Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

27 novembre 2007

De mes dents

    Parmi les cauchemars que j'ai fait plusieurs fois, l'un des plus traumatisants (juste après mes cauchemars de grosse parano où je cherche à empêcher des poursuivants enragés d'entrer chez moi - go figure -) est celui où je sens mes dents se casser sous la pression de ma langue. C'est le genre de trucs qui me poursuit bien après mon réveil, à chaque fois.
    Je me souviens que lorsque j'ai dû me faire couronner une première dent il y a quelques années, j'avais été très déprimée par cette idée. Je crois bien que ça avait à voir avec l'idée d'entamer mon corps. De ne plus être complète. Bizarre, c'est jamais qu'une dent, et on en perd plein pendant l'enfance sans que ce soit si terrible... Mais sur le coup, j'avais rangé ça dans la même catégorie qu'une prothèse. Un truc exterieur venant remplacer un bout de moi, si petit soit-il.

    J'ai toujours eu des "dents à caries". Enfin une salive à caries, en fait, puisqu'il paraît que l'acidité de celle-ci joue beaucoup*. Mais là, je ne sais pas si c'est un hasard, où si quelque chose s'est modifié, j'ai l'impression d'avoir d'un coup la bouche qui se décompose. En 9 mois (depuis ma dernière visite chez le dentiste), sont apparues 4 caries, dont - pour l'instant- deux nécessitant dévitalisation . Donc deux couronnes supplémentaires. Et j'ai même pas 25 ans!

    Donc ça me déprime un peu. Et puis, surtout, depuis une semaine, je douille. Je crois pas que j'avais déjà eu mal à en être nauséeuse. C'est intéressant, comme expérience.

    Bouhou, je suis toute pourrite de l'intérieur...


* oui, oui, je sais, faut que j'arrête de boire du vinaigre.

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18 octobre 2007

Pleurer, consoler, sangloter, éviter, embrasser, parler, un peu, beaucoup, expliquer, déplier, pas assez, pleurer, re-pleurer, remâcher, terminé.

J'ai réussi à ne pas poser ces questions-là.

Trois mois tout juste, pas un jour de moins, ni un jour de plus. Calculé au quart de poil près.

Les trois mots ont failli échapper à mes lèvres plusieurs fois. Je crois les avoir tracés sur son dos endormi. Les paroles s'envolent, et certains écrits, aussi.

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14 septembre 2007

    J'en ai parlé à quelques autres, et, bizarrement, pas tellement avec moi-même. Entre deux conversations, entre deux crises de larmes, j'oublie. Je ris, je travaille, je chante, je fais des projets.

   En fait non, j'oublie pas. Je compartimente. De temps en temps, un éclair passe de l'une des cases aux autres. Peut-être que mardi, je ne pourrai pas, parce que. Mais peut-être que ce sera ce week-end. Ou la semaine prochaine.

    C'est pas comme si on m'avait eue par surprise. Ca fait longtemps que je le sais, que je le vois venir. Seulement je ne m'étais pas représenté le peu de chemin à parcourir entre "ca vient" et "c'est là". J'ai pas écrit, j'ai pas téléphoné. J'y arrive pas. C'est maintenant qu'il faudrait, idéalement Dire Des Choses. Mais dire quoi? Que je veux pas, qu'il me manquera, qu'est ce que je vais faire sans toi, après, quand cette page-là sera tournée?

    Cette dernière question, je peux presque déjà y répondre, elle ne m'angoisse pas. Après, ce sera presque pareil, avec un ptit bout de ma vie passé enfin du côté de mon histoire. Toutes ses histoires, à lui, passées dans l'histoire.
    Ca m'angoisse pas, mais quand même. Je pleure. Forcément.


    Mon grand-père, mon vieux grand-père, mon dernier grand-père, mon seul grand-père, au fond, est en train de mourir.

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11 septembre 2007

Non, rien.

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17 juillet 2007

Du programme "remise en forme" de la SNCF

    A la SNCF, ils sont super prévenants. On le dit pas assez. Un exemple tout frais, tiré de mon experience quotidienne personnelle. On se plaint toujours que la bouffe dans les trains est non seulement mauvaise, mais en plus, franchement pas diététique.

    Et ben paf, la SNCF frappe un grand coup, et met en place le concept de correspondance réduite. L'idée, c'est de proposer des correspondances très courtes, genre dix minutes, et de rogner encore dessus en faisant arriver le premier train en retard de 5 minutes, en le faisant arriver en gare à l'extrême opposé du deuxième train, et en annoncant la fermeture des portes du deuxième train deux minutes avant le départ effectif.

    Et hop, entre le coup de stress et le sprint avec les bagages sur le dos et dans les bras, incluant grimpage quatre à quatre des escaliers et courses d'obstacles sur le quai, toutes les calories ingérées dans la voiture bar lors de la première partie du voyage sont reperdues une heure plus tard.

    Merci qui?

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28 juin 2007

   "Anybody got any special request?", qu'il demande, Johnny Cash, du fond des enceintes de mon ordi. Tu fais bien d'aborder le sujet, Johnny. Moi, j'en ai, des requêtes. Plein. Bon, OK, "spécial" n'est ptet pas l'adjectif qui caractérise le mieux mes envies du moment.
  Dans l'ensemble, ca reste même au ras de la pelouse qui pousse devant les HLM en face de chez moi (pas l'ombre d'une pâquerette à l'horizon, évidemment.)

    Je voudrais que quelqu'un, s'il vous plait, débranche les hauts parleurs qui beuglent de la musique dans ma rue, toute la journée, en l'honneur des soldes, ou de l'été, ou de je ne sais quoi. Les Dire Straits, passe encore. Mais quand après avoir réussi à te traîner depuis l'autre côté de Paris jusque chez toi, la tête dans les chaussettes, et les coudes de 50 inconnus dans les côtes, à l'heure de pointe dans le métro, quand, donc, tu touches enfin au but, et que tu te fais cueillir à la sortie du souterrain par Cloclo vantant les mérites d'une célèbre ville d'Egypte, tu as du mal à réprimer ta pulsion primaire de destruction du matériel ublique de diffusion sonore.. Qu'on s'étonne pas si les banlieues se soulèvent à nouveau cet été.
    Je voudrais que le facteur ne planque pas systématiquement sa flemme de monter les quatre étages et de sonner à ma porte en cochant la case "vous étiez absent" sur le papillon qu'il laisse dans ma boîte aux lettres, alors que je suis là 6 fois sur 7. Je conçois qu'il n'ait pas envie de se taper tous les étages de tous les vieux immeubles sans ascenseur de sa tournée. Mais je me tape déjà les trois quarts d'heure de queue pour aller chercher mes paquets à la poste centrale à chaque fois, j'aimerais être dispensée de sa mauvaise foi.
    Je voudrais que le frigo se remplisse tout seul et surtout, ne se vide pas aussi vite, c'est jamais très bon signe.
Je voudrais que la CPAM me lache la grappe, et que les histoires de sous et de remboursements avec le C*N*R*S se règlent vite, paske ca m'angoisse un peu.
   Je voudrais changer de tête, sans avoir à me demander si je veux vraiment me couper les cheveux et comment et pourquoi, sans avoir à me faire chier à acheter et faire le henné. En fait, non, je voudrais changer de tête, littéralement. J'en ai marre de celle-ci, intérieur comme extérieur.
    Je voudrais disparaître sous les draps, sous une pile de bouquins et de dvd, ou retourner dans ma brousse, ou profiter de n'importe quelle occasion de m'abstraire d'ici.
   

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02 octobre 2006

De ces jours-là.

    Ces jours où rien ne marche
    Ces jours où j'attends une heure et demie dans une salle d'attente.
    Ces jours où j'ai le ventre qui fait des noeuds
    Ces jours où la pluie tombe, grise, froide, mouillée.
    Ces jours où la paperasse continue à s'accumuler et dépasse le seuil de tolérabilité
    Ces jours où forcément, si on vous appelle, c'est qu'il y a un problème, quelque part, dans le monde, et que sûrement, c'est vous qui allez pouvoir le régler
    Ces jours où je me retrouve aux prises avec ma cupabilité à la con.
    Ces jours où y a plus grand chose à bouffer et où j'ai grave la flemme d'aller jusqu'au supermarché.
    Ces jours où j'ai, en plus, plus grand chose à lire.
    Ces jours où j'ai envie qu'on m'aime, mais pas tellement envie de faire des efforts pour être aimable.

    Ptain, c'est des jours à se rouler en boule dans son lit en écoutant du jazz.

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Les mots sur la musique:

"Blue Monday how I hate Blue Monday
Got to work like a slave all day
Here come Tuesday, oh hard Tuesday
I'm so tired got no time to play

Here come Wednesday, I'm beat to my socks
My gal calls, got to tell her that I'm out
'Cause Thursday is a hard workin' day
And Friday I get my pay

Saturday mornin', oh Saturday mornin'
All my tiredness has gone away
Got my money and my honey
And I'm out on the stand to play

Sunday mornin' my head is bad
But it's worth it for the time that I had
But I've got to get my rest
'Cause Monday is a mess"

Blue Monday, Fats Domino

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09 septembre 2006

Des fins de soirées

    Les soirées avec les copains, c'est bien.

    Mais desfois, une fois qu'ils sont partis, c'est moins bien. Genre aujourd'hui. J'ai trop mangé, et un peu trop bu étant donné la crève que je me traine (c'est-à-dire pas beaucoup, mais ca a suffi à me rendre un peu patraque). Les casseroles trempent dans l'évier. Mon voisin a décidé de mettre en route sa machine à laver à 11h du soir, ca fait vibrer les murs (et ma tête). J'ai le nez tout rouge et irrité, à force de me moucher. Il me reste assez de cochoncetés apéritives pour bouffer pendant trois jours, et encore au moins de quoi faire deux repas avec des fajitas (sauf la sauce, mais j'ai deux fois plus d'épices que de tout le reste, par contre). Il me reste aussi une demi bouteille de champ et une bouteille (pleine, mais ouverte) de vin rouge. Et j'aime pas boire toute seule. Dilemme.
    Mon téléchargement n'en a plus que pour deux heures, mais je vais pas rester debout jusqu'à cette heure là, faut pas exagerer, je suis déjà décalquée. Sauf que me coucher, ca va être chiant, vu que je vais devoir me relever toutes les trentes secondes pour une séance-mouchoir.

    J'aurais préféré qu'ils restent, c'était plus rigolo, d'abord.

Posté par Mlle Moi à 23:15 - Morose - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 mai 2006

Du narcissisme professoral

    Pfft, en cette fantastique fin d'année, j'ai deux élèves. La première aurait des bonnes notes même si je n'étais pas là, et le second à des sales notes bien que je sois là..

 

    Je me sentais plus efficace l'an dernier, quand l'une de mes élèves a eu le bac grâce à la matière dans laquelle je lui avais fait cours, et quand j'avais au moins réussi à faire remonter les notes d'allemand de l'autre (celui qui, cette année, se plante joyeusement).

 

    Beuh.

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Edit: j'ai fait une grosse mise à jour sur le Salon de Mme Verdurin, mais c'est une mise à jour un peu spéciale. Il s'agit de critiques postées jusque là sur le forum de 3p, sur des adaptations de textes littéraires au cinéma, ou bien des mises en scènes théatrales. Je les ai postés aux dates correspondantes à leur mise en ligne originelle, mais vous pouvez les retrouver en cliquant sur le lien de catégorie "Adaptation ciné et mises en scènes théâtrales". J'ai également transféré les commentaires qui me semblaient les plus intéressants.
Je me tâte encore pour publier des critiques d'autres films (pas des adaptations, quoi) sur le Salon. Vous en pensez quoi? (enfin si vous en pensez quelque chose, quoi..)

Posté par Mlle Moi à 20:16 - Morose - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 avril 2006

De mon surmoi.

    Les mots sur la musique:


"Je me sens coupable
Parce que j’ai l’habitude
C’est la seule chose
Que je peux faire
Avec une certaine
Certitude
C’est rassurant
De penser
Que je suis sûre
De ne pas me tromper
Quand il s’agit
De la question
De ma grande culpabilité

Je n’ai pas peur
De dire que j’ai triché
J’ai mis le plus pur
De mes pensées
Sur le marché
J’ai envie de laisser tomber
Toute cette idée
De « vérité »
Je garderais
Pour me guider
Plaisir et culpabilité"



La confession, Lhasa de Sela


Posté par Mlle Moi à 20:32 - Morose - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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