corrections pour une revue de linguistique
- J'ai retrouvé la BNF
- Je ne vais pas perdre un mois d'abonnement de transports en commun
- S'il y a n'importe quelle couille avec la sécu, l'assurance, la CAF, la fac, ou je ne sais qui encore, je serai là pour régler les problèmes.
- Vais pouvoir rendre visite à tout le monde sans me bousculer
- J'ai minci pendant ces quelques jours de stress, et je vais pouvoir bouffer plein de cochonneries pour reprendre les kilos
- (édit) Je ne vais pas être obligée d'acheter un portable tout de suite !
Sinon, pour une bonne nouvelle qui est VRAIMENT une bonne nouvelle, quelque soit le sens dans lequel on la retourne, rendez-vous chez Crookinette!
06 octobre 2006
De la grosse m..... qui m'est tombée sur la tête (comme à la petite taupe)
Bon donc voilà, finalement je pars pas tout de suite en Océanie. Un problème d'autorisation nécessaire dont j'ai découvert l'existence au dernier moment. Ma mission est reportée pour plusieurs mois, probablement jusqu'au printemps prochain (sauf très grosse surprise).
D'où le blues (et le stress et l'angoisse) des derniers jours. C'est un sale coup, et la culpabilité d'avoir raté un truc aussi important, ajoutée à la déception et à pas mal d'inquiétude sur ma capacité à rentabiliser quand même les mois qui viennent pour ne pas perdre l'intégralité ma première année de thèse, ca fait beaucoup.
Donc là, je vais me rouler un peu en boule la moitié du temps, et commencer à bosser ma bibliographie l'autre moitié, histoire de dire que je fais quelque chose. Je reviens ici quand je ne serai plus d'humeur à me lamenter et que j'aurai des trucs intéressants à raconter.
Bises à tous.
27 septembre 2006
Du trajet
Ben voilà, j'ai mes horaires de voyage.
Je décolle le 1 novembre à 23h15, et j'arrive le 3 à 23h10
(heure locale), en passant par Singapour et Brisbane. J'ai d'ailleurs
pas loin de 12h à passer à Brisbane, je me tate pour prendre un visa de
transit, au cas où je voudrais aller me promener (parce qu'à moins que
la zone de transit de l'aéroport de Brisbane soit vraiment pleine de
trucs passionants et ultra confortable, je vais vite me faire chier, je
pense..). Heureusement, le reste des correspondances, à l'aller et au
retour, reste raisonnable, en terme de "temps passé à glandouiller
devant les duty free" :D
Et je serai de retour le
5 fevrier, à 6h du mat. Youhou, comment je vais être grave fraîche en
arrivant à ma maison. Fraîche dans tous les sens du terme, d'ailleurs. Papa, Maman, y a moyen que vous prévoyiez de m'amener un manteau, à la descente du train, histoire de m'éviter le choc thermique? :)
Ca prend singulièrement de la réalité, là, tout à coup..
26 septembre 2006
En ce moment, je lis tout
ce que je peux trouver sur Vanuatu. Normal. Je me prépare dans la tête,
à défaut de pouvoir vraiment me préparer au reste (je sais pas trop où
je mets les pieds, sur le plan de la recherche à proprement parler). Du
coup, ces jours-ci, je vous mettrai régulièrement des extraits de trucs
trouvés sur le net, pour vous donner une idée de mon environnement
pendant les trois mois où je serai pas là pour en parler.
Et pour commencer, un sujet qui plait toujours à tout le monde:
CANNIBALISM (source http://www.vanuatuatoz.com/ )
A
ni-Vanuatu tribe invited a stand-up comedian over for dinner and after
the meal someone remarked, ‘Gee, he tasted funny’. Yes, cannibalism was
part of the tribal culture, both inter-tribe and with the white
missionaries. Only the islands of Banks and Torres never practiced it.
In fact the last recorded act of cannibalism was in 1969 among the Big
Nambas tribe on Malekula - supposedly the last tribe to convert to
Christianity. That was the year man walked on the moon, which
illustrates how culturally and socially different parts of the planet
can be. There are also unconfirmed reports of cannibalism in Efate as
late as 1987. The government has pretty much made cannibalism a ‘tabu’
subject - it’s a sensitive issue as people are still alive who have
eaten human flesh.
For those who are a bit queasy, may be best to skip on to the next bit now.
Contrary
to popular cartooning, people weren’t put in huge pots surrounded by
vegetables but were cooked in underground ovens. The origins of
cannibalism are twofold. One was some tribes believed consuming human
flesh would give them magical powers. Others sacrificed people if pigs
weren’t available, and the flesh then eaten. Apparently the meal was
tastier and more tender than pork and pigs were then sometimes even
swapped for humans. The vast majority of main courses were slain (only
on Tanna did they eat someone who had died of natural causes). Most
cannibalism was a result of tribal warfare, though missionaries also
made it to the table. White folk, apparently, weren’t considered a
delicacy, being too salty. And, in case you’re ever stranded on an
island or in the Andes after a plane crash and the decision is eat the
others or perish - according to research undertaken in Vanuatu in the
1920’s, the best bits were the buttocks, inner upper arms and thighs,
the palms of the hand and women’s breasts were a real delicacy. Bon
appétit.
14 septembre 2006
Flip-session
Pour un tas de raisons, du genre "je me
décide enfin à envoyer un mail que j'aurais du envoyer y a des lustres
et ca va me revenir dans la gueule, et je le sais, et c'est pour ca que
je l'ai pas envoyé plus tôt, je suis con.", ou "un dictionnaire du mele
(un des deux dialectes de la langues que je voulais étudier) va sortir
incessament and I'm fuuuuuuuuuuuuucked", je suis actuellement dans un
état d'énervement fort avancé. Déjà que j'étais debout à 6h30 parce que
j'arrivais pas à dormir, because les pensées erratiques et toutes plus
désastreuses et paranoiaques (et majoritairement sans fondement, il
faut quand meme le préciser) les unes que les autres à propos de
Vanuatu, qui ne me laissaient pas fermer l'oeil...
Faudrait que quelqu'un vienne m'empecher de boulotter compulsivement
tout ce qui me passe sous la main, et veiller à ce que je trouve pas un
autre truc encore pire pour passer mes nerfs. J'ai déjà enquiquiné Indri et Coco par msn, ca m'a pas soulagée du tout.
Euh. Quelqu'un. Sivouplé.




