17 septembre 2005
Du toilettage
Aujourd'hui, premier toilettage en masse du mémoire (oui je sais il est pas fini, mais c'est tjs ca de pris).
Ca marche comme pour un caniche, sauf que mon mémoire, il est moins con (eh on a sa fierté quand même)
Et il mord pas, non plus. Sauf si on le cherche, évidemment.
16 septembre 2005
Maintenant c'est sûr, je suis la réincarnation de l'âne de Buridan.
15 septembre 2005
Je voudrais (pêle-mêle et dans le désordre)
- savoir ce que je vais faire dans la vie, ou au moins ce que je vais faire de mes quatre prochaines années, paske ca commence à me turlupiner.
- que les coupines qui vont pas .. aillent
- que mon plombier m'oublie un peu, ca commence à bien faire
- prendre un bain dans une piscine de livres, j'ai pas été en manque de bouquins comme ca depuis des années
- avoir des soux, et de préférence, les gagner en faisant un truc intéressant
- ne pas avoir eu mes pensées mesquines de ce matin (mais c'est une question de conscience, parce qu'en fait,c'était plutôt agréable, sur le coup :D )
- envoyer chier tous les étymons malayo-polynésiens de l'affreux Mr Blust, qui s'amusent à les dédoubler, comme si y en avait déjà pas assez.
- avoir la volonté de faire des abdos et d'arrêter de carburer à la vitamine-Q, et aussi de ramener mon rythme de sommeil à la normale, 3h du mat, c'est trop tard.
- manger des carottes ce soir, mais ça ça peut encore s'arranger
- savoir dessiner, peindre, chanter, faire de la photo (et pas la peine de me mettre en commentaire "mais si tu sais", hein)
- avoir un chat, et le jardin qui va avec (je pourrais l'appeller Pétrone -arbiter elegantiae- en espérant qu'il soit pas trop balourd, le chat, pas le jardin, évidemment)
- que Villejuif se retrouve transporté à côté de Saint-Ouen, ce serait vachement plus pratique
- aller voir ma frangine dans sa nouvelle maison en Bretagne
A part ça, ca va, mon directeur est trop gentil, j'ai rencontré une nenette sympa qui va ptet m'envoyer son mémoire sur la relecture, il reste des carottes dans le frigo, tout ca, quoi.
11 septembre 2005
Du Bridget-Jonesisme
Aujourd'hui, ca rigole pas.
Ceci est une lettre ouverte à certaines de mes amies. A M. dont
le mec est un connard mufle au possible, qui en est consciente, mais
qui préfère rester avec lui plutôt que d'être seule. A L. qui semble
enfin avoir trouvé quelqu'un qui puisse être autre chose qu'un objet
d'admiration intellectuelle, tout en tenant la comparaison avec elle
sur ce plan-là; à A., qui a écrit tout à l'heure "Au point où nous en
sommes toutes, tous les moyens sont bons", en espérant qu'elle n'en
soit pas réellement persuadée :) Et puis sans doute à d'autres, parce
que ce que je vais dire, ça me semble concerner un grand nombre de gens.
Une petite remarque préliminaire. Je suis toute seule depuis 4
ans, j'ai des hormones comme tout le monde, j'ai horreur des féministes
hystériques. Je suis flattée qu'on me remarque dans la rue, quand c'est
fait de façon pas trop crétine. Et quand je vois ce genre de chose:
il
arrive régulièrement qu'une exclamation du style "rhaaaaa je veux le
mêêêêême" sorte de ma bouche, en même temps qu'un filet de bave.
Bref, je suis une fillasse, comme beaucoup d'autres. Qu'on ne vienne
pas m'accuser d'être de mauvaise foi (ni m'embêter sur le choix du
"bellâtre-sur-qui-je-bave", je fais c'que je veux, d'abord :) )
Je ne crois pas qu'il y a réellement un "point" qui, une fois
atteint, justifierait que tous les moyens soient bons à envisager. En
l'occurrence la remarque portait sur la pub à se faire sur internet
pour se trouver un mec... Attention, je ne méprise absolument pas les
relations qui se développent sur le net, c'est même comme ca que j'ai
appris à connaître mon deuxième chéri, qui est quelqu'un d'absolument
charmant. Mais bon, le coup de la photo sur internet dans l'espoir
d'être remarquée, je trouve que c'est ne faire beaucoup de crédit ni au
spectateur potentiel, ni à soi-même. Tout ça pour dire que mon propos
est plus général.
Une chose qui me paraît claire,
c'est qu'il y a quand même un truc hérité des siècles passés qui a été
mal digéré. Cette espèce de pression sociale à propos du couple, qui
fait que la Sainte Catherine se profile quand même à l'arrière des
mentalités. Je sais pas si ça fait le même effet aux mecs, j'en parle
uniquement de mon point de vue. Comme le faisait remarquer Ellea dans
une note récente, le dialogue: "Je suis célibataire" - "Oh ma
pauvre, t'inquiètes pas, tu vas trouver", c'est pas si caricatural que
ça. Et le pire, c'est que la plupart du temps, ce sont les bonnes
femmes qui se l'infligent entre elles et à elles même. Elles veulent
être les égales des mecs et tout le tintouin, mais beaucoup ont du mal
à envisager qu'elles peuvent exister sans faire partie d'un couple.
Ptet que la plupart d'entre elles ne croient pas vraiment à leur cheval
de bataille...
Je suis pas en train de faire
l'apologie du célibat. Oui évidemment, parfois, je suis frustrée. Oui,
évidemment, y a plein de moments (autres que ceux où je tente
infructueusement de faire la cuisine ou de monter mes 15 tonnes de
courses dans les quatre étages) où je me dis qu'avoir un chéri, ce
serait quand même vachement bien. Oui je suis agacée par les couples
qui se dégivrent les amygdales dans le métro (alors que je n'avais
aucun scrupule à le faire quand j'en avais l'occasion il y a quelques
années :D ).
OK, c'est vexant d'être la copine ou la
soeur de celle que tout le monde remarque et qui n'a qu'à se pencher
pour cueillir les admirateurs. OK, on en arrive à se poser des
questions sur ce qui cloche quand on n'arrive pas à trouver chaussure à
son pied.
Mais de là à ce que ça vienne menacer la
sensation d'être une personne à part entière, y a quand même un
problème quelque part, non ?
Je me refuse absolument à faire une liste de priorités qui ressemblerait à
- Réussir brillamment mes études
- Me trouver un mec à tout prix.
- Acheter une télé (ou une voiture, ou une maison, ou que sais-je..)
A TOUT prix? Mais ça va pas la tête ? Il y a quelques temps,
j'ai dit à l'une de mes amies qu'il fallait arrêter de penser que les
mecs étaient différents et que c'étaient à eux de tout faire. J'ai du
lui dire qu'il fallait faire un effort pour montrer un peu de ce qu'il
y avait derrière la facade, sous peine de ne pas retenir l'attention
suffisante à entamer un semblant de relation sociale, quelle qu'elle
soit. Je le pense encore. Mais je parlais pas de racolage systématique
de tout individu de sexe mâle passant dans le coin, sous prétexte qu'on
risque de finir, toute seule, bouffée par son berger-allemand, ses
chats, ses poissons rouges, ou sa plante carnivore.
En ce qui me concerne, à 22 ans, je ne pense pas que l'ensemble
de ma vie amoureuse soit derrière moi :D. Et même si elle l'était... ce
serait certainement dommage, et révélateur de quelque chose qui déconne
chez moi. Mais je crois pas que ce serait une raison d'avoir "honte".
C'est marrant, parce que les filles auxquelles je pense sont toutes
plutôt mignonnes, avec du caractère, de l'humour, et sacrément douées
sur le plan intellectuel (même si elles en sont pas convaincues, ... là
y a aussi un problème, mais j'en parlerai un autre jour.) Alors ok,...
vous avez le droit de penser que vous n'êtes que les moitiés
potentielles d'un tout hypothétiques. L'autodévalorisation, c'est un
droit imprescriptible de l'être humain. Mais je préfererais qu'on ne
m'inclue pas dans le club...
Chacun ses complexes.
J'ai les miens aussi. Mais pas celui-là. Je suis ptet intolérablement
imbue de moi-même, mais j'ai pas besoin d'un homme pour exister. Pour
plein d'autres choses sans doute, oui. Mais pas pour ça.
Et voilà, quand je me plains pas, je me mets à moraliser, c'est terrible. Je devrais m'en tenir à ce que je sais faire :D
10 septembre 2005
Buh
J'y vais, j'y vais pas, j'y vais, j'y vais pas ... Chaiiiiiiiiis paaaaaaaaaaas :'(. Ce genre de trucs c'est sympa que si on discute un peu avec les gens. Paske bon si c'est juste pour faire la queue et avoir des ptites dédicaces, ca va cinq minutes, mais pas toute une après-midi. Mais chuis timiiiideeeeuh. Personne pour viendre avec moi et me donner du courage. Et pis chais pas quoi leur dire, à ces gens. "J'adooore ce que tu fais, c'est trooop bien". Tu parles, z'ont l'habitude, ils font tous des trucs géniaux. Parait que ca fait toujours plaisir. Mouarf.
J'ai une vie absolument passionnante, et je suis encore en train de geindre, oui, je sais, je vais m'arrêter bientôt. Promis. Un jour :D
Du pays des sagas (2)
Voilà, comme promis, j'ai mis en albums une partie des photos d'Islande de ma maman. Le choix a été difficile, j'espère qu'elles vous plairont. Je suis pas sure qu'elles rendent tout à fait compte de la diversité des paysages, mais c'est déjà un bon début. Et en bonus (arf), je suis sur l'une d'elles, avec mon ptit frère, qui à l'époque était réellement plus petit, ce qui n'a pas duré longtemps.
Pour les albums, suffit de regarder dans la colonne de gauche...
Bouhou, je veux y retourner, moi, au pays des Sagas.
08 septembre 2005
De la sécurité dans les vieux immeubles
Arf. Le syndic de mon
immeuble vient de faire installer une échelle de sécurité dans mon
immeuble. Bon, comme généralement, en cas de sinistre (incendie,
effondrement brutal de l'escalier, tout ca tout ca), on cherche plutôt
à descendre, ils ont mis l'échelle au quatrième étage, logique
imparable, ca se tient. Elle est donc suspendue au mur au dessus des
premières marches de la dernière volée, même que ca fout un peu la
trouille quand on lève le nez et qu'on voit ce gros bidule qui se la
joue épée de Dame-Oclesse. Cela dit, faut pas s'inquiéter, parce qu'il
y a un zouli petit cadenas qui la retient au mur.
Oui, parce que c'est une échelle de sécurité, non madame, je vous
essplique, ca sert pas à aller changer l'ampoule de votre salon qui est
hors de portée, démerdez-vous avez vos chaises branlantes (je parle pas
de moi, en l'occurence, j'ai un solide escabal qui me tient compagnie
pendant les chaudes soirées d'hiver, quand l'ampoule décide de claquer
à 9h du soar, me plongeant dans le noar.) Ouais donc, c'est une échelle
de SECURITE, faut bien piger le concept.
Or Saint-Ouen,
j'en ai déjà parlé, fait partie de ce gigantesque îlot d'INSECURITE
qu'on nomme la Seine Saint-Denis. D'où le cadenas. Pour éviter que des
voyous viennent chouraver l'échelle. On sait jamais. Des petits truands
impliqués dans le trafic de paillassons, qui décident de s'élever sur
l'échelle du crime. Piquer une échelle de sécurité pour monter les
échelons de l'insécurité organisée, vous l'aurez compris, ca pourrait
s'avérer tentant.
Bon, alors, le cadenas, évidemment,
il a une clé. Une toute petite clé. Pour que les gens honnêtes puissent
utiliser l'échelle en cas de problème (c'était ça, le but, quand même,
à l'origine). Et la clé, elle est ousque, mmh ? Dans une petite boîte
au-dessus du cadenas. Cassez la vitre en cas de danger (sans doute que
dans la tête du syndic, le piqueur d'échelle est aveugle, crétin, ou
trop faible pour casser un petit bout de verre.)
Là où ca devient marrant, c'est que la clé, sur son crochet, dans sa
boîte, elle est, tout comme l'échelle suspendue dans la cage
d'escalier. Maintenant imaginez la situation. Un gros incendie vient de
se déclarer... ou bien un croisement improbable de King-Kong et
Godzilla a arraché la moitié de l'immeuble, y compris l'escalier. Dans
la panique, vous vous précipitez sur l'échelle de sécurité, vous pétez
la vitre d'un coup de coude, vous vous emparez fébrilement de la clé.
Et là, parce que, je sais pas, vous êtes un brin énervé (genre vous
veniez justement de refaire la peinture du mur que Godzi-Kong vient de
dégommer), ou vous transpirez legèrement (rapport à la chaleur de
l'incendie), POUF, vous lachez la clé. Qui choit. Dans la cage
d'escalier. L'escalier, que justement, vous ne pouvez pas emprunter
(parce que si vous pouviez, vous auriez pas besoin de l'échelle, faut
suivre).
Moi ca me fait rigoler. D'autant qu'à 15 cm, y a un pan de mur tout ce qu'il y a de plus sûr pour une petite clé.
Bon enfin à part ca, aujourd'hui fut une journée satisfaisante
pour le narcissisme de Mademoiselle Moi, qui ne se tenant plus de joie
d'écouter le messire Renard (comprenez, le directeur de recherche) à
laché le ramage au lieu du fromage. Et n'a donc rien perdu dans
l'affaire, ce qui est plutôt agréable. Et pis y a la mère d'un de mes
élèves de l'an dernier qui a demandé à ce que je revienne, et ça aussi
c'est plutôt cool, parce que on commençait juste à décoller en fin
d'année, ce serait bête de tout laisser retomber comme un soufflé.
A part ça, je suis cuite, et ma petite maman vient d'arriver,
donc, les zamis, je vous laisse. Si vous êtes sages, z'aurez le droit à
des belles photos d'Islande ...
05 septembre 2005
Viens de finir de relire Orgueil et Préjugés, pour la quarante-douzième fois.
Rhoooo, je veux un Darcy...
01 septembre 2005
Qu'est-ce qu'on s'amuse...
Toujours pas grand chose
à raconter, pour cause de bûchage de mémoire. Je reste terrée chez moi
ou à la beuhneuhfeuh, je vois personne et je fais pas grand chose
d'autre. Fait toujours relativement chaud et j'étouffe un peu, d'autant que je
suis parfois ensevelie sous une montage de photocopies. Mal au crâne. Beuh.
Donc, pour meubler, et parce que les insectes sont nos amis,
depuis qu'elle
a épargné mon yaourt au pruneau, je vous
montre les zoulies photos que Perhaps m'a envoyées... elles ont pas de
nom, si y en a que ca amuse de leur en trouver, je vous en prie.
Ah oui, et puis quand même, une petite mise à jour sur 3p: un article de Crook sur un polar: "La conjuration des Importants", de Jean d'Aillon.
Bisous les gens...
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Les mots sur la musique:
"Les insectes sont nos amis,
il faut les aimer aussi.
Comme nous ils ont une âme,
comme Morback et Mouch'am."
Les insectes sont nos amis, Les Inconnus.
28 août 2005
Du train-train
Bon, pas grand chose de palpitant dans la vie pourtant si aventureuse de Mademoiselle Moi, aujourd'hui.
Elle fait un tour au marché en bas de chez elle (les poules
n'étaient pas là ce matin, tant mieux), elle se promène, elle écoute,
elle touche les tissus, elle regarde les grosses madames africaines en
belles robes bariolées (elle voudrait les mêmes, sauf que sur elle ca
ferait ridicule, le monde est mal fait), et pis elle remonte ses quatre
étages, sans avoir RIEN acheté (oooh miracle.)
Elle bosse assise par terre dans sa cuisine, dos à la fenêtre,
histoire de bronzer un peu à travers l'appui en fer forgé (vous alllez
voir les jolis dessins qu'elle aura dans le dos, après...). Elle
farfouille dans ses centaines de pages photocopiées et manuscrites et ses dizaines de
fichiers words pour retrouver la référence d'une citation mal notée. Et
ce faisant, elle écoute Chopin, parce que c'est vachement bien pour
travailler.
Elle fait des sudokus en trépignant quand le manque de lecture
se fait sentir. Tout ca parce qu'elle s'est interdit d'entrer dans une
librairie avant d'avoir fini son p****** de mémoire, qui croît de façon
exponentielle et dont elle ne voit toujours pas la fin (Mais la
deuxième partie est presque presque finie (quoi elle était déjà presque
finie y a deux mois? Oui, mais maintenant, elle est mieux presque
finie..) Vous inquiétez pas, la troisième avance en parallèle). Elle a
pris un coup de speed ce matin, quand elle s'est réveillée en sueurs
(froides, les sueurs) après avoir rêvé d'un rendez-vous où son
directeur de recherche lui annonçait comme date-limite de soutenance le
6 septembre (aaaaaaaaaaaaaargh).
Elle reprend
contact avec le monde. Oui paske ca fait dix jours qu'elle est rentrée
d'Irlande, et à part ses parents au téléphone et les bonjours-au revoir
d'usages aux bibliothécaires et caissières de supermarché, la seule
conversation qu'elle ait eu de vive voix a duré 30 secondes, avec
l'épicier marocain d'en bas. Mais la crise d'autisme est passée. Donc
aujourd'hui, elle cause avec les deux-trois copines restées sur Paris
(l'une part au Cambodge mardi et l'autre rentre en Hollande vendredi,
elle va avoir une raison de faire l'associale, super ...). Et elle
passe 1h30 au téléphone avec Amarante, pask'elles ont plein de trucs à
se raconter, à échanger. Genre "je t'échange le récit de mon
voyage en Irlande contre le récit de ta découverte d'un pilier dans un
chantier de fouilles." Les mots c'est comme les billes, et ce qu'il y a
de mieux, c'est que quand on les gagne, l'autre les perds pas pour
autant.
Elle étudie les mérites comparés de la
carotte et du kangourou avec ce pauvre Antoine qui revient d'Australie
(et il est passé en Nouvelle-Calédonie, aussi.. c'est dingue, ca, tout
le monde est en Nouvelle-Calédonie, cette année...Indri, Boulet,
Antoine, tout le monde..) et qui comprend rien à ce qu'elle raconte
(ben quoi, c'est vrai, si les carottes sautaient partout, ce serait
plus difficile de les distinguer des kangourous.. non ?)
Enfin voilà, elle vit sa ptite vie de Mademoiselle Moi, quoi...







