09 décembre 2007
Faudrait que j'aille me coucher, quand même.
C'est marrant comment, même pour quelqu'un qui aime autant dormir que moi, tout un tas d'activités comme
- ronchonner toute seule,
- déprimer un bon coup,
- écrire des mails pas drôles,
- envoyer chier son frère qui n'a rien demandé, le pauvre,
- lire 100 pages (roses) d'un bouquin suédois,
- faire la vaisselle,
- ranger la lessive,
- réorganiser un bout de bibliothèque,
- trier des papelards à ne pas perdre,
- se faire une tisane,
- s'abrutir les yeux sur des blogs,
- faire des tests de QI,
- manger la dernière part de pizza,
- lire encore des blogs,
- examiner attentivement la plante toute niquée de ses pieds
- bloguer un truc rien-à-voir et inutile
peuvent d'un coup prendre beaucoup d'importance, et nécessiter (tour à tour, quand même, j'ai que deux mains, deux yeux, et une bouche) une mise à l'ordre du soir immédiate.
Bon, c'est pas gagné pour se lever à 7h demain, hein.
09 octobre 2007
Des lieux de mon sommeil
J'aime à dire que je suis capable de dormir à peu près n'importe quand et n'importe où. Si la première partie de l'assertion s'approche beaucoup de la réalité, la seconde doit probablement plus à la symétrie de la formule qu'à la franchise
Il y a les lieux où j'ai effectivement dormi, des lits, des canapés,
des lits de camp traitres, des fauteuils, des chaises longues, un ou
deux hamacs. Sur des sols herbus, sableux, cimentés, recouverts de
tapis ou de nattes, d'une couette ou d'un matelas pneumatique dégonflé.
Dans une soirée pourtant fort bruyante. Dans mon bain. En voiture (ailleurs qu'au
volant, s'entend), dans des dizaines de trains, dans quelques avions,
par terre entre deux rangées de sièges en pente dans un ferry, dans le
jardin de mes parents, sur une table de bibliothèque, par terre adossée
à un bureau dans la salle des thésards de Paris 7 (mon endormissement
atypique le plus récent). Rien de très très bizarre, finalement, quand j'y repense.
Il y a les lieux de la limite. Ceux où j'ai expérimenté l'endormissement sans le sommeil. Ceux où j'ai lutté, pour une raison ou une autre, contre la torpeur. Ceux où je me suis pincée, griffée sauvagement, sans tellement d'effets. Ceux où je ne pouvais plus sortir, ni du sommeil, ni de l'éveil. Une succession de blancs de quelques secondes, se prolongeant, encore et encore, comme indéfiniment. A la bibliothèque, souvent. Au théatre parfois. En cours, dans le métro ou le bus, que je sois assise ou debout, dans les couloirs du collège ou sur les bancs de la cour du Parc. Je me demande s'il n'y a pas eu une fois au volant, aussi (c'est flou dans mon esprit, et cela me pousse à penser qu'effectivement, c'est arrivé :-/ ).
Et puis il y a les endroits, en grand nombre, dans lesquelles je ne me
suis jamais endormie... Dans la rue, dans une cave ou un grenier (sauf si on compte les chambres mansardées..), au resto, aux
chiottes, perchée dans le cerisier de mes parents, pendue par les pieds à un trapèze ou debout sur une balançoire (assise non plus, je pense), devant mon ordinateur le nez sur le clavier, à cheval, au
cinéma (en tout cas, je crois ..), sur une plage de corail, dans la boue ou dans une rivière.
Tellement d'endroits où je ne me
suis jamais endormie que je me demande bien à quoi j'ai pu passer mon
temps, ces 24 dernières années...
13 septembre 2007
D'un réveil en douceur
Les matins où le marteau-piqueur municipal se substitue à mon surmoi défaillant, c'est vraiment dur.
Et vu la longueur du trottoir que ces braves gens ont décidé de
refaire, quelque chose me dit que je vais etre debout tôt pendant au
moins une semaine :-/
A moins qu'avec boules-quiès
performantes dans les zoreilles et un oreiller ou deux sur la tête,
j'arrive à faire abstraction... Hmm, y a de l'idée..
------------------
Les mots sur la musique:
"Tous les jours c'est monotone, dans nos oreilles atones
les sanglots longs des marteaux piqueurs résonnent.
Pas une rue, pas une venelle sans travaux, sans tracto-pelle.
Comme dans un bout d'Emmental, les trous foisonnent. "
Faut que ca creuse, Les Goristes
08 janvier 2007
Du sommeil (2)
Des habitants de la maison de mes parents, le moins respectueux de mon sommeil, de très très loin, est le chat.
Ce ronronneur des matelas, cet infernal empêcheur de pioncer en
rond, cet affreux miaulasseur a un don inné pour emmerder le monde en
général. Et moi en particulier. Notez que j'ai de la chance, il ne me prend pour
cible que quand je dors. Il a comme petit rituel de venir tambouriner à
la fenêtre de ma chambre à 4h du matin (en moyenne, hein, je suis pas
toujours assez fraîche pour regarder l'heure quand ca arrive), pour
rentrer. Il a l'oreille super fine, et vous repère au bruit. Vu que mon
lit grince terriblement à chaque mouvement, c'est pas très dur. Une
fois qu'il sait que vous êtes là, c'est fini. Inévitablement,
inexorablement, il faudra que vous vous leviez. Après, c'est une
question d'endurance. On peut essayer de l'avoir à l'usure, mais en dix
ans, ca n'a pas dû m'arriver plus d'une fois ou deux. Et puis quand
taper à la fenêtre (avec les coussinets bien écartés, s'il vous plait,
c'est pas le moment de faire patte de velours, faut savoir ce qu'on
veut) ne suffit pas, il donne de la voix, aussi.
J'ai
fini par m'habituer à me lever presque sans me réveiller, complètement
au radar, pour lui ouvrir avant d'aller me recoucher. Les nuits où il
se contente de cette interruption-là, finalement ca va. Mais parfois,
il vient aussi miauler à la porte (évidemment, je commence par aller
ouvrir la fenêtre avant de réaliser qu'il n'est pas là, et le temps que je
percute, je suis réveillée..), ou alors, il vient se faire les griffes
sur le fauteuil, ou jouer au hockey avec un paquet de mouchoirs tombé
par terre.
Un autre truc qu'il adore, c'est le moment
du réveil. Vous savez, les trois minutes ouatées où vous emmergez sans
l'aide d'un réveil quelconque, ou vous flottez encore un peu, plus tout
à fait endormi, pas encore vraiment réveillé. Celui où vous pourriez
encore vous rendormir.
Sauf que, non, en fait. Pas si
vous avez ce crétin de chat comme boule de poils attitrée. Parce que,
tout comme il vous repère au son quand il est à la fenêtre, je pense
qu'il perçoit les changements de respiration ou je ne sais quel autre
indice du réveil. Et il débarque, en tapant fièrement les pattes sur le
parquet, et en braillant.
Si on le met dehors, il
miaule, si je ferme la porte de la chambre, il miaule, si je ferme la
porte de l'étage, il va miauler chez mes parents, bref. On ne peut pas
le contrecarrer.
Et puis il y autre chose.
J'adore dormir avec un chat. Sentir son poids sur le coin de la
couette quand on tend le pied, lui faire une petite gratouille entre
les sourcils de temps en temps. Et puis, ce chat-là, il ronronne
beaucoup. S'endormir sur un bon bouquin avec dans l'oreille, un
ronronnement tout doux venant du pied du lit, c'est un des nombreux
petits plaisirs régressifs que j'associe à mes séjours chez mes
parents. Et une des choses qui me manquent le plus dans ma vie de
toute-seule.
Quand je serai grande, j'aurai une
maison, avec dedans, un grand lit, et dessus, un gros matou, et dedans,
des réserves de ronronnements pour toute la vie.
Et
en attendant, je continuerai à me laisser tyranniser par l'agaçant
greffier de mon frère. Comme mes parents qui lui ouvrent quinze fois la
porte dans la demi journée. Moi, je le laisse piétiner mon sommeil (il
est bien le seul, d'ailleurs). Il sait pertinemment, lui, que, malgré
mes ronchonnements, il me tient dans sa patte. Dans le petit creux tout
doux, tout doux, entre les coussinets roses.
Sale bête.
(Ah oui, et puis quand même, très bonne année à tous !)
(Pour ceux qui se posent la question, oui, j'ai passé toutes les vacances à pioncer avec le chat à mes pieds, ou presque)
20 décembre 2006
Du sommeil (1)
Dans mon petit lexique personnel du
sommeil (parce que, comme je l'enseigne chaque semaine à mes
étudiantes, il faut toujours préciser sa terminologie avant de
commencer. Et aussi parce que le reste de mes notes sur le sommeil est
en "bits and pieces" (la flemme de chercher la traduction française.
Morceaux? bouts de machins?) et que j'arrive pas à en torcher une
d'aplomb.)
Avoir sommeil. Avoir un coup de fatigue/ de barre/ de
bambou/ de pompe/ de mou, dormir debout, tomber de sommeil. Etre mort,
être naze, être raplapla. Avoir les yeux qui se ferment tous seuls,
bailler à s'en décrocher la machoire/ comme un four, somnoler, sombrer.
Se coucher. Aller au lit/ aux plumes (comme les mitifs), se pieuter. "Vite au lit, vite au lit".
Dormir, Faire dodo, roupiller, pioncer, en écraser. Siester.
(Je
ne m'excuserai pas pour le retard, je ne m'excuserai pas pour le
retard, je ne m'ex.., bon ok, j'ai très honte, mais vos commentaires me
plaisaient bien, j'ai *un peu* fait exprès de trainer (ahah voila, tu
peux plus me cafter, maintenant, t'es bien embêtée, mmh?)
A
part ca, pour ceux qui chercheraient à me joindre par l'intérmédiaire
de cet instrument moyen-ageux qu'est le téléphone, je rentre chez mes
parents demain soir. Les autres (ceux qui m'aiment pas et ceux qui
utilisent internet, nevermind).
07 décembre 2006
Du sommeil (prologue)
Depuis un moment, court
dans ma tête l'idée de faire une série de notes sur le sommeil. Mon
sommeil, évidemment, mais pas seulement. J'en avais discuté il y a
quelques mois avec Ennairam, et nous avions envisagé de lancer notre
propre chaîne horripilante et patatechaudesque (ou calipatatine), un
truc du genre: Dis moi comment tu dors (et je ne te dirai pas qui tu
es, y a pas écrit "psy de bazar" ici –enfin si, peut-être, mais là
n'est pas la question).
Et puis à peu près à l'époque
ou j'envisageais activement de m'y mettre (quelques semaines ou mois
plus tard, le temps que la réaction monte au cerveau après avoir fait,
certainement, tout un détour par des endroits où elle n'était pas
censée se trouver), Martin Lothar m'a coupé le pied sous l'herbe, en
produisant une note, qui m'a tellement plu que je n'ai pas osé
rivaliser (et dont je n'arrive pas à retrouver le lien, Martin, si tu le connais, tu peux me l'envoyer, stp?)
Et puis voilà, l'hiver arrivant
l'automne se prolongeant, avec sa grisaille, sa fatigue, sa pesanteur,
ma ptite idée se retrouve à nouveau à trotter sur le champ de courses
de mes neurones. D'autant que depuis un mois, j'héberge une amie et
que, forcément, mes rythmes de sommeil en sont fortement perturbés.
Imaginez, je ne me suis pas couchée à 3h du matin depuis qu'elle est
là, et la limite fatidique du premier coup de cloche après minuit a dû
être transgressée quelque chose comme deux fois dans l'intervalle. Par
ailleurs, ladite copine ayant, contrairement à moi, une vie (avec des
vraies études où on va en cours, et des stages pendant lesquelles on
est censé pointer au boulot tous les jours de bonne heure) elle se
lève, le matin.
Vous imaginez le bouleversement qu'a subi ma vie ces dernières semaines :D
J'ai donc décidé (d'essayer- on verra si je m'y tiens-) de
produire une série de petites notes sur mon sommeil et tout ce qui
tourne autour.
19 mars 2006
De mon sommeil
The doors are closed and the walls are white
Someone calls but I don’t want to talk tonight
Stay away you all want to.......stay away
I’m going to be all right......all right
Chorus:
Within the arms of slumber
Going to leave it all behind
Comatose gone under
Like all the other times
With pride and disdain I’m going to ignore this pain
When someone falls you’re supposed to get up again
I try to oblige but I can’t tonight
I’m going to be all right......all right
Chorus:
Within the arms of slumber
Going to leave it all behind
Comatose gone under
Like all the other times
Comfort of my dreams
I resign myself to you
Dream as I might
I’m sleeping when I’m blue
Such a pleasure when I feel myself go under
So stay away....stay away
While I’m in the arms of slumber
And I’m leaving it all behind
The magic of sweet morpheus you’re doing it once again
You saved me from my sadness you saved me from my pain
Protect me from depression protect me one more night
And I’ll be all right......all right
Chorus:
Within the arms of slumber
Going to leave it all behind
Comatose gone under
Like all the other times
Comfort of my dreams
I resign myself to you
Dream as I might
I’m sleeping when I’m blue
Such a pleasure when I feel myself go under
So stay away....stay away
While I’m in the arms of slumber
Comatose, Eagle-Eye Cherry
21 février 2006
De mes rares troubles du sommeil
J'ai sommeil mais j'ai pas envie de dormir.
Ou plutôt j'ai envie de dormir, mais j'ai pas sommeil.
Enfin ca dépend des moments, ca oscille depuis tout à l'heure,
et ca commence à m'énerver sérieusement. D'abord parce que je me
considère comme une dormeuse professionnelle, et que je ressens ce type
d'état comme un affront personnel (de moi à moi-même, les pires).
Et tout ca, c'est paske je suis fatiguée, et je me lève
(raisonnablement) tôt demain, donc j'ai voulu me coucher tôt pour
récupérer. Mais j'ai pas l'habitude du tout.
Du
coup je me transforme en pile éléctrique. Ni les bouquins, ni le
grignotin-du-soir n'y font rien. J'éteins la lumière (trois fois déjà
depuis tout à l'heure) quand je sens le marchand de sable passer, et
hop, dès que je suis dans le noir, je me réveille tout à fait.
Là par exemple, je baille comme un four (sans pandiculation, ca
risquerait de me réveiller) à des intervalles de 12 secondes 3/4
(environ). Mais si je vais me coucher, dans 5 minutes, je pète la
forme, vous pariez?
Y a pas quelqu'un pour me chanter une berceuse? :)
11 février 2006
De la nuit
J'aime bien la nuit. Je
suis, comme on dit, "du soir". Dommage que les bibliothèques et les
facs ne soient pas ouvertes entre 20h et 4h du matin. Je suis sure que
je m'adapterais beaucoup mieux aux horaires. Non que je sois un "oiseau
de nuit". Je suis plutôt casanière. Le genre
"papattes-en-rond-à-la-maison", vous voyez...
J'aime
bien dormir le jour. Ouais bon en fait j'aime bien dormir tout court,
et comme je ne crains ni la lumière ni les bruits quotidiens (je n'y
inclus pas de la perceuse du voisin, que cela soit clair), forcément,
je dors beaucoup.
Sauf la nuit. Au moins à certaines
périodes. En ce moment, j'éteins rarement la lumière avant 3h du matin.
Et la moyenne a parfois tendance à se déplacer vers 4h. Ce qui n'est
pas très malin, paske dans quinze jours, va falloir recommencer à se
lever à 7h, ca va être dur.
Enfin
tout ca pour dire qu'après une chouette journée à profiter du lit, de
Johnny Depp, de mes nièces (j'ai joué à la barbie et couru dans la rue
sur plusieurs dizaines de mètres pour la première fois depuis des
siècles), de l'air breton, des expériences culinaires de ma soeur, je
me retrouve là. Dans une pièce spacieuse, encadrée de grandes
verrières, claire de jour et chaleureuse de nuit, à quelques dizaines
de centimètres d'un poële qui chauffe tout ce qu'il peut, un châle
moelleux sur les épaules, à écouter du Phillipe Léotard. Avec mon
nordi, ma frangine à côté avec qui j'ai bavassé allègrement de choses
diverses et variées, et qui va aller se coucher, elle. Un roman sur la
table qui m'attend patiemment, et qui montera avec moi tout à l'heure,
quand j'irai me glisser sous l'énorme couette douillette du lit où je
dors. Mais pas tout de suite, paske j'ai pas sommeil du tout.
C'est étonnant comme certains temps sont extensibles. Et
comment, pourtant, on voudrait parfois les faire durer plus encore.
Je vais ptet partir à la recherche du chat, histoire de faire un
ronron en tête à tête. Et en profiter pour éteindre deux ou trois de
ces lampes qui se reflètent à l'infini dans les baies vitrées. Pour
laisser rentrer un peu la nuit dans la pièce. Et dans ma tête.
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Nouvelle critique sur 3p: Dom Juan, par Crooke. Et j'ai fait quelques observations à propos du nouveau Pride and Prejudice sur le forum de 3p, et même qu'on est pas tout à fait d'accord, avec Crookinette... pour ceux que ca interessent, c'est là.



