Words, words, words

Je cause, je cause, c'est (presque) tout ce que je sais faire

06 mai 2008

    Comment dire ? Ca me désorganise. Une espèce de grand blanc, dans lequel je perds mes idées. Je tends la main pour rattraper mes morceaux, et ils m’échappent.Je veux me regarder, comme dans un miroir à quinze mille facettes. Et je me retrouve à fixer le mur, à la place.

    C’est idiot de fixer le mur. Fixe, il l’est déjà bien assez comme ça. Je ferais mieux d’accrocher des trucs dessus. Ou de mettre des étagères devant, tiens. Avec des livres dessus. Pour détourner l’attention.

04 avril 2008

De ma fin de soirée.

Je suis toujours reconnaissante aux gens qui, spontanément, d'une façon ou d'une autre, sans que j'aie réclamé ou sollicité quiconque ou quoi que ce soit, apportent des conclusions paisibles et lumineuses à ma journée.

Des fois, j'ai du mal à finir la journée.
Et des fois, y a des gens qui m'aident.

Je me demande bien pourquoi je suis en train de pleurer, alors que je ne suis pas triste.

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"Les mots sur la musique"

You are my cottonflower
You are the one forever
Your smile is like a little wrinkle,
don't suffer babe, just let it trickle
This my lucky hour
let us spend it together
You keep me warm each time I travel
You give me shelter frome the drizzle
Sing this song for you to sing when I'm gone
I'm bleeding, bleeding hard.

"Cottonflower", Moriarty

27 mars 2008

D'un méli-mélo de métaphores.

    Certaines parlent de ranger le garage. De remuer la vase. Certaines s'apprêtent à engager le combat contre un ennemi attaquant sur tous les fronts.

  Je parle de mettre un coup de pied dans la fourmilière. Ou de prendre ma petite pelle et d'aller pelleter "toute cette merde". Je me rappelle distinctement d'une conversation, où on m'a dit "tu comprends pas, je te parle des poubelles, là". J'avais bien compris, merci. Et j'ai répondu qu'en général, les poubelles, il valait mieux les sortir. Qu'elles soient métaphoriques ou pas.

    Je suis meilleure pour donner les conseils que pour les appliquer. J'ai du mal à sortir les ordures métaphoriques, et quand je n'arrive plus à sortir les vrais sacs poubelles de mon appartement, j'y vois toujours un indice alarmant. Mon bordel exterieur me sert, qualitativement et quantitativement, de jauge au bordel intérieur.

    C'est bien utile, parfois. Quand par exemple, disparaît une cause de grosse déprime ponctuelle, celle qui, précisément, a occasionné il y a cinq mois, le fameux coup de pied dans la fourmilière. Ca va mieux, ca soulage, d'autant que plein d'autres trucs semblent réamorcer des pompes bien rouillées depuis un moment. Ca va mieux, d'un coup. Et toi, tu sais bien que ça règle pas le problème, et que c'est pas en transportant 15 fourmis dans le jardin que tu vas les empêcher de rentrer dans ton chez-toi, accompagnées de milliers de ptites coupines. Mais tu fais un peu semblant de croire que, quand même. Parce que t'as pas trop envie de prendre un bâton et d'aller farfouiller dans le ptit trou pour l'aggrandir. Ca fera que les énerver, et toi, t'as vraiment autre chose à foutre, en ce moment. En plus, tu sais parfaitement qu'une fois que tu te poseras la question des moyens de l'éradication, tu vas plus pouvoir penser à autre chose.

    Et pourtant, ta peau te fait des signes, elle se malmène. Des ptits coups d'angoisses commencent à remonter. Et les sacs poubelles ont recommencé à s'entasser. T'arrives à les sortir assez régulièrement, mais ca commence à devenir plus difficile.

    Allez, prend toi par la main. Tu arrêtes de geindre, et tu attrapes un bâton, une pelle. Le téléphone. Et tu t'en sers. Avant d'atteindre le point où tu ne pourras de toute façon plus faire autrement.

23 février 2008

    "Vous allez voir, on a très peu de temps, ca passe très vite".

    Je suis pas certaine que ca puisse passer assez vite, en ce qui me concerne. La vache. Tout le semestre à faire classer des f*rm*s v*rb*l*s en fonction de leur v*l**r s*m*nt*q** (toi aussi, apprends en t'amusant, et retrouve les voyelles que j'ai fait sauter parce que Google n'est pas mon ami!), ça va décoiffer. Déjà, j'étais pas enchantée par ce que je pensais devoir faire dans ce TD de *************. Mais maintenant que j'ai eu l'occasion d'en discuter clairement avec les autorités compétentes, je serais contente de faire ce que je pensais devoir faire pendant tout le semestre, au lieu de devoir faire ce à quoi je ne pensais consacrer que le temps qu'on devrait lui consacrer quand on fait les choses qu'on devrait - dans l'absolu-  faire, pas celles que je vais devoir faire. Vous me suivez? ("Bien sûr. Où voulez-vous que j'aille?" (wink à Gamacé :) ))
   
    Je me suis retenue de demander quand est-ce qu'on leur faisait faire des trucs intéressants, à ces pauvres étudiants qui n'ont rien fait de mal. Faut croire qu'ils l'ont pas mérité, encore; on verra ça quand ils seront grands. (Ptet que moi aussi, j'aurais droit de faire que des trucs intéressants en cours, quand je serai grande?).

    Non mais en fait, c'était juste histoire de me plaindre, paske je l'avais pas beaucoup fait (du moins pas ici..), ces jours-ci. En vrai, dans l'ensemble, je ne suis pas mécontente de la façon dont ça se passe, des groupes ou des cours dont j'ai hérité. Et puis bon, j'ai pas grand chose d'autres à raconter en ce moment. Ca va toujours plutôt bien. Je suis un peu redescendue de mon nuage, mais c'est surtout que je suis un peu fatiguée, ça m'empêche de sautiller partout :)

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Les mots sur la musique:

"You've got to accentuate the positive
Eliminate the negative
And latch on to the affirmative
Don't mess with Mister In-Between"

Andrews Sisters, "Ac-cent-tchu-ate the positive"

11 février 2008

    J'ai l'impression d'être shootée à l'extrait d'huile de bisounours (deuxième pression à froid.), depuis deux semaines. Pour tout un tas de raisons fort valables, certainement, mais n'empêche, ça me fait une impression étrange. Je m'étais un peu déshabituée (doux euphémisme!), certainement.

    Mais là où je trouve que, vraiment, je déconne, c'est que.. j'attends la chute :)

  Faudrait que j'arrête de me regarder faire les choses, parfois. Que je me concentre au premier degré sur elles, et pas juste en abyme sur les miroirs que je me tends à moi-même.

    Mmmh.


    Bon. "Jusqu'ici, tout va bien" :D

03 février 2008

De ma balance interne

    Je suis toujours -et, au vu des derniers développements, de plus en plus - étonnée des efforts produits par une partie de moi pour me foutre (en totalité) dans la merde. Ces derniers temps, j'ai pas fait dans la dentelle. Ca me chagrine un peu d'ailleurs, sur la forme (en plus du fond, qui me chagrine beaucoup). J'aimerais bien être un peu plus subtile. Je me trimballe d'énormes sabots partout où je vais, ça m'agace.

Je suis toujours - et, au vu des derniers développements, de plus en plus - stupéfaite des ressources mises en oeuvre par l'autre partie de moi pour sauver les meubles menacés par la susmentionnée première partie. Je sais pas s'il faut appeller ça un instinct de survie, ou un besoin de se faire peur tout en restant dans des marges acceptables de sécurité, mais en tout cas, la balance entre les deux moi est intéressante.

    Tout ça pour dire qu'après deux jours d'angoisse, une nuit blanche, et 55 minutes d'exposé baclé et débité trop rapidement, certes, mais prouvant néanmoins à qui de droit que j'étais capable de fournir un certain type de travail, je me suis sentie nettement mieux. J'irai pas jusqu'à dire contente de moi, faudrait pas exagérer. Mais soulagée.

    Du coup, j'ai passé un putain de bon week-end. Ciné, resto, maman, hammam, copines, crèpes, glande. Et la semaine s'annonce fort sympathique aussi. Je ne stresse même pas pour mes cours qui commencent lundi prochain à 9h.

   
    "Ca va, Mlle Toi?"
    "Ben... je suis la première surprise, mais... étonnamment... oui. Ca va pas mal, merci."

   

29 janvier 2008

Du vide

L'avide - valide - la vie de (qui?)
Le vide -  l'évidée - déviée
Livide- lie vide - lit, vide.
L'Ovide (L'art d'aimer) - Love hid (what?)

Faut que j'arrête de jouer à des Chiffres et des Lettres dans le métro. Ca me fatigue.

20 janvier 2008

Des ptites vagues.

    C'est étrange comment les petites ondes nées d'une grosse vague continuent encore d'arriver sur la rive pendant quelques temps. Des réminiscences, des choses que tu réalises d'un coup, à la lumière d'un truc fortuit n'ayant rien à voir avec l'histoire. Un truc qu'on te dit, ou que tu te trouves après coup, caché dans un coin où t'avais pas envie de farfouiller immédiatement. Une chanson. Ou juste un sourire, ou un sanglot qui remontent sans que tu aies le temps de les voir arriver. Sans même qu'ils atteignent vraiment la surface. Tu les as juste sentis près d'affleurer, et puis ils sont passés.
    Je suis très sensible aux petites vagues en moi, aux répercussions décalées des évenements, ces dernières semaines. Mine de rien, et peut-être plus que les grosses tempêtes dont elles se font l'écho, elles me renseignent sur la façon dont les choses se déplacent, à la surface et en dessous.

    Certains entendent la mer, moi j'écoute les vagues...

   

De ptits riens

    Bon. Une journée à chialer pour une chose, une à angoisser pour une autre (chuis en train de devenir une grosse hystérique), une à pioncer (et chuis toujours une marmotte, pour compléter le tableau) pour se reposer de toutes ces émotions, on va dire que ça suffit pour cette fois. Je me remets en selle.

    Merci à ceux qui m'ont écoutée pleurer, angoisser, dormir, ronchonner, ces derniers jours.
  Merci au gars qui a ruiné tous mes efforts pour garder les yeux secs vendredi:  "Faut sourire, mademoiselle, faites pas la tête! Bonne année!". Merci au vigile de la Sorbonne qui m'a demandé comment j'allais quand je lui ai présenté ma carte, alors qu'on se connait pas (enfin je crois ...). Merci aux comédiens de la Comédie Française qui m'ont fait rigoler comme une baleine et glousser comme une oie pendant trois heures (mention spéciale à Petruchio, yummmmmy :) ). Merci (encore) à Grognon pour son mail d'hier soir. Merci à ma libraire pour la discussion sur Penser/ Classer. Et merci à Nim pour son récit mémorable de concert de death metal (black metal?), je ne m'en suis pas encore remise.

  Bon sinon, petit moment de nostalgie en rentrant et en regardant mes stats. Un khagneux du Parc (enfin je vois pas qui ça pourrait être d'autre..) est arrivé chez moi (sur cette note-ci précisément) en cherchant ""21 janvier" Lénine louis XVI khâgne". J'arrive même avant le site de la khagna Lugdunensis, grâce à un commentaire de Crookinette. Uhuh :)

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Les mots sur la musique

I live in this country now
I’m called by this name
I speak this language
It’s not quite the same
For no other reason
Than this it’s my home
And the places i used to be
far from are gone

You’ve travelled this long
You just have to go on
Don’t even look back to see
How far you’ve come
Though your body is bending
Under the load
There is nowhere to stop
Anywhere on this road

My heart is breaking
I cannot sleep
I love a man
Who’s afraid of me
He believes if he doesn’t
Stand guard with a knife
I’ll make him my slave
For the rest of his life

I love this hour
When the tide is just turning
There will be an end
To the longing and yearning
If i can stand up
To angels and men
I’ll never get swallowed
In darkness again

Lhasa de Sela, Anywhere on this road.

13 janvier 2008

D'une journée à la fête foraine.

    Aujourd'hui, journée grand huit. En bas, fioup, en haut, zou, en bas, hop, en haut, paf, on redescend, jtong, on remonte... Le coeur au bord des lèvres, l'estomac dans les talons, les tripes retournées, le moral dans les chaussettes, la gorge déployée... Faites votre choix, y en a pour tous les goûts. Faut juste bien calculer son créneau, ca bascule vite.

    J'ai un peu mal au coeur. Dans tous les sens du terme.

Mon surmoi me glisse à l'oreille (interne, l'oreille, j'ai même pas besoin de parler toute seule à voix haute, dans ces moments-là, c'est vachement économique...D'ailleurs c'est ptet parce que j'ai des ptites voix qui me soufflent des méchancetés dans l'oreille interne, que mon équilibre était un peu instable, tout à l'heure... ) que tout ce que j'ai ingurgité ce soir de liquide et de solide n'y est peut-être pas pour rien non plus.
    Pfft. Rien à voir.

   

     (Oops, I did it again. Statue de la désolation, quinzième prise. Plates excuses. )

   




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