Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

09 janvier 2006

De mon nouveau super pouvoir

    Première journée de fac complète de l'année 2006... un partiel de bulgare, un cours de sémantique, ou plutôt un exposé d'une coupine sur la temporalité en Langues des Signes Francaise. Une heure de perdue à essayer d'installer le powerpoint pour ledit exposé (fort intéressant, au demeurant). Et en plus, chuis toujours malade (courses de mouchoirs indispensables à midi...Supeeeeeer une promo, 30 paquets plus dix gratuits!).
    Bref, en sortant de cours, à 17h, j'avais autant envie d'aller donner mon cours d'allemand que de me pendre. Ptet même encore moins, c'est dire. Et là, dans une faible tentative d'humour, j'émet le traditionnel "Si ca se trouve..." (devant témoins, Indri pourra appuyer mes dires).
    "Si ca se trouve, je vais arriver, mon élève m'aura oublié, il sera pas là, et zou, je pourrai rentrer chez moi". Elle rigole, je ris jaune, et sur ces entrefaites, j'abandonne les coupains, et je vais prendre le métro, histoire de pas arriver à la bourre, en plus.

 

    Et quand j'arrive, la frangine (ou la baby-sitter, chais pas), m'annonce que non, il est pas là. Et il répond pas à son portable. Et elle trouve pas le numéro de sa chérie, chez qui il est certainement caché.
    J'ai MEME pas fait semblant d'être énervée. Je l'ai laissée s'agiter cinq minutes avec son téléphone et ses papelards, et puis, l'air de rien, magnanime, j'ai dit que bon, c'était pas grave, on rattraperait la semaine prochaine, et même, si il veut, il peut m'appeller pour qu'on s'arrange..

 

    Et je suis rentrée chez moi, plutôt guillerette, en lisant un tract du PC du 17° arrondissement,dont la réthorique, m'a, en passant, bien fait rigoler.

 

    Alors voilà, je crois que cette année, j'ai un nouveau pouvoir magique. Quand je souhaite une chose très fort, en riant jaune (j'imagine que ca entre en ligne de compte), paf, ca arrive.
  Ca tombe bien, remarquez. J'aurais pu avoir comme super pouvoir la capacité à trier les chaussettes par paires en aveugle, ou alors, un nombril magique qui chante la traviata. Et ben non. Pour une fois, j'ai pas la loose, c'est un super pouvoir utile. Et ce qui est super cool, c'est que, justement, j'ai une liste de souhaits/voeux/prières/demandes/revendications/exigences toute prête, là. Attendez je vous la sors. Alors voilà, je voudrais:

  • ne plus être enrhumée
  • qu'un Monsieur Lui potentiel pointe le bout de son nez rapidement
  • passer du stade "porcinet" au stade "bambi" (ou apparenté). j'aurais ptet du mettre ce souhait là avant le précédent, d'ailleurs, ca aurait été plus logique.
  • un graaaaaaand appart avec plein d'étagères vides ousque dedans on peut mettre des dizaines de milliers de livres
  • des dizaines de milliers de livres à mettre dans mes grandes étagères vide dans mon super nouvel appart
  • et euh.. c'est déja pas mal, faut pas abuser, sinon, après, on obtient rien du tout.

    Voilà-voilà... la réalisation/livraison, c'est pour quand?

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02 janvier 2006

Faut bien commencer par quelque chose...

    Mesdames, Messieurs, Mesdemoiselles les gens, j'ai l'immense privilège et l'intense honneur (c'est assez ampoulé, là?) de vous souhaiter une très très bonne année à tous, avec tout ce que vous voulez à l'intérieur du paquet surprise 2006. Je tiens à vous faire remarquer que je commence l'année sur ce blog (ouais paske de toute façon, le premier de l'an, c'est le dernier jour de l'année dernière, ca compte pas...) par une longue phrase où je ne me plains pas. C'est à marquer d'une pierre blanche.
  Cela dit, n'allez pas croire que c'est l'amorce d'une bonne résolution, genre "En 2006, j'arrête de me plaindre". D'abord, des bonnes résolutions que je ne tiens pas, j'en prends déjà tout au long de chaque année. J'ai donc décidé il y a quelques jours de ne pas prendre de bonnes résolutions en début d'année 2006, et cela de façon très officielle. Ensuite, si j'arrêtais de me plaindre, qui sait en quoi je me transformerais... ptet en pokemon, en barbie, ou en grosse meringue. Je suis pas sure que vous apprécieriez.

    Voilà-voilà. Bon à part ca, mon absence de quelques jours est au moins partiellement due (l'autre partie étant de la simple paresse clavieristique) à la préparation du réveillon avec des amis, que, pour la première fois, j'organisais chez moi (pendant que les chats font la fête en Inde, les souris dansent à Valence). On faisait ca avec mon petit frère, avec une organisation diabolique de précision et de symétrie. J'invitais, à une exception près, les filles, Amarante, Sissyneck, Crooke (plus son cheri Monsieur Camille), Indri et Jian, et mon frère invitait, à la même exception près les mecs, toute sa bande de copains de l'an dernier (ainsi que la chérie de l'un d'entre eux). Autant vous dire que le pari était audacieux. Mais la rencontre des morues (j'avais moins d'inquiétudes pour les parisiennes, allez savoir pourquoi) et des geeks s'est plutôt bien passée. Moi qui suis une stressée de la récéption (le moins qu'on puisse dire c'est que je n'ai pas ca dans les gênes...), je suis assez satisfaite de la soirée, bien qu'elle n'ait sans doute été ni assez grouike, ni assez class', et qu'elle soit restée dans l'entre-deux bon enfant :D

    Plein de remerciements donc à:

  • -Amarante, Crooke et Sissyneck pour les bouquins et le tartinage de toasts, je vous zème!
  • -Crooke pour la bouteille de champ supplémentaire (que nous gardons au frais, crois le bien :))
  • -Sissyneck, pour la musique, et puis pask'elle m'a dit que j'avais minci :D
  • -Maoya et Amarante pour leurs recettes de couscous et de cakes, le résultat n'était pas dégueu
  • -Jian et Indri pour leur efficacité matérielle du 29 décembre au 2 janvier, heureusement que vous étiez là :D
  • -Monsieur Camille pour avoir maté les bouquets de persil, c'est quand même bien, les hommes :)
  • -Marmotte pour le transports de la moitié des troupes, l'aide logistique au couchage, et la bûche et le gâteau à la banane, les morues t'ont unanimement déclaré bon à marier ;D
  • -Belette pour la chaîne, qui a avantageusement remplacé le son défaillant de mon pauvre i-book
  • -Belette et Carole, pour les galettes des rois, qui ont illuminé le petit déj.
  • -Niko, pask'on lui a fait gonfler à la force des bras un énorme matelas pneumatique qui s'est finalement révélé être entaillé sur plusieurs centimetres, et qu'il n'a même pas grogné :)
  • -Max et Antoine pour l'enquiquinage fort rigolo de mes coupines, et les batailles de coussins, et les parties de Marmotte, enfin pour une bonne partie de l'animation, quoi :D
  • -Et enfin, à Coco, paske je l'ai honteusement exploité et qu'il a fait plein de trucs utiles, et qu'en plus, voilà.

Et en fait, merci à tout le monde pour être viendu de Grenoble, Lyon et Paris, alors qu'il faisait pas beau, froid, et que la Sncf est une enquiquineuse. Ca m'a fait super plaisir de voir/ revoir ceux que je connaissais, et de rencontrer les autres :D

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22 décembre 2005

Tut.

    Premier jour typique à Valence:

  Levée tôt, because la femme de ménage vient à 8h30, et qu'il vaut mieux être réveillée avant qu'elle arrive, histoire d'éviter le réveil brutal qui vous met de mauvais poil toute la journée...
    Commatage devant Babar (eh oui ..) et autres conneries, puis rendormissage (rendormissionnement?) blottie dans le fauteuil collé au radiateur (pas un radiateur éléctrique, pas de risques, je maîtrise) avec La tentation d'Angélique (commencé à mon dernier séjour, j'ai de la suite dans les idées...).
  Arrivée de Coco (frère de moi), repas, une quiche cramée (saloperie de four à chaleur tournante, j'ai encore foiré les réglages. Un jour j'apprendrai à lire, et j'arriverai à cuire un truc dedans, je me le jure solennellement).
    Conciliabule avec Coco pour savoir comment on organise les prochains jours en sortant le moins possible de la maison, vu que dehors, il pèle-la-vie-de-sa-mère.
    Grosse sieste. Emergeage vers 18h, ravitaillement à la superette du coin, après un aperçu de Casper à la télévision. Puis affalage devant la fin de  Mary Poppins (Juste le morceau de sucre qui aide la médecine à couleeeeeeeeeeer)
    Blog.

A viendre dans les prochains épisodes.

    Manger.
    Conneries avec Coco.
    Affalage devant au choix: Les triplettes de Belleville ou Little Big Man (suivi de Butch Cassidy et le Kid, rhaaaaa, lovely)

    Dodo à une heure certainement assez tardive.



    Oui, vous avez bien lu. Babar, Angélique, Casper, et Mary Poppins dans la même journée. Journée-Liquéfaction-complète-des-neurones, aujourd'hui.

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19 décembre 2005

D'un scandale inommable

    Et voilà, ca recommence. Non content de transformer leurs balcons en Las Vegas miniatures, certains de mes voisins viennent à nouveau de commettre le crime ultime. Le père Noël se retrouve à nouveau, cette année, pendu aux balcons et fenêtres de certains de mes voisins. Certains sont quand même charitablement dotés d'une échelle, d'autres tiennent une corde à bout de bras, leurs pieds se balancant désespérement dans le vide. D'autres enfin sont purement et simplement pendus par le cou.

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    C'est un truc que j'ai vu pour la première fois, dans l'est, où d'ailleurs le taux de pollution lumineuse par guirlandes clignotantes et inscriptions kitsch au néon est certainement le plus élevé de France. Et depuis quelques années, le supplice pèrenoelesque se répand comme la peste. J'en ai vu à Valence, et à Paris également. C'est un peu comme les Illuminations de Lyon. Au départ, c'est un truc très ciblé, avec une signification (religieuse) très particulière, et une extension très réstreinte dans le temps. Le 8 décembre, on colle des petits lumignons sur ses fenêtres. Depuis quelques années, ce ne sont plus des lumignons mais une débauche d'effets pyrotechniques auquel on a droit. Ce n'est plus seulement le 8 décembre, c'est toute la semaine du 8 décembre, avec des restes jusqu'en janvier (remarquez, je sais pas pourquoi je me plains, une de mes voisins d'en face a gardé son bonhomme de neige en plastique et les guirlandes clignotantes de son balcon jusqu'en mars, l'an dernier). Et ce n'est plus seulement à Lyon, mais dans toute la région Rhône Alpes.

       Mais revenons en à nos pères Noel. Je voudrais ici pousser un cri de désespoir ainsi qu'un rugissement de protestation.

  NON A LA PENDAISON RITUELLE DU PERE NOEL !!!! REFUSONS CET ACTE DE BARBARIE INTOLÉRABLE, ENROBÉ DE MERINGUE SIRUPEUSE!

    Et qu'on ne vienne pas me dire que le père Noël, n'existant pas, ne ressent rien, et que donc, il s'en tape d'être suspendu au dessus-du vide. D'abord, c'est un argument spécieux, qui ressemble fort à un discours raciste (genre le père noel n'a pas d'âme, il ne peut donc avoir le vertige). Ensuite, très honnêtement, c'est quand même esthétiquement douteux. Nan, rayez-ca. C'est laid. Et c'est sinistre. Si vraiment vous tenez à fêter la fin de l'année par des actes monstrueux, je suis certaine qu'on doit pouvoir trouver des trucs paiens pour le solstice, qui soient plus class'.

  Je suis donc assez tentée d'organiser des opérations commandos groupées, simultanées dans toute la france, pour aller décrocher ces pauvres Pères Noël et leur rendre la liberté (oui, en plus, y a déjà un précédent avec le Front de Libération des Nains de Jardin, on devrait donc pouvoir trouver des soutiens de ce côté-là.). (Pendant qu'on y est, on pourrait aussi en profiter pour modifier un peu les décorations de Noel de Saint Ouen, celles de l'an dernier étaient nettement plus zoulies et sobres)

    Qui est avec moi?

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12 décembre 2005

De l'écriture

    Je voudrais écrire. Ou savoir écrire. Je sais pas trop. Ca revient au même, le fait est que, de toute facon, je n'écris pas. Pourtant, il y a des moments, l'écriture revient comme un besoin. Qui enfle. Et puis qui retombe, après s'être heurté au mur de mes inhibitions.
    C'est marrant comme tout le monde écrit. Je ne parle même pas de bien écrire, hein. Juste écrire. Y a plein de gens à qui ca ne pose pas le moindre problème de s'imaginer écrire. De se dire "Je prends mon stylo ou mon clavier, et je couche par écrit ce que j'ai à dire. J'écris une histoire, un roman, un poème, que sais-je encore". Rien que dans mon entourage, j'en ai déjà plusieurs, des comme ca. Même ma nièce de 12 ans écrit, et pas mal, même. Et puis bon, internet, c'est une mine de gens qui écrivent. Il n'y a qu'à voir le nombre de journaux intimes qui se résument à de la poésie. Notamment chez les ados. Ou alors, prenez les fanfictions (pour ceux qui connaissent pas, ce sont des histoires écrites par des fans d'un film, d'un bouquin, d'une série télé, d'un jeu, etc..., qui reprennent l'univers en question). Ca fourmille. Y en a des bonnes et des moins bonnes, évidemment, mais l'important, c'est qu'il y a une part non-négligeable de la population (en particulier chez les moins de 30 ans) qui est assez désinihibée pour se lancer dans la rédaction d'histoires qui comptent parfois jusqu'à des dizaines ou des centaines de chapitres. Du coup d'ailleurs, la capacité à écrire est complètement désolidarisée de la maîtrise formelle de l'orhographe (par exemple). Ce qui est assez rassurant. Le grand méchant ogre de l'orthographe française n'est pas suffisant pour effrayer les agneaux et les empêcher de bêler.
    Paske non seulement ils écrivent, ces gens, mais en plus, parfois, ils écrivent très très bien, avec un fond et une forme originaux, des développements amples, et des trouvailles de style.
    C'est un peu ça, mon premier problème. Envie, voire besoin, d'écrire. Ouais, mais quoi?

    Ce qui est débile, d'ailleurs. Je raconte bien mes petites counneries sur ce blog, et je ne fais même pas partie, en tant que lectrice, de ceux qui pensent que la littérature nécéssite un sujet sortant de l'ordinaire. Non non, rien de tout ca. C'est juste que quand je me dis "Je vais écrire, dans le seul but d'écrire" (ouais paske par exemple, le blog, c'est 1/3 pour l'écriture, 1/3 pour communiquer, 1/3 (un gros) de narcissisme), je bloque. Je crois bien que ces moments-là font partie de ceux où je me sens le plus vide. Les quelques tentatives qui vont jusqu'à la pose effective de quelques lignes sur le papier me décoivent encore plus que celles qui avortent dans l'oeuf. Ne serait-ce que parce que je reconnais mes lectures en transparence derrière mes phrases. J'ai beau savoir qu'un style, ca se forme en écrivant, et qu'il ne préexiste pas à l'écrit, je me décourage en découvrant celui des autres prendre la place du mien.
    Cela dit, je suis à peu près capable d'écrire quand il s'agit de déconner gentiment (genre ici), ou au contraire, quand il faut fournir un travail académique, type universitaire. Mais même pour en arriver là, dites donc, quel boulot. Au lycée, à l'age où on vous demande de commencer à écrire des dissertations, j'avais une écriture étouffée dans un corset. "Germanique", disait ma mère. Enserrée dans des structures lourdes, quadrillée par les formules d'argumentation. Il se trouve que mes parents sont tous les deux des gens qui font écrire les autres (ils les font penser, aussi, mais là n'est pas la question :) ). J'ai donc eu le droit à deux ou trois trucs marrants, pour réussir à ouvrir mon écriture, ou pour me "débloquer" quand la page blanche ,me narguait. Pour déscolariser tout ca, libérer, alleger. Ca a un mis un moment (c'est ptet d'ailleurs pas tout à fait fini :D ). Bon, le problème, c'est que j'ai basculé dans l'extrême inverse. J'ai allegé, mais en même temps j'ai dilué. Avant c'était trop dense, et maintenant, souvent, c'est trop impressionniste, trop délayé.
    N'empêche, je me rappelle la fois où, alors que je buttai sur une introduction récalcitrante, ma mère mavait conseillé de piocher un mot au pif dans le dictionnaire, et de m'imposer comme contrainte de l'inclure dans le texte. De tisser l'introduction autour de ce noyau arbitraire.

    J'ai pioché "machine à coudre"... Bon, finalement, le mot n'apparaissait pas, mais les errances provoquées par la contrainte m'avaient entre-temps permis de décoincer la beste, et c'est ensuite allé comme sur des roulettes.
    De la même façon, je suis du coup assez attirée par les écritures à contraintes. Eh, c'est pas pour rien que j'ai axé mon mémoire de maîtrise sur Perec sur les oeuvres à contrainte :D. Mais bon, ca m'agace un peu d'être obligée de tromper ma propre attention par la brillance de la contrainte, dans l'espoir que "l'inspiration" en profitera pour se profiler derrière :D

       Et puis même ca, ca reste ponctuel, et isolé.

    Bon, c'est pas désespéré, remarquez, chuis pas encore complètement décatie, ca finira ptet par venir. En attendant, je continue à écrire mes bêtises ici, c'est toujours ca de pris, et ca évite au clavier de rouiller :)

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11 décembre 2005

De certaines soirées.

    Y a des soirées, comme ca.

  Des soirées où on fait la cuisine tous ensemble, avec les mains qui collent, les épluchures qui volent et les couleurs qui se mélangent.
  Des soirées où on shoote dans la bouilloire qui était par terre, et où on laisse la moquette absorber une partie de la flotte, paske c'était écrit.
    Des soirées où on passe une demi-heure à se demander à quoi nous fait penser le goùt de ce fruit exotique dont j'ai déjà oublié le nom, et à déguster tous les autres, ceux qui sont tout poilus, ceux avec qui il faut se battre pour avoir le droit d'y gouter, ceux qui ressemble à des petit-poti-ronds, sauf qu'ils sont blancs (et la petite peau, là, faut la manger?)
    Des soirées où on parle au téléphone avec la maman d'une coupine, qui tenait absolument à discuter un peu avec chacune des personnes présentes, et où essaye d'avoir l'air de mériter les choses qu'elle vous dit, paske quand même, ca fait plaisir, hein.
    Des soirées où on se met à deux (filles) pour ouvrir un battant de fenêtre gonflé par l'humidité, et où le premier mec qui passe, croyant être le seul capable de refermer ladite fenêtre, finit par péter un carreau.
  Des soirées où votre serviteuse prend les choses en main, et fabrique un super système D pour protéger sa coupine du froid, paske quand même, faire venir un vitrier le dimanche, ca va couter bonbon, et ce serait mieux si on pouvait attendre lundi matin.
    Des soirées avec du poulet un peu trop salé, mais super bon quand même, et une salade de fruits toute blanche, et aussi plein de gousses d'ail très-tresses traîtresses déguisées en bout de pommes de terres. Des soirées où on charrie le mâle sus-cité, paske théoriquement, on va le sentir venir à quelques kilomètres à la ronde pendant quelques jours :D
  Des soirées où la bouteille de vin rouge ne fait pas partie du tout du tout des causes du fou-rire général. Juste, ce sont des soirées sympas, avec des gens sympas. (mais le vin était bon, quand même).

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07 décembre 2005

Des échecs familiaux

    J'ai jamais été une super fan de jeux de société, même quand j'étais petite. J'oublie les règles d'une fois sur l'autre, et je suis pas une très bonne perdante.
    Mais depuis que je suis à Paris, mon frère et moi, on se fait des séances d'échec sur internet, on s'amuse comme des ptits fous. Ce qu'il faut savoir, c'est que quand on était petits, on jouait pas mal, et je gagnais tout le temps. Jusqu'à ce qu'il s'inscrive à un club d'échec, le perfide. Evidemment, on a arrêté de jouer ensemble (j'aime pas perdre, je vous dis :D.. et puis se faire rétamer la gueule par un gamin de 12 ans, merde à la fin)
    Mais depuis qu'on a recommencé par internet interposé, je sais pas, j'y ai pris gout. Bon, je me fais toujours exploser la face, en général (genre aujourd'hui, il m'a quand meme battue en 6 coups. Je suis une brêle, définitivement). Enfin parfois, apres une semaine d'échecs (dans les deux sens du terme) intensifs, j'arrive à lui arracher une victoire. Et puis il m'apprend des trucs, c'est sympa.
    Et donc, aujourd'hui, on s'est rendus compte qu'il y avait plein d'autres jeux auxquels on pouvait jouer. Donc après ses deux victoires aux échecs, on a enchainé sur trois parties de bataille navale (j'ai gagné la premiere, lui la seconde, et il m'a eu à un coup près sur la troisième), et une de scrabble (j'ai gagné, l'honneur est sauf :D). Pas loin de trois heures, quand même, au total.
    J'adore ca. Y a un système de chat intégré, on peut raconter toutes les conneries qu'on veut. Du coup, je suis rarement très concentrée, vu que penser et rigoler comme une baleine à cause des conneries que raconte son ptit frère, c'est pas facile.

    Enfin voilà, tout ca pour dire qu'en fait, mon frère, je l'aime :D

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30 novembre 2005

De mes émotions esthétiques

    Y a toujours des filles splendides sur ma ligne de métro. Enfin des filles que JE trouve splendides. Tout à l'heure, à côté de moi, j'avais une nana... assez grande, des cheveux crépus couleur caramel, qui avaient l'air de vouloir vivre une vie indépendante, la peau dorée, avec juste le bout du nez et les joues rosies par le froid, des traits tout doux et fins, et puis des grands yeux gris avec plein de sourires dedans.
    J'en ai eu la gorge serrée pendant un quart d'heure.

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17 novembre 2005

Buh duh Buh

    Journée un peu pourrie. J'aime bien les poireaux, mais quand j'ai l'impression d'en devenir un (à moins que ce soit un pied de grue? Juste le pied, je n'ai rien d'une grue, je vous prie de le croire), ca me gave. Je n'entrerai pas dans les détails.
    Mis à part les moments de camaraderie disséminés tout au long de la journée, un truc m'a remonté le moral: une conférence avec de la vraie linguistique puissante mais pas pédante, conceptuelle mais pas vide, bien expliquée, par un grand ponte qui ne pontifie pas (c'est assez rare pour mériter d'être signalé). Une petite pensée au passage pour les coupines quand le prof énonce "On vit constamment entre l'agrégation et la désagrégation". J'aime bien les gens qui me donnent l'impression que mon cerveau sert à quelque chose. Et l'idée d'avoir le même monsieur devant moi trois heures durant tous les samedis jusqu'en janvier m'enthousiasme.
    En revanche, j'ai regretté de ne pas avoir un Bailly sur moi (la nouvelle édition, plus dense, plus lourde) pour assommer la pauvre conne qui a ramené sa fraise pendant la reprise.

    Voilà, à part ca, je voulais signaler que j'aime mon frère, tout le monde s'en fiche, mais c'est pas grave, je l'aime quand même.

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14 novembre 2005

De mes travaux pratiques

    On croit toujours qu'il y a une césure entre l'enfance et l'âge adulte. Il y a un point, en tout cas, où la continuité est évidente: les travaux pratiques et les petits bricolages marrants de l'école maternelle et primaire se retrouvent, plus tard, dans les joies de la correspondance administrative.
    M'étant aperçue aujourd'hui que je vais encore me retrouver à sec d'ici la fin du mois (et si jamais un employé de la CAF de Seine-Saint-Denis passe dans le coin, y aurait-il moyen qu'il jette un oeil à mon dossier, paske ca fait quatre mois que mon allocation de logement n'est pas tombée, et ca finir par poser problème. Genre quand, par exemple, la fac va essayer de tirer mon chèque quinze jours avant Noël (typique), vous voyez le topo.), je me suis dépéchée de procéder aux diverses opérations pouvant me ramener des soux rapidement. Genre envoyer des feuilles de soin qui stagnent (oui oui, je vais finir par aller faire actualiser ma carte vitale, tout espoir n'est pas perdu :D ), et des coupons de paiement à Complétude. Et pendant que j'y étais, j'ai également rempli le formulaire pour obtenir mon abonnement de transports en commun (pask'avant, j'avais pas les justificatifs nécéssaires).
    Résultat, j'ai passé un bon moment cet aprèm à découper (les coupons, les photos), à coller (les coupons, les enveloppes, les timbres), à enluminer (ouais bon, à écrire quoi - les adresses et les formulaires), à décalquer (vérification des duplicatas du formulaire RATP). J'ai même augustement signé un certain nombre de mes oeuvres (autorisations de prélèvement - bouh :( -, et feuilles de soin). Ai ressorti mon tube de colle Uhu (d'origine allemande, comme je l'ai fait remarquer à mon élève l'autre jour, avec le fameux bouchon auf-zu, y a pas de petites occasions d'enseigner), mes petits ciseaux, mon agrafeuse, et vogue la galère. (Ouvrons une grande parenthèse pour situer le contexte: La galère, c'est toute cette saloperie de paperasse dont j'ai horreur. Je suis génétiquement impropre à faire ca correctement, j'ai l'impression de m'y noyer. Et du coup, j'ai toujours envie de traiter les paperlards importants comme les tracts distribués dans la rue. Vous savez, ceux qui finissent invariablement en petits bateaux pliés dans mes poches. Pas des galères, ceux là, mais au moins, ils ont de la gueule. Et toc. Fermons la parenthèse).

    Mon bureau ressemble à une table de maternelle lors des activités bricolages (que j'aimais beaucoup-beaucoup, soit dit en passant, à l'époque). Manquent seulement les feutres (ah non, tiens, j'en ai dans un pot à crayons, juste là) et pis, la feutrine, et pis tous les trucs que les instits trouvent toujours moyen de machiner pour en faire des supers jeux ou oeuvres d'art (style bouchon de liège, boutons de chemises, perles, gomettes, rouleaux de PQ, etc...). Qui a dit que ce genre de jeux étaient réservés aux moins de 7 ans?

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Les mots sur la musique:

" I've got sunshine on a cloudy day.
When it's cold outside I've got the month of May.
I guess you'd say
What can make me feel this way? "

I've got Sunshine, The Temptations

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