Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

08 novembre 2005

    Rien à dire aujourd'hui, à part peut-être la liste de mes sourires de la journée (le portable qui coasse, le gars bcbg quui se prenait pour un chanteur de rap américain (gestes et tout), la gamine qui sautille avec toutes ses petites tresses qui tresse-sautent itou, le rasta que j'ai de loin pris pour un clown, le gars qui récitait la bible dans le métro, le ciel digne d'un Turner quand chuis sortie de la bibliothèque, le grand black qui dansait sur le travel-t'as tort, la mauvaise foi de mon élève, le mec blond comme les blés à la station Madeleine, et mes parents qui se sont fait chourrer deux boîtes de dosettes de café)

    Et quand-même, une question primordiale: Y a-t-il quelqu'un qui m'aime ici ce soar? (ca s'appelle faire l'âne pour avoir du son, je sais :D Hi-han :) )

    Bon, je vais aller regarder Amélie Poulain en mangeant des carottes rapées, puisque c'est comme ça, d'abord.

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07 novembre 2005

D'un lundi enfin studieux

    Voilà, ca y est, j'ai enfin l'impression d'avoir eu autre chose qu'une journée de glandouille. Cours de bulgare ce matin (eeeh oui, en désespoir de cause, je me suis rabattue sur le bulgare, en me disant que de toute façon, c'est pas idiot de regarder un peu comment fonctionne une langue slave), pas compris grand chose, je déchiffre pas encore bien le cyrillique (eh j'ai acheté le bouquin samedi, et j'avais Amarante chez moi jusqu'à 20h, on peut pas tout faire, hein :D ), mais enfin en jetant un oeil à ce qu'ils ont fait depuis un mois, je devrais pouvoir choper le train en route.
    Cet aprèm cours de Sémantique, le prof a failli passer la vitesse supérieure, c'est intéressant (on travaille sur le temps) mais trop leeeeeent et je persiste à penser qu'il aurait interêt à préciser ses concepts, histoire de pas patauger dans la théorie comme dans la choucroute. Enfin pour ce que j'en dis ...
    J'en ai profité pour m'énerver cinq minutes après le secrétariat de Lettres qui fait encore des siennes, mais pas plus, c'est trop fatigant.
    Ensuite, cours avec un nouvel élève qu'on m'avait présenté comme "difficile", et que j'ai trouvé charmant, c'est plutôt une bonne surprise. Ce qui est marrant, c'est que, comme j'appréhendais un peu, j'en ai rêvé, et dans mon rêve, je me retrouvais faice à un horrible garnement. En fait, donc, pas du tout, mais par contre, il ressemble vachement au gamin de mon rêve, physiquement, ca m'a fait bizzarre quand je l'ai vu arriver..
    Et enfin en arrivant chez moi, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres un prospectus pour un resto japonais qui fait de la vente à emporter et de la livraison à des prix intéressants, et pas trop loin de chez moi (ca n'a rien à voir avec le fait d'être studieuse, mais ca éclaire une partie de ma journée..)
    A part ca, j'ai toujours la voix rocailleuse, la toux grasse, et la truffe chaude, ca commence à me gaver.


  Bref, journée mi-figue, mi-raisin, pas particulièrement décevante, mais pas forcément super enthousiasmante non plus. J'imagine qu'après les fous-rires crétins pris avec Amarante ce we, il est normal que le lundi soit un genre de "journée-tampon". Peut pas être surexcitée tout le temps, quand même.

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06 novembre 2005

De l'extinction des feux

    Nouvelle technique moderne pour cadrer les banlieues qui s'agitent: le couvre-feu. On coupe l'éléctricité dans tout le quartier incriminé, et comme dans les grands immeubles, de nos jours, l'ascenseur est le seul moyen de translation verticale (c'est connu, sisi), ben les djeuns sont coincés, peuvent plus aller faire la nouba dans la rue. De toute facon, descendre l'escalier dans le noir c'est casse-gueule. Donc couvre-feu.
    Sans crier gare, comme ca, vers huit heures et des bananes, paf, tout s'éteint. J'ai d'abord cru que j'avais fait sauter les plombs, en utilisant deux frigos, une plaque chauffante, un ordi, et le chauffage (ouais paske premier jour officiel de chauffage, ca y est c'est l'hiver :( ) Mais en fait pas du tout, je passe la tête par la fenêtre, et en baissant les yeux, je vois celle de mon voisin (la tête, pas la fenêtre), à la verticale de la mienne exactement. Depuis la rue, on devait avoir l'air de deux gargouilles sinistres, lui et moi. Faisait noir chez lui aussi. En fait, il faisait noir dans tout le quartier tout partout (seul le rayon laser-méga-kiffant d'une boite de nuit quelconque continuait à s'agiter dans le lointain. Ville morte. En fait j'exagere, les lampadaires doivent pas être sur le même circuit, pask'ils fonctionnaient, eux.
    Bref. Situation assez banale, somme toute. Le truc, c'est qu'au moment ou la lumière s'est éteinte, j'étais en train de sortir les pommes de terre de l'eau, tandis que l'appareil à raclette chauffait gentiment.

    Nous interrompre, Amarante et moi, alors que nous nous apprêtions à nous attabler devant notre tradtionnelle et gargantuesque raclette ! Crime de lèse-nous! Inqualifiable.
    D'autant qu'on avait passé une partie de l'aprèm à nous délecter des bonnes odeurs du quartier tamoul (épices, patisseries, mniam mniam), et qu'en rentrant, on crevait littérallement la dalle.
    Les gamins des cités, je sais pas, mais nous, sans éléctricité, on est perdues. Pas moyen de manger chaud.

    Et là, c'est le drame. L'ordi, qui tirait sur la batterie, continuait à jouer tranquillement Bénabar. Mais alors que nous nous tournions, en bonnes droguées que nous sommes, vers notre principale consolation en cette vie, nous réalisames avec désespoir que, la freebox n'étant plus alimentée en éléctricité, nous ne possédions plus de connexion à internet. Râle d'agonie de votre serviteuse (j'ai une certaine puissance dans le râle d'agonie, mes agonies sont assez vivantes dans le ton, généralement.) Ensuite, nous avons organisé la cellule de crise (soutien psychologique et aide matérielle):

---> affalage sur le lit et matage du premier épisode de la saison 5 d'Ally MacBeal.

    A la fin de l'épisode (quarante minutes, quand même, facile), on était toujours plongées dans le noir. On a décidé de se faire une petite salade, histoire de se coller un truc dans l'estomac, en attendant un éventuel (au sens anglais) medianoche de raclette. Je rentre le frometon au frigo, histoire de pas être tentées de le boulotter crue avant de pouvoir la déguster chaude (avec du jambon cuit et cru, des pommes de terre, et des cornichons, special thought for Clara). Puis, pour que notre cécité provisoire ne provoque pas d'apport protéinique supplémentaire, malvenu et potentiellement cannibalesque, en la personne de nos petits doigts, on a décidé d'allumer des bougies. Evidemment, pas moyen d'aller en acheter en vitesse chez l'épicier marocain, il avait plié bagage en se rendant compte que l'extinction durait ... donc, soyons folles, bougies d'ambiance. Je voulais pas utiliser les zoulies bougies de Sissyneck pour éclairer un épluchage de concombre, alors on a opté pour des bougies basique, dans le zouli bougeoir offert par mon popa il y a quelques mois. Evidemmment, boîte d'allumettes à grattoir super usé et l'une des mêches de bougies récalcitrante. J'ai utilisé 5 allumettes pour allumer quatre bougies.
    Et là, trahison, Loi de l'emmerdement maximal,cette putain de lumière se rallume. On a entendu le cri de soulagement de tout l'immeuble retentir à ce moment là. Apparemment, y avait des voisins qui tenaient un conciliabule dans le couloir.

    Enfin du coup, on a quand même fait notre raclette aux chandelles. Instant d'émotion:

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    Avec, en exclusivité: une demie patate (à droite dans l'assiette), un paquet de jambon cuit (le cru, trop timide, s'était planqué), en arrière plan, la raclette (trois goûts lait cru, poivre, moutarde), et paske vous le valez bien et que nous aussi, le bocal de cornichons tout devant. (et un léger apercu de mon bordel, tout derrière).

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04 novembre 2005

Des différences saisonnières

    Y a plein de trucs qui changent, dans ma vie, entre grosso modo la saison chaude et la saison froide, dans ma vie. Je mange encore moins de viande en été (fait trop chaud), et plein de soupe en hiver. Je me fais moins draguer en hiver (rapport aux gros pulls :D), et par contre, je fais plus de repassage (en été, j'en fais pas du tout). Rien à voir, à part les fringues. Et là, ce soir, c'était la première séance repassage de la saison. J'aiiiiiiiime pas çaaaaaaaa. Surtout depuis que j'ai pété mon super fer en le lachant sur le tapis (le tapis n'a pas trop soufffert, mais le fer, lui, il a ramassé. Et après c'est moi, qui l'ai ramassé). Le nouveau, il est pas bien.
    Et ce soir, après avoir fait les fringues (quelle idée, aussi, de m'acheter un chemisier la semaine dernière, c'est trop chiant les chemisiers, à repasser), rien que la perspective des draps en lin (assez épais, c'est des draps de grand-mère achetés dans une brocante, ils sont bien pesants, c'est vachement agréable pour dormir..), avec un fer pourri, j'ai laissé tomber. Nan, pas le fer, mauvais esprits, le repassage.

    Bon, à la longue liste des vertus de mon futur, je rajoute: "aimer le repassage".

  Avec un cahier des charges comme le mien, je crois que je suis condamnée à faire le repassage pendant encore de longues années... :)

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Les mots sur la musique:  "Wonder this time where she's gone
Wonder if she's gone to stay
Ain't no sunshine when she's gone
And this house just ain't no home
Anytime she goes away"

Ain't no sunshine when she's gone, Al Green

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20 octobre 2005

Mademoiselle Moi en vacances

    Je suis actuellement dans mon dodo, à Valence, avec mon chat obèse-et-ronronnant à 15 cm de moi, et le routeur internet (qui ne ronronne pas, lui) à l'autre bout de la baraque.

 

    Comment c'est beau, la technologie wifi, quand même :)

 

(a part ca, j'ai passé la matinée à la Sorbonne, et j'en suis ressortie absolument furibarde, vous avez donc de la chance que je n'ai pas eu le temps de bloguer dans la journée, mais vous avez également (pour la plupart d'entre vous) raté l'occasion de voir de la fumée sortir de mes oreilles..)

 

    Bisous, les gens !

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14 octobre 2005

De la fiction

    A quatre ans, je projetais (haut et fort, à cors et à cris) de ne jamais apprendre à lire. Je refusais que mes parents arrêtent de me lire des histoires le soir. Cette résolution n'a pas fait de vieux os. Heureusement. J'ai déjà dit ici, je crois que mon attitude face à la lecture méritait la qualification de "vorace". Non seulement j'avale les bouquins à toute allure (trop vite, certainement), mais en plus je passe ma vie à lire. En général, les gens me repèrent pasque je me pointe toujours partout avec un bouquin à la main. Pour vous donner une idée, quand j'ai plus de nouveaux bouquins sous la main, je remonte n'importe quelle connerie distribuée à la chaîne dans les boites-aux-lettres: lecture du petit-déj. Un jour faudrait que je fasse des stats sur le temps que je consacre à l'activité "lecture", en cumulé, sur une journée, une semaine, un mois...

    Tout ca pour dire, que les bouquins font partie de mon existence à peu près au même titre que le sommeil et la bouffe (et c'est pas peu dire. D'ailleurs hier, j'avais plus rien à lire et plus rien à manger, j'ai été à la bibliothèque, et pas au supermarché. Tres malin, oui je sais.)

    Mais je n'ai jamais été capable (en tout cas pas depuis trèèès longtemps), comme certaines personnes, de m'abstraire complètement de ma vie à moi pour devenir partie intégrante du récit. Ce que je lis peut me transporter, ou influer phénoménalement sur mon humeur, ca oui. Mais je m'identifie pas au premier degré (ouais sauf quand je rêve que j'épouse Darcy, mais c'est un cas particulier, hein). La plupart du temps, j'admire beaucoup les gens qui font des jeux de rôles. Mon frère, par exemple. Il a une capacité à entrer dans un monde créé par d'autres qui me stupéfie. Quand il me raconte des passages du jeu, il le vit. (Il le mime, en fait. Il est doué, même). Il m'arrive d'être un peu monomaniaque à propos de certaines fictions, mais j'ai jamais l'impression d'y entrer autrement que comme spectateur.

  Ca ne m'empêche pas, loin de là, d'avoir besoin de fiction. Particulièrement depuis ma sortie de prépa, d'ailleurs. Ma bibliothèque à du augmenter de pas loin d'un quart pendant l'année qui a suivi. Un genre de carence à compenser, certainement. Et en ce moment, c'est pareil. Je me suis permis très peu de distractions pendant un mois et demi. Enfin non, y avait quand même internet, qui comprend une certaine part de fiction et de lecture, quand même, faut pas exagérer. Mais le problème, c'est que je vais beaucoup plus vite que les auteurs sur internet, ca aussi, c'est horriblement frustrant.

    Résultat, j'aurai fini demain les bouquins empruntés à la biblio mercredi soir (ouais enfin sauf les trucs de linguistique, mais c'est un autre genre de fiction, ca :) ). Je veux qu'on me raconte de zoulies histoires, ou des histoires terribles. J'ai envie de rire, et j'ai envie de pleurer aussi (ce que je ne prive jamais de faire quand la lecture s'y prête, je suis une lectrice TRES sensible :) )
     Et puis, j'ai quinze mille envies de DVD (ai acheté Mina Tannenbaum mardi), de films au cinéma (ai vu La Maison de Nina, avec Agnès Jaoui, aujourd'hui. Ai eu les larmes aux yeux pendant tout le film, je devais avoir une sale gueule de zombie en sortant). Hier soir, je me suis repassé La Belle et la Bête (celui de Disney, oui, c'est à ce point là ), avant de m'enfiler un épisode d'une série bien glauque, et du coup, après, ai lu de la science-fiction pour ne pas faire de cauchemars.Tout à l'heure, j'ai regardé une partie de Pride and Prejudice (la mini-série de 1995, pas la pantalonnade de 2005), et ptet, je le relirai cette nuit. J'en viens à bénir le métro, paske je peux y passer des heures à lire, sans avoir de remords, parce que c'est du temps où je ne peux rien faire d'autre.

     C'est toujours comme ça, quand pendant une certaine période, je suis privée d'histoires. Finalement, j'ai pas beaucoup changé, en 18 ans....

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04 octobre 2005

Du programme gouvernemental de Mademoiselle-Moi-Land

    Le cessez-le-feu entre la fac et Mademoiselle-Moi-Land se maintenant et l'armistice étant quasiment signé (c'est moi qui ait gagné, c'est indubitable), voilà le nouveau programme du gouvernement, pour remettre le pays en route après cette longue période d'économie de guerre.

Tout d'abord, je vous annonce la fin des tickets de rationnement (j'ai été faire les courses ce soir).
Ensuite:

   Ministère de l'intérieur: opération ordre et propreté, récupération d'horaires réguliers, y compris dans l'effectuationnemenent des taches suivantes: ménage, lessivage, vaissellage. Oui, je sais, ca fait limite facho comme programme, mais vous inquiétez pas, de toute faon, l'application sera certainement en deça des prévisions officielles :D. Du côté de l'équipement, l'état projette d'aller s'acheter des pompes, un jean, et éventuellement un sèche-cheveux prochainement. Les discussions avec les fournisseurs sont en cours

 

    Ministère des relations internationales: reprise de contact avec les pays limitrophes et non-limitrophes, franchement délaissés ces derniers temps, heureusement que j'ai le téléphone illimité, sinon, le ministère de l'économie hurlerait que les notes de frais sont exhorbitantes. Cela inclut donc une reprise de contact avec les représentant(e)s officiel(le)s des pays suivants: Pays-Bas, Communauté javanaise de Nouvelle-Calédonie, Chine, Russie, Géorgie, Thailande. N'oublions pas les villes libres de Lyon, Fréjus, et Toulouse. Notez que je prévois un voyage diplomatique dans l'hémisphère sud (région rhône-alpes), et que la présidente ira saluer ses consoeurs lyonnaises, ainsi que sa famille, d'ici fin octobre.

 

    Ministère des finances: continuation du projet d'orthodoxie financière, consistant à se serrer un peu la ceinture pendant encore un mois ou deux, et à essayer de faire rentrer des sous dans les caisses de l'état, par l'obtention de quelques cours supplémentaires (auprès de l'organisme indépendant Complétude).

 

    Ministère de la culture. Projets divers, multiples et variés témoignant de la richesse culturelle de notre beau pays, ou du moins de sa volonté d'acquérir une telle richesse. Hormis l'acquisition, par achat ou emprunt, de suffisamment de bouquins pour construire une réplique de la Grande Muraille de Chine en plein-centre de Mademoiselle-Moi-Land, et ainsi stimuler le tourisme, les dirigeants du pays envisagent de lancer des opérations diverses telles que "Prenez un abonnement de théatre", ou "Allez-faire un tour au ciné, ca vous changera les idées", ou encore "Les environs regorgent de musées, c'est le moment d'en profiter".

 

    Ministère du développement durable: trouver un projet (de master2) qui puisse se développer, et durer. Tout est dit. L'écologie et le bien-être futur du pays en dépendent.

 

    Ministère des sports: euh... quinze minutes d'abdos par soir pour l'ensemble du pays (mais pas plus, hein, j'ai pas que ca à faire :D)

 

    Ministère de la Santé: Il serait bon d'arriver à juguler l'épidémie de crève insistante, et de s'occuper des problèmes de peau qui pourrissent la vie des habitants de Mademoiselle-Moi-Land. Tout le personnel de santé s'y emploiera.

voilà voilà

et pour finir sur une petite note plus drôle (enfin drôle, ca dépend pour qui), je viens d'appeller mon directeur de recherche, je suis tombée sur le répondeur, et j'ai laissé un mesage que j'ai royalement fini par "gros bisous". Suivi de mes excuses plates (avec efforts désespéres pour ne pas prendre un fou rire AVANT d'avoir raccroché.)

Y a des jours, je me mettrais des baffes.

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28 septembre 2005

Tralala youpla boum

    Juste un petit mot pour rassurer ceux qui penseraient que je me noie, engluée dans ma dépression et retenue au fond du gouffre glauque par les mains démoniaques du perfectionnisme et de la fébrilité pré-post-partum, cramponnées à mes chevilles (qui ont pourtant considérablement dégonflé, ces derniers temps...).

    Et ben aujourd'hui, après l'affreuse et pitoyable crise de nerfs d'hier soir, ca va PLUTOT BIEN. Ai quasi terminé le corps de mon mémoire, et finalement j'ai trois jours de plus que ce que je pensais pour finir. J'ai ptet trouvé quelqu'un pour venir à ma soutenance (histoire de ne pas me retrouver en tête à tête avec mon directeur) et probablement me démonter un peu la gueule, mais c'est pas grave, c'est formateur (j'ai la trouille, mais c'est pas grave.)
    Et l'horizon se dégage peut-être un peu du côté de mon orientation en tant que "futur-chercheuse" (comment ca pète, ca :D). On m'a parlé d'un projet qui est ptet en train de se monter entre plusieurs linguistes, pour aller étudier un groupe de langues polynésiennes (enfin c'est pas un un groupe, c'est des langues polynésiennes disséminées ailleurs qu'en Polynésie, bref, passons.). Ca pourrait me plaire. Ca me permettrait de travailler avec des gens de plusieurs nationalités, et d'intégrer un groupe quasiment dès sa formation, ce serait vachement bien. Et c'est moins angoissant que la perspective d'être envoyée toute seule aux Célèbes ou en Papouasie Nouvelle-Guinée, comme première mission sur le terrain...
    Enfin faut que j'en parle au Maistre de Moi, mais ca me fait au moins une porte de sortie, ca me soulage un peu.

    Donc voila, désolée, c'est en vrac, ptet pas très clair, tout ca tout ca, mais aujourd'hui, CA VA.

    A part que mon frigo est quasiment vide :(

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Au fait, les gens, si vous êtes dans le coin, et que vous avez le temps, allez donc faire un tour au Festival de la voix soliste, à Autrans (dans le Vercors, au dessus de Grenoble). Ca dure toute la semaine. Et si vous en avez l'occasion, privilégiez donc le Requiem de Mozart à 18h, dimanche.

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Les mots sur la musique: 
"Mais sa montre marquait dix heures
Y s' dit : " J' dois r' prendre mon labeur
De malheur
C'est pas c' soir que j' vais bouffer
J'ai encore un type à tuer
Quel métier
Quel sale métier !""

Le tueur affamé, Francis Lemarque

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22 septembre 2005

De la jungle poussant sur ma tête.

    Démêlage de la tignasse, après lavage vespéral (en beuglant du Brassens, si vous voulez tout savoir). Nom d'un chien, c'est pas un peigne (à dents serrées sivouplé) qu'il faudrait, mais une machette.
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Les mots sur la musique: "Personne n'aurait cru ce cave prophétisant que par malheur
Mon pauvre petit rat de cave tu débarquerais avant l'heure.
Tu n'étais pas du genre qui vire de bord et tous on le savait,
Du genre à quitter le navire, et tu es la première qui l'ait fait."

Georges Brassens, Elégie à un rat de cave

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19 septembre 2005

    Le Quoi-que-Google-do du jour, c'est indéniablement cette personne arrivée sur mon blog aux alentours d'une heure du matin, (et que je remercie, j'ai failli prendre un fou-rire), qui a tapé: "alexandrin épilation".

 

    Je vous avoue qu'avant même d'avoir eu le temps de chercher de quoi il s'agissait réellement, mon esprit était déjà parti par monts et par vaux.
    Genre: qui dit "vers" dit, dans l'esprit de beaucoup de gens, "pied", qui dit "pied", dit "jambes", et qui dit "jambes", dit "épilation". Logique. Passons sur le fait qu'en versification francaise, on ne parle pas de pied mais de syllabes, je plains le pauvre alexandrin. Paske moi, je n'ai que deux jambes, et déjà je trouve ca pénible, l'épilation, alors davantage... Surtout si l'alexandrin, il a le type méditerrannéen (ce qui est fort probable, à moins que ce soit un alexandrin d'origine norvégienne), et la pilosité qui va avec. Ouch. Je compatis.

 

    Après je me suis dit que la vie est mal faite, pasque quand on coupe les cheveux (ou les poils) en quatre, on se fait traiter d'emmerdeur, alors que quand on coupe un alexandrin en 4, on est juste un poète capable d'écrire en tétramètres. Dans les deux cas c'est difficile à supporter pour celui qui subit, en face.

 

    N'importe quoi. Evidemment, ca avait l'air plus drôle à deux heures du matin, quand j'avais la tête dans le seau. Pfft.

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