Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

29 mars 2009

D'une réponse universelle

     Il est 14h30, et alors qu'on me demande mon programme de l'après-midi, je viens de répondre "je crois que je vais aller me coucher". C'est comme qui dirait ma réponse universelle, celle que j'ai envie de rétorquer (et que je j'use d'ailleurs régulièrement) à presque toutes les questions qu'on pourrait me poser.

"Qu'est-ce que tu fais cet après-midi ?"
"Mam'zelle t'es bien charmante tu veux prendre un café ?"
"Il y a une expo sympa dimanche, ça te tente ?"
"Qu'est-ce que tu manges ce soir ?"
"Et la thèse, ça avance ?"

     Mon lit est mon repaire (repère ?), mon quartier général, ma tanière, là où je vais quand je ne vais pas bien, là où je vais quand je me sens bien. Ma bulle. Une bulle moelleuse et rectangulaire, mais une bulle quand même.

     Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai faim.

     Et ne me demandez pas ce que j'ai l'intention de manger : désormais vous connaissez la réponse.

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Les mots sur la musique :

Mon lit est mon meilleur ami
Il connaît tout de moi
Me tend toujours ses draps
Au moindre émoi
Mon lit est mon meilleur ami
Il ne me juge pas
Quand parfois je ne rentre pas

{Refrain:}
Il est doux et dur
Il est sans armure
Dévoué à l'amour
Accueillant, délicat de nuit comme de jour
Sur mesure
Pour la démesure
Jusqu'au moindre contour
Mais ignore toujours hélas
Tout du grand Amour

Mon lit est mon meilleur ami
Il se plierait en trois
Pour satisfaire mes trop rares ébats
La nuit il me berce sur ses rives
De rêves en délurées dérives
Il tire la couverture vers moi

Dans mon lit, Sofia Essaidi

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01 novembre 2008

De mes projets oniriques

    Ce matin, dans mon dernier rêve de la nuit, j'étais en Papouasie Nouvelle Guinée, ou aux Salomon, peut-être, et je parlais bislama aux gens, et eux me répondaient dans leur pidgin (c'était le même à l'origine, et il s'est différencié en trois langues après la fin du Blackbirding). Bref, eux ils me comprenaient très bien, et moi je pigeais que dalle. J'étais là pour bosser sur la langue du coin, et je passais mon temps à analyser le pidgin, c'était rageant!
    Il était donc temps que je me réveille. Et en me réveillant je me suis dit qu'il fallait que je me grouille d'apprendre les pidgins de PNG et des Salomon (vu que je sais pas lequel des deux c'était) avant de me retrouver là-bas et de perdre du temps à des conneries. Vite vite vite.

   C'est marrant, ça m'est encore jamais arrivé de rêver qu'il fallait que je finisse ma thèse-vite-vite-vite.

  Par contre, j'ai rêvé y a quelques jours que j'avais trouvé l'appartement idéal (j'allais écrire "de mes rêves"...), grand, avec placards et étagères, lumineux, bien placé. Je m'en souvenais très très bien au réveil. J'ai juste oublié de rêver de l'adresse exacte, c'est con.

    Bref. Je suis un peu frustrée, au réveil, ces jours-ci.

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09 décembre 2007

    Faudrait que j'aille me coucher, quand même.
    C'est marrant comment, même pour quelqu'un qui aime autant dormir que moi, tout un tas d'activités comme

  • ronchonner toute seule,
  • déprimer un bon coup,
  • écrire des mails pas drôles,
  • envoyer chier son frère qui n'a rien demandé, le pauvre,
  • lire 100 pages (roses) d'un bouquin suédois,
  • faire la vaisselle,
  • ranger la lessive,
  • réorganiser un bout de bibliothèque,
  • trier des papelards à ne pas perdre,
  • se faire une tisane,
  • s'abrutir les yeux sur des blogs,
  • faire des tests de QI,
  • manger la dernière part de pizza,
  • lire encore des blogs,
  • examiner attentivement la plante toute niquée de ses pieds
  • bloguer un truc rien-à-voir et inutile

    peuvent d'un coup prendre beaucoup d'importance, et nécessiter (tour à tour, quand même, j'ai que deux mains, deux yeux, et une bouche) une mise à l'ordre du soir immédiate.

    Bon, c'est pas gagné pour se lever à 7h demain, hein.

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09 octobre 2007

Des lieux de mon sommeil

    J'aime à dire que je suis capable de dormir à peu près n'importe quand et n'importe où. Si la première partie de l'assertion s'approche beaucoup de la réalité, la seconde doit probablement plus à la symétrie de la formule qu'à la franchise


    Il y a les lieux où j'ai effectivement dormi, des lits, des canapés, des lits de camp traitres, des fauteuils, des chaises longues, un ou deux hamacs. Sur des sols herbus, sableux, cimentés, recouverts de tapis ou de nattes, d'une couette ou d'un matelas pneumatique dégonflé. Dans une soirée pourtant fort bruyante. Dans mon bain. En voiture (ailleurs qu'au volant, s'entend), dans des dizaines de trains, dans quelques avions, par terre entre deux rangées de sièges en pente dans un ferry, dans le jardin de mes parents, sur une table de bibliothèque, par terre adossée à un bureau dans la salle des thésards de Paris 7 (mon endormissement atypique le plus récent). Rien de très très bizarre, finalement, quand j'y repense.

    Il y a les lieux de la limite. Ceux où j'ai expérimenté l'endormissement sans le sommeil. Ceux où j'ai lutté, pour une raison ou une autre, contre la torpeur. Ceux où je me suis pincée, griffée sauvagement, sans tellement d'effets. Ceux où je ne pouvais plus sortir, ni du sommeil, ni de l'éveil. Une succession de blancs de quelques secondes, se prolongeant, encore et encore, comme indéfiniment. A la bibliothèque, souvent. Au théatre parfois. En cours, dans le métro ou le bus, que je sois assise ou debout, dans les couloirs du collège ou sur les bancs de la cour du Parc. Je me demande s'il n'y a pas eu une fois au volant, aussi (c'est flou dans mon esprit, et cela me pousse à penser qu'effectivement, c'est arrivé :-/ ).
   
    Et puis il y a les endroits, en grand nombre, dans lesquelles je ne me suis jamais endormie... Dans la rue, dans une cave ou un grenier (sauf si on compte les chambres mansardées..), au resto, aux chiottes, perchée dans le cerisier de mes parents, pendue par les pieds à un trapèze ou debout sur une balançoire (assise non plus, je pense), devant mon ordinateur le nez sur le clavier, à cheval, au cinéma (en tout cas, je crois ..), sur une plage de corail, dans la boue ou dans une rivière.

    Tellement d'endroits où je ne me suis jamais endormie que je me demande bien à quoi j'ai pu passer mon temps, ces 24 dernières années...

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13 septembre 2007

D'un réveil en douceur

    Les matins où le marteau-piqueur municipal se substitue à mon surmoi défaillant, c'est vraiment dur.



  Et vu la longueur du trottoir que ces braves gens ont décidé de refaire, quelque chose me dit que je vais etre debout tôt pendant au moins une semaine :-/

    A moins qu'avec boules-quiès performantes dans les zoreilles et un oreiller ou deux sur la tête, j'arrive à faire abstraction... Hmm, y a de l'idée..

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Les mots sur la musique:

"Tous les jours c'est monotone, dans nos oreilles atones
les sanglots longs des marteaux piqueurs résonnent.
Pas une rue, pas une venelle sans travaux, sans tracto-pelle.
Comme dans un bout d'Emmental, les trous foisonnent. "

Faut que ca creuse, Les Goristes

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08 janvier 2007

Du sommeil (2)

    Des habitants de la maison de mes parents, le moins respectueux de mon sommeil, de très très loin, est le chat.

  Ce ronronneur des matelas, cet infernal empêcheur de pioncer en rond, cet affreux miaulasseur a un don inné pour emmerder le monde en général. Et moi en particulier. Notez que j'ai de la chance, il ne me prend pour cible que quand je dors. Il a comme petit rituel de venir tambouriner à la fenêtre de ma chambre à 4h du matin (en moyenne, hein, je suis pas toujours assez fraîche pour regarder l'heure quand ca arrive), pour rentrer. Il a l'oreille super fine, et vous repère au bruit. Vu que mon lit grince terriblement à chaque mouvement, c'est pas très dur. Une fois qu'il sait que vous êtes là, c'est fini. Inévitablement, inexorablement, il faudra que vous vous leviez. Après, c'est une question d'endurance. On peut essayer de l'avoir à l'usure, mais en dix ans, ca n'a pas dû m'arriver plus d'une fois ou deux. Et puis quand taper à la fenêtre (avec les coussinets bien écartés, s'il vous plait, c'est pas le moment de faire patte de velours, faut savoir ce qu'on veut) ne suffit pas, il donne de la voix, aussi.
    J'ai fini par m'habituer à me lever presque sans me réveiller, complètement au radar, pour lui ouvrir avant d'aller me recoucher. Les nuits où il se contente de cette interruption-là, finalement ca va. Mais parfois, il vient aussi miauler à la porte (évidemment, je commence par aller ouvrir la fenêtre avant de réaliser qu'il n'est pas là, et le temps que je percute, je suis réveillée..), ou alors, il vient se faire les griffes sur le fauteuil, ou jouer au hockey avec un paquet de mouchoirs tombé par terre.
    Un autre truc qu'il adore, c'est le moment du réveil. Vous savez, les trois minutes ouatées où vous emmergez sans l'aide d'un réveil quelconque, ou vous flottez encore un peu, plus tout à fait endormi, pas encore vraiment réveillé. Celui où vous pourriez encore vous rendormir.
    Sauf que, non, en fait. Pas si vous avez ce crétin de chat comme boule de poils attitrée. Parce que, tout comme il vous repère au son quand il est à la fenêtre, je pense qu'il perçoit les changements de respiration ou je ne sais quel autre indice du réveil. Et il débarque, en tapant fièrement les pattes sur le parquet, et en braillant.
    Si on le met dehors, il miaule, si je ferme la porte de la chambre, il miaule, si je ferme la porte de l'étage, il va miauler chez mes parents, bref. On ne peut pas le contrecarrer.

    Et puis il y autre chose.

  J'adore dormir avec un chat. Sentir son poids sur le coin de la couette quand on tend le pied, lui faire une petite gratouille entre les sourcils de temps en temps. Et puis, ce chat-là, il ronronne beaucoup. S'endormir sur un bon bouquin avec dans l'oreille, un ronronnement tout doux venant du pied du lit, c'est un des nombreux petits plaisirs régressifs que j'associe à mes séjours chez mes parents. Et une des choses qui me manquent le plus dans ma vie de toute-seule.

    Quand je serai grande, j'aurai une maison, avec dedans, un grand lit, et dessus, un gros matou, et dedans, des réserves de ronronnements pour toute la vie.
    Et en attendant, je continuerai à me laisser tyranniser par l'agaçant greffier de mon frère. Comme mes parents qui lui ouvrent quinze fois la porte dans la demi journée. Moi, je le laisse piétiner mon sommeil (il est bien le seul, d'ailleurs). Il sait pertinemment, lui, que, malgré mes ronchonnements, il me tient dans sa patte. Dans le petit creux tout doux, tout doux, entre les coussinets roses.

    Sale bête.

(Ah oui, et puis quand même, très bonne année à tous !)

(Pour ceux qui se posent la question, oui, j'ai passé toutes les vacances à pioncer avec le chat à mes pieds, ou presque)

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20 décembre 2006

Du sommeil (1)

Dans mon petit lexique personnel du sommeil (parce que, comme je l'enseigne chaque semaine à mes étudiantes, il faut toujours préciser sa terminologie avant de commencer. Et aussi parce que le reste de mes notes sur le sommeil est en "bits and pieces" (la flemme de chercher la traduction française. Morceaux? bouts de machins?) et que j'arrive pas à en torcher une d'aplomb.)

Avoir sommeil. Avoir un coup de fatigue/ de barre/ de bambou/ de pompe/ de mou, dormir debout, tomber de sommeil. Etre mort, être naze, être raplapla. Avoir les yeux qui se ferment tous seuls, bailler à s'en décrocher la machoire/ comme un four, somnoler, sombrer.
Se coucher. Aller au lit/ aux plumes (comme les mitifs), se pieuter. "Vite au lit, vite au lit".
Dormir, Faire dodo, roupiller, pioncer, en écraser. Siester.


(Je ne m'excuserai pas pour le retard, je ne m'excuserai pas pour le retard, je ne m'ex.., bon ok, j'ai très honte, mais vos commentaires me plaisaient bien, j'ai *un peu* fait exprès de trainer (ahah voila, tu peux plus me cafter, maintenant, t'es bien embêtée, mmh?)
A part ca, pour ceux qui chercheraient à me joindre par l'intérmédiaire de cet instrument moyen-ageux qu'est le téléphone, je rentre chez mes parents demain soir. Les autres (ceux qui m'aiment pas et ceux qui utilisent internet, nevermind).

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07 décembre 2006

Du sommeil (prologue)

    Depuis un moment, court dans ma tête l'idée de faire une série de notes sur le sommeil. Mon sommeil, évidemment, mais pas seulement. J'en avais discuté il y a quelques mois avec Ennairam, et nous avions envisagé de lancer notre propre chaîne horripilante et patatechaudesque (ou calipatatine), un truc du genre: Dis moi comment tu dors (et je ne te dirai pas qui tu es, y a pas écrit "psy de bazar" ici –enfin si, peut-être, mais là n'est pas la question).
    Et puis à peu près à l'époque ou j'envisageais activement de m'y mettre (quelques semaines ou mois plus tard, le temps que la réaction monte au cerveau après avoir fait, certainement, tout un détour par des endroits où elle n'était pas censée se trouver), Martin Lothar m'a coupé le pied sous l'herbe, en produisant une note, qui m'a tellement plu que je n'ai pas osé rivaliser (et dont je n'arrive pas à retrouver le lien, Martin, si tu le connais, tu peux me l'envoyer, stp?)

    Et puis voilà, l'hiver arrivant l'automne se prolongeant, avec sa grisaille, sa fatigue, sa pesanteur, ma ptite idée se retrouve à nouveau à trotter sur le champ de courses de mes neurones. D'autant que depuis un mois, j'héberge une amie et que, forcément, mes rythmes de sommeil en sont fortement perturbés. Imaginez, je ne me suis pas couchée à 3h du matin depuis qu'elle est là, et la limite fatidique du premier coup de cloche après minuit a dû être transgressée quelque chose comme deux fois dans l'intervalle. Par ailleurs, ladite copine ayant, contrairement à moi, une vie (avec des vraies études où on va en cours, et des stages pendant lesquelles on est censé pointer au boulot tous les jours de bonne heure) elle se lève, le matin.
Vous imaginez le bouleversement qu'a subi ma vie ces dernières semaines :D

  J'ai donc décidé (d'essayer- on verra si je m'y tiens-) de produire une série de petites notes sur mon sommeil et tout ce qui tourne autour.

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25 mars 2006

Chuis naze

    Ouhlala, elles sont pesantes, ces pantoufles, paf, on les envoie valser
    Ouhlala, elles sont pénibles ces chaussettes, zou, on les enlève.
    Ouhlala, elles tirent, ces boucles d'oreilles, allez hop, on les ôte en vitesse
    Ouhlala, elles sont trop nombreuses, ces idées, pfiou, on s'en débarasse
    Ouhlala, elles sont bien lourdes, mes paupières, je crois que je vais les laisser tomber

 

Il est même pas 21H, et j'envisage depuis déjà presque une heure d'aller me coucher. Une nuit de 5h, plus une aprem de réflexion (intense, certes, mais ca n'a duré que quelques heures, et Vince réfléchissait avec moi) sur une petite particule aspectuelle polynésienne étrange (dont je meurs d'envie de vous expliquer ce qu'elle a de chouette, mais vu qu'en fait, vous en avez probablement rien à battre, et je vous comprend, faut être un peu tapé pour s'enthousiasmer juste pour un petit kua comme ça, je vais pas le faire), ça suffit à me mettre KO, en ce moment, c'est inquiétant. Moi qui suis tellement fière de ma légendaire endurance (vu que je peux pas être fière de la régularité de mon travail, ni de ma capacité défaillante à m'organiser, suis obligée de me rabattre sur celle à mettre un énorme coup de collier quand j'ai le feu au derrière)... non, sérieusement, je suis un peu vexée.

 

    Mais je vais quand même aller pioncer :)

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19 mars 2006

De mon sommeil

The doors are closed and the walls are white
Someone calls but I don’t want to talk tonight
Stay away you all want to.......stay away
I’m going to be all right......all right

Chorus:
Within the arms of slumber
Going to leave it all behind
Comatose gone under
Like all the other times

With pride and disdain I’m going to ignore this pain
When someone falls you’re supposed to get up again
I try to oblige but I can’t tonight
I’m going to be all right......all right

  Chorus:
Within the arms of slumber
Going to leave it all behind
Comatose gone under
Like all the other times

Comfort of my dreams
I resign myself to you
Dream as I might
I’m sleeping when I’m blue
Such a pleasure when I feel myself go under
So stay away....stay away
While I’m in the arms of slumber
And I’m leaving it all behind

The magic of sweet morpheus you’re doing it once again
You saved me from my sadness you saved me from my pain
Protect me from depression protect me one more night
And I’ll be all right......all right

Chorus:
Within the arms of slumber
Going to leave it all behind
Comatose gone under
Like all the other times

Comfort of my dreams
I resign myself to you
Dream as I might
I’m sleeping when I’m blue
Such a pleasure when I feel myself go under
So stay away....stay away
While I’m in the arms of slumber

Comatose, Eagle-Eye Cherry

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