Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

22 avril 2006

De mon surmoi.

    Les mots sur la musique:


"Je me sens coupable
Parce que j’ai l’habitude
C’est la seule chose
Que je peux faire
Avec une certaine
Certitude
C’est rassurant
De penser
Que je suis sûre
De ne pas me tromper
Quand il s’agit
De la question
De ma grande culpabilité

Je n’ai pas peur
De dire que j’ai triché
J’ai mis le plus pur
De mes pensées
Sur le marché
J’ai envie de laisser tomber
Toute cette idée
De « vérité »
Je garderais
Pour me guider
Plaisir et culpabilité"



La confession, Lhasa de Sela


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06 mars 2006

D'une auto-censure

    Bon, en fait, juste ici à cet emplacement, y avait un historique barbant de mes déboires avec la CAF de Seine Saint Denis. Après 5 minutes de réflexion, je me suis dit que ca ferait chier tout le monde, et que ca changerait rien à mes emmerdes. Donc, voilà, sachez juste que juste là, maintenant, je suis un tout petit peu très énervée, et phoque la CAF de SSD.
    Et toc.

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02 mars 2006

D'une crève, oui, encore une

    La période bénie de mon rhume bimestriel (oui, tous les deux mois depuis septembre, ca commence à devenir lassant) étant arrivée, je ne vais pas faire de vieux os.

 

    Je me contenterai de vous rappeller que JE N'AIME PAS LA NEIGE, et qu'elle me le rend bien. Hier, par un concours de circonstances dont je vous passe les détails, il se trouve qu'au lieu de prendre le bus pour aller chez mon élève qui vit à l'autre bout de Paris, j'ai du marcher une demi-heure (paske je ne venais pas du même endroit que d'habitude). Evidemment, au moment où je me me mets en marche, la neige se met à tomber, de plus en plus fort.Je me suis vite transformée en bonhomme de neige, et je suis arrivée, le manteau blanc de flocons et les cheveux trempés, chez mon élève.
    Evidemment, inutile de préciser que cinq minutes après m'être mise au sec, en relevant la tête, j'ai pu voir un graaaaaand soleil resplendir par la fenêtre.

 

    Résultat: un nez en lambeau, la voix de Donald, les lèvres parcheminées, un éternuement toutes les quinze secondes en moyenne depuis 9h, ce matin, et des dizaines d'anciens arbres éparpillés dans tout l'appart sous forme de kleenex usagés, et des centaines d'autres dans des paquets, attendants d'être utilisés. Et j'ai même pas eu le courage de passer voir la pâtisserie galerie d'art patissier que Christian m'a conseillée.

 

    Vais me faire un grog, et au dodo, vite fait bien fait. Bonne nuit, les petits.

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28 février 2006

Mais EUH!

    Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa p**** de b***** de m***** de s********** IL NEIGE! Et ca tient en plus. C'est pas des flocons, c'est des plumes!


hpim02051


    Mais pourquoi personne ne m'aime ?

    Bouhouhouhouhou. :'o(

(à part ca, ne le répétez pas (je risquerai d'y perdre ma réputation ;) ), mais comme ca, depuis ma fenêtre, avec un grand châle sur les épaules et une tasse de tisane à la main, je trouve ça TRES joli. J'ai même ouvert la fenêtre et enduré quelques flocons dans la gueule pour prendre la photo, c'est dire :D)


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19 février 2006

D'un avertissement

    Toutes mes condoléances, messieurs-dames. Je viens -enfin- d'entamer la rédaction de mon mémoire de DEA (enfin master2). Ceux qui étaient déjà là avant septembre 2005, et ont assisté, presque en direct, à la rédaction de mon mémoire de maîtrise, savent ce que ca veut dire.
    Vous risquez fort d'être témoins du long et douleureux processus d'enfantement de cette chose qui, actuellement, ne m'amuse même pas tellement (vu que je suis plus occupée par mon projet de thèse pour les trois prochaines années, de la vraie recherche en somme, que par ce mémoire un peu scolaire, qui repose sur un travail de seconde main.)
    Une bonne nouvelle, au moins: cette année, ca ne devrait pas trainer jusqu'en octobre comme l'an dernier, because forte motivation externe: faut avoir soutenu avant le 23 juin pour demander une allocation de recherche pour l'an prochain.
    Etant donné que je n'ai pas la rédaction facile, que je ne m'amuse pas énormément, et que je suis quand même censée au moins approcher la centaine de pages, je vais sans doute me transformer rapidement en exemplification vivante de la théorie du feu au derrière.
    D'avance, je vous présente toutes mes excuses pour les cris, plaintes déchirantes, crises de nerfs, accès de désespoir qui pourraient envahir ce blog :D (quant à ceux qui me ramasseront à la petite cuillère au téléphone pendant cette période, ma gratitude éternelle vous est d'ores et déjà acquise :p )

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22 janvier 2006

Des trucs qui me débectent

    Evidemment, quand on passe un bon dimanche après-midi, faut toujours qu'il y ait quelque chose qui vienne pourrir l'ambiance. Aujourd'hui, j'ai retrouvé Maoya pour manger à midi, et puis ensuite, on s'est promenées, puis on est s'est posées dans un bar pour prendre un thé... C'était sympa, on s'est plaintes de concert de nos facs respectives, on a fait les fillasses, j'étais super contente de la voir et tout.
    Et puis juste avant de ressortir pour qu'elle aille prendre son train, on a vu débarquer plein de voitures de flics, roulant au pas. Et derrière, une manif. Les rangs n'étaient pas très serrés, mais elle était apparemment assez étendue. Au bout de quelques secondes, on a réussi à déchiffrer les pancartes. "Sauvez les bébés à naitre" (avec le "à naître" écrit en petit, desfois qu'on arriverait à rallier des gens myopes qui trouvent que tuer les bébés, c'est maaaaaaaaaal)). Ou bien "trente ans, ca suffit", ou bien "vous voulez la paix, défendez la vie."

    Je ne suis pas une féministe très réactive. Et en général, j'évite les remarques de politique et les débats de societé sur ce blog. Mais là, je dois vous avouer un truc. Ca m'a écoeurée. Genre on a quitté le bar pour ne pas être à portée de voix et ne pas avoir à entendre distinctement les slogans. Par contre, moi, j'ai bien remarqué que plusieurs gamins faisaient partie des gens qui portaient les bannières.
        Oh, pour que ce soit clair, si jamais quelqu'un arrive ici en cherchant ce type de slogan sur Google.. c'est pas la peine de venir faire de la propagande, dans les commentaires, hein.

    Pendant que j'en suis aux trucs qui me débectent, j'en profite pour m'associer au mouvement général de protestation concernant la révocation abusive de Garfieldd. Vous savez, ce proviseur qui a commis l'affreux crime d'être homosexuel, d'en parler sur son blog (où il parlait par ailleurs également de son boulot de proviseur, sans jamais mentionner le nom de son lycée) ET de citer (pour les dénoncer) les cochoncetés ayant permis à des internautes googeulisateurs d'arriver sur ledit blog . Beaucoup de choses ont déjà été dites, et beaucoup mieux que je ne saurais le faire, vous pouvez donc allez lire


    Voilà, à part ca, pour finir sur une note plus marrante, aujourd'hui, j'ai failli prendre un fou-rire dans le métro, y avait un petit clébard qui se prenait pour un kangourou. Visiblement, il était pas tranquille, paske le métro, ca vibre, et y a beaucoup de monde. Du coup, il voulait que son maître le prenne dans les bras, et il sautait comme un cabri. Mais super haut, hein, il était comme monté sur ressort.
    Alors moi, le coup du chien kangourou, j'ai pris ca pour un signe, un genre de message subliminal: "Va en Australie, Mademoiselle Toi. Tu reviendras avec un sale accent tout zarbi, mais c'est ton des-waf-tin".

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23 novembre 2005

De l'inanité de ce que je fais, quand même, des fois.

    Aujourd'hui, j'ai fini la bibliographie censée me permettre de "forcer" la porte de l'étage "Chercheurs" de la BNF, normalement accessible seulement à partir du Doctorat. Le but étant de se pointer avec une liste suffisament longue de bouquins introuvables ailleurs, voire plus édités du tout, mais néanmoins convaincante. Et des arguments du genre: oui mais une thèse, voyez-vous, ca se prépare, surtout quand on prévoit d'aller passer les premiers mois, dont dépendent tout le reste, sur une île paumée du Pacifique. Voila-voilà. Tout ca sur un ton sucré, et assaisonné d'une touche de lèche-bottisme, histoire de se mettre la bibliothécaire aigrie dans la poche.
    Bon enfin tout ca pour dire qu'aujourd'hui, j'ai écumé les bibliographies et les catalogues de bibliothèques. Et trouvé un nombre de livres et d'articles "intéressants" absolument ahurissant, étant donné mon sujet. Quand on sait que la plupart n'ont pas dus être lus par plus d'une centaine de personnes dans le monde, quand c'est pas moins...
    J'ai beau me dire que l'inutilité, c'est beau, et tout le blabla, je me demande quand même parfois pourquoi je me destine à faire ce genre de choses. Bon évidemment, c'est jamais perdu pour les gens concernés (les chercheurs et ceux qu'ils côtoient sur le terrain), et je commence à connaître pas mal de linguistes qui, à côté de leurs publications, s'occupent de tout un tas de choses passionnantes et utiles sur place (sur les plans culturels, sociaux, de l'enseignement, de la notation des dialectes, récits, légendes, etc.. oraux en voie de disparition).

    Comme quoi, y a des fois, ce que je pense en théorie se heurte à des considérations plus terre à terre, de type à-quoi-bonesque. Faites pas attention, ca va passer.   

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Les mots sur la musique

"Give me one reason to stay here - and I’ll turn right back around
Give me one reason to stay here - and I’ll turn right back around
Because I don’t want leave you lonely
But you got to make me change my mind"

Tracy Chapman, "Give me one reason"

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09 novembre 2005

       Depuis quelques jours, je suis d'humeur assez morose. Oui, plus que d'habitude. Je crois bien que c'est dû à la baisse soudaine de temperature et de luminosité. Je suis photophile (ouais, tout le monde l'est à un degré plus ou moins élevé, mais chez moi, c'est vraiment évident). Donc là, je marche au ralenti. Pas sur le plan intellectuel (contrairement à ce que ma nièce, à qui j'exposais le problème tout à l'heure, a sous-entendu), ca va, ca marche encore dans la tête (quoiqu'à voir le nombre de conneries que j'ai dites à mon élève lundi soir, on pourrait se demander). Mais tout le reste, ma patience, mon humeur, mes envies, c'est un peu le marasme. Vu que je suis pas marrante quand je suis dans cet état là, et que généralement, ca va de pair avec ce que j'appelle mes périodes autistes, je vais ptet "fermer les portes et les fenêtres" quelques jours, et pis je reviendrai quand ce sera passé.

    Bisous les gens.

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